le Lundi 21 septembre 2026

« Ça peut virer de bord sur un 10 cents. Samedi, il y avait un chiffre, dimanche, il y en avait un autre, et lundi, un autre. Il y a eu une tendance au début (favorisant le Parti québécois), puis il y en a eu une autre. Ils (les chiffres) sont mouvants », dit-il lorsque l’avance des libéraux dans les sondages est abordée.
 
Les sondages, rappelle-t-il, ont « un impact sur les indécis, probablement ». Il refuse d’autre part de voir l’annonce du 31 janvier à propos de l’appui financier proposé par Investissement-Québec et la Caisse de dépôt et de placement du Québec à Ciment McInnis comme un bonbon électoral.
 
« M. Beaudoin (Laurent, président du conglomérat Beaudier, le principal investisseur privé du projet) n’est pas venu pour soutenir le Parti québécois. Il est venu parce qu’il y a une occasion d’affaires », assure M. Roy.
 
Le député sortant a conclu la question du sondage en affirmant ne pas croire qu’en 18 mois, les libéraux aient « changé de stratégie politique et qu’ils aient coupé les liens avec les gens » qui ont justifié la tenue de la Commission Charbonneau.
 
Sylvain Roy a du reste profité d’une rencontre de presse pour dévoiler ses engagements électoraux, ou ses « défis », en matière d’éducation, de santé et de tourisme.
 
Plus de cours universitaires

Il voit ainsi le prochain gouvernement du Parti québécois assurer une offre accrue de cours universitaires en Gaspésie, des certificats pour des adultes voulant se professionnaliser, des maîtrises en administration des affaires et un baccalauréat en gestion d’entreprises touristiques. Il voit l’Université du Québec prendre cette responsabilité et offrir la formation en ligne, en raison de la grandeur du territoire et des budgets limités pour les infrastructures.
 
« Je suis convaincu que les gens vont s’inscrire », dit-il, rappelant qu’il a lui-même donné des cours à distance pour le réseau de l’Université de Moncton.
 
Rénovations de l’hôpital de Maria

En santé, son prochain dossier consiste à rénover l’infrastructure du centre hospitalier de Maria. « Je ne fais pas la promesse que le projet va se faire automatiquement (…), mais je vais tout faire pour que ça se fasse. C’est le premier sur la liste », dit M. Roy, qui assure aussi que le CLSC de Paspébiac conservera sa vocation d’établissement ouvert jour et nuit.

Priorité au nautisme

En tourisme, il précise que le secteur du nautisme dans la Baie-des-Chaleurs, maintenant qu’il a sécurisé ses infrastructures, doit maintenant offrir une plus grande gamme de services. « Il faut que la Baie-des-Chaleurs soit incluse dans le plan Saint-Laurent ».
 
Sylvain Roy note d’autre part qu’un plan de développement de la pêche blanche dans le secteur de Pointe-à-la-Garde et d’Escuminac est sur le point de voir le jour, afin de prendre avantage des nombreuses personnes parcourant de bonnes distances pour s’adonner à ce loisir.
 
Un gouvernement du Parti québécois tenterait par ailleurs d’appuyer les entrepreneurs désireux d’améliorer l’offre en matière de motoneige et de véhicules tout-terrain. L’hébergement doit aussi émerger dans certains secteurs.
« Ça prend des auberges en forêt (…) gérée par les MRC selon une formule coopérative », conclut-il.

Devant une cinquantaine de personnes, dont plusieurs ont manifesté leur adhésion au député sortant, le péquiste Gaétan Lelièvre, les confrontations et répliques entre candidats se sont déroulées dans le plus grand respect et parfois même dans des éclats de rire généralisés.

Aucun des candidats n’a sorti de lapin de son chapeau, si ce n’est de Gaétan Lelièvre qui a admis que le dépôt d’un règlement en matière de protection de l’eau potable était imminent et qu’« il sera le plus sévère en Amérique du Nord. C’est prioritaire et j’ai hâte, a-t-il dit. Il reste certaines questions relatives à l’agriculture à prendre en considération. »

Tourisme hivernal et Exploramer

Sur la question entourant le développement du tourisme hivernal en Haute-Gaspésie, Gaétan Lelièvre a rappelé les investissements de 10 millions de dollars annoncés par son gouvernement l’automne dernier. Quant aux autres candidats, ils ont davantage parlé du tourisme dans l’ensemble de la Gaspésie.

Concernant Exploramer, M. Lelièvre du Parti québécois (PQ) s’est engagé, s’il est réélu, à aider l’institution muséale dans son financement. Frédérick DeRoy d’Option nationale (ON), Annie St-Onge du Parti libéral du Québec (PLQ) et Yvan Blanchard de la Coalition Avenir Québec ont reconnu l’importance de financer l’établissement. Quant à Christian Rioux du Parti Adrien Pouliot Parti conservateur du Québec (PCQ), il a admis ne pas être suffisamment familier avec le dossier pour se prononcer.

