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1 décembre 2011 17 h 25

Un troisième débat pour les candidats dans Bonaventure

Les candidats à l’élection partielle dans Bonaventure ont croisé le fer pour une troisième fois de la campagne, jeudi, devant plus de 150 personnes à la salle Bonaventure.

Organisée par la station de radio CHNC et GRAFFICI.CA, cette troisième confrontation publique s’est déroulée dans le respect et n’a pas provoqué de grandes surprises. Tour à tour, les six candidats ont dévoilé leur vision sur le développement économique, la santé, l’éducation et l’environnement.

Industrie forestière

La relance de l’industrie forestière a occupé la majeure partie des échanges sur le thème du développement économique.

Le candidat libéral, Damien Arsenault, a ouvert les hostilités en rappelant son intention de mettre en place une table de synergie avec les quatre industries de ce secteur dans le comté de Bonaventure. «On a une écoute privilégiée du gouvernement qui a l’intention de les soutenir. Il y a des plans de relance. Nathalie Normandeau a mis les choses en place et j’espère contribuer à rendre à terme son travail», a-t-il indiqué.

Le bilan libéral attaqué

Le péquiste, Sylvain Roy, a aussitôt réagi en demandant de quelle façon M. Arsenault pourrait développer cette industrie si Mme Normandeau n’a pas réussi à le faire. Selon lui, l’industrie forestière est «sur le respirateur artificiel» depuis trop longtemps et seulement un règlement obligeant l’utilisation du bois dans toutes les constructions gouvernementales pourrait la relancer. «Il faut ouvrir un marché intérieur. Une table de synergie ne suffit pas», a-t-il lancé à M. Arsenault.

De son côté, la candidate de Québec solidaire, Patricia Chartier, a attaqué le bilan du gouvernement libéral dans le dossier de la Coopérative forestière de Saint-Elzéar. «Si le gouvernement était sincère, le problème de l’entreprise serait déjà réglé. Et je ne suis pas sûr qu’un député d’arrière-ban va beaucoup aider», a-t-elle déclaré en faisant référence à une victoire éventuelle du candidat libéral.

Le candidat de l’Action démocratique du Québec, Georges Painchaud, a pour sa part critiqué avec force la gestion des ressources naturelles sur la péninsule. «Il faut arrêter d’emplir les poches des grosses compagnies qui partent avec le capital une fois qu’ils ont reçu les subventions gouvernementales», a-t-il dit.

Le candidat libéral a semblé surpris par cette déclaration en lui rappelant que les quatre entreprises de l’industrie forestières du comté de Bonaventure ne sont pas de «grosses multinationales», ce qui lui a valu les applaudissements de la foule.

Quant à lui, le candidat du Parti vert, Jean Cloutier, a rappelé son souhait de «faire travailler les forestiers autrement» en faisant référence à son idée d’aménager un sentier le long de la Baie-des-Chaleurs.

Le candidat de la Coalition Sans-parti, Martin Zibeau, a critiqué le «paternalisme» des partis politiques qui, selon lui,  proposent des idées à la population plutôt que d’écouter ses préoccupations.

Présence universitaire en Gaspésie

L’idée d’offrir des formations universitaires sur le territoire gaspésien a par ailleurs suscité des échanges vigoureux entre les candidats.

M. Arsenault a critiqué la proposition du péquiste voulant que le Gaspésie se dote d’un campus universitaire. Le libéral voit d’un mauvais œil l’établissement d’une nouvelle «infrastructure» dans la région. «C’est déjà difficile de maintenir notre Cégep. Ce qu’il faut, c’est plutôt un pôle universitaire, pas de nouveaux bureaux.»

Le péquiste a répondu en indiquant que le Cégep de Carleton-sur-Mer était déjà  «plein à craquer» et qu’il y a de la place pour un campus universitaire en Gaspésie. «Là où il y a une université, il y a du développement. L’idée est d’avoir des chercheurs ici qui encadrent nos entrepreneurs», pense-t-il.

Ouverte à l’idée d’offrir des cours universitaires dans la région, Patricia Chartier, a ajouté qu’elle souhaite également des formations professionnelles plus soutenues. «Ça prendrait aussi des écoles de métier, en ébénisterie et en couture», a-t-elle donnée en exemple.

Avant d’investir dans l’offre de formations universitaires dans la région, M. Painchaud estime pour sa part qu’il vaut mieux s’attarder au décrochage scolaire. «Quand j’entends dire qu’il y a 40 % des jeunes qui décrochent et qu’on veut faire des universités, il y a un problème», a-t-il lancé aux autres candidats.

Interpellé sur les questions de l’éducation, le candidat vert estime pour sa part que les efforts doivent être mis sur la prévention. «Il faut apprendre à nos jeunes à l’école à mieux manger et à mieux planifier leur vie comme futur environnementaliste», a-t-il fait valoir.

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