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23 octobre 2014 10 h 12

Fusillade à Ottawa : Philip Toone raconte sa journée d’enfer

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OTTAWA – Le député néodémocrate de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine estime que les mesures de sécurité doivent être révisées à la suite de la fusillade de mercredi survenue au Parlement d’Ottawa. Ayant reçu l’ordre de rester confiné au moment des événements, un peu avant 10 h mercredi matin, il n’a pu retrouver sa liberté que vers 23 h 30 mercredi soir.

« J’étais dans la salle du caucus avec la plupart des députés du NPD. La seule chose qui nous protégeait du tireur, c’était une porte qui ne barrait pas. C’était vraiment épeurant », indique Philip Toone, 24 heures après les événements.

Un agent de sécurité est demeuré devant la porte pour s’assurer que le tireur ne puisse entrer. « C’est un héros ce gars-là. Je ne sais pas si j’aurais pu faire pareil », admet le député.

« On attendait des instructions. On ne savait pas ce qui se passait, mis à part que l’on entendait les balles qui étaient vraiment juste de l’autre côté de la porte. »
Après les événements, les députés ont été déplacés vers des salles sécurisées, avec pratiquement rien à boire et à manger.

« On sait que de façon théorique que le danger est là. Mais hier, je peux vous dire que cela s’est concrétisé. Le premier ministre, le chef de l’opposition, tout le monde étaient à risque. Il faudra réévaluer les protocoles de sécurité au Parlement », analyse M. Toone.

Reprendre une vie normale

Il indique que la vie doit reprendre son cours normal à Ottawa, malgré les événements tragiques. Jeudi matin, il constate que les gens sont ébranlés. « On dit aux gens, face à la terreur, on ne s’arrête pas. On va de l’avant », dit avec conviction M. Toone.

Recherche d’un endroit pour dormir

Philip Toone a retrouvé sa liberté qu’à 23 h 30. Ayant laissé ses clefs et son argent dans son bureau, il n’avait aucun moyen pour entrer à son appartement. « Heureusement, je n’étais pas loin de gens qui m’ont prêté un sofa pour la nuit », dit-il.

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