le Lundi 21 septembre 2026

Mercredi, vers 19 h, le Pierre-Luc 1 naviguait avec trois hommes à son bord lorsque, pour une raison encore inexpliquée, l’eau s’est rapidement infiltrée. Devant se rendre à l’évidence que son bateau allait couler, le capitaine Michel Dupuis a donné ordre à ses deux hommes d’enfiler immédiatement leur combinaison de survie. Quelques minutes plus tard, les trois marins se retrouvaient dans les eaux glaciales du Saint-Laurent.

Deux autres crevettiers, le Helen M. Cadegan et le Monique Caroline, qui se trouvaient à environ 15 milles nautiques du lieu du naufrage, sont partis à la rescousse de leurs confrères, même si les capitaines savaient qu’ils étaient à plus de deux heures et demie de là.

« Mon officier de quart est venu me réveiller pour me dire qu’il y avait un “mayday” de lancé, que c’était le Pierre-Luc et que, d’après ce qu’il avait pu comprendre, il était en train de sombrer, raconte le capitaine du Helen M. Cadegan, Réjean Côté. J’ai appelé la Garde côtière et ils m’ont donné la position. Par après, j’ai entendu Michel dire, à la radio, qu’il ne réussissait pas à pomper l’eau de son bateau et qu’il allait prendre le fond inévitablement. »

« On est partis à fond de train, le moteur à bloc, pour se rendre à la position donnée, poursuit le navigateur matanais. Il y avait du courant fort. Ce n’était pas beau. » L’équipage du Monique Caroline en a fait tout autant.

Chemin faisant, M. Côté a appris que l’équipage d’un paquebot antiguais-barbudien, le BBC Skysails, avait rescapé un des naufragés. Entre-temps, l’hélicoptère de la Garde côtière avait localisé un bateau de sauvetage avec un homme à son bord, qui a pu être secouru par l’équipage du Monique Caroline. Mais il en manquait un, soit le capitaine, Michel Dupuis. « L’hélicoptère patrouillait avec son “spot” sur l’eau pour trouver celui qui manquait, relate le capitaine Côté. Finalement, ils sont arrivés directement dessus par hasard. »

Manoeuvre ardue

« La manœuvre pour l’embarquer n’a pas été évidente, indique le pêcheur de crevettes. Un gars de 250 livres avec un “suit” de survie plein d’eau, ça a tout pris, à quatre hommes, pour l’embarquer à bras. » Le rescapé était conscient, mais complètement exténué de ses trois heures passées dans l’eau. « Il avait la face bleue, décrit Réjean Côté. Il avait froid aux pieds et aux mains. On l’a rentré dans la cuisine. On lui a mis une bonne couverte chaude sur lui. On lui a donné une tasse de thé. On lui parlait. Il demandait pour ses hommes. Je lui ai annoncé qu’ils avaient été sauvés. »

Le capitaine a ensuite mis le cap vers le quai de Godbout, d’où une ambulance l’attendait. « La Garde côtière voulait venir le chercher en mer avec l’hélicoptère, souligne-t-il. Je leur ai dit d’oublier ça, qu’ils allaient le faire mourir! » Les trois hommes ont été transportés à l’hôpital de Baie-Comeau, d’où ils ont obtenu leur congé le lendemain matin.

Après 36 ans de navigation, Réjean Côté n’est pas prêt d’oublier cet épisode plutôt singulier de sa carrière de marin. « On se serait cru dans un film d’aventure, indique-t-il, n’arrivant pas encore à se remettre de ses émotions. C’est quelque chose qui nous vire à l’envers. Michel, c’est un gars que je connais depuis au moins 20 ans. On craignait d’arriver là, puis de ramasser un cadavre! »

Encore sous le choc

Le capitaine secouru, Michel Dupuis, a décliné notre demande d’entrevue. « Il est trop sous le choc », a fait valoir sa conjointe, Marie-Hélène Colin.

Après avoir regagné la rive sud par le traversier Camille-Marcoux, Michel Dupuis est passé saluer les gens de l’usine de crevettes de Matane, où il décharge normalement sa cargaison. Selon nos sources, il était très émotif et s’est dit surtout très content d’être encore en vie.

