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13 mars 2012 21 h 14

Gaspésia : la saga pourrait prendre fin en 2014

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À moins d'embûches majeures, la saga de l'usine Gaspésia prendra fin en juin 2014.

La Société de développement économique et industriel de Chandler (SDEIC) a signé lundi soir un contrat avec la Société internationale EDS (Euro Decommissionning Canada Inc) qui a des bureaux à Montréal, à Sheffield en Angleterre et en Chine. Cette firme aura pour mandat de procéder à la démolition des bâtiments, à la décontamination et à la réhabilitation du site de l’ancienne usine de papier Gaspésia situé au centre-ville de Chandler.

Cette entente fait suite au non-renouvellement du contrat avec la vietnamienne Tan Mai par la SDEIC. Ce contrat liant les deux parties prenait fin le 1er juillet dernier. Ce non-renouvellement s’explique par le fait que la société vietnamienne n’a pas rempli ses obligations contractuelles, souligne le président de la SDEIC, Michel St-Pierre. De ce fait, la SDEIC prenait possession de tous les équipements, matériaux et immeubles laissés sur le site, tel que stipulé dans l’entente contractuelle. Rappelons que Tan Maï avait acheté les installations de la Gaspésia en décembre 2007 pour la somme de 40 millions de dollars.

Ainsi, la SDEIC a lancé un appel d’offres en novembre 2011 auquel trois firmes ont soumissionné. C’est donc la Société internationale EDS qui a été choisie par le conseil d’administration de la SDEIC qui refuse de dévoiler la somme contractuelle.

Michel St-Pierre admet toutefois que l’entente dite «clé en main» se situe dans les sept chiffres. L’objectif de l’entente est de remettre à la Ville de Chandler, au plus tard le 30 juin 2014, un terrain nivelé et propre en respect des lois environnementales de la province, aux fins d’usages industriels, commerciaux ou institutionnels. EDS sera responsable de l’obtention de tous les permis nécessaires au titre du contrat.

Rappel historique

La Gaspésia a fermé en 1999 jetant alors à la rue quelque 500 travailleurs: une onde de choc qui s’est fait ressentir sur l’ensemble de la MRC du Rocher-Percé. La relance de l’usine annoncée par le gouvernement péquiste de Bernard Landry en décembre 2001 s’est soldée par un échec en 2004 avec des dépassements de coûts de quelque 200 millions de dollars.

En janvier 2004, le gouvernement de Jean Charest a mis fin de manière définitive à tout espoir de relance en fermant le chantier. Depuis, Chandler tente de relancer son économie par tous les moyens, notamment par les technologies de l’information et des communications, la culture et l’agroalimentaire.