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23 octobre 2014 9 h 34

Fusillade: Témoignage du député Jean-François Fortin

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OTTAWA - Le député de la Haute-Gaspésie-Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin, a été témoin des terribles événements d'hier sur la colline parlementaire.

Alors qu’il se dirigeait en matinée peu avant 10 heures à ses bureaux qui sont situés dans l’édifice de la Confédération, soit à trois minutes de marche du Parlement, «j’ai entendu des bruits qui s’apparentaient à des travaux qui avaient cours sur la colline parlementaire, mais rapidement on a vu des gens courir et des policiers accourir. Peu après, les sirènes ont envahi les édifices et on a vu 30 ou 40 auto-patrouilles», se rappelle l’ex-député bloquiste qui vient de lancer son parti politique Forces et Démocratie, que nous avons joint à ses bureaux au moment de son confinement hier après-midi.

«Personnellement, j’ai entendu une douzaine de coups de feu avant de me rendre à mon bureau. Et dès lors, on a eu l’information que nous allions être sécurisés (lui et deux personnes de son personnel politique). Nous avons fermé à clé notre bureau et on nous a dit d’éviter les fenêtres. Puis on nous a dit de ne pas bouger jusqu’à nouvel ordre». Une fois en sécurité dans le bureau «la première chose que j’ai faite, c’est d’appeler ma femme qui a tout de suite contacté ma famille et elle est allée à l’école de nos enfants pour les rassurer sur ma santé et ma sécurité», dit-il ému au bout du fil.

Avez-vous craint pour votre vie? «Non. Mais vous savez, on n’a pas le temps d’y réfléchir sur le coup. Une fois que j’ai entendu les coups [de feu] je me suis directement dirigé à mon bureau. On est fébriles dans ces moments-là. Et je l’étais surtout quand on apprend qu’on est situé dans un périmètre de sécurité qui est visé par des gens qui font de tels actes. Et puis le niveau d’inquiétude augmente quand on manque d’information. Ce sont des moments forts pénibles.»

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