le Lundi 21 septembre 2026

Sur les 138 bibliothèques publiques, seulement 12 comptent plus de 50 % de livres québécois. La Bibliothèque Blanche-Lamontagne de Sainte-Anne-des-Monts couronne au palmarès avec 67 % de livres québécois. La moyenne québécoise est de 35 %. Ces statistiques sont tirées d’une récente étude de StatBib, qui est une création du ministère de la Culture et des Communications du Québec ainsi que de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

« La littérature française d’origine étrangère s’élève donc à 65 % de tous les livres en français offerts dans ces bibliothèques, déplore le directeur de l’Agence de presse Appui-Livres, Serge-André Guay, qui a publié les résultats de cette enquête. Ainsi, une part importante des subventions gouvernementales versées à ces bibliothèques servent à l’achat de livres en français étrangers, au détriment du livre québécois. »

Non-respect de la politique de la lecture et du livre

En 2012-2013, le gouvernement du Québec a versé près de 5 M$ dans le cadre de son programme pour le développement des collections des bibliothèques publiques autonomes, mais il n’impose aucune contrainte quant au développement de leurs collections de livres québécois. Ainsi, elles sont entièrement libres dans le choix de leurs titres.

Selon lui, plusieurs bibliothèques publiques, dont celles qui se classent en queue de peloton telle que Rimouski avec 29 % de livres québécois, s’inscrivent en porte à faux avec la politique de la lecture et du livre du gouvernement du Québec. Elle énonce clairement que les bibliothèques doivent « assurer la présence et la mise en valeur d’un nombre suffisant de livres et de périodiques édités au Québec afin de favoriser la diffusion de la culture et de la littérature québécoise auprès de la population ».

Les Annemontois apprécient les livres québécois

« C’est une bonne nouvelle, fait valoir la directrice de la culture de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts, Monique Campion, en réaction au classement de la bibliothèque municipale. Ça veut dire qu’on accorde une bonne place au livre québécois et qu’on trouve ça important. Même si on a beaucoup de livres québécois, l’achalandage est aussi bon. Donc, ça veut dire que les gens apprécient ça. »

L’an dernier, 35 298 documents ont été empruntés à la Bibliothèque Blanche-Lamontagne, qui compte 1 506 membres, sur une population de 7 000 habitants.

La Ville caresse un projet de sortir les livres de la bibliothèque dans certains endroits, comme dans des résidences pour personnes âgées. La bibliothèque souhaite aussi adhérer au Club de lecture TD.

Les élus réunis en assemblée publique à Sainte-Anne-des-Monts vendredi ont adopté des résolutions en ce sens afin de venir en aide à certains secteurs de la Gaspésie et des Îles, que ce soit dans les domaines des événements, de l’économie sociale, de la forêt et du tourisme.

Forêt

La CRÉGÎM accordera plus de 2,5 M$ dans une trentaine de projets qui feront partie de son Programme de développement régional et forestier. Les projets touchent les secteurs forestier, récréotouristique et faunique.

Tourisme

Neuf projets touristiques de la Gaspésie et des Îles se partageront 250 000 $ provenant du nouveau Fonds d’aide aux initiatives en tourisme durable de la CRÉGÎM. Les projets retenus sont ceux du Bioparc de la Gaspésie, du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, du Géoparc de Percé, du Mont Saint-Joseph, de la Route des belvédères, d’Exploramer, du Domaine des chutes du ruisseau Creux, de l’Espace René-Lévesque et du Symposium de plein air.

Événements

La Conférence régionale des élus supporte douze événements pour un total de 150 000 $ issus de son Fonds de soutien aux événements. Dans le volet culturel, il s’agit des Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie, du Festival en chanson de Petite-Vallée, du Festival Musique du bout du monde, du Festival La Virée, de la Fête du bois flotté, du Festival de musique bluegrass, des Percéides et de La mer sur un plateau.

