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9 octobre 2014 15 h 18

TechnoCentre sur les hydrocarbures réclamé en Gaspésie

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GASPÉ – Le député de Gaspé appuie les démarches des gens d’affaires de la région de Gaspé et presse Québec de mettre en place un TechnoCentre pétrolier et gazier en Gaspésie, afin d’assurer un développement sécuritaire et acceptable de l’industrie des hydrocarbures au Québec.

Selon Gaétan Lelièvre, qui avait abordé la question durant la campagne électorale du printemps dernier en appui aux démarches du milieu, la région est à privilégier du fait que l’exploration pétrolière s’effectue depuis plusieurs années et de façon concentrée en Gaspésie. « Les régions, dont la Gaspésie, ont trop souvent exporté leurs ressources naturelles vers les grands centres sans maximiser les retombées pour leur région. »

 « La région a besoin d’un coup de pouce pour sa relance sociale et économique et la venue d’emplois spécialisés serait très bonne pour la région », ajoute M. Lelièvre, soulignant au passage l’expertise du TechoCentre éolien. « C’est une réussite et il n’y a pas de raisons qu’on ne reproduise pas ce modèle. »
 
Les promoteurs attente d’une réponse de Québec

De leur côté, les promoteurs du TechnoCentre des hydrocarbures attendent des nouvelles de Québec sur une demande d’aide financière pour en valider la pertinence. Le président du projet, Charles Bernier, souligne être en attente d’une réponse « rapide ». L’aide demandée est de 61 000 $ dans le cadre du programme FAIR (Fonds d’aide aux initiatives régionales).

Le projet avait été déposé en février 2014 sous le gouvernement Marois. La demande a été déposée à nouveau à l’arrivée du gouvernement libéral. Pour M. Bernier, pas question de jouer une joute politique : « On ne veut pas passer de message négatif. La demande est faite. On est toujours demeuré patient. On n’est pas contre une sortie de M. Lelièvre sur le dossier, mais on ne veut pas que cela vienne ternir notre demande par rapport à des allégeances politiques », explique prudemment M. Bernier.

Le budget pour réaliser l’étude est de 130 000 $. Un appel d’offres avait été lancé en mai dernier pour trouver un consultant. Les contributions demandées aux différents organismes gouvernementaux totalisent 94 700 $. Le reste provient du milieu des affaires.

Rassurer les craintes…

Pétrolia et Gastem notamment, ont beaucoup investi au cours des dernières années à la recherche de l’or noir, non pas sans soulever la controverse auprès des écologistes notamment.

« C’est une possibilité, mais il faut distinguer les deux activités. L’exploration et l’exploitation, c’est une chose, et tout le développement de l’expertise et du savoir, c’est autre chose, affirme M. Lelièvre. Ce sont des gens qui vont travailler sur l’avancement de la science tout en tenant compte de l’environnement et de la santé. Au contraire, ce serait un centre qui pourrait rassurer les gens qui ont des craintes. »