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22 avril 2014 7 h 43

Elvis Presley sous l’oeil de trois collectionneurs

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SAINTE-ANNE-DES-MONTS –  Trente-six ans après sa mort, la magie d'Elvis Presley attire toujours des foules alors que trois passionnés du King ont exposé des milliers d'éléments de leurs collections personnelles au cours de la fin de semaine dans le cadre d'une activité destinée à amasser des fonds pour la Fondation santé de la Haute-Gaspésie.

« Ça a commencé avec trois albums d’Elvis que mon frère avait apportés alors que j’avais six ou sept ans. L’album Spinout où Elvis est un pilote d’automobile. Six ou sept ans, un “p’tit” gars, un “char” de course… il devait être bon cet album-là », raconte Martin Saint-Pierre de Sainte-Anne-des-Monts alors que sa passion a débuté en 1966.

Il ne peut déterminer le nombre d’objets – livres, cd, 33 tours, films – que contient sa collection. Il est en mesure d’expliquer le fait marquant entourant l’acquisition de chaque pièce.

« Ça a commencé par un film – GI Blues -. Et ça se poursuit encore », ajoute Sabin Gagnon, de Matane, amateur d’Elvis depuis les années 1960. Il possède au-delà de 450 longs jeux et 500 CD, sans compter les autres articles. Il estime sa collection à 50 000 $. « C’est un modèle, une idole. C’est comme une drogue », ajoute-t-il.

« Quand j’ai connu Elvis au cinéma, ma passion a commencé là. Sa voix, sa gestuelle. Surtout sa voix qui est unique », affirme Jean-Marie Dumas de Matane qui a une collection de plus de 5000 objets, évaluée à plus de 75 000 $ selon lui.

Une légende

Les trois collectionneurs n’hésitent pas à parler de légende pour caractériser l’artiste. « L’amour qu’on a pour lui ne s’estompe pas. C’est sa voix qui fait que la légende perdure », souligne M. Dumas.

« Du côté des musiciens, je plains celui qui va parler contre Elvis aujourd’hui parce que s’ils sont là, il y a un peu d’Elvis. Il est à la base de la musique moderne », soutient M. Saint-Pierre.

« Il est un peu comme Beethoven ou Mozart. Il y a eu un changement catégorique de style de musique à partir de lui. Les jeunes cherchaient une identité, quelqu’un qui les représente. La légende est tellement encrée que partout où tu vas, il y a quelqu’un qui sait qui est le personnage », conclut M. Saint-Pierre.

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