• mardi 10 décembre 2019 21 h 27

  • Météo

    7°C

  • Marées

Actualités

14 novembre 2013 22 h 48

Ristigouche-Sud-Est craint pour la qualité de son eau

RISTIGOUCHE-SUD-EST- La municipalité de Ristigouche-Sud-Est demande à Québec de resserrer son projet de règlement sur l’eau potable et de laisser la gouvernance aux municipalités.

Lors de la première assemblée de conseil post-élection, le nouveau maire François Boulay a fait adopter une résolution qui sera envoyée entre autres au ministre responsable de la région Gaétan Lelièvre et au ministre du Développement durable, de la Faune et des Parcs Yves-François Blanchet.

Dans sa résolution, le conseil dénonce le projet de Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection publié dans la Gazette officielle du Québec, le 29 mai 2013.

 

Les distances séparatrices entre les installations des sociétés pétrolières et gazières et la source d’eau potable des citoyens sont le principal irritant. À seulement 300 mètres,  cela  est insuffisant selon nombres d’experts et ne  protège pas de façon adéquate contre le risque de contamination lié aux opérations de fracturation.

 

« Il y a aussi que Québec nous tasse. En appliquant son règlement, ça va passer par dessus nos règlements municipaux, dit le maire Boulay. C’est notre eau, c’est à nous de décider », lance-t-il.

 

Un expert se prononce

La question de l’eau inquiète dans la municipalité de Ristigouche-Sud-Est ou Gastem projette un forage. Mercredi soir, une trentaine de personnes sont venues entendre un allié de la cause environnementale, Richard Langelier.

Docteur en droit, monsieur Langelier a participé à l’élaboration du règlement Saint-Bonaventure sur lequel se sont basé plusieurs municipalités, dont Ristigouche-Sud-Est, Gaspé et Percé, pour adopter leur règlement protégeant leurs sources d’eau potable en cas de projets de forages pétroliers et gaziers sur leur territoire.

« Il est  venu nous prouver noir sur blanc que le règlement de Québec n’est pas assez sévère. (…) En  matière de droit environnemental international, il y a ce qu’on appelle le principe de précaution. S’il y a un risque, c’est non », de dire le premier magistrat de Ristigouche Sud-Est qui refuse pour cette raison d’envisager la présence de Gastem sur son territoire.

M. Langelier aurait aussi dit que la poursuite de Gastem contre Ristigouche-Sud-Est ne tenait pas la route. « C’est sûr qu’il n’est pas le juge, mais c’est encourageant », poursuit le maire.

La requête introductive d’instance de Gastem contre Ristigouche Sud-Est doit être déposée au Palais de justice de New Carlisle le lundi 18 novembre à 9h.