le Lundi 21 septembre 2026

Tous les principaux marchés visés par les exportateurs québécois ont acheté un peu moins de leurs produits, que ce soit les États-Unis, l’Amérique du Sud, l’Europe ou le Japon.
 
Ces exportations ont continué d’être dominées par les crustacés, en l’occurrence le crabe des neiges, le homard et la crevette, trois espèces qui ont accaparé 70 % des expéditions à l’étranger.
 
« L’étranger », ce sont principalement les États-Unis, qui ont acheté 86 % des exportations québécoises, en valeur, et 81 % du volume. Nos voisins du Sud ont acheté 94 % des exportations de crabe des neiges, 93 % des exportations de homard et 68 % de celles de crevette.
 
Parmi les principales espèces exportées, il n’y que les expéditions de crabe des neiges, de 80 millions $ à 100,2 millions $, qui ont augmenté entre 2012 et 2013. Le homard et la crevette ont fait moins bonne figure, puisque les exportations de 79,2 millions $ à 55,2 millions $ dans le premier cas, et de 15,5 millions $ à 12 millions $ dans le second cas.
 
Les exportations d’à peu près toutes les autres espèces, qu’il s’agisse de poisson de fond, comme le turbot et le flétan atlantique, de poissons pélagiques, comme le hareng ou le maquereau, et d’autres espèces de crustacés et mollusques, ont aussi fléchi entre 2012 et 2013.
 
« On remarque que les marchés des exportations québécoises de produits marins sont peu diversifiés. Elles dépendent grandement du marché américain. Cela dit, on constate qu’elles ont été un peu plus diversifiées ces dernières années (…) La diversification réduit les risques de voir ses exportations s’effondrer lorsque le marché principal, en l’occurrence les États-Unis, connaît des difficultés économiques », précise l’économiste Martial Ménard, du ministère fédéral des Pêches et des Océans.
 
Cette diversification a notamment pris la forme de percées pour le homard et le crabe dans certains pays asiatiques, comme la Chine, le Vietnam, la Thaïlande et la Corée du Sud.
 
Martial Ménard croit que la dépréciation du dollar canadien par rapport à la devise américaine a favorisé la croissance des exportations de crabe des neiges vers les États-Unis. « La baisse de 25 % des quotas en Alaska a réduit l’offre sur le marché américain, et ils se sont probablement tournés vers le crabe d’ici ».
 
Dans le même ordre d’idée, la dépréciation du yen par rapport au dollar canadien a ralenti les achats de crabe des neiges du Japon, dit-il.
 
En ce qui a trait au homard, le contexte est fort différent. « Bien que la baisse du dollar canadien par rapport à la devise américaine soit une bonne nouvelle pour les producteurs et les pêcheurs canadiens, celle-ci n’a pas été suffisamment importante pour compenser l’offre mondiale de homard, qui a une influence importante sur les prix. Les débarquements mondiaux de homard, concentrés essentiellement au Canada et aux États-Unis, sont en constante augmentation depuis une dizaine d’années », explique l’économiste, rappelant que la demande domestique a aussi été stimulée par des prix fort abordables, au détail.
 
Pour la crevette, M. Ménard est d’avis que les exportateurs québécois se sont adaptés à une offre mondiale abondante et à la lente reprise aux États-Unis pour viser davantage les marchés du Québec et du reste du Canada.

L’ouvrage de 180 pages, entièrement en couleurs, se veut un hommage à Cap-Chat. Mais l’auteur n’a pas voulu seulement magnifier sa ville natale. Il poursuit aussi l’objectif de faire découvrir son histoire et ses attraits touristiques. « J’ai vécu les vingt premières années de ma vie là, indique Steeve Landry. Mais, comme la plupart des Gaspésiens exilés, il y a toujours un peu de nostalgie. C’est un milieu exceptionnel. Il faut le dire. J’ai alors trouvé l’idée de faire connaître ce milieu-là et de le faire découvrir. »

« Il y a trois ans, je me suis dit qu’il fallait que j’arrête d’en parler et que je l’écrive, poursuit-il. Ça a commencé par un roman. Mais quand j’ai vu les photos de Jérôme Landry, j’ai décidé d’en faire un livre qui présenterait aussi les beautés de Cap-Chat. Tous les textes portant sur les sites ont été approuvés. Ça fait un livre qui est crédible. »

Le chapitre le plus volumineux présente un survol historique de cette ville de 2 600 habitants. « Ce n’est pas mon intention de refaire l’histoire, mais ce chapitre fait trente pages, précise l’auteur. Je ne dis pas tout, mais je devais parler des événements qui ont marqué Cap-Chat. »

L’ouvrage, publié par Les Éditions GID, coïncide avec le 150e anniversaire de l’érection canonique de la paroisse Saint-Norbert, le patron de Cap-Chat.

