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7 mai 2014 13 h 13

L’UPAC débarque à l’Hôtel de ville de Gaspé et dans les bureaux de Roche

GASPÉ – Hier à Gaspé, l’Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené des perquisitions à l’Hôtel de ville et aux bureaux du groupe d’ingénieurs Roche.

Dans le cas de l’Hôtel de ville, la municipalité a elle-même averti les journalistes de la visite de l’UPAC, qui voulait se procurer des documents et informations pour une enquête qu’elle mène actuellement.

« On ne peut pas vous divulguer ça touche quel dossier, les dates ou le genre de personnes visées parce qu’une enquête de nature policière est en cours », a déclaré le maire de Gaspé, Daniel Côté. Les enquêteurs sont repartis avec des documents écrits et électroniques, confirme-t-il.

La Ville a « donné son entière collaboration » à l’UPAC, a ajouté le maire. « On n’a rien à cacher, à se reprocher ou à craindre. Personne n’avait le « shake » à l’Hôtel de ville hier. » Aucun employé municipal n’est visé par l’enquête, précise M. Côté. « [Les enquêteurs] nous ont dit que si des personnes de la Ville avaient été visées, ils auraient mis tout le monde dehors et fermé les portes », ce qui n’a pas été le cas.
« Des gens ont été rencontrés, confirme la porte-parole de l’UPAC, Anne-Frédérick Laurence mais il n’y a pas eu d’arrestations. » Une quinzaine de policiers étaient impliqués dans l’opération, qui touchait un « deuxième endroit » à Gaspé, ajoute la porte-parole, sans vouloir divulguer de quel endroit il s’agit.

Chez Roche aussi

Le « second endroit » ayant fait l’objet d’une perquisition de l’UPAC est les bureaux de Roche à Gaspé, a confirmé à GRAFFICI.CA la directrice des communications de la firme, Marie-Christine St-Pierre. La porte-parole refuse de dire à quoi s’intéressait l’UPAC.
Un enquêteur de l’UPAC, Jean-François Rail, a déjà déclaré sous serment que « dans l’est du Québec, la firme Roche obtenait 50 % des contrats avec de l’influence politique ». Cette déclaration était contenue dans un document présenté à un juge de paix pour obtenir un mandat de perquisition chez Marc-Yvan Côté, ancien ministre libéral et ex-cadre de Roche, une frappe réalisée le 27 février, selon le journal Le Soleil.

L’ex-maire pas contacté

L’ex-maire de Gaspé de 2005 à 2013, François Roussy, dit n’avoir « aucune idée » du sujet de l’enquête. « Je n’ai pas été contacté par l’UPAC, mais j’ai dit à Daniel [Côté] que si l’UPAC voulait me rencontrer, je suis à leur entière disposition. »