Pour la première année, le fonds a été additionné d’un volet plein air. Les événements qui ont été sélectionnés sont le Festival cycliste bouette et bitume/Gran Fondo Forillon, la Traversée de la Gaspésie à bottines, le Rendez-vous Aventure et La Saucette.

Journée de l’économie sociale

Le Pôle régional d’économie sociale Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine tiendra un rassemblement mercredi à la Vieille Usine de L’Anse-à-Beaufils à Percé. Les entreprises d’économie sociale de la région et leurs partenaires sont donc invités à la Journée régionale de l’économie sociale.

La CRÉ dresse un bilan éloquent de son Entente spécifique sur le développement de l’économie sociale, qui vient de prendre fin après cinq ans. L’organisme ne sait toujours pas si cette entente sera reconduite.

« Il y a une incertitude quant à la vision que le nouveau ministre aura de l’économie sociale et à l’importance qu’il lui accordera, admet le directeur général de la CRÉGÎM, Gilbert Scantland. L’économie sociale, c’est 3 000 emplois et elle contribue à l’apport économique de la région. » L’entente de partenariat prévoit 50 000 dollars provenant du gouvernement du Québec et une somme équivalente à être versée par la CRÉGÎM.

La prochaine réunion publique de l’organisme est fixée au 9 juin à l’Hôtel des Commandants de Gaspé.

L’Empress of Ireland a coulé en 14 minutes, dans la nuit du 29 mai 1914. Il était parti de Québec durant la journée précédente, à destination de l’Angleterre. Il s’était rapproché de Rimouski et de Pointe-au-Père, pour y laisser son pilote maritime, alors que le Storstad s’était rapproché de la côte pour prendre le sien. Les deux navires « se voyaient » jusqu’à quelques minutes avant le choc. L’entrée d’un épais banc de brouillard a causé de la confusion au sein des deux équipages.
 
Le Storstad est entré dans le flanc de l’Empress of Ireland, un endroit particulièrement vulnérable. Le Storstad n’a pas coulé après la collision. C’est à son bord que plus de 400 survivants ont embarqué.
 
L’Empress of Ireland, le naufrage oublié, remet dans le contexte de l’époque cette tragédie, la plus grande de l’histoire maritime du Canada avec 1 012 morts. Elle donne aussi la parole à des gens peu entendus, notamment les descendants des capitaines du paquebot du Canadien Pacifique et du charbonnier norvégien Storstad.
 
« Le drame de l’Empress a été oublié parce qu’il est arrivé entre deux autres tragédies, le naufrage du Titanic et le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il y a trois quêtes dans ce documentaire. Il y a cette quête historique de raviver cette tragédie oubliée, de ne pas oublier les gens qui sont morts, dans une tragédie qui n’a pas eu la même reconnaissance que celles du Titanic et du Lusitania. Il y a la quête du musée, le Site historique maritime de la Pointe-au-Père, de remonter des objets qui leur sont chers. Il y a aussi la quête des plongeurs, d’y aller de façon sécuritaire », aborde Jean Guénette, producteur et réalisateur du documentaire.
 
Il voit une quatrième quête, qui s’est imposée en cours de tournage, « celle des deux petits-fils des capitaines, Alf Hestenes et Joey Saward, de remettre les pendules à l’heure, de dire que ni l’un ni l’autre des équipages n’était coupable. C’était un accident. Ils voulaient rétablir les réputations de leurs familles », ajoute-t-il.
 
Le documentaire relance aussi un long débat sur la protection des épaves reposant au fond de l’eau, et sur la pertinence de remonter des objets ou pas. « Que fait-on de nos épaves? Quel sort réserver à notre patrimoine maritime, au Québec? On le laisse à quelques experts? Il faut répondre à ces questions », précise Jean Guénette.
 
