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Actualités

20 ans
25 septembre 2020 13 h 57

Les 20 ans du GRAFFICI, c’est ici! Partie 3: Quelques anecdotes

Nous remercions du fond du cœur les fondateurs du journal ainsi que les nombreux employés, bénévoles et collaborateurs qui ont permis au journal de célébrer ses 20 ans cette année.

UN BULLETIN QUI FAISAIT JASER
Du temps où je tenais ma chronique politique le Libre arbitre, j’y insérais une fois l’an le Bulletin des élus qui notait les politiciens de la région s’étant le plus démarqués au cours des 12 mois précédents. Une chronique que dévorait la classe politique; de qui se pavanait avec un A, de l’autre maugréant en raison d’un E (ce qui me valait des appels bien sentis des intéressés n’appréciant guère leur note). Pour la petite histoire, cette chronique était à ce point lue, qu’une année, plusieurs élus m’avaient interpellé pour me demander pourquoi donc je ne les avais pas notés. Pour rassurer celles et ceux qui n’avaient pas été considérés, j’ai pris la peine d’indiquer en bas de texte de ma chronique suivante que les élus qui n’avaient pas été «cotés» récoltaient au moins la note de passage, soit un C.


Thierry Haroun, Percé – Chroniqueur de 2000 à 2002 et de 2007 à 2016

 

SEPT ANS DE BANDES DESSINÉES
Dès le deuxième numéro du GRAFFICI, nous avons eu une page complète pour parler de bandes dessinées, Guy Julien, grand connaisseur et graphiste, François Miville-Deschênes, qui n’était pas encore connu en Europe, et moi. On critiquait les récentes sorties, on avait des fiches sur les personnages, des jeux, bref, on prenait plaisir à communiquer une passion. On nous en parlait souvent. Parfois, François nous dessinait des trucs splendides pour embellir la page. Il a même déjà caricaturé Pascal Alain. Nous avons tenu notre chronique pendant sept ans. Les rédacteurs en chef nous respectaient et nous amenaient de bonnes idées, c’était une équipe du tonnerre!


Dany Arsenault, New Richmond – Chroniqueur bandes dessinées et disques de 2000 à 2007

 

LORSQUE « J’ESSAYAIS» TOUS LES MOIS
Déloger des homards de leur cage aux aurores avec Sylvain. Beurrer des croissants, les yeux dans le beurre, avec Sébastien. Imbriquer des pavés de chocolat avec Marie-Pier. Feutrer ma tête avec les couleurs de Caroline. Défendre ma cause de grattage d’oreille au volant en justice. Brasser la bière sans tomber dans la cuve avec Philippe. Mariner du houblon cueilli avec Sarah. Revêtir ma bouche de couleurs flamboyantes avec Todd avant de taquiner le saumon avec Claude. Saisir la fine anatomie d’une fève de cacao avec Dany. Bien d’autres fabuleuses expériences avec plusieurs autres talentueux formateurs m’ont fait découvrir leurs passions lors des aventures de ma chronique J’ai essayé. Merci pour votre patience, j’en retiens une mine d’anecdotes!


Sophie I. Gagnon, New Richmond/Montréal – Journaliste en 2001 et de 2007 à 2012, chroniqueuse (J’ai essayé) de 2012 à 2016 et représentante publicitaire depuis 2016

 

J’AI RACONTÉ DES BOBARDS, JE VOUS DEMANDE PARDON
Aujourd’hui GRAFFICI a 20 ans et moi je me sens comme une enfant de six ans qui vient de se faire prendre à dire des menteries. Je vous dois la vérité et mille excuses puisque je vous ai menti. Pendant trois ans. J’ai ajouté couleurs et fantaisie à la vraie vie pour vous faire réfléchir à son sens ou vous faire fléchir dans le bon sens. Je vous demande pardon. On dit que toute vérité n’est pas bonne à dire…moi je dirais que les bobards ont vraiment été le fun à écrire. Merci de m’avoir lue et au plaisir!


