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5 novembre 2013 15 h 12

Bras de fer autour des primes de départ

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PERCÉ - Le Parti québécois déplore que les libéraux aient refusé de donner leur consentement pour que l'Assemblée nationale adopte une motion sur l'abolition des allocations de transitions, communément appelées « primes de départ », versées aux députés démissionnaires.

Dans un communiqué, le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la participation citoyenne, Bernard Drainville, déplore que les députés du PLQ bloquent systématiquement le projet de loi 33 qui mettrait fin à cette pratique fortement dénoncée « par les Québécois ». « Les libéraux, poursuit-il, refusent que l’on retire la prime d’un député qui ne respecte pas l’engagement moral contracté auprès de la population. Déjà, deux des leurs ont démissionné en moins d’un an. Chacun avec une prime de plus de 100 000 $. Clairement, pour Philippe Couillard et ses députés, c’est l’intérêt libéral avant l’intérêt public », a déploré le ministre Drainville.

Le libellé de la motion présentée le 8 octobre par Bernard Drainville, et qui a été rejeté par les libéraux, va comme suit : « Que les députés de la 40e législature s’engagent à renoncer à leur allocation de transition s’ils quittent durant le présent mandat à moins d’une raison médicale ou familiale ».

« La prime de départ doit permettre aux élus de faire la transition le temps qu’ils ou elles se trouvent un nouvel emploi une fois la vie publique terminée. Si tu ne termines pas le mandat, tu ne devrais pas avoir droit à une prime », a ajouté le ministre Drainville.

Les libéraux se défendent

Joint par téléphone, l’ex-député de Bonaventure de décembre 2011 à septembre 2012 et candidat libéral aux prochaines élections, Damien Arsenault, condamne l’attitude de Bernard Drainville. M. Arsenault rappelle que ses collègues préfèrent laisser le comité consultatif indépendant traiter de cette question de manière objective et de prendre en temps et lieu une décision éclairée sur la base de ses recommandations attendues au plus tard le 1er décembre.

« Les péquistes sont vraiment de mauvaise foi dans cette histoire. C’est notre parti qui avait recommandé de mettre en place ce comité indépendant. Au départ, le PQ ne le souhaitait pas et voulait bien paraître en demandant simplement l’abolition de la prime de départ. Et ensuite, ils ont reconnu la nécessité de mettre sur pied ce comité. Et maintenant, ils nous demandent de prendre position avant même que le comité émette ses recommandations. »

L’allocation de transition est égale à deux fois le traitement mensuel (indemnité annuelle de base et, le cas échéant, indemnité additionnelle) du député pour chaque année complète pendant laquelle il a été membre de l’Assemblée nationale.

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