L’Empress of Ireland, le naufrage oublié, a nécessité trois ans de travail pour Gaspa Vidéo, qui a supplanté d’autres boîtes de production pour gagner ce mandat. Douze personnes ont travaillé à sa production. Toute la postproduction sonore a été réalisée au Studio Tracadièche, également de Carleton-sur-Mer.
 

La municipalité avait été obligée d’établir un plan de redressement de cinq ans, couvrant les années budgétaires 2010 à 2014 inclusivement, une conséquence de la fermeture de la cartonnerie Smurfit-Stone en 2005 et d’une dévaluation rétroactive de l’usine, suite à un litige entre l’administration municipale et la firme.
 
Le manque à gagner dépassait 1,4 M$. Selon le plan établi en 2010, le déficit de l’année 2013 aurait dû se situer à 220 000 $. Il a été de 178 039 $, c’est-à-dire 42 000 $ de moins.
 
« En 2014, le déficit anticipé devait être de 57 000 $. On devrait avoir l’équilibre, si on n’a pas de problème majeur demandant une sortie de fonds pas prévue », explique le maire Éric Dubé.
 
La dette à long terme de la Ville de New Richmond s’est établie à près de 11 M$ en 2013, soit 575 000 $ de plus que les prévisions. En 2014, la dette prévue est de 10 M$, mais elle sera assurément plus élevée que ce montant, et pourrait aussi dépasser le seuil de 2013, selon Daniel Berthelot, de la firme Raymond Chabot Grant Thornton, qui a présenté mercredi les états financiers consolidés de la Ville de New Richmond.
 
Ces chiffres ne tiennent pas en compte l’ensemble des montants à la charge de la Ville de New Richmond, qui s’élèvent à 32 M$. Selon les nouvelles règles comptables imposées par le gouvernement du Québec, ce montant doit englober les dettes de toutes les sociétés créées par la Ville.
 
Cette somme, qui semble astronomique pour une ville de 4 000 habitants, tient aussi compte de tous les éléments de dette associés à l’administration municipale. C’est donc dire que les 19,4 M$ que l’État québécois doit à la Ville de New Richmond sont inclus dans ce solde. Ce montant comprend notamment les travaux réalisés sur le boulevard Perron au cours des dernières années.
 
La somme inclut aussi les 1,6 M$ de dette à long terme de la Société de développement économique de New Richmond, notamment propriétaire du motel industriel. Il s’agit en grande partie du paiement hypothécaire lié au motel industriel, montant qui se rembourse à même les revenus des locataires. La Société a même déclaré un surplus de 14 000 $ en 2013.
 
Ce que la dette à long terme de la Ville de New Richmond n’inclut pas encore, ce sont les sommes pour lesquelles elle s’est portée garante au nom de la Corporation de développement touristique de New Richmond et du Parc régional de la Petite-Cascapédia, qui gère le centre de ski Pin rouge.
 
La Corporation de développement touristique était responsable de l’organisation du Festival d’été de Québec à New Richmond. Après le dernier festival, en 2012, il était connu que le manque à gagner des trois événements tenus de 2010 à 2012 était d’environ 400 000 $.
 
Lors de la présentation des résultats financiers de la Ville, le maire Dubé a précisé qu’une somme de 150 000 $ avait aussi été avancée par l’administration municipale. Le résultat, c’est que la Corporation de développement économique doit maintenant 598 937 $ à ses créanciers, en l’occurrence la Ville et les Caisses Desjardins.
 
« On est en train de négocier un protocole de remboursement avec la Fédération des caisses », précise M. Dubé.
 
Le cas de Pin rouge est un peu différent, mais il va dans le même sens. Dans les livres, le Parc régional de la Petite-Cascapédia doit 1,9 M$ à long terme, une somme qui sera soumise à des ajustements au cours des prochains mois puisque des charges et des subventions restent à intégrer. Pour le moment, seule une somme de 227 225 $ attribuables à Pin rouge est comprise dans les 32,16 M$ de dette à long terme de la Ville.
« Pour le moment, la dette de Pin rouge est dans un “compte-projet”. C’est pour ça que sa dette n’apparaît pas complètement dans les livres de la Ville. Dans le courant de 2014, elle sera transférée. On figure 2,2 M$ (…) Si on est optimiste et qu’on reçoit une subvention plus élevée de Québec, ce pourrait être 2 M$ », explique le maire.
 