Développements pétrolier et éolien

Tous les candidats se sont dits favorables à l’exploration pétrolière, à l’exception de celui d’ON. Concernant l’usine de sciage du Groupe Lebel à Cap-Chat, tous les participants estiment que les emplois en sylviculture sont essentiels à la Haute-Gaspésie, à part le candidat du PCQ qui a avoué ne pas être au courant du dossier.

Dans le secteur éolien, tant Annie St-Onge, Gaétan Lelièvre que Frédérick DeRoy sont favorables au maintien et au développement de la filière éolienne, tandis qu’Yvan Blanchard et Christian Rioux s’y opposent.

Sur une note légère

La dernière portion du débat a été teintée d’humour quand le modérateur, Jean-François Roy, est arrivé avec une question plutôt saugrenue : « Pour quel parti voteriez-vous si vous ne pouviez voter pour le vôtre? » Gaétan Lelièvre voterait pour Option nationale, Frédérick DeRoy pour Québec solidaire (QS), Christian Rioux pour la CAQ, Yvan Blanchard pour le PLQ et Annie St-Onge pour une formation politique qui n’existe pas et qui s’appellerait le Parti de la Gaspésie.

À la fin, deux candidats, qui n’avaient pu s’inscrire au débat avant la date limite, ont disposé de quelques minutes pour se présenter : Daniel Leboeuf de Québec solidaire et Catherine Beauferron du Parti nul.

Cette entente stipule qu’Investissement-Québec accordera un prêt de 250 millions $ à Ciment McInnis, le promoteur du projet. Le même organisme prendra une participation de 100 millions $ dans le capital-actions de l’initiative d’un milliard $, tandis que la Caisse de dépôt et de placement du Québec consacrera aussi 100 millions $ pour acquérir une part de ce capital-actions.
 
La CAQ renégocierait l’entente

Depuis la fin de janvier, la Coalition avenir Québec (CAQ) a été le plus virulent critique de l’entente, dénonçant notamment le contexte de surcapacité des quatre cimenteries québécoises pour statuer qu’il n’est pas justifié de subventionner une autre usine.
 
Le chef de la CAQ, François Legault, a indiqué lors d’un passage précampagne à Gaspé en février, qu’il respecterait la signature de l’État québécois, s’il est élu le 7 avril, mais depuis le déclenchement officiel des élections, le 5 mars, il ne cesse de s’engager « à annuler tout ce qui n’est pas prioritaire ».
 
Stéphane Le Bouyonnec, député de la CAQ responsable des questions économiques et financières, réitère que son parti « tenterait de renégocier l’entente », plutôt que l’annuler puisque « le respect d’une signature gouvernementale, c’est important ».
 
La renégociation serait néanmoins possible, assure-t-il. « Ce qui a été négocié, c’est une entente de principe, avec pas mal de zones grises. On pense qu’il y a de la place pour des renégociations, comme c’est usuel dans le milieu financier (…) On va profiter du fait que l’entente n’est pas “closée”, pas définitive, pour renégocier », aborde M. Le Bouyonnec, qui représente la circonscription de La Prairie.
 
Les critiques de la CAQ viennent notamment du fait que le parti soupçonne que de nombreuses clauses de l’entente liant Investissement-Québec, la Caisse de dépôt et de placement du Québec, Ciment McInnis et l’État québécois sont encore inconnues. M. Le Bouyonnec rappelle que de nombreux éléments connus de l’entente clochent déjà.
 
« Le prêt de 250 millions de dollars et la participation de 100 millions de dollars d’Investissement-Québec sont pris dans les fonds publics, et non dans les capitaux propres d’Investissement-Québec. Le fonds de développement économique du Québec est de 2,7 milliards de dollars et on y a ajouté 350 millions de dollars. Nous savons aussi que la cimenterie bénéficiera de tarifs préférentiels d’Hydro-Québec. C’est certain. Nous ignorons seulement quelle sera la consommation d’électricité. Nous savons aussi que le projet bénéficierait d’un congé d’impôt de 10 ans, selon le dernier budget du gouvernement québécois », poursuit M. Le Bouyonnec.
 
Il concède, comme le lui fait remarquer Graffici.ca, que ce budget n’a pas été adopté, mais il ajoute que ça donne une indication de ce qu’un gouvernement du Parti québécois est prêt à faire.
 
« Il faut faire le total de ce que ça coûte. L’intérêt du prêt de 250 millions de dollars est cumulable, c’est-à-dire qu’il ne sera payé à Investissement-Québec et au gouvernement qu’une fois le capital remboursé. Le problème, je le répète, c’est la hauteur de l’aide accordée », conclut Stéphane Le Bouyonnec.
 
Québec solidaire réviserait le projet

Patricia Chartier, candidate du Québec solidaire dans Bonaventure, précise qu’un gouvernement formé par son parti ne respecterait pas l’entente « comme elle est négociée. On réviserait le projet, pour que ça cadre dans le développement durable, pour que ce soit moins polluant. Il faudrait un autre carburant (…) Nous ne sommes pas contre entièrement. Il y a une ressource de calcaire intéressante à exploiter, mais pas de la façon dont c’est planifié présentement », aborde-t-elle.
 