Me Caissy, avocat, devient le représentant officiel des participants de la Haute-Gaspésie, tandis que M. Blais, un policier retraité de la Sûreté du Québec, le sera pour la MRC du Rocher-Percé.

L’ACEQ est toujours à la recherche d’une tête d’affiche pour la MRC Côte-de-Gaspé. « Nous lançons une invitation aux gens de la Côte-de-Gaspé afin de nous aider à trouver la perle rare, s’exclame la conseillère en communication de l’ACEQ, Marie-Andrée Rioux. Les personnes intéressées peuvent contacter Myriam Brisson ou Sylvie Carroll au 1 800 463-0806, poste 2006. »

Hugo Caissy

Pour Hugo Caissy, ce défi est une façon d’honorer la mémoire de son meilleur ami Luc et de son oncle Robert, tous deux décédés d’un cancer du poumon. « Cette cause me tient tout particulièrement à cœur, car plusieurs de mes proches ont été touchés par la maladie, explique-t-il. Cette cause ne laisse assurément personne indifférent puisque le cancer touche maintenant tout le monde. La présence de l’Association dans l’Est-du-Québec est essentielle puisqu’elle permet d’offrir des services qui procurent un soutien réconfortant aux personnes atteintes de la maladie et à leurs proches. »

Le rendez-vous est lancé le 18 octobre à la Maison de la culture de Sainte-Anne-des-Monts, alors que la tête d’affiche et les participants se feront raser les cheveux en échange des dons qu’ils auront récoltés.

Claude Blais

Pour Claude Blais, c’est lorsqu’il a accompagné son père pour ses traitements contre le cancer qu’il a pris conscience de la nécessité des services de l’ACEQ et de l’Hôtellerie Omer-Brazeau de Rimouski.

« C’est lors de ce séjour que j’ai vraiment compris l’importance inestimable de ce service pour la population de l’Est-du-Québec et que j’ai décidé de m’impliquer, raconte-t-il. Les gens de mon entourage me décrivent comme un gars de défis, qui mord dans la vie et qui est toujours prêt à s’impliquer dans son milieu pour une bonne cause. Chacun d’entre nous a connu un parent, un proche, un ami ou une connaissance qui a dû combattre le cancer. N’oubliez pas que chaque don, peu importe le montant, fait une différence. »

La tête d’affiche et les participants de la MRC du Rocher-Percé lancent l’invitation le 18 octobre à la Place du Havre de Chandler, alors qu’ils « mettront leur tête à prix ».

Elle portait alors des blessures fatales au cou, des lésions causées au moyen d’un couteau. Savoie, originaire de Nouvelle, est un récidiviste en matière d’agression sexuelle. Il en a notamment commis une en 1992 et une seconde le 9 septembre 1996, six semaines après le meurtre de Sonia Raymond.
 
C’est durant l’enquête portant sur cette seconde agression que la Sûreté du Québec a décidé, le 26 septembre 1996, de fouiller la maison qu’il habitait et le véhicule qu’il utilisait, en rapport avec l’homicide de Mme Raymond, qui habitait Rimouski et qui était dans la Baie-des-Chaleurs pour assister à un mariage.
 
Un minime échantillon de sang a été trouvé dans le véhicule, mais il a fallu attendre au début de 1998 avant que le laboratoire de science judiciaire de la Sûreté du Québec en fasse l’analyse pour tracer le profil génétique. La technique requise, par amplification de l’ADN, n’était pas maîtrisée au Québec en 1996. L’analyse n’a pas été concluante, mais Réal Savoie était alors étiqueté suspect dans cette affaire.
 
Dans les moments suivant la découverte du corps, un orage avait balayé la scène du crime, ce qui avait compliqué le travail des policiers. La Sûreté du Québec avait toutefois prêté flanc à la critique en envoyant un maître de chien pour arpenter la plage de Maria le 19 novembre, presque quatre mois après le meurtre.
 
Réal Savoie a finalement été épinglé à Montréal mercredi. Il est resté dans la métropole hier et sa comparution s’est déroulée par visio-conférence. Il restera incarcéré en attendant sa seconde comparution, prévue pour le 28 avril.
 