En janvier, la Ville de New Richmond a voté en faveur d’une subvention annuelle de 150 000 $ pour les 25 prochaines années, au bénéfice du Parc régional.
 
« Toutefois, si le Parc présente de bons résultats une année, nous pourrons diminuer la subvention. C’est notre intention de maximiser les revenus pour le parc », assure Éric Dubé.

Le rôle du mentorat, les réseaux sociaux, les aptitudes pour devenir entrepreneur, l’histoire de la Gaspésie en affaires et les façons de surmonter le négativisme ont aussi occupé les 90 participants, mais le thème de la relève a dominé dans plusieurs discussions.
 
Le cas de Pétroles C. Poirier allume un peu l’imaginaire parce que les conditions de départ ne s’imposaient pas d’emblée. L’acheteur, Christian Derome, avait travaillé pour le principal compétiteur du vendeur, Marie-Louis Bourdages, pendant 10 ans. On était loin d’une acquisition dans la famille, ou par les employés.
 
« Je le trouvais dérangeant, quand il travaillait pour Pétroles Chaleurs », se souvient M. Bourdages, en évoquant l’époque de 1988 à 1996 alors qu’il devait se frotter à Christian Derome.
 
Marie-Louis Bourdages avait acquis Pétroles C. Poirier en 1988 et le territoire de distribution des produits pétroliers ne couvrait que le tiers de la zone actuelle, qui va de Matapédia à Sainte-Anne-des-Monts.
 
M. Derome a plus tard travaillé pour le Chemin de fer de la Baie-des-Chaleurs, à l’époque où le réseau ferroviaire gaspésien était surtout contrôlé par la Société des chemins de fer du Québec. Puis, il a quitté la région pour faire sa maîtrise en administration des affaires, avant de revenir en 2011.
 
« Dans mon plan, je voulais avoir une entreprise dans un des domaines où je pouvais être compétent », dit-il. Les deux hommes ont siégé sur un même conseil puis M. Bourdages a invité M. Derome à venir le rencontrer.
 
On est alors en juillet 2011. Le mois suivant, Louis-Marie Bourdages apprend de son médecin qu’il ne lui reste que deux mois à vivre, en raison d’un cancer. Actionnaire majoritaire de Pétroles C. Poirier, une entreprise comptant trois actionnaires minoritaires et de 25 à 35 employés, il doit organiser sa succession à la vapeur.
 
Si M. Bourdages a terrassé le cancer devant venir à bout de lui, il a néanmoins cru pendant quelques semaines qu’il lui restait peu de temps à vivre. Les deux hommes ont vite découvert qu’ils étaient faits pour s’entendre, malgré les premières impressions de l’intervalle 1988-1996.
 
« Ça s’est installé de bonne heure, la confiance. On se connaît, mais pas depuis 25 ans en continu. Dans le travail de papiers, nécessaire dans un transfert de propriété, je me demandais : Comment peut-il me faire confiance à ce point-là? Quand tu vois ça, tu ne veux pas trahir cette personne », raconte Christian Derome.
 
Marie-Louis Bourdages, qui fait du mentorat auprès de jeunes entrepreneurs depuis quelques années, a senti la même complicité.
 
« Il faut prendre le temps de se connaître. Mais au début, on pensait ne pas en avoir beaucoup, de temps. Mais j’écoutais Christian me décrire sa vision et je me disais : Il veut faire ce que j’aurais voulu faire si j’avais eu 10 ans de moins. Dès la première conversation, je lui ai dit où je voulais aller », décrit M. Bourdages.
 