« Ce n’est pas l’investissement public qui pose problème, c’est le fait que l’investissement finance de la pollution. Nous, au Québec solidaire, favorisons l’innovation technologique. Ce doit être porteur d’avenir. On voit l’inquiétude du reste de la province. Les lobbys extérieurs vont faire beaucoup de bruit au cours des prochaines semaines. C’est un projet mal ficelé », conclut Mme Chartier.
 
Les libéraux respecteraient le « deal »

Damien Arsenault, candidat libéral dans Bonaventure, a exprimé plusieurs fois depuis le début de la campagne électorale son appui au projet de Ciment McInnis. Quand le Parti québécois a reproché aux libéraux une position ambigüe quant au projet, M. Arsenault leur a fait remarquer qu’il avait diffusé un communiqué le lendemain de l’annonce du 31 janvier pour dire qu’il était satisfait de voir l’initiative avancer. Par ailleurs, son chef Philippe Couillard a appuyé ouvertement le projet notamment lors du débat des chefs diffusé à Radio-Canada le 20 mars dernier.

Le PQ à la défense du projet

Sylvain Roy, député sortant du Parti québécois, en a même fait une question de santé publique, assurant que les « 400 emplois directs et indirects » créés par la cimenterie combleraient les attentes de plusieurs citoyens se sentant un peu exclus depuis que la MRC du Rocher-Percé a essuyé des coups durs, économiquement.
 
Le ton se durcit sur la scène nationale

Sur la scène nationale, le ton se durcit à l’endroit de l’entente du 31 janvier. Mercredi dernier, le Regroupement pour l’équité dans l’industrie cimentière québécoise a été fondé pour inciter l’État québécois à revenir sur sa décision d’appuyer massivement Ciment McInnis.
 
« Notre industrie fonctionne à 60 % de sa capacité. Nous avons commandé une étude dans laquelle il est spécifié que le retour à l’équilibre entre l’offre et la demande n’est prévu que pour 2021. Nous voulons voir les études sur lesquelles le gouvernement s’est appuyé pour prendre sa décision. “Montrez-nous vos chiffres”. S’il n’y en a pas, le public pourra juger », explique Michel Binette, porte-parole du Regroupement.
 
M. Binette et les 25 organismes formant le Regroupement craignent que le projet de Port-Daniel ne débouche finalement que sur un déplacement d’emplois.

Les questions économiques ont donné lieu aux échanges les plus animés. Après une ouverture sur l’éducation au cours de laquelle les candidats étaient en général d’accord, Patricia Chartier, du Québec solidaire, a pris l’initiative de l’attaque dans le deuxième quart d’heure en statuant d’abord que le gouvernement du Parti québécois « a trop tardé » au sujet de l’adoption, toujours à venir, d’un règlement sur la protection de l’eau potable contre les forages pétroliers.
 
Quelques minutes plus tard, alors que le député sortant Sylvain Roy, du Parti québécois, justifiait l’engagement de 115 millions $ de son gouvernement dans une campagne d’exploration d’hydrocarbures à l’île d’Anticosti, une façon selon lui de réduire le passage des pétroliers  acheminant du pétrole importé et passant au large de nos côtes, Mme Chartier lui a fait remarquer « que le pétrole d’Anticosti devra aussi se promener sur le fleuve ».
 
Elle a aussi profité de cette intervention pour mettre en évidence la politique de réduction de dépendance aux hydrocarbures du Québec solidaire. « Si on peut changer l’offre, les gens vont changer leurs habitudes ».
 
Sur le thème du secteur éolien, alors que la question visait à demander aux candidats s’ils considèrent que cette forme d’énergie crée de la richesse ou si elle constitue un mauvais investissement, Mme Chartier, qui en est à sa quatrième campagne, a gardé l’initiative en couvrant plusieurs angles en quelques phrases.
 
« L’état devrait avoir le contrôle de la production », a-t-elle abordé pour expliquer que le modèle adopté, des parcs éoliens privés, augmente le coût du kilowatt payé par les clients d’Hydro-Québec. Elle a enchaîné en statuant que le manque de commande de certains manufacturiers de composantes venait d’une gestion « mal planifiée » des précédents gouvernements.
 
Elle a ajouté que le choix des énergies vertes était incontournable, notamment parce que les changements climatiques, accélérés par la combustion de carburants fossiles, allaient « coûter des milliards » pour déménager des gens ou « lutter contre l’érosion ».
 
Cette amorce a été suivie d’un vif échange entre le candidat libéral Damien Arsenault et le péquiste Sylvain Roy. M. Arsenault a indiqué que le secteur éolien était « un outil de création de richesse », mais que « malheureusement, il y a eu délai avec le gouvernement (du Parti québécois) et ça a créé un trou (dans les commandes) ».
 