Collaborateurs

La préface est signée par l’auteur-compositeur-interprète Patrice Michaud, originaire de l’endroit. « Plus qu’un guide de voyage, l’auteur nous livre ici un hommage à la terre, au fleuve, aux montagnes, mais surtout à ses gens du passé et du présent, écrit-il. C’est une invitation à s’y rendre, s’y plaire, à goûter sa grande histoire. Pour Steeve, c’est aussi une grande histoire d’amour. »

Les photos sont de Pierre Carbonneau, Steve Deschênes, Jérôme Landry et Langis Paradis. « Les photos de ces quatre collaborateurs donnent un rendu exceptionnel au livre, estime-t-il. Selon ma maison d’édition, c’est un des plus beaux livres sur la Gaspésie. »

L’auteur y va même de quelques recettes gaspésiennes de son oncle, Yvano Tremblay, qui a été chef exécutif du Gîte du Mont-Albert, dans le Parc de la Gaspésie, pendant plus de trente ans. Pour accompagner chaque plat, une sommelière gaspésienne, Julie Coulombe de l’Hôtel Le Francis de New Richmond, donne des conseils en vins.

Le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) a fourni l’affiche sur les baleines du Saint-Laurent. « Je l’ai mise dans le chapitre sur le Saint-Laurent parce que je ne pouvais pas parler de Cap-Chat sans parler du fleuve », soutient Steeve Landry.

 

Les photos ont été prises au sein de trois communautés : les Îles-de-la-Madeleine, Terre-Neuve et le Nunavut. Sous les 36 photos, 144 autres, plus petites, démontrent des gens issus de ces trois populations qui arborent un message visant à dire ce qu’ils pensent de la chasse au phoque.

« On voit des gens de partout : des jeunes, des vieux, des intellectuels, des moins cultivés, des mieux pourvus et des moins bien pourvus, soutient Raoul Jomphe. Ces gens-là me donnent leur avis par rapport au loup-marin qui est une ressource importante pour eux. D’avoir fait ce projet de façon multiple, en donnant la parole à ces gens-là, ça multiplie le message, ça le rend plus fort. »

L’exposition est disposée en rond. « Le grand cercle est un symbole très fort de rencontres, avec des images qu’on peut voir de l’extérieur et de l’intérieur, avec trois entrées pour les trois communautés, explique le photographe. En dehors du cercle, il y a des vidéos sur quatre écrans différents avec de multiples sujets, comme ce qu’on fait avec le loup-marin, l’aspect scientifique et autres pour que les gens puissent se renseigner sur ce qu’ils veulent savoir. »

Étymologie 

« Loup-marinier » était le terme utilisé autrefois pour désigner le chasseur de phoque et son bateau. « Quand on est à Terre-Neuve, on parle de “sealer”, explique M. Jomphe. On ne parle pas de chasse. C’est un métier. » Selon lui, le mot « loup-marin » pour représenter le phoque vient des Amérindiens qui l’appelaient « le loup de mer ». « Les Jésuites, quand ils sont arrivés, ont traduit le terme, raconte l’artiste. C’est à ce moment-là que les Blancs ont commencé à appeler ça un loup-marin. “Loup-marinier” est donc un terme que je remets à jour. »

Le projet a été mené en collaboration avec la Fondation Willie-Deraspe et le Centre d’interprétation du phoque des Îles-de-la-Madeleine.

La dernière exposition de Raoul Jomphe, « Phoque, la controverse », qui présentait les photos prises lors du tournage de son documentaire « Phoque, le film », s’était tenue à Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts à l’été 2009. Elle avait été vandalisée à coups de couteau par un inconnu. Mais l’artiste avait choisi de laisser les photos endommagées en place.