« C’était exactement ce que je pensais. Et dans les pires moments de tempête, il a toujours été là », complète Christian Derome, comblé de mettre la main sur le seul distributeur de produits pétroliers sous contrôle gaspésien.
 
« Le facteur important, c’est la confiance. Tu ne peux pas avoir confiance à 80 %. C’est 100 % ou zéro. Une femme n’est pas un peu enceinte », dit M. Bourdages.
 

Maurice Quesnel, directeur général de la Chambre de commerce de la Baie des Chaleurs, sort comblé des résultats de ce premier colloque régional. « Idéalement, il faudra que le colloque se promène d’un secteur à l’autre de la Gaspésie au cours des prochaines années ».

Le Parc régional de Val-d’Irène, situé à Sainte-Irène, dans la Matapédia, a remporté le prix argent dans la catégorie « campings, sites de plein air, de sport et de loisir ».

Le prix bronze dans la catégorie « ressources humaines, relève touristique », a été décerné au chef des Jardins de Métis, Pierre-Olivier Ferry. « C’est un très bel honneur, a confié le lauréat lors d’une entrevue accordée à GRAFFICI.CA, à l’aube de sa dixième saison à la Villa Estevan. Ça marque la fin d’une étape et le début d’une autre puisque le concours s’adresse aux moins de 30 ans et que je viens d’avoir 31 ans. Ça m’incite à aller plus loin. C’est une reconnaissance pour le travail que j’ai fait aux Jardins au cours des neuf dernières années. »

Autres finalistes

Claudine Roy de La Grande Traversée de la Gaspésie figurait parmi les douze finalistes au titre de personnalité touristique. Les honneurs sont cependant revenus au chef Normand Laprise du Restaurant Toqué! de Montréal.

Les trois autres finalistes gaspésiens aux Grands Prix du tourisme québécois 2014 étaient le Circuit des bâtisseurs de la Ville de Chandler, Extrême Chic-Chocs de Sainte-Anne-des-Monts et les Chalets de l’Anse Sainte-Hélène de Maria.

Choix des gagnants

Les candidatures de 180 lauréats régionaux et de douze personnalités touristiques issues des concours régionaux étaient admissibles à l’édition nationale. Les neuf membres du jury, présidé par le titulaire de la chaire de tourisme Transat de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), Paul Arseneault, ont eu pour tâche de choisir les lauréats nationaux or, argent et bronze dans les 18 catégories du concours, en plus d’élire la personnalité touristique. Les critères de jugement étaient basés sur l’innovation, la compétitivité globale et le développement durable.

Créés en 1985, les Grands Prix du tourisme québécois soulignent les efforts et le dynamisme des entreprises qui oeuvrent dans le domaine touristique, tout en reconnaissant officiellement leur contribution au positionnement du Québec comme destination touristique.

Ce montant doit en principe protéger pour 15 ans le service de train de passagers de Via Rail entre Montréal et Halifax, un lien passant par Matapédia, Amqui, Mont-Joli, Rimouski et Rivière-du-Loup.
 
Les 70 kilomètres de rail entre Miramichi et Bathurst étaient menacés d’abandon par le Canadien National, parce qu’ils ne généraient pas assez de revenus au goût du transporteur de marchandises.
 
Un abandon aurait forcé Via Rail à faire passer son train Océan par le centre et l’ouest du Nouveau-Brunswick, ce qui aurait laissé l’est et le nord de cette province, de même qu’une petite partie de la Gaspésie et la presque totalité du Bas-Saint-Laurent, sans train de passagers. Via Rail aurait aussi pu être tentée de sacrifier entièrement son service entre Montréal et Halifax.
 
Bien que les 10,2 M$ aient été consentis à Via Rail, le Canadien National demeurera propriétaire de tout le tronçon entre Moncton et Campbellton, incluant la portion Miramichi-Bathurst. Le gouvernement fédéral ne voulait pas verser la subvention au CN, une entreprise privée depuis 1995.
 