Sylvain Roy a répliqué du tac au tac que « tous les acteurs du secteur savent que ça prend trois ans avant » (de mettre en branle un projet de parc éolien). Il a aussi blâmé le gouvernement libéral précédent pour avoir négocié « des contrats (d’achat d’énergie) à 14 cents (le kilowatt) alors que nous avons obtenu 9 cents ». Il a reproché aux libéraux d’avoir obtenu peu de redevances pour les communautés, alors que le futur parc d’Escuminac sera beaucoup avantageux pour la MRC d’Avignon.
 
Quand Jean-Marc Landry, de la Coalition avenir Québec, il a rappelé que la Commission sur l’avenir énergétique du Québec avait proposé de mettre un terme aux projets éoliens, une énergie qu’il considère du reste « propre, aux multiples avantages, c’est clair », Damien Arsenault a été prompt à lui demander comment le public devait interpréter son point de vue à propos du secteur éolien.
 
M. Landry n’a pas répondu directement, mais il est resté fidèle au point de vue de son parti, qui a été jusqu’ici très critique à l’endroit du secteur éolien. Il a parlé du « danger qu’on a quand on se concentre sur un secteur mono-industriel », sous-entendant que la Gaspésie misait trop sur l’énergie éolienne.
 
À propos du chemin de fer gaspésien, qui a besoin de plus de 65 millions $ de réfection, Sylvain Roy a suggéré de « réorienter une partie du budget routier vers le rail (…) Je veux le garder, mais si les coûts sont prohibitifs… » a-t-il dit sans terminer sa phrase.
 
Damien Arsenault lui a rappelé que le gouvernement du Parti québécois avait coupé 44 millions $ au budget de Transport-Québec dans la région. « Je suis pour le train, mais ce n’est pas moi qui décide », a indiqué Sylvain Roy un peu plus tard.
 
Deux personnes du public ont embouteillé l’ex-député Damien Arsenault et le député sortant Sylvain Roy. Dominique Bouchard, de la maison l’Accalmie, venant en aide aux personnes aux prises avec des problèmes de détresse psychologique, leur a fait remis sur le nez le sous-financement des organismes communautaires et les promesses non tenues de meilleur soutien.
 
Héliès Anmar, un étudiant, n’a de plus pas réussi à obtenir de réponse claire au sujet de l’incapacité des derniers gouvernements, et des 125 membres de l’Assemblée nationale, à voter ensemble pour une hausse des redevances minières.
 

Il était probablement temps à ce stade que le débat se termine.

Deux d’entre eux, Gaétan Lelièvre, candidat du Parti québécois dans Gaspé et Jean-Marc Landry, de la Coalition avenir Québec dans Bonaventure, refusent toutefois de signer un chèque en blanc.
 
La voie ferrée Matapédia-Gaspé nécessitera d’importants investissements pour sa remise en état. En 2010, la somme requise se situait à 93,5 millions $, à investir au cours des cinq années suivantes, afin de garantir la sécurité du tronçon pour 25 ans. L’État québécois a depuis octroyé 27 millions $ pour réparer le tronçon, une somme principalement consacrée aux ponts.
 
Récemment, la Société du chemin de fer de la Gaspésie, propriétaire de l’emprise, a commandé deux études, l’une devant remettre à jour les besoins en infrastructures identifiés en 2010, et l’autre ayant pour but d’établir le marché à desservir.
 
Le ministre régional et député sortant dans Gaspé Gaétan Lelièvre a consulté un condensé des deux documents, mais il ne dévoile pas les résultats en détail, « parce que l’étude ne m’appartient pas », dit-il.
 
Il concède toutefois que la somme requise pour assurer la réfection du tronçon « risque d’être plus élevée » que 66,5 millions $, le solde obtenu en soustrayant 27 millions $ de 93,5 millions $.
 
« Ça risque d’être plus (que 66,5 millions $). Rien ne baisse (…) Les coûts de construction augmentent de plus ou moins 5 % par année », note M. Lelièvre.
 
Un gouvernement réélu du Parti québécois assurerait-il que les travaux de réfection vont se poursuivre? Le ministre tente d’être rassurant. « Il y a de l’espoir. Ce n’est pas la mort du chemin de fer. Ça prend une volonté gouvernementale », poursuit le député de Gaspé, assurant être un « défenseur des moyens de transport ». Il assure aussi « croire au chemin de fer ».
 
Il est encouragé par ce qu’il a pu consulter de l’étude de marché. « Il y a déjà des clients, et il y a aussi des opportunités, comme la cimenterie de Port-Daniel ». M. Lelièvre ajoute qu’il faudra aussi s’atteler à la tâche de transporter des pales éoliennes par rail. Mais il hésite quand vient le temps de garantir l’engagement futur du prochain gouvernement. « Il s’agira de décider, à la lumière de l’étude de marché ».
 