 

En 2010, Exploramer a remporté un Phénix de l’environnement dans la catégorie « consommation responsable », décerné par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. La même année, l’institution muséale a obtenu le titre d’« Entreprise citoyenne » du magazine L’Actualité pour son programme Fourchette bleue.

Le musée a aussi déjà reçu des distinctions régionales remises par la Chambre de commerce de la Haute-Gaspésie. Mais pour Exploramer, le prix régional du Conseil régional de l’environnement Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CREGÎM) est le premier honneur gaspésien en matière d’environnement. « Ça a été une surprise, s’est exprimé la directrice générale d’Exploramer, Sandra Gauthier. On est contents. Ça fait chaud au cœur. »

Contributions

Mme Gauthier a accepté ce prix remis par le président du CREGÎM, Steve Pronovost. Celui-ci a souligné les nombreuses contributions apportées par Exploramer au cours des années. Parmi celles-ci, il a mentionné le travail de sensibilisation et d’éducation lié aux espèces marines du Saint-Laurent et le fait que l’organisation démontre une préoccupation pour la relève en organisant son concours Explo-Mer, qui vise à informer les jeunes à la préservation et à la connaissance du milieu marin du Saint-Laurent dans l’environnement.

M. Pronovost n’a pu non plus passer sous silence le programme Fourchette bleue, qui encourage les restaurants et les poissonneries à offrir des saveurs méconnues parmi les nombreuses espèces comestibles du Saint-Laurent, dans une perspective de développement durable et de protection de la biodiversité.

Ce passage du premier ministre à Marsoui s’est inscrit deux jours après celui de la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault. Le ministre responsable de la Gaspésie, Jean D’Amour, a pris part aux deux visites.

Sensible à la situation des sinistrés

Philippe Couillard a rencontré des sinistrés. « Pour nous, c’était important d’être là, a-t-il fait valoir en entrevue à GRAFFICI.CA. On s’assure que tous les programmes soient rapidement déployés. On veut surtout montrer aux gens qu’on voit leur situation. Quand on reçoit un dossier, ce n’est pas la même chose que quand on vient voir les gens sur place. On voit les dégâts. »

Impressions à la vue du sinistre

Le premier ministre a visité les zones sinistrées, dont celle où un glissement de terrain causé par le débordement du ruisseau à Moïse a pratiquement coupé le village en deux. « C’est un soulagement qu’il n’y ait pas eu de victimes », s’est-il exclamé en voyant la scène.

Il souligne toute son admiration pour la solidarité entre les citoyens, la Sécurité publique, les pompiers et la Croix-Rouge. « Il reste trois familles à ramener à la maison, spécifie-t-il. Ça peut être un peu plus long parce qu’elles sont vraiment proches des dégâts. »

Soulagement pour le maire

Le maire de Marsoui, Dario Jean, se sent réconforté par ces deux visites gouvernementales. « Le premier ministre nous a dit qu’il pourrait y avoir d’autres programmes pour nos sinistrés », se réjouit le premier magistrat de la municipalité de 300 habitants, qui doit faire face à des coûts évalués sommairement à un million de dollars pour la reconstruction des installations détruites.

Trois familles sont toujours évacuées de leur domicile qui est situé en bordure de l’immense cratère qui éventre le village. « Des experts vont inspecter les maisons lundi et vont ensuite produire un rapport, explique M. Jean, qui est lui-même un sinistré. Dans quelques jours, les résidents évacués vont savoir s’ils peuvent réintégrer leur domicile. » Une trentaine d’autres résidences ont été inondées.

21 municipalités obtiendront l’aide de Québec

Le premier ministre Couillard a ajouté dix autres municipalités gaspésiennes à la liste des onze qui avaient déjà été ciblées comme étant admissibles au programme d’aide financière en cas de sinistres.

Il a également profité de son passage à Marsoui pour inciter les Québécois à ne pas changer leur plan de vacances s’ils avaient choisi de venir en Gaspésie.

Quatre agents des pêches ont distribué des dépliants et informé la population sur la réglementation en vigueur concernant la pêche récréative au poisson de fond.
Il est légal de pêcher le maquereau de façon illimitée. La pêche à la plie est limitée à 15 individus par jour, tandis que la prise de morues, et/ou de merluches blanches, est autorisée du 12 juillet au 17 août, mais elles ne doivent pas dépasser cinq poissons par jour. Au-delà de cette période, la pêche à la morue et à la merluche blanche est interdite.