Manue Babin, Percé – Chroniqueuse (Les bobards d’une Babin), de 2011 à 2013

 

UN PRÉSIDENT À L’EAU
Antoine Audet, président de GRAFFICI à l’époque, a lancé lors d’une rencontre: «Si on fait 10 000$ de profits avec le Gala, je me lance à la mer…». Étant le coordonnateur du Gala culturel gaspésien, un évènement multidisciplinaire et interculturel initié par le journal pour récolter des fonds, je me suis dit: «Lui, il va à l’eau!» Ça m’a vraiment crinqué dans ma recherche de commandites! Au matin très tôt le 11 mai 2003, tout juste après le Gala et le super party, Antoine a respecté son engagement… le Gala avait généré plus de 10 000$ de profits. Il s’est lancé, comme un seul homme, dans les eaux froides de la baie des Chaleurs!


Philippe Patenaude, Carleton-sur-Mer – Coordonnateur du Gala culturel gaspésien, journaliste, directeur et rédacteur en chef en 2002 et 2003

 

LES CONDITIONS DE L’ÉPOQUE…
En 2004, j’occupais le premier bureau du journal à Gaspé, situé dans un sous-sol. L’escalier pour y descendre longeait un mur de ciment humide. Une administratrice habile (Nadia Guérette) avait confectionné un panneau en bois peint à la main pour orienter nos rares visiteurs. Mes conditions de l’époque: 10 heures par semaine à dix dollars l’heure! Tout ça s’est bien sûr amélioré par la suite. Mais rien n’a changé dans ce qui m’a fait rester à GRAFFICI aussi longtemps: le sentiment de travailler pour un média qui nous ressemble et qui fait une différence dans la vie des Gaspésiens.


Geneviève Gélinas, Gaspé – Journaliste puis corédactrice en chef de 2004 à 2018, administratrice depuis 2016 et actuelle présidente

 

UNE CONFIANCE PHARE
Entrevue au GRAFFICI, fin janvier 2010: Marilou Levasseur et Frédéric Vincent me questionnent. L’une de mes réponses est: «Ce dont j’ai besoin pour l’instant, c’est de la nature et on la retrouve partout ici. Pour la suite, je prendrai le temps de rencontrer les gens et de m’impliquer avec eux dans des projets pour continuer d’avoir un milieu de vie stimulant». Alors embauchée, sans voiture et en plein hiver, je quitte le confort de l’urbanité pour plonger dans l’inconnu. La confiance de Marilou et Frédéric a été un élément phare de la genèse de mon aventure dans la Baie-des-Chaleurs; elle dure depuis maintenant dix ans!


Julie Delisle, Carleton-sur-Mer – Graphiste au montage du journal, publicités et photos de 2011 à 2015

 

UN OUI ASSURÉ
J’ai fait partie de l’équipe de GRAFFICI de 2013 à 2019. Le navire a souvent changé de cap, de capitaine et d’équipage, mais il est toujours demeuré une fierté pour les Gaspésiens. Trouver des volontaires pour parler de tous les sujets imaginables, c’était un oui assuré, si l’on mentionnait que c’était pour GRAFFICI. Combien de personnes m’ont ouvert spontanément leurs portes et raconté leur histoire afin que toute la Gaspésie en profite? Combien ont souri devant mon objectif, sachant que leurs paroles feraient leur chemin? Pendant que l’équipe se relevait les manches pour naviguer au travers des tempêtes administratives, la confiance du public, elle, est demeurée infaillible. Et c’est peut-être grâce à elle que GRAFFICI a toujours le vent dans les voiles. Merci à vous tous.


Ariane Aubert Bonn, Cookshire Eaton – Journaliste pigiste de 2013 à 2019 et responsable du site Web de 2013 à 2015

 

TOUTE UNE MÉSAVENTURE!
J’ai fait plusieurs fois le tour de la Gaspésie pour la livraison du GRAFFICI. Souvent en équipe, parfois seul. Je devais me rendre à Sainte-Anne-des-Monts en traversant le parc de la Gaspésie au cours d’un hiver (2001 ou 2002?). J’ai perdu le contrôle de la voiture VW Fox dans le virage glacé juste avant le gîte. J’ai eu un bris mécanique et une remorqueuse m’a amené au garage à Sainte-Anne-des-Monts pour la réparation qui ne pouvait se faire le jour même. Pascal et Françoise ont décidé de venir me chercher en Suzuki Swift; ils ont perdu le contrôle de leur voiture au même endroit. Heureusement, ils ont pu repartir. À l’époque, on n’avait pas de voitures prêtes pour la conduite hivernale et les accessoires n’étaient pas des plus performants (pneus à la limite de la fesse, chaufferette tiède, essuie-glaces plutôt glaçants…). Ils m’ont récupéré et on a fini la livraison avant de rentrer nerveusement, bien fatigués. On en rit aujourd’hui, mais on se serait bien passé de cette mésaventure qui a mobilisé trois personnes.