Dans Bonaventure, le candidat libéral et ex-député Damien Arsenault n’est pas dans le secret des dieux au sujet de la facture de réfection de la voie ferrée. Il croit toutefois « qu’on ne peut pas reculer », quel que soit le montant.
 
« M. Couillard (Philippe, le chef libéral) a déjà dit qu’on s’impliquerait pour les dizaines de millions qui manquent. C’est à souhaiter de le faire en partenariat avec le fédéral (…) Le chemin de fer, c’est une chose, mais on veut favoriser son utilisation par les entreprises, Via Rail et les autres (expéditeurs), et ensuite assurer une rentabilité à cette voie ferrée. Tout tombe à partir du moment où les infrastructures ne sont pas adéquates », dit-il.
 
La candidate du Québec solidaire, Patricia Chartier, précise que son parti a un « plan vert afin de sortir du pétrole. L’utilisation du train est tellement logique pour réduire la consommation de carburants fossiles. Notre parti veut consacrer 24,6 milliards $ en cinq ans pour l’efficacité énergétique, dont 22 milliards $ en immobilisations. On s’entend que le transport en commun se passe beaucoup en ville, mais il y en a ici. Les PME (petites et moyennes entreprises) de la région, Temrex à Nouvelle et Rail GD à New Richmond par exemple, en ont besoin », plaide-t-elle.
 
Jean-Marc Landry et la Coalition avenir Québec reconnaissent l’importance du tronçon ferroviaire Matapédia-Gaspé pour les entreprises gaspésiennes, pour les usagers du train de passagers de Via Rail et pour l’industrie touristique. Cet axe ferroviaire pourrait d’ailleurs trouver une place de choix dans le Projet Saint-Laurent, dit-il.
 
« Nous sommes au courant que ça prend 70 millions $ pour être fonctionnel. Par contre, il y a des études auxquelles on n’a pas accès. On va (les) analyser pour se positionner clairement. Si on veut mettre en place le Projet Saint-Laurent, qui fait mention du transport intermodal, le transport ferroviaire est un outil fondamental. Il faut l’intégrer à des volumes de transport de marchandises et de passagers pour justifier les sommes à investir », ajoute M. Landry.
 
« Pour que ce soit acceptable, et on est peut-être devant le dilemme de la poule avant l’œuf ou l’œuf avant la poule, il faut se demander si on rénove avant de trouver du volume ou si on trouve du volume avant de rénover. Moi, je pense qu’il faut trouver les deux en même temps (…) J’ai des problèmes avec l’argument de François Roussy (président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie) disant qu’on a une maison et qu’on doit l’entretenir pour qu’elle reprenne de la valeur. Si la maison est mal organisée et mal située, même si on la rénove, on n’augmentera pas sa valeur. On ne peut plus investir d’abord et dire, “on verra ensuite”. Ce doit être intégré dans une politique de transport », conclut-il.
 
Louis-Patrick Saint-Pierre, candidat d’Option nationale dans Bonaventure, assure que « l’enjeu est fondamental. Le transport de marchandises est essentiel si on veut permettre à nos entreprises de poursuivre leur progression. Dans notre démarche vers l’indépendance, notre parti veut rapatrier cette juridiction, qui est fédérale (majoritairement). À court terme, on peut appuyer les efforts de réparation, mais c’est difficile si on ne peut contrôler la juridiction. Ce serait plus simple si on rapatriait nos impôts ».

La perte financière est moindre que celle enregistrée en 2012, qui se chiffrait à 17 millions de dollars. Les dirigeants d’Orbite rappellent que la société est en phase de développement et qu’elle n’a pas encore tiré de profits de ses activités.

Lors d’une conférence tenue lundi, le président et chef de la direction, Glenn Kelly, a affirmé que le financement de l’entreprise était sur la bonne voie, notamment par la contribution remboursable de 4 millions de dollars accordée par l’Agence de développement économique du Canada et l’investissement de 10 millions de dollars du gouvernement du Québec.

De plus, Orbite a mis en œuvre des mesures de réduction des coûts qui ont diminué les frais généraux et administratifs de 36 %. « Nous sommes fiers d’avoir mené à bien notre plan financier et d’ouvrir ainsi à Orbite l’accès à des capitaux frais pouvant atteindre 70 millions de dollars, se réjouit M. Kelly. Malgré les grands défis que nous avons dû relever en 2013, nous disposons maintenant de capitaux suffisants pour réaliser nos principaux objectifs. L’année a été riche en transformations de toutes sortes. »

Avancement des travaux de l’usine de Cap-Chat

Avec l’entreprise Seneca, Orbite a révisé la conception et l’ingénierie de son usine de production d’alumine de haute pureté de Cap-Chat. En collaboration avec le Groupe Alphard, elle a aussi revu la gestion de projet et les activités de contrôle. La reprise des travaux de construction de l’usine de Cap-Chat est ainsi fixée pour juillet. La minière prévoit toujours sa mise en service en décembre et le début des opérations commerciales en janvier. Pendant le premier trimestre de 2015, elle entend atteindre une production de trois tonnes par jour.