« On a un problème de compréhension partout en Gaspésie, mentionne le conseiller principal aux communications de Pêches et Océans Canada, Michel Plamondon, pour expliquer la campagne de sensibilisation mise de l’avant. Ce n’est pas seulement à Sainte-Anne-des-Monts. »

Infractions

Au cours de la dernière saison, une quarantaine d’infractions ont été commises en Gaspésie, dont une quinzaine à Sainte-Anne-des-Monts pour braconnage ou pêche illégale. Les amendes varient de 200 à 700 dollars.
« Il y a des infractions qui peuvent aller jusqu’à 150 000 dollars », fait savoir le chef de la conservation et de la protection du secteur Gaspésie-Bas-Saint-Laurent pour le Ministère, Jean-François Sylvestre.

Selon Pêches et Océans, cette réglementation est nécessaire à cause de la population de certains poissons de fond, comme la morue, dont les stocks sont très faibles, malgré le moratoire sur la pêche commerciale. « On pense qu’avec de telles mesures, on pourrait rétablir les stocks », espère le biologiste à l’évaluation des stocks de l’Institut Maurice-Lamontagne, Claude Brassard.

Pour le préfet de la Haute-Gaspésie, cette campagne est une bonne chose. « J’ai reçu plusieurs appels de citoyens, raconte Allen Cormier. Ça fait partie de nos mœurs et de nos traditions de pêcher sur le bout du quai. De permettre cinq morues par jour pendant cinq semaines, c’est gagnant-gagnant. On assure la pérennité de la ressource. »

Ce qu’en disent les pêcheurs

Un couple de Joliette, Ghislaine et Marcel Maurice, vient pêcher au bout du quai de Sainte-Anne-des-Monts depuis dix ans. « Je ne crois pas que c’est cette sorte de pêche sportive qui nuit aux stocks de poissons, estime M. Maurice. Je trouve ça ridicule. »

Un citoyen de Beloeil trouve qu’il est absurde de remettre un poisson à l’eau, telle une morue. « La plupart du temps, il ne survivra pas », soutient Jacques Arsenault.

Le projet s’est classé bon premier dans la catégorie Préscolaire et primaire, parmi 113 candidatures. Selon la directrice de l’école Notre-Dame-des-Neiges, Nathalie Proulx, les autres projets présentés dans la même catégorie étaient tous de qualité.

« C’est une très belle récompense, s’enthousiasme-t-elle. C’est l’un des premiers prix de cette envergure-là à être gagnés par la commission scolaire. C’est très positif parce qu’on est en train de mettre Marsoui sur la « map ». Quelle belle occasion de mettre en valeur les saines habitudes de vie chez nos jeunes! Notre enseignante, Marie-Ève Gendron, est très heureuse de ce prix, après avoir travaillé tellement fort avec ses 29 élèves. C’est gagnant pour tout le monde! », dit Mme Proulx.

Cette année, le jury était présidé par le chef et chroniqueur Jean Soulard. Les prix étaient placés sous le thème « Commissions scolaires, des approches éducatives innovatrices ».

Le projet

Depuis quatre ans, l’école de Marsoui a intégré à son programme une activité de jardinage collectif et éducatif appelée Jardinons à l’école, qui est le fruit d’une importante mobilisation de différents acteurs du milieu.

Pendant l’hiver, les élèves faisant partie du comité Jardin choisissent les variétés à semer, dessinent le plan de culture et commandent les semences. Au printemps, les enfants de la maternelle à la 6e année préparent les semis et repiquent les jeunes pousses. Par la suite, ils tiennent une vente de leurs plants en surplus auprès de la population. En 2013, 150 plants de tomates et 100 de fines herbes ont été vendus.

À la fin du printemps, les jeunes jardiniers travaillent la terre et aménagent leur potager. Son entretien est assuré par les élèves jusqu’à la fin des classes, suite à quoi des bénévoles prennent la relève pendant le congé scolaire. « C’est un plus d’avoir la communauté qui travaille dans le même sens que nous, dont les membres du Club des 50 ans et plus », tient à préciser Mme Proulx.

À la rentrée, les élèves retrouvent leurs plants qui ont poussé. « Les enfants sont fiers de récolter les légumes qui ont poussé à partir des graines qu’ils ont plantées », souligne la directrice de l’école. Par la suite, ils cuisinent et goûtent à leurs produits. La récolte donne lieu à quelques activités culinaires.

