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30 avril 2013 22 h 48

Les femmes dénoncent l’entourloupette du gouvernement Marois

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PERCÉ – Les groupes de femmes de la Baie-des-Chaleurs n'en démordent pas et demandent pour une énième fois au gouvernement de Pauline Marois d'abolir la taxe santé une fois pour toutes.

«Arrêtez de nous étouffer avec la taxe santé : la pilule est dure à avaler.»

Tel est le slogan qui coiffe la nouvelle campagne publique des centres de femmes de la Baie-des-Chaleurs qui exhortent Québec d’abolir cette taxe, telle que Mme Marois s’était engagée à la faire lors de la dernière campagne électorale. «Ce gouvernement a été élu sur la base de cette promesse électorale, entre autres», déplore Nathalie Babin, coordonnatrice du Centre de femme Centr’Elles de la MRC Avignon, qui parle au nom des groupes de femmes de la Baie-des-Chaleurs. 

«On n’est pas dupe, vous savez. Même si on ne voit pas cette taxe dans notre rapport d’impôts, il faut savoir que depuis le 1er janvier dernier, cette taxe est perçue à même notre salaire. C’est une déduction à la source. On est bien conscient de cette entourloupette du gouvernement», rappelle la féministe engagée.

On notera que sous les libéraux, cette taxe était imposée à 200 $ par personne indépendamment du salaire. Alors que sous les péquistes, cette taxe, qui devait être abolie, est imposée selon le salaire annuel à partir de 18 000 $. Ainsi, de 18 000 $ à 20 000 $, elle est de 50 $; de 20 000 $ à 40 000 $, cette taxe est de 100 $; de 40 000 $ à 42 000 $, elle est de 150 $; de 42 000 $ à 130 000 $, elle est de 200 $ et ainsi de suite jusqu’à un maximum de 1000 $. 

Les groupes de femmes demandent son abolition pour diverses raisons. À titre d’exemple, elles invoquent le fait «que les femmes ont des revenus nettement moindres que ceux des hommes, qu’il est injuste de demander aux individus de payer alors que les entreprises et les mieux nantis ne paient pas leur juste part d’impôt, que les femmes tiennent à conserver un système public de santé basé sur la solidarité et la justice et qu’en acceptant cette taxe on ouvre la porte au gouvernement pour qu’il puisse librement taxer d’autres services pour lesquels nous payons déjà.»

Des alternatives

Mme Babin souligne par ailleurs que les groupes de femmes proposent des «alternatives fiscales plus justes et équitables pour financer l’abolition de la taxe santé par lesquelles on pourrait aller chercher neuf milliards de dollars par année sans affecter les services publics en général».

Abolir le crédit d’impôt sur les gains en capital des particuliers, diminuer le plafond des REER, moduler les taxes à la consommation en fonction des biens achetés, revoir les mesures fiscales destinées aux entreprises, lutter contre l’évasion fiscale et adopter des mesures de contrôle du coût des médicaments sont parmi les mesures proposées.

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