David Fath, Maria – Chroniqueur, distributeur et collaborateur de 2000 à 2007

 

LE TOUR DE LA GASPÉSIE… 12 FOIS PAR ANNÉE!
Tomber en amour avec la Gaspésie nous oblige à la fréquenter assidûment. Consacrant mes énergies à cette quête, j’ai participé à la première assemblée générale du GRAFFICI. Emballé par l’enthousiasme et les rêves que ces jeunes portaient en eux, j’ai offert à la direction de faire, bénévolement, la distribution du journal, les libérant d’un temps précieux pour écrire et produire un journal de grande qualité. C’est ainsi qu’a commencé cette aventure avec le journal qui fait la fierté de tous les Gaspésiens. Au fil des ans, cela m’a permis de faire le tour de la Gaspésie tous les mois de l’année, en toutes saisons, faisant passer les points de distribution de 50 à 475 dans la Gaspésie de Sainte-Flavie à Sainte-Flavie… juste avant que le journal ne soit livré à domicile. Vingt années plus tard, cette fréquentation n’est pas près de prendre fin.


Camille Leduc, Maria – Bénévole à la livraison de 2001 à 2018 et administrateur depuis 2003

 

DU CAMPING IMPROVISÉ
Ma collaboration avec GRAFFICI a débuté alors que j’enseignais le cours de «Journalisme culturel» au département d’Arts, lettres et médias du Cégep de la Gaspésie et des Îles, campus de Carleton-sur-Mer. Les étudiantes et les étudiants rédigeaient des articles portant sur les spectacles présentés dans la Baie-des-Chaleurs. Parmi les anecdotes que je retiens de mon passage dans l’équipe du GRAFFICI figurent les tournées de livraison du journal autour de la Gaspésie avec Pascal Alain. Nous dormions en camping improvisé dans des endroits incongrus, comme le terrain de balle-molle à L’Anse-au-Griffon. Je garderai aussi en souvenir ma rencontre épatante et inoubliable avec l’artiste de Gaspé surnommé Quinze (Marcel Lamoureux).


Isabelle Lessard, Carleton-sur-Mer – Réviseure, correctrice, chroniqueuse (livres et disques) et journaliste de 2001 à 2006

 

UNE GRANDE GÉNÉROSITÉ
Ce que je retiens de mes années à GRAFFICI, c’est la générosité dont de nombreuses entreprises locales ont fait preuve envers notre média. Merci pour votre soutien et pour votre patience malgré mes nombreux appels!


Gabrielle Leduc, Gaspé – Responsable du marketing de 2012 à 2016

 

PUBLIÉE… GRÂCE À GRAFFICI!
Décembre 2014: j’ai le journalisme sur pause et l’indice de colère à la hausse. Alors que la Gaspésie patauge dans l’austérité libérale, moi, je bous intérieurement. Je me lance donc un blogue où je me défoule allègrement dans une correspondance écrite au premier ministre Philippe Couillard. Je perdrai bien vite le contrôle de ma Lettre à Philou, relayée en puissance sur Facebook. Graffici saisit la balle au bond, me demandant de publier sur son site Web ce texte et ceux qui suivront. C’est au Graffici.ca que Marie-Ève Trudel-Vibert tombe sur ma missive. À la barre des Éditions 3 Sista, à Gaspé, elle m’écrit pour me dire qu’elle a apprécié mes mots. Je lui réponds du tac au tac que j’en ai un tas, sous la forme d’un manuscrit, qui traîne dans un tiroir. C’est ainsi que mon premier roman a été publié…Oui, c’est grâce à GRAFFICI!


Roxanne Langlois, Carleton-sur-Mer – Blogueuse Correspondances en 2015 et 2016, journaliste depuis 2017 et co-rédactrice en chef depuis juin 2020

Photos : Elles proviennent d’archives personnelles et d’archives du GRAFFICI

 

Lire la partie 1: Hommage à l’équipe de première heure

Lire la partie 2 : Des faits intéressants

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