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13 mai 2014 14 h 24

Construction en chute libre : la cimenterie pourrait sauver les meubles

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PERCÉ - À lumière des résultats qui sont à la baisse en 2013 dans le secteur de la construction dans la région du Bas-Laurent-Gaspésie-îles-de-la-Madeleine, le projet de la cimenterie de Port-Daniel est vu comme une planche de salut.

Les résultats que nous avons obtenus auprès de la Commission de la construction du Québec n’ont rien de très reluisants pour la région  Bas-Laurent-Gaspésie-îles-de-la-Madeleine. À noter que les résultats ne discriminent pas les deux régions administratives, il faut donc les prendre comme un tout. Ainsi, on note une baisse globale de 19 % sur le plan des heures travaillées par rapport à 2012, passant donc de 5,8 millions d’heures à 4,4 millions. Cela représente une perte sèche de 1,2 million d’heures.

C’est le domaine du génie civil et de la voirie qui est le plus touché avec une chute vertigineuse de 31 %, ce qui s’explique « par la fin de la construction des parcs éoliens », note Pauline Dupuis, économiste à la CCQ, en précisant qu’en 2012 « il y avait eu beaucoup de projets de parcs éoliens qui se construisaient en même temps ». Le secteur commercial a subi lui aussi une baisse de 11 % tandis que le secteur du résidentiel a connu un ralentissement d’à peine 5 %.

Pour l’ensemble du Québec, on parle d’une baisse de 7 % au total et seule la région de l’Estrie n’a pas enregistré une diminution d’activités; s’en sauvant avec une légère hausse de 1 %. La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean a été la plus touchée avec une perte de 20 %.

Pour notre région, la CCQ envisage une baisse de 16 % en 2014 et une autre baisse est prévue en 2015. Mais c’est sans compter sur le projet de la cimenterie d’un milliard de dollars du promoteur Ciment McInnis. « On parle de travaux cet été ou cet automne, ce qui ne changera pas beaucoup les prévisions de 2014, je crois. Ce projet pourrait toutefois annuler la baisse attendue en 2015 », affirme Pauline Dupuis. De son côté, le président de la CSN Construction, Pierre Brassard, est du même avis. « On sait que la cimenterie va relancer l’économie de la région avec 600 ou 700 travailleurs qui seront mobilisés pour les travaux. Et ça va permettre aux travailleurs locaux de gagner leur vie. Nous, à la CSN, on priorise l’embauche locale », a tenu à rappeler M. Brassard.