« Plusieurs éléments du projet sont maintenant complétés », confirme le président d’Orbite. Il ajoute également que grâce aux résultats positifs de tests de calcination et de décomposition chez des fournisseurs en Asie et en Europe, l’entreprise a paraphé un contrat avec l’entreprise allemande Outotec à titre de fournisseur de son système de calcination.

Le calcinateur, qui est la pièce maîtresse de l’usine de Cap-Chat, devrait être livré en août. « C’est légèrement en avance sur l’échéancier divulgué précédemment », fait savoir Glenn Kelly.

Bien qu’il y ait des nuances dans leur façon de voir les choses, les candidats sont majoritairement en faveur du développement de l’industrie éolienne, à l’exception du candidat de l’Équipe Adrien Pouliot Parti conservateur du Québec dans Gaspé, Christian Rioux. Quant à Jean-Marc Landry de la Coalition avenir Québec dans Bonaventure, il exprime certaines réserves.

Gaétan Lelièvre, PQ, Gaspé : poursuivre le développement de la filière

Le député sortant dans Gaspé croit que le Québec doit poursuivre le développement de la filière éolienne dans la région en soutenant l’industrie manufacturière déjà en place, en accroissant le nombre de sous-traitants dans le domaine et en consolidant le développement de parcs éoliens communautaires. « Notre défi est de trouver le juste équilibre entre les trois éléments que sont le développement économique, la protection de l’environnement et l’acceptabilité sociale », énonce Gaétan Lelièvre.

Frédéric DeRoy, ON, Gaspé : accroître la recherche et le développement

Le candidat d’Option nationale dans Gaspé affirme que son parti est favorable au développement des énergies vertes et qu’en situation de surplus d’énergie, le Québec aurait intérêt à utiliser davantage ses réserves d’électricité, notamment par l’électrification des transports.

« Pour la région, il faudrait pousser une coche plus loin pour rendre l’éolien plus efficace, par exemple par la recherche et le développement avec le TechnoCentre éolien, prône Frédérick DeRoy. On a des avantages, en Gaspésie : on a des vents constants, on a développé une expertise et on a une main-d’oeuvre qualifiée. L’éolien revient peut-être cher, mais on ne peut pas laisser tomber cette filière-là. »

Daniel Leboeuf, QS, Gaspé : les éoliennes ne nuisent pas au tourisme

Pour le candidat de Québec solidaire dans Gaspé, la vision de son parti est claire : il faut nationaliser l’énergie éolienne. Pour ce faire, un gouvernement solidaire créerait Éole-Québec. « Ça s’inscrit dans le cadre de notre plan visant à réduire nos dépenses dans les énergies fossiles, précise-t-il. On est le seul parti qui prend au sérieux les changements climatiques. »

« Les éoliennes dans une région touristique, est-ce que c’est souhaitable ou non?», lance-t-il avant de répondre à la question. «On prend comme exemple l’Espagne et le Portugal, qui sont des pays très touristiques. Les éoliennes n’ont pas empêché le tourisme de se développer. »

Christian Rioux, Équipe Adrien Pouliot PCQ, Gaspé : clairement opposé

« C’est certain que je ne me ferai pas beaucoup d’amis en étant opposé au développement éolien, affirme Christian Rioux, qui précise avoir participé à la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec. Hydro-Québec perd 700 millions de dollars par année avec ça. Ce n’est pas normal de payer l’électricité éolienne trois fois le prix qu’on réussit à la vendre. Dans quelques années, on va être rendus à 1 milliard de dollars de pertes! L’augmentation des tarifs d’électricité est à 80 % attribuable à ça. »

« C’est quelque chose qui coûte très cher et qui n’est pas fiable, continue le candidat de l’Équipe Adrien Pouliot Parti conservateur du Québec. Il n’y a pas d’avenir là-dedans. Ici, on a subventionné à outrance l’énergie éolienne pour créer des jobs. Nos éoliennes coûtent 70 % plus cher à fabriquer parce que le gouvernement subventionne à la pelletée! »

Jean-Marc Landry, CAQ, Bonaventure : l’heure est au questionnement

« Je sais que ça crée de l’emploi, souligne Jean-Marc Landry. On doit maintenir ce qui a été fait. On ne peut pas revenir en arrière. Mais je pense qu’il faut se questionner pour l’avenir. C’est toujours délicat de continuer à investir dans l’éolien quand on a des usines qui ne fonctionnent pas et qu’on est en contexte de surplus d’énergie! »

Même si le candidat caquiste répète qu’il n’a pas l’intention de trancher la question au couteau en disant que le développement est bien ou n’est pas bien, il estime que l’heure est venue, pour le gouvernement, de savoir ce qu’il doit faire.

