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28 mai 2014 10 h 08

Le conteur de la Petite Grève se paye le RéGÎM

CARLETON-SUR-MER - Plutôt que d’investir dans de la publicité, Patrick Dubois, le conteur de la Petite Grève a décidé d’investir dans le RéGÎM en finançant une navette quatre samedis soirs entre Paspébiac et Carleton-sur-Mer.

Pour une troisième année consécutive, Patrick Dubois racontera ses histoires sur la grève, au bout de la pointe du camping de Carleton-sur-Mer, tous les soirs de la semaine à 20 h, sauf les mardis et jeudis. Dès le 12 juillet, pour quatre samedis consécutifs, les résidents de Paspébiac à Carleton-sur-Mer pourront bénéficier du RéGÎM pour assister à son spectacle.

« C’est une façon d’aller chercher du monde, mais surtout de redonner à la collectivité. Étant moi-même utilisateur du RéGÎM, c’est une cause qui me tient à cœur. J’espère que ça inspirera d’autres gens d’affaires pour faire la même chose », dit M. Dubois en précisant que les gens pourront utiliser la navette, même s’ils ne viennent pas à son spectacle. La navette du RÉGÎM partira de Paspébiac à 18 h 30 et arrivera à Carleton-sur-Mer vers 19 h 45 puis repartira à 21 h 40 pour faire le trajet inverse.

Antoine Audet est directeur général du RéGÎM. Pour lui, cette initiative du conteur est une excellente occasion de tester le besoin d’une desserte en soirée. « On voit ça comme un test en lien avec les activités socioculturelles. […] On est tout à fait ouverts à d’autres initiatives du genre. On pourrait imaginer une desserte des évènements culturels ou sportifs sur le territoire. Mais ça prend des partenaires financiers », dit M. Audet qui précise que la desserte entre Paspébiac et Carleton-sur-Mer aller-retour revient à 300 $ par soir.

L’idée de financer une desserte du RéGÎM est venue à Patrick Dubois dans un moment ou il cherchait des occasions d’investir dans le développement de la région. Lui qui s’est fixé un plafond salarial à 10 500 $ par an pour vivre, souhaite redonner à la collectivité l’excédent accumulé.

 « Pas besoin d’être millionnaire pour redonner à la communauté. Moi, j’ai choisi d’arrêter de jouer au jeu de l’argent et je ne manque de rien. Souvent, les gens prennent le luxe pour de la nécessité », dit le conteur qui calcule son plafond salarial à partir de ses besoins de base qui sont le loyer, le téléphone et l’Internet. « Pour la nourriture, je chasse, je pêche et j’ai mon jardin. Il arrive aussi qu’on m’en donne en échange de mes histoires », précise M. Dubois qui accepte le troc, les dons de nourritures ou de biens, plutôt que les 5 $ qu’il charge pour ses soirs de légendes et de contes de La Petite Grève.

Patrick Dubois débutera sa saison de La Petite Grève  le 15 juin. En cas de pluie ou de temps trop frais, l’activité a lieu à l’intérieur du chalet de la pointe Tracadigash. Il est recommandé d’apporter des vêtements chauds ainsi qu’une chaise de plage pour plus de confort.

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