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16 janvier 2013 10 h 06

Pétrolia à Gaspé : trois ministres se pencheront sur le dossier

Dès cette semaine, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et le ministre responsable de la région rencontreront les représentants de la Ville à Gaspé, tandis que la ministre des Ressources naturelles rencontrera Pétrolia à Québec pour faire le point sur le projet Haldimand n° 4.

Un règlement sur l’eau potable adopté par Gaspé a pour effet d’empêcher Pétrolia de forer le puits Haldimand n° 4.

Par communiqué hier, le gouvernement du Québec a rappelé que Pétrolia possède un permis délivré par le ministère des Ressources naturelles, et qu’il n’autorise aucune fracturation.

«Aucun permis de stimulation hydraulique ne sera délivré pour un projet à proximité des habitations tant que le gouvernement n’aura pas évalué la distance minimale sécuritaire à respecter à proximité des résidences et des sources d’eau potable», écrit la ministre Martine Ouellet.

La rencontre entre Mme Ouellet et Pétrolia aura lieu avant la réalisation du forage. Quant à la réunion entre la ville, le ministre Yves-François Blanchet et le ministre responsable de la région Gaétan Lelièvre, elle vise à comprendre «la position [de la municipalité] et le soutien demandé».

Le maire François Roussy avait demandé aux trois ministres, Ouellet, Blanchet et Lelièvre, de venir rencontrer le conseil municipal à Gaspé même.

«Tout à fait légitime»

Par ailleurs, Gaspé a reçu le soutien des regroupements de municipalités. La démarche de la ville est «tout à fait légitime», estime Bernard Généreux, président de la Fédération québécoise des municipalités du Québec (FQM).

M. Généreux presse Québec d’adopter une réforme de la Loi sur les mines, qui permettrait aux municipalités de décider des usages permis sur leur territoire. «Si c’était en place, on n’aurait pas à vivre le psychodrame de Gaspé, qui est une reproduction de ce qui s’est passé dans le gaz de schiste.»

Si Gaspé juge que le forage «est une menace à l’eau potable, c’est de leur devoir d’adopter un règlement», affirme Éric Forest, président de l’Union des municipalités du Québec et maire de Rimouski.

«Très fragile»

Même si le règlement de Gaspé est «défendable au plan des principes», M. Forest craint qu’il ne tienne pas la route dans une bataille judiciaire. «À ce que je sache, la Loi sur les mines a préséance sur la Loi sur les compétences municipales», dit-il.

Bernard Généreux qualifie le règlement de «très fragile» au plan juridique. Toutefois, il invite Pétrolia à éviter la confrontation. «On allumerait une mèche qui peut faire éclater toute la filière», dit M. Généreux. «Il faut bâtir l’acceptabilité sociale, au premier chef avec les élus locaux», ajoute-t-il.

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