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18 novembre 2014 10 h 03

Cri du coeur du communautaire : 225 minutes pour 225 M$

GASPÉ – Sous le thème « 225 minutes pour 225 M$ », les organismes communautaires de la Gaspésie et des Îles se sont rassemblés hier pour discuter des besoins de financement des organismes communautaires et des services publics, d’austérité et de solutions fiscales.

De Cap-aux-Meules, en passant par Gaspé, Ste-Anne-des-Monts et New-Richmond, ce sont plus de cent personnes qui ont visité ou accueillie les députés libéral Germain Chevarie et péquistes, Gaétan Lelièvre et Sylvain Roy.

Ces 225 minutes représentent les 225 M$ manquants aux budgets des organismes communautaires du Québec pour être efficaces et outillés afin de faire leur travail. Le temps de réflexion utilisé hier visait à permettre de s’informer et de prendre connaissance des solutions fiscales qui permettraient de financer les services publics et les organismes communautaires.

« Il faut que le gouvernement comprenne que d’affaiblir les organismes communautaires met une pression sur le réseau public qui est encore plus coûteux. Le communautaire fait de la promotion et de la prévention et c’est payant pour tout le monde. La position actuelle du Gouvernement, dirigé par des médecins, on dirait qu’ils veulent rendre le monde plus malade », a confié la porte-parole locale du ROCGIM Geneviève Giguère dans une entrevue accordée ce matin à GRAFFICI.CA.

Les impacts du sous-financement des organismes communautaires sont importants, note Mme Giguère : « incapacité de répondre à toutes les demandes d’aide, compression des heures d’ouverture, réduction des activités offertes, fermetures temporaires ou permanentes, augmentation de la charge de travail, conditions de travail difficiles et j’en passe ».

Les revendications des organismes communautaires s’inscrivent dans une lutte globale contre les mesures d’austérité la porte-parole du ROCGIM. Les organismes communautaires s’opposent aux hausses de tarifs, aux compressions, à la tarification et à la privatisation des services publics.

« Les politiques d’austérité économique ne sont pas logiques, mais idéologiques, et elles ne profitent qu’aux mieux nantis. Tout au cours de l’année, nous allons prendre le temps de bien nous informer et de nous donner des stratégies pour renverser la vapeur d’austérité» mentionne pour sa part Martine Dumaresq, présidente du ROCGIM dans un communiqué émis au lendemain du rassemblement.

Les membres du ROCGIM soutiennent que des solutions fiscales existent et qu’il est possible de financer les services publics et les organismes communautaires. Selon eux, les décisions actuelles auront des impacts très graves sur les populations vulnérables et affecteront grandement les organismes communautaires autonomes, souvent forcés de prendre le relais de services que déleste l’État.

Craintes liées au projet de loi 10

« Nous assistons à un détournement de démocratie!  En ce qui nous concerne, le projet de loi 10 qui abolit les Agences de santé nous inquiète ; non seulement nous réduisons de façon importante les espaces démocratiques, mais ce projet de loi donne plein pouvoir au ministre de la santé et fragilise les services sociaux. Dans notre région, le CSSS des Îles-de-la-Madeleine ne fera pas partie de la nouvelle structure que sera le CISSS. Sommes-nous en train d’isoler encore plus la population des îles ? Qu’en est-il du financement des organismes communautaires des Îles dans ce contexte ? », mentionne Geneviève Giguère, coordonnatrice du ROCGIM

« Les mesures d’austérité et le sous-financement des organismes communautaires continueront d’aggraver les inégalités sociales et cette situation est inacceptable. C’est pourquoi nous devons exiger du gouvernement d’agir rapidement pour mettre en place les solutions fiscales que nous proposons« de conclure Mme. Giguère.

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