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25 février 2015 17 h 07

CHAÎNE HUMAINE DEMAIN À GASPÉ

GASPÉ – Les gaspésiens sont invité à manifester en grand nombre pour dénoncer les « coupes » et la « centralisation » annoncées par Québec en matière de santé et de services sociaux en rejoignant une « grande chaine humaine de solidarité » qui entourera l’Agence de santé et de services sociaux, à Gaspé, le jeudi 26 février à compter de 11 h 30.

Initiative du Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine (ROCGIM) en collaboration avec le Collectif gaspésien pour un Québec sans pauvreté, le Mouvement citoyen Touche pas à ma région Gaspésie, cette manifestation vise donc à dénoncer les compressions budgétaires et la centralisation des pouvoirs dans le domaine de la santé et des services sociaux en région.

En effet, l’Agence de santé et de services sociaux sera abolie au 31 mars, conséquence directe de l’adoption par Québec de la loi 10.

Selon les organismes de défense de droits des Gaspésiens, « l’Agence est une institution régionale qui pouvait faire connaître nos particularités régionales et obtenir une certaine écoute à Québec. Elle ne le fera plus. De même pour la Conférence régionale des élu-e-s. La centralisation des pouvoirs menace les régions; on démantèle nos leviers de développement et on appauvrit les personnes! RIPOSTONS! », en appelle les organisateurs de la manifestation de demain qui énumère par ailleurs de nombreuses questions qui restent sans réponses dont voici une liste exhaustive faite dans un communiqué émis récemment par le Collectif Touche pas à ma région Gaspésie hier :

« LES QUESTIONS SANS RÉPONSES »

Les réformes visées par la loi 10 du ministre Gaétan Barette prévoient l’intégration des 4 Centres de santés et de services sociaux de la Gaspésie, du Centre de réadaptation et du Centre jeunesse au sein d’une seule organisation, le CISSS (Centre intégré de santé et de services sociaux). Les 6 conseils d’administration en place seront remplacés par 1 conseil d’administration nommé par le ministre.

Selon le collectif, cette loi pose de nombreuses questions, notamment au chapitre de la centralisation des pouvoirs entre les mains du ministre :

« Sachant que la direction et le conseil d’administration seront nommés par le ministre, quelle conséquence aura cette centralisation sur la concertation, la participation citoyenne et le pouvoir d’influence des acteurs locaux et régionaux pour répondre aux besoins des milieux?

Dans la foulée de cette restructuration, il est prévu que 80 % du budget de l’Agence de santé et des services sociaux disparaîtra complètement. En 2014, l’agence comptait plus de 70 emplois équivalent temps complet (professionnels, techniciens, agentes administratives).

La fermeture de l’Agence conduira-t-elle à la perte d’expertise régionale dans la sphère de la santé et des services sociaux? La Direction de santé publique sera amputée de 30 %, ce qui représente, chez nous, environ 650 000 $.

Comment justifier cette diminution de la prévention en santé et services sociaux?

Quelles seront les répercussions de cette opération sur les services publics en région, à court, moyen et long terme?

Quels sont les bénéfices de toutes ces transformations de structures?

Voilà autant de questions qui demandent des réponses claires de la part du ministre et du gouvernement », concluent le collectif dans son communiqué.

C’est donc notamment pour obtenir des réponses à toutes ces questions et manifester leurs inquiétudes envers Québec que l’événement de demain est organisé.

« Les modalités d’accès aux services demeurent les mêmes pour la population », assurait l’Agence dernièrement

Dans un communiqué émis au début du mois, la présidente-directrice générale de l’ASSSGÎM, Yolaine Galarneau, assurait que « l’ensemble des modalités d’accès allaient demeurer les mêmes pour la population, par exemple les coordonnées des points de service, les prises de rendez-vous, les façons de consulter un professionnel de la santé ou un intervenant social. « Bien que la Loi vienne modifier les structures, la raison d’être du réseau demeure la même, soit l’amélioration de la santé et du bien-être de la population. La collaboration est déjà bien installée dans la région et une réelle volonté de poursuivre en ce sens est exprimée par l’ensemble des partenaires », soutenait Mme Galarneau dans son communiqué.

En Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, le nouveau Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) créé par la loi 10 prendra forme par la fusion de 6 établissements publics et de l’Agence, soit les quatre centres de santé et de services sociaux, les CSSS de la Baie-des-Chaleurs, de La Côte-de-Gaspé, de La Haute-Gaspésie et du Rocher-Percé, ainsi que le Centre de réadaptation de la Gaspésie, le Centre jeunesse Gaspésie/Les Îles et l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.