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29 octobre 2012 16 h 26

Le transport collectif à la veille d’un nouveau virage en Gaspésie

Avec ses nouveaux revenus reliés à la taxe d’un cent sur chaque litre d’essence vendu dans la région, le Réseau de transport collectif de la Gaspésie-les-Îles (RéGÎM) souhaite assumer pleinement un statut de service essentiel. 

À partir du 1er janvier 2013, une régie intermunicipale de transport en commun viendra remplacer le RéGÎM, un organisme à but non lucratif créé en 2009 pour offrir aux Gaspésiens une nouvelle façon de se déplacer.

La création de la régie était nécessaire pour permettre au RéGÎM de recevoir les montants perçus par la taxe d’un cent sur chaque litre d’essence vendu en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, qui vise à financer le transport collectif. Au total, cette source de revenus s’élèvera à environ 1,5 million de dollars annuellement pour la nouvelle régie. La taxe s’applique depuis juillet 2012.

Le réseau pourra donc bénéficier d’un budget annuel total de 2,6 millions, alors qu’il devait opérer avec un montant oscillant autour de 1,5 million de dollars annuellement depuis le début de ses opérations.

Ambroise Henry, le nouveau directeur du RéGÎM indique que les sommes supplémentaires permettront au réseau de se doter d’une stratégie de développement à long terme. «On va pouvoir arrêter de travailler sur un projet pilote», dit-il.  

Obstacle

Même s’il est satisfait de la progression du service, M. Henry admet que les considérations financières ont parfois ralenti son développement. «Nous avons réalisé 33 000 déplacements la première année. Et en 2012, si tout va bien, nous en réaliserons entre 75 000 et 80 000 déplacements. C’est très bon, mais beaucoup de travail reste à faire», poursuit M. Henry.  

Promotion

La nouvelle régie, qui sera gérée par un conseil d’administration composé de deux élus municipaux pour chacune des MRC de la région, devra notamment mieux promouvoir son offre et faire le diagnostic du service. «Il y a aura cassure importante en 2013. On va repartir avec de nouvelles bases, un nouveau nom et une nouvelle image. C’est sûr qu’on va tenter de rejoindre de façon plus efficace notre clientèle potentielle», souligne le directeur.

Déjà, les administrateurs du RéGÎM savent que le transport collectif fonctionne très bien dans la Baie-des-Chaleurs, en Haute-Gaspésie, mais tarde à s’implanter ailleurs, comme dans la MRC du Rocher-Percé. «On va chercher à comprendre pourquoi, à savoir qu’est-ce qui freine les gens à l’utiliser», explique M. Henry.

«Plusieurs me disent qu’ils voudraient prendre l’autobus, mais que les horaires ne concordent pas avec ce qu’ils ont à faire. Par exemple, pour un déplacement d’une demi-journée, c’est plus difficile», reconnaît M. Henry.

À l’opposé, poursuit-il, les expériences positives sont nombreuses. «Dans l’axe Paspébiac-Nouvelle, certains circuits sont tellement populaires que nous pourrions nous retrouver avec des autobus pleins. Dans ces cas, nous chercherons à comprendre de quelle façon les habitudes ont été créées chez les utilisateurs», donne-t-il en exemple.

Vers une augmentation de l’offre? 

Une fois que ce diagnostic sera complété, le réseau de transport pourrait augmenter son offre de 20 à 30 % dans certains secteurs. M. Henry mentionne que plusieurs scénarios sont envisagés, comme la mise en place de plus de trajets réguliers sans réservation.

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