L’idée de ce projet vient d’Anne Sohier et de son conjoint, qui était conseiller municipal de Marsoui, Dario Jean et qui, depuis, est devenu maire. Valérie Allard de la Coop du Cap de La Martre collaborait à l’activité. Cependant, à compter de la prochaine rentrée scolaire, l’école deviendra autonome pour la poursuite du projet.

Pour les experts interviewés, de tels cas de phoques retrouvés sans tête ne sont pas nouveaux. Par contre, autant en si peu de temps, ce serait un précédent.

« Ce n’est pas très inquiétant, assure toutefois la porte-parole du RQUMM, Josiane Cabana. Ça suscite beaucoup de curiosité à cause du mystère. Plusieurs hypothèses ont été émises, mais ce n’est pas possible de confirmer une cause en particulier. »

Hypothèses

Certains croient qu’il pourrait s’agir de l’oeuvre du requin blanc, qui serait de retour dans le golfe du Saint-Laurent. « Ça ne peut pas être un requin parce qu’il l’aurait déchiqueté et l’aurait tout mangé, réfute le président et directeur scientifique du Groupe d’étude sur les élasmobranches et le requin du Groenland, Jeffrey Gallant. S’il s’attaque à un phoque, il mange ses flancs qui contiennent beaucoup de gras, plutôt que la tête qui est pleine d’os. »

D’autres hypothèses ont été soulevées. « Si c’était l’hélice d’un bateau, pourquoi il ne manquerait que la tête, s’interroge Mme Cabana? Est-ce un braconnier ou une personne qui collectionne les crânes? Est-ce un nouveau type de prédateur? Si oui, pourquoi mangerait-il seulement la tête? On n’arrive pas à le déterminer. »

Certains pensent que ces phoques auraient pu se coincer entre les glaces et que leur tête se serait détachée. « Les carcasses sont assez fraîches, spécifie la porte-parole du Réseau. Ça ne date pas de cet hiver. »

D’autres croient que ces phoques auraient pu s’empêtrer dans des filets de pêche et que les pêcheurs leur auraient coupé la tête pour les dégager de leurs agrès. « On aurait trouvé des marques sur le corps et il n’y en a pas », souligne Josiane Cabana.

Selon la porte-parole du RQUMM, la cause la plus probable est la mort naturelle. « Les nécroseurs vont manger les yeux et une partie de la tête finit par se détacher », estime-t-elle.

Espèce?

Des biologistes d’Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts ont été dépêchés sur les lieux afin d’identifier l’espèce. « On peut confirmer que ce sont de jeunes phoques à cause de leur taille, indique la directrice générale du musée, Sandra Gauthier. C’est surtout par la mâchoire et les dents qu’on peut identifier l’espèce. Comme la tête est manquante, on ne peut pas le confirmer à 100 %, mais on suppose que ce sont des phoques du Groenland. »

Le Réseau québécois d’urgence pour les mammifères marins invite les personnes qui découvrent des mammifères marins, qu’ils soient morts ou vivants, à appeler au 1 877 7BALEINE (1 877 722-5346).

C’est ce qu’a ordonné le juge Michel Dionne lors de la comparution de l’homme de 36 ans, jeudi avant-midi au palais de justice d’Amqui, acquiesçant ainsi à la demande de son procureur, Me Pierre Gagnon. « J’ai rencontré M. Chabot la semaine dernière et aucune communication n’a été possible et ce matin (jeudi) non plus, la communication a été encore très limitée », a soutenu Me Gagnon. L’évaluation psychiatrique, qui devra être réalisée dans un délai de cinq jours au Centre de santé et de services sociaux de Rimouski-Neigette, déterminera l’aptitude de l’accusé à subir son procès.

Le procureur de la Couronne, Me Guy Loisel, a recommandé que Christian Chabot demeure détenu. Par conséquent, le présumé meurtrier restera emprisonné au Centre de détention de Rimouski. Il reviendra devant la cour mercredi au palais de justice de Rimouski.

Il est actuellement trop tôt, selon son avocat, pour savoir s’il reconnaîtra sa culpabilité ou non aux deux accusations.