La Sûreté du Québec est avare de détails en ce qui a trait aux raisons l’ayant incité à mettre le grappin sur Réal Savoie maintenant. Le porte-parole de la SQ, Claude Doiron, note « qu’à la lumière de nouveaux éléments, le dossier a été soumis à un juge, qui a émis un mandat d’arrestation. On ne peut rendre public des éléments qui serviront dans la suite de la procédure (…) D’autres chefs d’accusation pourraient s’ajouter ».
 
Le frère de Sonia Raymond, Guylain, un entraîneur de hockey fort connu dans l’Est-du-Québec, a indiqué que « c’est un soulagement pour tout le monde, qu’il y ait un suspect accusé. On a toujours cru et on a toujours fait confiance aux enquêteurs, qui ont fait un travail colossal ».

Il a toutefois indiqué à son père et à sa mère, qui ont respectivement 85 et 75 ans, « qu’on va avoir à passer les prochaines étapes, comme le procès. Ça va brasser encore pour nous. Il va falloir gérer ça ».

« Cet événement se veut populaire et accessible à toutes les familles du territoire de la Haute-Gaspésie, explique Martine Beaupré, la chargée de projet de Nourrison-Lait Haute-Gaspésie, qui est responsable de l’événement. Plusieurs organisations, organismes et entreprises de notre milieu tiendront un kiosque sur place dans le but de promouvoir leurs services en lien avec la famille et pour se faire connaître. Il y aura également des activités et de l’animation pour tous durant cette journée. Cet événement sera une occasion unique de rassembler les familles du territoire afin qu’elles puissent connaître les ressources du milieu. »

Le porte-parole

Le Dr René Lavigueur de Sainte-Anne-des-Monts a accepté d’être le porte-parole de cette première édition du Salon. « La famille est au cœur de chacun de nous, estime-t-il. Elle a ses forces et ses faiblesses. Elle reflète ainsi notre nature humaine. Dans toute communauté, on trouve de la sympathie, de l’entraide, un désir franc et profond d’aider ses semblables, ce qui fait d’une communauté une seconde famille. Cette force se traduit par l’existence de nombreux organismes qui aident à l’alphabétisation, à l’aide aux mères en difficulté, à la fourniture gratuite ou à bas prix d’articles de nécessité, à l’aide aux personnes victimes de violence, etc. »

« C’est cette force vive de la famille que nous soulignons par cet événement et, par la même occasion, l’implication et le dévouement des personnes qui travaillent pour supporter les familles de notre communauté », continue le Dr Lavigueur.

Programmation variée

Plusieurs activités composent la programmation, dont des ateliers sportifs et coopératifs pour les parents et les enfants, un spectacle de Chantois, un atelier de gumboots, des démonstrations sportives et de loisirs, un atelier-conférence sur la conciliation travail-famille et une partie de pétanque-atout. Des élèves de l’école Gabriel-Le Courtois, « Touchadèmonts », assureront la présentation du spectacle de fermeture.

Outre l’animation qu’assumeront des organismes et entreprises au sein de leur kiosque, plusieurs autres activités et services seront offerts, dont une halte-garderie, une aire d’allaitement, des séances de photo et du maquillage pour les enfants. Le sous-marin gonflable d’Exploramer, Solaster, sera également sur place.

Le Salon de la famille Haute-Gaspésie, dont l’admission est gratuite, se déroulera le samedi 24 mai de 9 h à 16 h. Un service de navette sera offert gratuitement d’un bout à l’autre de la Haute-Gaspésie.

Membre fondatrice et actuelle directrice du Clan destin, Myreille Allard avait des réserves quand son complice à la mise en scène, Raymond Deslauriers, a exprimé une préférence pour Bousille et les justes.
 
« J’avais des réticences. J’avais peur que le texte soit dépassé. À ma courte honte, dit-elle en riant, j’ai commencé à apprécier ce texte-là, parce qu’il est… actuel! Il y a de la manipulation, du chantage, du parjure dans cette histoire de procès, où un membre d’une famille est anéanti par le scandale ».
 
35 ans de passion du théâtre

En 1979, Carleton-sur-Mer avait son Comité de développement culturel, son Codec, comme bien d’autres petites villes, et en marge de son mandat d’animation communautaire, on y a choisi d’une part d’organiser la « Fête des Leblanc » et d’autre part d’y présenter une pièce de théâtre.
 