Patricia Chartier, QS, Bonaventure : nationaliser l’éolien

En se référant au Plan vert qui a été déposé par son parti lundi, la candidate de Québec solidaire dans Bonaventure croit, à l’instar de son homologue dans Gaspé, qu’il faut se tourner vers les énergies alternatives. « On propose de nationaliser l’éolien, explique Patricia Chartier. Un peu comme Hydro-Québec, on créerait Énergie-Québec. On propose aussi de sortir graduellement le Québec du pétrole. » Par ailleurs, elle juge qu’il est inacceptable que les usines de composantes d’éoliennes aient actuellement des trous dans leur carnet de commandes.

Sylvain Roy, PQ, Bonaventure : un moyen de diversifier l’économie

Tout comme son homologue dans Gaspé, le député sortant de Bonaventure estime que le gouvernement doit continuer à développer le secteur éolien, en considérant celui-ci sous l’angle de la diversification du porte-feuille économique du Québec.

« L’accumulation d’eau dans les réservoirs des centrales hydroélectriques n’est pas assurée pour toujours, souligne Sylvain Roy. Donc, l’éolien comme énergie alternative va permettre de sécuriser notre porte-feuille. »

Selon le candidat du Parti québécois, il serait souhaitable de maximiser la fabrication de composantes d’éoliennes. « Il faut juste que les contrats soient bien gérés, prévient M. Roy. L’éolien est un levier extraordinaire pour le développement de nos communautés. »

Damien Arsenault, PLQ, Bonaventure

Selon le candidat du Parti libéral du Québec (PLQ), il faut maintenir la filière éolienne. « Au Parti libéral, on démontre beaucoup d’intérêt pour le développement éolien, fait savoir Damien Arsenault. Je ne pense pas qu’il faudrait reculer par rapport à tout ce qui a été investi. Il faut regarder cette filière-là comme étant une opportunité. »

Le quarantenaire s’intéresse depuis longtemps à la politique. D’ailleurs, il a étudié pendant un an en science politique à l’Université Laval. Neveu de l’ancien député libéral de Gaspé, Alexandre Cyr, il avoue avoir été tenté par le Parti libéral du Québec. « Mais quand la CAQ a été créée, ses valeurs me rejoignaient davantage », indique-t-il.

« Je n’avais pas pensé me présenter cette année, continue-t-il. Mais quand j’ai vu que la CAQ voulait baisser les taxes, les impôts et donner 1 000 dollars par famille, j’ai changé d’idée. Ça me rejoint parce que je suis dans la classe des 45 000 dollars et moins. »

Objectifs

« Je veux apporter des idées nouvelles pour développer ma région, tant au point de vue social qu’économique, avance-t-il. Rien ne s’est développé, à part Orbite et les éoliennes. »

Il croit notamment que le Projet Saint-Laurent mis de l’avant par son parti puisse être bénéfique pour la région, notamment pour le tourisme. « Quand tu vas dans le sud, par exemple à Cuba, tu ne fais pas le tour de l’île, illustre Yvan Blanchard. Tu t’installes dans un endroit fixe. Il faut investir dans nos infrastructures. Nous, on veut aider les entreprises locales à ce niveau-là. » Selon lui, il s’avère aussi important de développer les aéroports régionaux.

Bilan du député sortant

Le candidat caquiste ne dresse pas un bilan entièrement négatif des réalisations du député sortant de Gaspé, le péquiste Gaétan Lelièvre. « Ce serait mal parler de dire qu’il n’y a pas eu de bons coups dans le comté de Gaspé, consent-il à dire. Mais il y a eu des pertes d’emplois, surtout en foresterie. »

M. Blanchard s’en prend aussi à l’intention du gouvernement Marois de rehausser la route 132 entre Marsoui et Rivière-à-Claude, au coût de 5 millions de dollars. « Je voudrais redonner cet argent-là aux municipalités pour créer de l’emploi, souligne-t-il. Je crois que les gens aiment mieux travailler et manger que de voir la mer. »

Originaire de Chandler, l’homme de 42 ans est technicien forestier pour le Groupement forestier coopératif Shick Shock de Sainte-Anne-des-Monts, où il habite depuis 18 ans. Également conducteur d’autobus scolaires, il brigue les couleurs de la CAQ pour la deuxième fois. Marié à Nathalie Castonguay, il est le papa de Kate, 11 ans.

