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17 septembre 2012 15 h 03

Damien Arsenault ne ferme pas la porte à un retour en politique

Défait par son adversaire péquiste par une majorité de plus de 3000 voix à la dernière élection dans Bonaventure, le libéral Damien Arsenault ne ferme pas la porte à un retour en politique.

Même s’il est «surpris» du résultat, M. Arsenault se dit heureux de l’expérience qu’il a vécue tout au long de son court mandat de neuf mois et souhaite demeurer actif dans le milieu politique.

Il affirme avoir encore «la flamme» pour l’engagement public et souligne qu’il a beaucoup à offrir aux citoyens de la circonscription. «J’ai bien aimé être député et s’il y a une élection demain matin, je serai intéressé», a-t-il affirmé en entrevue.

Alors que le Parti québécois (PQ) forme un gouvernement minoritaire, l’ex-député de Bonaventure est conscient qu’il devra sans doute prendre une décision rapidement. «En attendant, je vais continuer à m’impliquer dans le parti et rappeler constamment à l’actuel député ses nombreuses promesses.»

Une élection surprenante

Celui qui avait remporté l’élection partielle de décembre 2011 avec une confortable avance  semble par ailleurs avoir toujours de la difficulté à comprendre sa défaite.

M. Arsenault reconnaît que le contexte était différent, mais estime que les électeurs de Bonaventure n’ont «pas tenu compte des nombreuses réalisations des neuf dernières années du gouvernement libéral» et celles de son propre mandat. «Je considère que la région n’a pas été négligée. Tout n’est pas parfait, mais le gouvernement libéral a répondu à plusieurs besoins. Pensons aux investissements de 17 millions dans le chemin de fer, à la création de 30 emplois à l’Agence du revenu à Chandler, aux subventions accordées à Fabrication Delta, à CFI Métal ou à Gaspésie Diesel», a-t-il rappelé, ajoutant cependant qu’il «respectait» le choix des électeurs.

Selon M. Arsenault, les sondages nationaux, qui plaçaient parfois le Parti libéral du Québec en troisième position, ont «contribué à influencer le vote» en faveur du Parti québécois. «Généralement, les gens aiment être du côté du pouvoir, alors c’est sûr que les sondages n’ont pas aidé notre cause», a-t-il analysé.

Le vote stratégique pour «chasser les libéraux du pouvoir» a aussi joué en défaveur du Parti libéral, croit M. Arsenault. «Et il y a eu la modification de la carte électorale. Nous savons que la population de Chandler a voté massivement pour le Parti québécois», a poursuivi le libéral.

Craintes

Alors que le Parti québécois a balayé la péninsule gaspésienne, M. Arsenault s’inquiète maintenant de l’avenir de plusieurs dossiers de la région.

Dans une lettre publique, le libéral souligne d’ailleurs plusieurs de ses craintes, notamment en matière de foresterie, de pêcherie et d’énergie éolienne.

«Il y a beaucoup de choses dans le programme du PQ qui seront difficiles à réaliser. Et en plus, les engagements de l’actuel député dans Bonaventure n’ont pas toujours concordé avec ceux de son parti. Par exemple, j’ai bien hâte de voir si le futur ministre de l’Environnement va exiger que le projet de cimenterie soit soumis à un BAPE, comme le candidat péquiste l’a mentionné au cours de la campagne», a conclu M. Arsenault.

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