La moitié du chemin de fait

La nouvelle réjouit le député fédéral de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, mais il s’empresse de spécifier que l’autre moitié du travail reste à faire, à savoir le déblocage de fonds pour que le chemin de fer de la Gaspésie soit également amélioré, notamment pour que le train de Via Rail entre Matapédia et Gaspé revienne le plus tôt possible.
 
« Le retour du service entre Matapédia et Gaspé n’est toujours pas assuré et la fréquence des trains passagers à Matapédia et à Campbellton n’a rien pour attirer et retenir une clientèle fidèle », précise M. Toone par voie de communiqué.
 
Il rappelle que le public a joué un rôle déterminant dans la décision de la ministre Raitt de délier les cordons de sa bourse.
 
« Voyons clair, c’est la mobilisation populaire qui a fait plier le gouvernement dans le dossier du financement du tronçon entre Bathurst et Miramichi et c’est encore une fois la mobilisation populaire qui forcera la ministre Raitt à finir le travail », dit le député.
 
Les ponts en cause

Via Rail a suspendu en août 2013 son service entre Matapédia et New Carlisle en raison de l’état de l’infrastructure, essentiellement quelques ponts. Les trains de Via ne roulent plus sur la portion New Carlisle-Gaspé du réseau depuis décembre 2011, aussi à cause de l’état de certains ponts.
 
La situation des deux ponts de la Cascapédia cause des maux de tête à d’autres acteurs économiques de la Gaspésie, dont Rail GD, l’atelier de réparation de matériel ferroviaire de New Richmond.
 
En avril, la direction de la firme a obtenu un contrat de réparation de deux locomotives de la compagnie Cape Breton and Central Nova Scotia Railway, de Nouvelle-Écosse.
 
« Quand on a gagné l’appel d’offres, on avait un contrat pour six locomotives, mais on l’a refusé. Quatre des locomotives ont six essieux et elles sont trop lourdes pour passer sur les deux ponts de la rivière Cascapédia. On a ramassé les deux plus petites locomotives », précise Gilles Babin, président de Rail GD.
 
« Le CN a lancé un appel d’offres pour réparer des locomotives de six essieux récemment. On n’a pas déposé de soumission parce que les ponts (de la rivière Cascapédia) n’auraient pas la capacité portante », déplore M. Babin.
 
Olivier Demers, directeur de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, propriétaire de l’emprise entre Matapédia et Gaspé, précise que la firme, née de l’initiative des municipalités gaspésiennes, tente de trouver des fonds pour renforcer les ponts de la Cascapédia.
 
Une quinzaine de personnes travaillent présentement chez Rail GD, mais il y en avait 30 en mars.

C’est le verdict auquel en est venu le juge Jules Berthelot au palais de justice de Sainte-Anne-des-Monts vendredi.

Preuve et témoignages

La preuve a pu notamment être établie grâce à une caméra de surveillance installée par la Sûreté du Québec, le 30 janvier 2013, devant la maison située au 69 de la 1re Avenue à L’Anse-Pleureuse et grâce aussi à un appareil photo à infrarouge fixé à l’intérieur de la même résidence.

Ces appareils avaient été installés après que la porte de cette résidence inhabitée avait été défoncée. Chargée par la propriétaire qui habitait Granby de s’occuper de sa maison de L’Anse-Pleureuse, Rose-Aline Goupil, une citoyenne de l’endroit, a témoigné devant le tribunal que c’est elle qui s’est aperçue, le 25 janvier 2013, de l’introduction par effraction. « La police nous a dit, à mon mari et moi, de mettre une broche et une planche dans la porte », a-t-elle raconté en cour.