Mystère entourant le lieu des crimes

Étant donné que l’accusé et ses présumées victimes étaient des résidents de Montréal, on ignore toujours l’endroit où les meurtres ont été commis. « Les accusations font état de meurtres qui auraient été commis dans la région ou ailleurs, a précisé l’avocat de la défense lors d’une entrevue. C’est assez limité, ce que j’ai comme élément de preuve. »

Me Pierre Gagnon souligne cependant que comme les accusations ont été prononcées dans la Matapédia, le procès se tiendra probablement au Bas-Saint-Laurent. « C’est un procès qui devrait se tenir devant jury, estime-t-il. Donc, question de facilité, je pense que Rimouski serait l’endroit le mieux approprié. »

Comportement particulier

En cour, Christian Chabot, qui est arrivé enchaîné aux poignets et aux chevilles, a gardé la tête baissée pendant toute la durée de sa comparution. Jamais il n’a posé son regard sur le juge, les procureurs ou la dizaine de personnes qui prenaient place dans la salle d’audience. Il n’a jamais cessé de fixer ses mains. Il suivait de la tête leur position lorsqu’il les tournoyait et étirait ses doigts.

Le Montréalais au lourd passé judiciaire est accusé des meurtres au premier degré de Michelle Clusiau, 37 ans et de son fils, Mathieu Clusiau Perron, 5 ans. Les corps gisaient dans une voiture abandonnée dans un secteur inhabité de Routhierville.

L’homme de 31 ans a été interrogé au palais de justice de Sainte-Anne-des-Monts en marge de la suite de son procès qui avait débuté en mai. L’accusé a été appelé à la barre après le témoignage de la sergente enquêteure de la Sûreté du Québec, Lisa-Kim Bernatchez, qui avait assisté sa consoeur, la sergente Jenny Lajoie, lors de sa mise en arrestation et de son interrogatoire du 24 avril 2013.

Trou de mémoire

Au cours de son témoignage, Steven Donusz Vallée a répété plus d’une fois qu’il n’avait jamais fait l’objet d’une arrestation et qu’il n’avait jamais eu à subir un interrogatoire par des policiers. Pourtant, la procureure de la Couronne, Me Paméla Tremblay, lui a rappelé et exhibé une déclaration qu’il avait signée en janvier 2004, suite à une plainte de nature criminelle. « Je ne m’en souvenais plus parce que ça fait dix ans, a-t-il répondu après beaucoup d’hésitation. Mais aucune accusation n’avait été retenue. »

« Vous avez dit ne pas vous souvenir, a indiqué le magistrat. Pourtant, vous n’avez pas été 75 fois en état d’arrestation! C’est un fait marquant! Le tribunal ne peut pas croire ça. »

Prise de médicaments inconnus

Steven Donusz Vallée est aussi venu raconter au tribunal qu’un peu avant son arrestation, il avait reçu la visite de son ancienne voisine, Manon De Roy. Celle-ci a témoigné lors de la première partie du procès et a fait écouter au tribunal un enregistrement où l’accusé avouerait ses présumés délits.

« Mme De Roy était au courant que j’irais au poste de police, a-t-il déclaré à la cour. Elle m’a donné trois pilules pour me calmer. Elle m’a dit qu’elle était haut placée dans le domaine et qu’elle connaissait très bien les policiers, dont Mme Bernatchez. Je ne sais pas si Mme De Roy avait l’intention de me droguer, mais je me suis senti dans les “vap”, fatigué pour plusieurs jours et j’étais perdu. »

« Comment Mme De Roy pouvait-elle être au courant que la police allait vous arrêter? », a interrogé le juge d’un air dubitatif. « En sachant que vous alliez être interrogé par la police, elle vous donne trois pilules. De plus, c’est elle qui est allée vers vous. Ça ne tient pas la route! »

Le juge Berthelot a aussi affirmé ne pas le croire lorsqu’il déclare qu’il ne savait pas pourquoi il avait dû se présenter au poste de police. Aussi, lorsque l’accusé affirme qu’il n’a qu’une scolarisation de 3e année pour justifier qu’il n’a pas tout compris les motifs de son arrestation, le magistrat lui a rappelé que cela ne l’a pas empêché d’occuper des fonctions dans différentes entreprises, dont deux pour lesquelles il a été propriétaire.

La suite des procédures est fixée au 19 juin.

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