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11 novembre 2014 10 h 35

Forage Galt n° 4 : les résidus devront être valorisés

GASPÉ – Les travaux vont bon train sur la propriété de Galt, près de Gaspé, où Junex fore son premier puits horizontal. Cette fois, les déblais retirés du forage devront être valorisés, demande le ministère québécois de l’Environnement.

Environ 15 employés de Junex travaillent sur le site, situé à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Gaspé. Lors de la visite de GRAFFICI.CA, le 6 novembre, le forage Galt n° 4 horizontal atteignait 900 mètres de profondeur et Junex commençait à le dévier en diagonale.

La firme espère ainsi intercepter des fractures naturelles verticales, par où les hydrocarbures pourraient remonter. « On pense que le forage horizontal est la clé pour avoir un projet viable économiquement, déclare Mathieu Lavoie, ingénieur et vice-président aux opérations chez Junex. […] On pense pouvoir produire sans stimulation ou fracturation hydraulique. »

L’injection d’acide chlorhydrique pour « nettoyer » les fractures n’est pas exclue, mais nécessiterait une demande de certificat d’autorisation, indique M. Lavoie.
Galt n° 4 horizontal, un forage de 5 M$ atteindra une longueur totale de 2300 mètres et une profondeur de 1300 mètres à son terme, au début décembre.

Dans le même secteur, Junex est en train de niveler l’emplacement de Galt n° 5, son prochain forage horizontal, qu’elle espère réaliser en 2015.

Valoriser les déblais

Galt n° 4 produira au maximum 250 m³ de déblais et 300 m³ de boues de forage, estime M. Lavoie. La partie liquide part en camion-citerne vers les installations de Newalta, à Montréal, une firme qui traite les eaux industrielles.

Quant aux déblais solides, « le plus simple pour nous, ce serait de les envoyer au site d’enfouissement, mais le ministère de l’Environnement nous demande de les valoriser », explique M. Lavoie.

Les déblais seront d’abord analysés pour s’assurer qu’ils ne constituent pas un déchet dangereux. Leur usage dépendra de leur composition et de leurs propriétés. « On met du bran de scie [dans les déblais] pour enlever l’eau. S’il y en a suffisamment, ça fait de la terre arable, illustre M. Lavoie. Si les déblais sont très granulaires, on peut s’en servir dans la construction. Et si j’ai un matériel très granulaire avec une bonne perméabilité, ça peut aussi servir de matériel de recouvrement [dans un dépotoir]. »

La Régie de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie doit décider fin novembre si elle acceptera ou pas des déblais de forage au dépotoir de Gaspé, qu’elle gère. En attendant, aucun résidu de forage n’y sera enfoui, indique la Ville de Gaspé. En 2012, la Ville avait accepté des déblais de Pétrolia.

Junex nous a fourni la liste des additifs qu’elle prévoit utiliser dans son fluide de forage. Elle inclut du nitrate de calcium (aussi utilisé comme engrais), de la gomme xanthane, de la bentonite (un type d’argile), de la soude caustique (une base forte, aux propriétés corrosives), du carbonate de calcium (principal composant du calcaire) et de l’huile (Radiagreen EBL).