Un autre témoin habitant de biais avec la résidence incendiée, Geneviève Bélanger, a déclaré avoir vu passer Éric Vallée le 30 mars 2013, portant deux sacs d’épicerie en plastique.

Le 31 mars 2013, Jean-Roch Bélanger s’est aperçu que le panneau de bois recouvrant la porte avait été arraché. Il est allé avertir Mme Goupil qui s’est empressée d’alerter la police. « Dehors, on voyait des traces de pas dans la neige et on voyait que l’intérieur était tout boucané », a-t-elle décrit.

Témoignage d’un expert

Un technicien en scènes de crime et d’incendie, Christian Coulombe, a été appelé sur les lieux la même journée. Celui-ci a relevé des traces d’accélérant liquide qui avait été versé sur le plancher. Le feu s’était éteint de lui-même.

Le sergent Coulombe a procédé à des comparaisons d’empreintes de semelles à partir des traces retrouvées dans la neige et de celles des bottes qui avaient été saisies chez l’accusé. « Les motifs des semelles et la grandeur sont les mêmes, a confirmé le policier. À mon avis, c’est un geste volontaire qui a causé cet incendie-là. »

Selon la propriétaire, Danielle Poisson, les dommages qui ont été couverts par les assurances s’élevaient à 22 000 $. La dame a tout de même dû débourser 8 575 $ pour le remplacement et la réparation du matériel souillé.

Dès les premières minutes de son procès, malgré les avertissements de son avocat, Me Hugo Caissy, l’accusé a dû être remis à l’ordre par le magistrat afin qu’il se taise pendant que les témoins parlaient.

L’incendiaire a été remis en liberté jusqu’aux représentations sur sentence prévues le 18 novembre. Aucune preuve n’a pu établir qu’Éric Vallée était l’auteur des autres incendies criminels survenus dans le même secteur en 2012 et 2013.

Âgé de 31 ans, Steven Donusz Vallée de Sainte-Anne-des-Monts doit répondre de quatre chefs d’accusation à caractère sexuel sur un adolescent de 14 ans. Les faits reprochés se sont échelonnés pendant cinq mois en 2012 et 2013.

Témoignage de la présumée victime

Interrogée par visioconférence, la présumée victime a raconté avoir été engagée par Steven Donusz Vallée pour personnifier des mascottes pour son agence Animation Enfolie Gaspésie, qui oeuvrait lors d’événements et de fêtes d’enfants, principalement en Gaspésie, au Bas-Saint-Laurent et au Nouveau-Brunswick.

Dès les premiers mois, le patron lui aurait fait des compliments en lui flattant les cuisses. Le 26 novembre 2012, il l’aurait convoqué dans son bureau pour ensuite lui baisser ses pantalons et lui faire une fellation.

Au cours des semaines suivantes, l’homme et la présumée victime auraient eu des relations avec pénétrations anales. Quand l’adolescent a admis que c’est lui qui sodomisait son présumé agresseur, l’avocat de la défense, Me Hugo Caissy, l’a questionné afin de comprendre la raison qui l’empêchait de fuir. Il a affirmé qu’il ne pouvait pas parce que Donusz Vallée le tenait d’un bras et qu’il l’empêchait de crier.

La relation aurait pris fin lorsque la mère de la présumée victime a découvert une conversation entre son fils et son patron sur Facebook. Dans la semaine qui a suivi, Steven Donusz Vallée aurait appelé l’adolescent sur son téléphone cellulaire environ 120 fois.

Témoignage d’une ancienne voisine

Le témoignage choc a été celui d’une ancienne voisine, Manon DeRoy. Tremblant de tout son corps, la femme de 41 ans a affirmé, d’entrée de jeu, ne pas avoir dormi de la nuit puisque l’accusé et des membres de sa famille auraient stationné leur véhicule devant sa chambre d’hôtel en braquant les phares devant sa fenêtre. Elle serait alors partie à leur poursuite en auto. Elle dit avoir rapporté les faits à la police, qui l’ont informée qu’un appel avait été logé par la famille Donusz Vallée pour avoir été poursuivie par elle.