Un groupe sous l’impulsion de Denyse et Janot Leblanc, monte alors « Les tourtereaux », de Jean-Claude Germain. Au cours des trois années suivantes, la Troupe de théâtre de Carleton, son premier nom, monte quatre pièces, avant de prendre le nom actuel en 1983, pour présenter Manon, last call, de Jean Barbeau.
 
« Nos activités n’ont jamais cessé. Le membership s’est toujours maintenu. Nos 64 productions incluent les Vendeurs de rêves, des contes présentés pendant la Virée. Il y a eu des créations, des collages de textes, des lectures, des comédies musicales et des présentations de pièces “conventionnelles”, qui existaient déjà », rappelle Myreille Allard.
 
Depuis 35 ans, elle a bien sûr eu régulièrement son mot à dire dans le choix des pièces et ne cache pas ses préférences.
 
« Il y a une philosophie de vie théâtrale ici. Je ne veux pas que le Clan destin devienne une succursale du Festival juste pour rire. On alterne avec le genre. Nous allons du drame à la comédie et on revient au drame. Je préfère monter un drame. C’est plus intense et j’aime l’intensité au théâtre. Je dis souvent aux comédiens : “Le théâtre, c’est notre loisir, mais c’est du sérieux”. Et en matière de comédie, je préfère aussi monter une comédie dramatique (comme Bousille et les justes)», précise-t-elle.
 
Myreille Allard aime rappeler qu’une troupe fondée en 1958, les Joyeux copains de Carleton, dirigée par Yves Tardif, avait jeté les bases du théâtre local, en présentant rien de moins que des œuvres de Molière, en l’occurrence Les fourberies de Scapin et Le malade imaginaire.

Celui-ci prendra part à trois spectacles, dont le 27 juin à l’église de Cloridorme, où plus de 300 jeunes de La Petite École de la chanson interpréteront ses plus grands succès. Deux jours après, sur la même scène, une vingtaine d’artistes viendront lui rendre hommage lors du spectacle « Salut Vallières ». Finalement, l’auteur-compositeur-interprète présentera, le 4 juillet, au Théâtre de la Vieille Forge, son spectacle « Fabriquer l’aube ». La première partie sera animée par les huit chansonneurs de la sélection officielle du Festival.

Nouveauté

Les organisateurs de l’événement apportent une nouveauté à cette cuvée 2014. Cette année, les participants de la sélection assureront les premières parties des spectacles de certains artistes. « Les chansonneurs vont faire cinq chansons pendant leur passage, explique le directeur artistique du Festival, Alan Côté. On va les voir en solo, en petits groupes et avec orchestre devant un public qui est là pour un artiste connu. Il y a le côté populaire qui est là. Il faut s’assurer d’avoir des salles pleines. »

Par conséquent, le 30 juin, quatre chansonneurs précéderont Louis-Jean Cormier sur scène, tandis que le lendemain, les festivaliers découvriront les quatre autres avant que ne se produisent Marc Déry et Alex Nevsky. Le 2 juillet, les huit participants reviendront avant le spectacle du quatuor vocal et humoristique QWARTZ.

Plusieurs autres artistes connus

« On a une programmation très éclectique, que ce soit avec Robert Charlebois et Yves Duteil, mais aussi, pour les plus jeunes, le rappeur Manu Militari et les adolescents du groupe punk My Hidden Side », souligne M. Côté.

Le 27 juin, la grande gagnante de la première édition de l’émission « La Voix », Valérie Carpentier, donnera le coup d’envoi des festivités. Tout au cours du Festival, d’anciens chansonneurs qui ont lancé un album au cours de l’année prendront part à l’événement : Guillaume Arsenault, Louis-Philippe Gingras, Émile Proulx-Cloutier, Philippe Brach et Patrice Michaud.

Le Festival de Petite-Vallée verra aussi défiler Ingrid St-Pierre, André Papanicolaou, Chantal Archambault, Les Hay Babies, Yves Desrosiers, Marie-Jo Thériault, Mario Calliari et d’autres.

