Dans le cas contraire, il faudra au plus 105 jours avant qu’ils sachent si le ministre de l’Environnement approuvera cette initiative de 150 mégawatts, porteuse d’un investissement de 330 millions $ et réalisée en partenariat avec la firme Innergex.
Ce projet éolien consacrera 12 ans d’efforts de la part des Micmacs de Listuguj, de Gesgapegiag et de Gespeg. C’est une grande source de fierté pour le chef de Gespeg, Claude Jeannotte et pour Troy Jerome, directeur général du Migmawei Mawiomi Secretariat, l’organisme de développement économique qui pousse pour que le projet débloque.
« Ça représente le plus important facteur de développement pour les autochtones de la Gaspésie depuis le jugement Marshall », dit le chef Jeannotte, à propos d’une décision de la Cour suprême ayant conféré aux Premières nations un accès aux pêches commerciales, en 1999.
« Quand le parc sera construit, les jeunes autochtones pourront dire : “Ma mère a travaillé à sa construction; mon père travaille à son entretien”. Ils pourront s’identifier à ce projet », précise Troy Jerome.
Les autochtones réussiront aussi à réaliser ce qu’aucune région du Québec n’a fait jusqu’à maintenant, à savoir contrôler un grand parc éolien, de plus de 100 mégawatts, dans une proportion de 50 %.
Lors d’une assemblée publique tenue récemment à Pointe-à-la-Garde, aucune opposition au projet ne s’est manifestée. Seules quelques questions ont été posées sur la protection des cours d’eau, sur la protection de la faune et sur la nécessité d’informer les chasseurs et les pêcheurs de l’évolution de l’initiative.
« Du point de vue strictement environnemental, je ne vois pas d’enjeux pouvant nous mener à des audiences publiques, mais c’est le choix des citoyens », indique Julie Boudreau, porte-parole d’Innergex.
Le parc éolien sera situé à environ 25 kilomètres au nord d’Escuminac. Il nécessitera l’élargissement de 72 kilomètres de chemins existants et la construction de 28 kilomètres de nouvelles routes.
Le chef Jeannotte précise que le projet rapportera 7,5 millions $ en revenus nets annuellement pour les trois communautés. « Il y aura 300 emplois pendant la construction. On espère avoir 100 emplois. Il y aura donc 200 emplois pour les non autochtones. Nous avons 60 travailleurs formés présentement ».
Les Micmacs et Innergex n’ont pas encore déterminé quel turbinier fournira les génératrices des tours du projet baptisé Mesgig’g Ugju’s’n, qui signifie grands vents.
En l’absence d’audiences publiques, le BAPE (Bureau d’audiences publiques en environnement) aura 60 jours pour déposer ses recommandations au ministre, qui aura en retour 45 jours pour déposer son rapport. Il serait surprenant que le projet soit bloqué par le gouvernement québécois, puisque c’est la première ministre Pauline Marois qui a réservé 150 mégawatts pour les autochtones en mai 2013.
Le parc éolien doit produire pour le 1er décembre 2016.
D’une part, les députés du Nouveau parti démocratique des deux côtés de la baie des Chaleurs travaillent ensemble, comme l’a témoigné le dépôt, jeudi, de deux pétitions totalisant 30 000 noms pour réclamer, tant en Gaspésie qu’au Nouveau-Brunswick, l’amélioration des services Via Rail.
D’autre part, deux regroupements d’élus municipaux sont en contact pour convaincre le gouvernement fédéral de faire sa part financièrement pour éviter le démantèlement éventuel des 70 kilomètres de rail entre Miramichi et Bathurst par le Canadien National.
Ce démantèlement affecterait grandement les services ferroviaires entre Moncton et Campbellton, parce qu’il mènerait à la suppression du train de passagers de Via Rail sur ce parcours. Il y a un grand risque d’effet domino en Gaspésie, parce que ce même transporteur national pourrait être tenté de supprimer le lien entre la péninsule et Montréal, lien déjà suspendu depuis octobre.
« Le fait que le CN risque sérieusement de provoquer la fin du train de Via entre Halifax et Montréal doit faire bouger le gouvernement conservateur. Québec a investi dans le chemin de fer en Gaspésie, et le gouvernement du Nouveau-Brunswick a fait la même chose, 25 millions $, pour une portion de la voie entre Moncton et Campbellton. Maintenant, un investissement du fédéral s’impose », indique le député Toone.
Sous-titre : Action municipale interprovinciale
La question est prise très sérieusement par le « regroupement des villes innovantes de l’Est-du-Québec », une association pour le moment informelle mais qui regroupe une douzaine des principales villes du secteur.
« Nous sommes au 21e siècle. La lutte aux gaz à effet de serre, la facilité de déplacement des personnes devraient être des acquis et Via n’a fait qu’appauvrir son service depuis des années », signale le maire de Rimouski, Éric Forest, également président de l’Union des municipalités du Québec.
L’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB), qui compte 52 membres regroupant plus de 300 000 personnes, est en contact avec Éric Forest depuis quelques jours et planifie une action réunissant trois niveaux de gouvernement.
« Ce serait incompréhensible et inacceptable de laisser tomber une infrastructure aussi primordiale pour le développement du Nouveau-Brunswick. Conserver cette infrastructure représente une solution plus logique et plus économique que son démantèlement », signale Frédéric Dion, directeur général de l’AFMNB.
