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9 mai 2014 14 h 39

Traversier Gaspésie-Côte-Nord : le projet réactivé

GASPÉ – Les municipalités de Gaspé, L’Île-d’Anticosti et Havre-Saint-Pierre réaniment le projet de lien maritime entre la Gaspésie et la Côte-Nord. Une étude d’opportunité réalisée récemment les encourage à poursuivre.

L’étude a été menée ces derniers mois, dans un contexte où Québec présentait sa Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique. « La réponse est oui, il y a une opportunité, c’est possible, indique le maire de Gaspé, Daniel Côté. La prochaine étape, c’est une étude de faisabilité pour calculer combien ça coûterait, si ce serait rentable. Et il faut un promoteur associé à ça. »

Du côté gaspésien, le traversier accosterait à Rivière-au-Renard. « Les infrastructures sont prêtes à recevoir un traversier, plaide le maire Côté. Quand Pêches et Océans Canada a refait le grand quai, vers 2001-2002, ils ont tenu compte de cette possibilité. »
Le projet de traversier est « intimement lié » à celui de réaménagement de Rivière-au-Renard, ajoute le maire. « Il faut avoir quelque chose à présenter, une capacité d’accueil. »

M. Côté serait « surpris » que la Société des traversiers du Québec s’engage dans l’exploitation de cette traverse. « Normalement, ça s’enlignerait vers un privé. »
Du côté d’Anticosti, le maire Jean-François Boudreault, estime qu’un traversier « démocratiserait l’accès à l’île, où l’on vient principalement par avion ». Le projet trouverait sa place dans la stratégie maritime du nouveau gouvernement libéral, dit-il.
Selon le maire d’Havre-Saint-Pierre, Berchmans Boudreau, le lien « permettrait de faire un circuit en boucle entre la Gaspésie et la Côte-Nord. Et ça ouvre une avenue intéressante pour nos propres gens qui veulent aller en Gaspésie. »

Un projet qui date

Le Nordik Passeur a déjà assuré la liaison Rivière-au-Renard – Île d’Anticosti – Havre-Saint-Pierre au milieu des années 1990. Il avait donné un coup de pouce majeur à l’économie de Rivière-au-Renard, se rappelle Jacques Dufresne, un résident du village. « Quand ça opérait, les hôtels et les restaurants étaient pleins. »

Un nouveau lien maritime avait été promis en mars 2003, dans le budget de Pauline Marois, alors ministre des Finances. Vingt-quatre millions de dollars devaient servir aux infrastructures d’accueil des touristes à l’île d’Anticosti, à aménager les ports de Havre-Saint-Pierre, Port-Menier et Grande-Vallée (l’escale gaspésienne prévue à l’époque), à promouvoir le traversier et à acheter le navire, qui devait être exploité par la Société des traversiers. Les péquistes ont perdu le pouvoir le mois suivant.

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