Les sportifs sont invités à participer à la Guitare de course qui aura lieu le dimanche 29 juin. L’objectif est d’amasser de l’argent pour le Fonds Dan-Gaudreau en courant avec Vincent Vallières sur un trajet de 2, 5, 10 ou 21 km.

C’est dans la plus totale stupéfaction que la directrice générale du Musée de la Gaspésie, Nathalie Spooner et le rédacteur en chef du magazine Gaspésie, Jean-Marie Fallu, ont monté sur scène pour recevoir le prix Coup de cœur. « Cinquante ans d’histoire du magazine Gaspésie, c’est un exploit », s’est exclamée Mme Spooner, qui en a profité pour remercier ses fondateurs, Claude Allard et Michel Lemoignan qui, en mars 1963, ont fondé le magazine Gaspésie, « avec l’intention ferme de préserver de l’oubli, les faits et gestes de nos ancêtres. »

« Le Magazine Gaspésie, à l’origine la Revue d’histoire de la Gaspésie, a fait paraître 179 numéros et plus de 3 000 articles mettant en valeur l’histoire et l’identité gaspésiennes grâce à la participation bénévole de plus de 700 auteurs-collaborateurs, a ajouté M. Fallu. Ce magazine est, par sa qualité et sa notoriété, un outil de sensibilisation populaire et d’éducation auprès du milieu étudiant et une belle carte de visite auprès des visiteurs. »

Autres lauréats

Le prix de l’excellence touristique a été décerné au président du Club VTT de La Matapédia, André Blouin, pour son engagement constant, depuis plusieurs années, au développement du quad dans cette MRC.

Dix autres organismes ou individus se sont illustrés. Il s’agit du Circuit des bâtisseurs de Chandler, d’Extrême Chic-Chocs de Sainte-Anne-des-Monts, des Chalets de l’Anse Sainte-Hélène de Maria et de Gaspésie gourmande. Les autres récipiendaires sont le Vignoble et la Villa Carpinteri de Saint-Ulric, la Corporation de gestion du Parc régional de Val-d’Irène et l’Auberge L’Ambassadeur d’Amqui. Du côté des prix en ressources humaines, les lauréats sont Pierre-Olivier Ferry des Jardins de Métis ainsi qu’Albertina Roussy et Normand Bond du Riôtel Percé.

Les produits gaspésiens à l’honneur

Les convives ont dégusté un souper gastronomique concocté par le chef invité des Jardins de Métis, Pierre-Olivier Ferry, à partir de produits régionaux, dont le jambon de porc rustique de la Baie-des-Chaleurs.

L’événement, qui s’est tenu à Mont-Joli, a réuni quelque 150 convives, ce qui est plus que les dernières éditions. Selon la responsable des communications de l’Association touristique de la Gaspésie, Christine St-Pierre, cette augmentation est attribuable aux candidatures qui ont presque doublé.

Les CJE de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ainsi que la Table d’action en entrepreneuriat du même territoire joignent leur voix au CJE de la Haute-Gaspésie pour s’opposer à cette décision qui fait en sorte que la Haute-Gaspésie soit la seule MRC de la péninsule à ne pas pouvoir bénéficier de cette ressource. Selon eux, l’absence de ce service en Haute-Gaspésie a un impact considérable sur toute la Gaspésie.

Clientèle trop peu nombreuse

Le Secrétariat à la jeunesse invoque le faible taux de population pour justifier son refus de financer ce programme, dont l’enveloppe annuelle est de 54 000 $. « Au Secrétariat à la jeunesse, on nous dit que les cinq agents de sensibilisation de la Gaspésie peuvent couvrir l’ensemble de la Gaspésie, relate la directrice du CJE de la Haute-Gaspésie, Ariane Lévesque. Mais ce serait impensable d’être couvert par la Côte-de-Gaspé à cause de l’étendue du territoire. On est pénalisés à cause d’un mode de calcul! »

Dès 2000, soit quatre ans avant la mesure nationale visant à offrir des services d’entrepreneuriat jeunesse dans les MRC du Québec, le CJE de la Haute-Gaspésie avait fait figure de précurseur en créant une ressource dédiée à ce secteur. Il réussissait à financer cet emploi grâce à un partenariat entre divers intervenants. Quand la mesure a été mise en place en 2004 par le Secrétariat à la jeunesse, le CJE n’a jamais cessé de faire des démarches afin d’obtenir le financement nécessaire, mais en vain. Depuis lundi, le poste a dû être aboli, faute de financement.

