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7 novembre 2014 14 h 34

La CSN Gaspésie-les-îles dit non à l’austérité

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CHANDLER — La pilule de l'austérité que le gouvernement libéral de Philippe Couillard tente de faire avaler à la Gaspésie ne passe tout simplement pas au Conseil central CSN Gaspésie-les-Îles.

« Ce qu’on dit à M. Couillard, c’est qu’on s’en va manifester le 29 novembre prochain à Montréal et Québec! On va lutter contre l’austérité. Nos organisations syndicales et nos partenaires ne se laisseront pas faire! C’est clair, nous l’austérité on la refuse. On s’en va faire cette bataille sur le terrain. Et plus on sera mobilisés – ce qui est présentement le cas – plus on sera capable de faire reculer ce gouvernement-là », a tonné d’un souffle le président de l’organe syndical, Jacques Mimeault, lors d’une conférence de presse tenue dans ses locaux à Chandler vendredi.

En clair, Jacques Mimeault et ses autres collègues présents dans le cadre de cette sortie en règle dénoncent les compressions à tous vents du gouvernement libéral, sans consultation aucune, pour atteindre l’équilibre budgétaire par l’entremise de l’abolition des CRÉ, des CLD, des coupures au sein des carrefours jeunesses emploi, de la fin de l’aide à Solidarité rurale du Québec, des projets de loi 3 et 15 ainsi que le projet de loi 10 du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qui mènera au printemps prochain à l’abolition de l’Agence de la santé de la Gaspésie-les-Îles au profit d’une mégastructure qui prendra le nom de Centre intégré de Santé et des Services sociaux. « Ce CISSS va fusionner les hôpitaux de Chandler, Gaspé, Sainte-Anne-des-Monts et Maria. Écoutez, on a déjà de la difficulté à gérer un CSSS dans un secteur, là on veut gérer une grosse structure ».

Jacques Mimeault tient par ailleurs à rappeler que Philippe Couillard « avait promis 50 000 emplois par année et a promis d’être attentif aux organismes communautaires et au  dialogue. On constate présentement que ça ne passe pas comme ça. En fait, le gouvernement veut démolir le modèle québécois, un modèle qui est pris en exemple par l’ensemble des États dans le monde. On remarque la même chose dans les provinces canadiennes. On envie notre réseau du service de garde et notre réseau de la santé », rappelle M. Mimeault qui, au-delà de la critique, propose des pistes de solution qui visent l’assainissement des finances publiques tout en poursuivant le développement de l’économie de la province.

Parmi les pistes proposées par la CSN, on note l’instauration d’une « vraie » politique de développement industriel, d’un soutien ciblé de l’État aux secteurs économiques structurants, des investissements qui s’inscrivent dans les principes de développement durable, d’instaurer un impôt minimum aux entreprises, d’appliquer une taxe sur le capital pour les institutions financières et d’assurer un meilleur contrôle sur le prix du médicament. D’ailleurs à ce titre, il a été noté lors de la conférence de presse que le prix du médicament d’origine au Québec a augmenté de 1100 % en huit ans.

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