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10 juin 2014 15 h 47

Saint-Jean-de-Brébeuf revivra

NOUVELLE — Par devoir de mémoire, un groupe de citoyens s'est donné comme mission de reconquérir les lieux abandonnés de l'ancien village de Saint-Jean-de-Brébeuf, dans l'arrière-pays de Nouvelle.

Leur projet : la construction d’un parc commémoratif sur le site de l’église de l’ancienne colonie, fermée au début des années 70. Intitulée Mémoires de Brébeuf, l’initiative est la « suite logique » d’un DVD historique qui regroupe des centaines de photos captées entre 1929 et 1971, une idée d’une ancienne résidente, Estelle Leblanc, et qui a nécessité des mois de travail. (http://www.graffici.ca/nouvelles/arriere-pays-nouvelle-dvd-1294/)

« Le travail de Mme Leblanc, qui était absolument merveilleux, nous a donné le goût de poursuivre, le goût de ne pas laisser mourir notre coin de pays », explique l’une des membres du comité responsables du projet, Lise-Anne Poirier, qui a vécu les 17 premières années de sa vie à Brébeuf.

En plus de l’aménagement d’un parc commémoratif, le projet prévoit la réfection du calvaire de Brébeuf, la mise en place d’un sentier et d’un aménagement floral. Le site ayant été complètement reboisé, Mme Poirier souligne qu’un travail similaire à celui fait par « nos aïeux » sera nécessaire. « Il faudra déboiser, comme nos parents l’ont fait à l’époque », dit-elle avec le sourire dans la voix.

Une première phase a été réalisée l’automne dernier et la deuxième sera initiée dès que suffisamment de fonds auront été amassés. Une campagne de financement sera d’ailleurs lancée le samedi 14 juin à 14 h à la Petite École de Nouvelle. Un calendrier 2015 regroupant des photos de l’ancien village sera dès lors en vente.

« Depuis le DVD, on sent vraiment un intérêt marqué des anciens résidents, de leurs enfants et de leurs petits-enfants. On sent que personne ne veut oublier, poursuit Mme Poirier. On veut rappeler aux jeunes générations, qui se rendent à Brébeuf pour la chasse notamment, qu’il y a déjà eu une communauté ici. C’est important pour nous, qui avons été déracinés, que le souvenir perdure dans le temps », ajoute-t-elle.