Un service apprécié

De 2006 à 2012, quelque 8 580 jeunes de la Haute-Gaspésie ont bénéficié des services de la ressource en entrepreneuriat scolaire et plus de 320 d’entre eux ont pu bénéficier d’un accompagnement dans leur projet. Dans 90 % des cas, l’agent de sensibilisation à l’entrepreneuriat jeunesse intervenait en milieu scolaire.

« C’est une belle façon de découvrir les rouages de l’entrepreneuriat », estime Marc-Olivier Dugas Pelletier, qui a profité de ces services. « C’est avec l’engagement des jeunes qu’on développe le sentiment d’appartenance à son milieu », témoigne Maxime Blanchette, un autre jeune qui a utilisé cette ressource.

La nouvelle réalité de la circonscription de Bonaventure, qui inclut Chandler depuis 2011, n’en fait plus un fief libéral, comme l’ont prouvé les élections de septembre 2012, une bataille gagnée par le député péquiste sortant Sylvain Roy.
 
La lutte actuelle a été dominée par deux candidats, le péquiste Roy et le libéral Damien Arsenault. Quant à Patricia Chartier, du Québec solidaire, elle a réussi lors des deux débats radiophoniques à lancer les meilleures répliques ou à imposer jusqu’à un certain point les sujets abordés lors des échanges avec ses adversaires.
 
Jean-Marc Landry, de la Coalition avenir Québec, a été grandement désavantagé par les positions de son chef, François Legault, dans des dossiers sensibles dans la circonscription, comme le projet de cimenterie de Port-Daniel, ou sensibles à l’échelle nationale, comme l’avenir de la production d’énergie éolienne.
 
M. Legault s’est souvent servi de ces enjeux régionaux pour s’attirer des sympathies dans les milieux urbains ou dans les banlieues, et cette stratégie de division a souvent mis M. Landry sur la défensive, même s’il a eu des occasions d’expliquer que la Coalition avenir Québec était davantage opposée à l’ampleur de l’appui donné par le gouvernement Marois à la cimenterie, qu’au projet lui-même.
 
Il s’est trouvé dans une situation tout aussi inconfortable en évoquant la possibilité d’envoyer aux boules à mites la filière éolienne, qui donne du travail à près de 1 000 personnes en Gaspésie et dans la région de Matane.
 
Voir François Legault réclamer la fermeture des agences de santé et des commissions scolaires, bref une centralisation des pouvoirs, a également nui à Jean-Marc Landry, d’autant plus que le programme de la Coalition avenir Québec ne prévoit pratiquement rien pour les régions à l’est de Québec, même la stratégie Saint-Laurent.
 
Sylvain Roy a sillonné, comme son adversaire libéral Damien Arsenault, la circonscription avec assiduité, tout le long de la campagne. À la différence de l’élection de 2012, M. Roy a dû s’habituer à être plus souvent la cible des attaques de ses adversaires, les quatre même qu’au cours de la dernière campagne.
 
Pour cette raison peut-être, et aussi parce qu’il a souvent insisté sur le fait que les décisions gouvernementales se prennent en caucus ou par le conseil des ministres, le candidat péquiste a été prudent dans ses engagements, se limitant généralement à les qualifier de défis.
 
M. Roy a notamment été prudent sur la question de l’appui financier que donnerait un gouvernement péquiste à la remise à niveau du tronçon ferroviaire Matapédia-Gaspé. Il a monté d’un cran son engagement en fin de campagne en signifiant qu’il faut considérer le transfert vers le chemin de fer de fonds allant aux routes. Il s’est par contre abondamment servi des engagements de 450 M$ annoncés par Pauline Marois, le 31 janvier, à l’endroit du projet de cimenterie de Port-Daniel.
 