Mme DeRoy est venue raconter au juge Jules Berthelot qu’elle avait été informée, le 16 avril 2013, de la relation amoureuse entre son ancien voisin et le jeune de 14 ans. « Comme ça allait à l’encontre de mes valeurs, j’ai appelé la police », a témoigné l’ancienne agente correctionnelle, qui est aujourd’hui étudiante en criminologie.

Un enregistrement, où on entend la dame questionner un homme qu’elle confirme être Steven Donusz Vallée, a été entendu par la cour. Sur cet enregistrement effectué par Mme DeRoy, qui a été déposé à la police quatre mois plus tard, l’accusé confirme sa relation amoureuse avec le garçon. Il raconte notamment que, lors d’un voyage de dix jours à Montréal, ils se sont prêtés à des activités sadomasochistes.

La suite du procès a été fixée au 18 juin. À ce moment-là, l’accusé devrait être appelé à témoigner.

De plus, le directeur général du CLD, Étienne Bouchard, prévoit que l‘année 2014 sera caractérisée par une hausse des interventions et du montant total investi dans les entreprises.
 
« En 2013, on a investi 413 000 $. Notre moyenne des trois années précédentes avait été de 660 000 $. Depuis le tout début du CLD en 1999, le montant annuel d’investissement a été de 400 000 $, alors on est dans la moyenne (…) Mais on veut remonter à 555 000 $ en 2014 et les premiers mois nous indiquent que c’est réalisable », précise M. Bouchard.
 
La somme de 413 000 $ n’inclut pas 59 500 $ injectés dans l’environnement économique. Le premier montant a supporté des investissements totaux de 4,1 M$.
 
En 2013, le CLD de Bonaventure a maintenu sa stratégie d’appuyer un moins grand nombre de projets, mais d’effectuer un accompagnement plus serré. « On a découvert il y a trois ans que le taux de survie des entreprises qu’on appuyait n’était pas plus élevé que le taux de survie des entreprises au Québec (…) C’est pourquoi on intervient moins souvent; on cible plus les entreprises qu’on accompagne », souligne Étienne Bouchard.
 
Il note que la Baie-des-Chaleurs est passée par une période de ralentissement économique en 2013. « À ce que j’entends, des entreprises ont eu des difficultés de liquidités pendant l’hiver (…) À présent, on en sort », dit-il.
 
M. Bouchard s’enthousiasme en voyant le retour résolu des jeunes dans des initiatives de développement économique appuyées par le CLD.
 
« En 1999, quand nous avons ouvert, 45 % de notre clientèle était constituée de jeunes de 18 à 35 ans. En 2006, c’était 10 %. De 2006 à 2010, il y a eu une légère remontée de 10 à 14-15 % (…) En 2013, la proportion est à 26 %. On l’a vu au gala de la Chambre de commerce (de la Baie-des-Chaleurs). Il y a beaucoup d’entreprises en voie de transfert vers la relève », analyse M. Bouchard.
 
En 2013, le programme Jeunes promoteurs a suscité des interventions de 140 000 $. « C’est le double de la moyenne. Nous avons eu huit ou neuf dossiers. Il y a beaucoup de relève qui se manifeste », note-t-il.
 
L’assemblée générale annuelle du CLD de Bonaventure a eu lieu dans l’atelier de Rail GD, une entreprise de réparations de matériel ferroviaire établie dans ce nouvel édifice bâti en 2012 dans le parc industriel de New Richmond.
 
« On travaille présentement à des améliorations sur un quatrième wagon pour le train touristique Amiral. On a aussi obtenu un contrat de réparation de deux locomotives d’une compagnie du Cap-Breton », précise le président de Rail GD, Gilles Babin. Il a offert une visite des lieux aux participants de l’assemblée annuelle du CLD.

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