Cette plateforme se nomme « Fabrique culturelle » et elle démarre avec une banque de 450 éléments de contenu vidéo, venant de toutes les régions du Québec. Les futurs éléments, qu’il s’agisse de capsules ou de productions plus longues, toucheront neuf disciplines culturelles reconnues. Tous les contenus peuvent être partagés sur Facebook, Twitter et Pinterest.
« Malgré la richesse culturelle du Québec, très peu d’artistes voient leurs œuvres reconnues par des médias de masse », a indiqué l’animateur Sébastien Diaz, de l’émission Voir.
La présidente de Télé-Québec, Michèle Fortin, a pour sa part affirmé que la Fabrique culturelle répond « au désir d’occuper l’espace numérique de façon pertinente et en français ». Elle vise aussi à « créer des échanges entre les créateurs et le public », des échanges qui pourraient aussi s’étendre « au-delà de nos frontières ».
La Fabrique culturelle (fabriqueculturelle.tv) se présentera en trois zones, un magazine culturel, une zone d’exploration et une zone de partage. « Moi, je dis : c’est une plateforme démocratique », a également indiqué Mme Fortin.
Les bureaux régionaux seront mis à haute contribution pour alimenter la Fabrique culturelle, à raison de trois vidéos par deux semaines. Ce contenu sera présenté selon une formule intitulée « la Boîte blanche », un concept dans lequel le créateur donne une démonstration de son savoir-faire, dans un espace effectivement blanc formé par un cube d’environ deux mètres de côté. C’est également à l’intérieur de cette boîte démontable qu’il répond aux questions du journaliste-réalisateur.
« C’est près de 100 %, ou 90 %, du travail de notre bureau régional qui sera consacré à la Fabrique culturelle », précise Estelle Marcoux, coordonnatrice par intérim de Télé-Québec en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.
Les capsules exposant les créateurs régionaux durent d’une à cinq minutes, mais elles seront la plupart du temps produites en fonction d’une durée de trois à quatre minutes.
Jusqu’à présent, Télé-Québec a recruté une cinquantaine de partenaires dans le monde culturel québécois, certains en production, d’autres en diffusion. En Gaspésie, le Conseil de la culture est l’un des partenaires de production. Il contribuera notamment à suggérer des noms d’artistes susceptibles de constituer de bons sujets.
 
Et la plateforme d’information?

La Fabrique culturelle ne remplace pas la plateforme d’information et d’affaires publiques que Télé-Québec vise à réinstaurer.
« La plateforme d’information est mise sur la glace, faute de financement. Ce n’est pas un projet évacué. La scène culturelle faisait partie du projet de plateforme d’information. Dans un monde idéal, les deux vont s’interalimenter », explique Estelle Marcoux.
 Pour le moment, la présence de contenu de la Fabrique culturelle sur le réseau télévisé de Télé-Québec reste à préciser.
D’autre part, le Conseil des arts et des lettres du Québec offrira des bourses totalisant 150 000 $ aux artistes et écrivains, spécifiquement pour des œuvres destinées à être diffusées sur la Fabrique culturelle.

Le CVFC est une création du Cégep de Matane. L’offre de formation offerte est bonifiée grâce à la collaboration du Cégep de la Gaspésie et des Îles et du Cégep à distance. En plus du Tremplin DEC et de cinq diplômes d’études collégiales (DEC), l’établissement offrira sept attestations d’études collégiales (AEC). D’autres projets sont dans les cartons pour les prochaines années.

Depuis l’automne, le Centre accueille une cinquantaine d’étudiants à temps plein. Des investissements de plus de 200 000 dollars ont été consentis pour la rénovation des espaces occupés par le CVFC ainsi que l’installation de deux salles de téléenseignement et d’un local pour les pauses des étudiants.

« Un projet novateur comme le CVFC a pu se concrétiser grâce à la collaboration des intervenants du milieu haut-gaspésien convaincus de l’importance d’une offre d’enseignement supérieur pour retenir les jeunes en région et les former afin de répondre aux besoins du marché du travail », a déclaré le directeur général du Cégep de Matane, Emery Béland.

Comme le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Haute-Gaspésie connaît d’importants besoins de personnel infirmier, l’établissement propose des avantages aux candidats intéressés par une formation dans le domaine. « En plus d’accueillir en stage les étudiants en formation, nous nous engageons à les embaucher pendant et après leurs études, promet le directeur général du CSSS, Martin Pelletier. Nous leur garantissons également le remboursement de leurs frais d’inscription, de leurs livres et de leur matériel à la signature de leur contrat, jusqu’à concurrence de 3 000 dollars. »

Un grand jour pour le milieu

La mairesse de Sainte-Anne-des-Monts désirait la réalisation de ce projet depuis longtemps. « On tourne la page sur un désastre, estime Micheline Pelletier. On a rendu possible ce qui était auparavant impossible. »

« C’est avant tout un geste d’équité sociale de permettre à nos jeunes de rester chez nous, de développer notre région et de mettre leurs talents au profit de leur communauté, poursuit-elle. La modernité est le plus beau cadeau pour contrer la dévitalisation des régions. On envoie aussi le message aux parents qu’il n’est plus nécessaire d’envoyer leurs jeunes à l’extérieur de la région. L’éducation, c’est la base de tout. Le jour où on aura une population éduquée, on aura moins de gens malades. »

Le CVFC a été inauguré par divers représentants du milieu. Dans l’ordre sur la photo : Louis Poirier du Cégep de Matane, le préfet de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier, le député-ministre Gaétan Lelièvre, Louis-René Dessureault du Cégep à distance, la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Micheline Pelletier, Emery Béland du Cégep de Matane et Martin Pelletier du CSSS de la Haute-Gaspésie.

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