Damien Arsenault est allé plus loin que Sylvain Roy en matière d’infrastructures, assurant que le Parti libéral, grâce à sa Stratégie maritime, aurait des fonds pour assurer l’avenir des ports commerciaux de Chandler, Paspébiac, New Richmond et Carleton, pour peu que les autorités locales montrent de l’intérêt dans ce dernier cas.
 
Il a aussi pris un engagement inconditionnel sur la question du chemin de fer. Par contre, M. Arsenault a été plus discret que Sylvain Roy et Patricia Chartier dans les débats, et il est resté coi quand ses adversaires ont fait remarquer que les programmes d’infrastructures des libéraux avaient créé une surchauffe justifiant la mise sur pied de la Commission Charbonneau.
 
L’environnement a été largement évacué des enjeux présentés par les candidats, si ce n’est par Patricia Chartier, qui l’a placé haut dans son programme. Les candidats Roy, Arsenault et Landry ont fait référence à ce thème, mais en le subordonnant à des projets industriels.
 
Le candidat d’Option nationale, Louis-Patrick Saint-Pierre, étudiant en histoire à l’Université Laval, a eu peu de chances de se faire valoir, avec une campagne électorale placée en pleine session. Il a tout de même trouvé le temps de faire deux incursions dans la région.
 
Patrick Dubois offrira enfin un choix à ceux qui veulent que leur vote soit annulé et comptabilisé dans le taux de participation.

M. Roy a présenté hier son plan économique, couvrant les ressources naturelles, l’agriculture, les pêcheries, les infrastructures et le secteur industriel.
 
Il se dit très animé par la construction prochaine de l’usine d’Unipêche MDM à Paspébiac, un projet qui devait voir le jour en 2013, mais qui « va partir sous peu; il y a eu des problèmes de terrains ». Incidemment, c’est un projet de 26 M$ qui avait été annoncé à l’aube de la campagne de 2012 par l’ex-premier ministre libéral Jean Charest.
 
C’est précisément au sujet de la production de pétoncle par Fermes marines du Québec de Newport que M. Roy parle de « potentiel explosif », notamment parce les endroits pour cultiver ce mollusque peuvent être nombreux dans la baie des Chaleurs. « Il faut faire des études pour déterminer les meilleurs endroits pour cet élevage », dit-il.
 
En agriculture, Sylvain Roy se préoccupe de l’accès aux terres agricoles pour la jeune génération devant assurer la relève. « Le prix des terres pourrait augmenter beaucoup. Il faut trouver un moyen de les rendre accessibles pour la relève ».
 
En foresterie, le député sortant de Bonaventure mise beaucoup sur les mesures annoncées lors du Sommet de la forêt, à savoir un engagement de 675 M$ en trois ans pour les travailleurs forestiers du Québec, et une somme de 50 M$ pour les projets de mise en valeur de la biomasse forestière.
 
En matière d’infrastructures, Sylvain Roy se dit en faveur de la protection des ports de Paspébiac et de Chandler, le premier en raison de son rôle dans les pêches. « C’est évident qu’on ne pourra pas les garder tous, avec une vocation industrielle », indique-t-il sans en nommer d’autres.
 
Pour sauver le tronçon ferroviaire entre Matapédia et Gaspé, il favorise le transfert d’une partie du budget routier vers le rail. « Si on perd le rail, on vient de perdre la possibilité de répondre aux grandes transformations économiques ».
 
Prudemment, M. Roy s’avance en transport aérien, disant que la Gaspésie doit choisir un aéroport avec service de douanes, pour l’accueil de petits et de moyens appareils afin d’appuyer l’industrie touristique. Il se garde toutefois bien d’agir comme arbitre. « Ce qui va déterminer le lieu, ce sont les coûts et le réalisme du projet. »
 
Réagissant à la possibilité que le transporteur Orléans réduise ses services en Gaspésie, Sylvain Roy indique que l’État québécois a une entente avec l’entreprise, entente statuant qu’elle dispose d’une exclusivité sur la desserte entre Montréal et Québec à condition de relier le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie au reste du Québec.
 
« S’ils veulent rouvrir l’entente sur l’offre de transport, il va falloir rouvrir l’entente d’exclusivité », tranche-t-il.
 
Quant à la cimenterie de Port-Daniel, il s’engage à suivre l’affaire de façon à maximiser les retombées régionales.

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