« Il y a une rencontre à venir, peut-être le 14 février à Campbellton, regroupant des élus municipaux des deux provinces, des députés provinciaux et des députés fédéraux, incluant, nous l’espérons, des députés conservateurs. La stratégie est à peaufiner, mais nous allons intervenir », ajoute M. Dion.
La somme nécessitée pour sauver la voie ferrée entre Miramichi et Bathurst s’élève à 10 millions $, ce qui serait nécessaire pour assurer l’emprise pendant 15 ans. Le Canadien National a mis ce tronçon en vente lundi. Via Rail paie un droit de passage sur cette voie. Dans l’éventualité où le CN ne trouve pas de preneur et démantèle la voie, le train de Via Rail reliant Halifax et Montréal ne desservira plus le nord du Nouveau-Brunswick, la Matapédia et le Bas-Saint-Laurent.
Via Rail dit ne pas avoir les moyens d’acheter cette voie, même si elle en possède en Ontario.
Beaudier est le conglomérat d’investissement contrôlé par M. Beaudoin et des membres de sa famille, dont les Bombardier, liés comme lui au géant du transport. Beaudier s’est intéressé au projet de Port-Daniel il y a trois ans, au point d’en acquérir le contrôle à la fin de 2011.
Le projet nécessitera un investissement de 1 milliard de dollars, dont 800 millions à Port-Daniel et autour de 200 millions dans des terminaux de réception de ciment le long de la côte est américaine, le marché visé par Ciment McInnis, promoteur du projet depuis 2012.
«Le montage financier est pratiquement complété, a indiqué M. Beaudoin, lors de son passage à Port-Daniel-Gascons vendredi. Comme tout montage financier de cette envergure, il faut un certain temps (…) On pense que tout devrait être fini pour le 31 mars».
M. Beaudoin a donné des détails sur la structure financière de l’initiative, structure qui sera composée d’un bloc de capital de 500 millions$ et d’emprunts de 525 millions$, en incluant la portion de 250 millions$ venant d’Investissement-Québec, le bras financier de l’État québécois.
Beaudier fournira 150 millions$ en capital, comparativement à 100 millions$ pour la Caisse de dépôt et de placement du Québec, et 100 millions$ supplémentaires d’Investissement-Québec.
Selon les détails fournis par M. Beaudoin et Michael Sabia, président de la Caisse de dépôt et de placement, les deux groupes qu’ils représentent forment une compagnie qui détiendra 51% du contrôle de Ciment McInnis. Investissement-Québec détiendra 24% de l’actionnariat tandis que «d’autres investisseurs privés», que M. Beaudoin n’a pas nommés, posséderont le solde de 25%.
Marois répond aux critiques
Aussi présente à Port-Daniel-Gascons vendredi, la première ministre du Québec Pauline Marois a répondu aux critiques, celles des autres cimentiers du Québec et du Syndicat des métallos, qui dénonçaient depuis trois jours la nouvelle selon laquelle des organismes publics appuieraient financièrement Ciment McInnis.
«C’est une entreprise qui s’adresse aux marchés extérieurs (…) Je veux rassurer les cimentiers québécois. Je crois au contraire que ça va permettre de développer une expertise différente» a dit Mme Marois.
Elle a quand même avoué que la cimenterie gaspésienne tenterait de vendre son produit dans le but de remplacer des importations québécoises. En ce sens, elle tient le même discours que tenait à l’automne, le président de Ciment McInnis, Christian Gagnon, quand il a précisé que la firme tenterait de fournir le client achetant son ciment de la Corée du Sud. Il s’agit de Béton Provincial, à raison d’un volume d’environ 225 000 tonnes par an, soit environ 10% de la production québécois en 2013.
Depuis des mois, les cimentiers québécois, Ciment Québec et Lafarge en tête, dénoncent ce qui était jusqu’à vendredi l’éventuelle participation d’institutions publiques. Ils avancent que c’est une concurrence déloyale dans un contexte où l’industrie fonctionne aux deux tiers de sa capacité et que les emplois à Port–Daniel ne constitueront qu’un déplacement de main d’œuvre.
Pauline Marois a essayé de les rassurer en statuant qu’Investissement-Québec et des firmes indépendantes avaient réalisé des études de marché afin de prendre «la bonne décision».
La cimenterie est également la cible de plusieurs groupes environnementaux, qui s’inquiètent de la combustion de 240 000 tonnes de coke de pétrole et de l’émission dans l’atmosphère de 1 750 000 tonnes de gaz à effet de serre par année, une donnée concédée par Ciment McInnis.
Pauline Marois a brièvement parlé de l’environnement, spécifiant que les Américains ont des normes environnementales sévères. En sous-entendu, elle rejoignait une fois de plus le discours de Christian Gagnon, qui affirme que la cimenterie de Port-Daniel remplacera des cimenteries vétustes aux États-Unis, ce qui abaissera globalement, dit-il, les émissions de gaz à effet de serre.
Mme Marois a indiqué que le projet avait été évalué par le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE), sans processus de rencontres publiques, avant de se corriger en période de questions, appuyé par M. Gagnon, pour préciser que c’est le ministère de l’Environnement qui l’a étudié.
En réponse aux gens qui réclament un processus d’examen avec audiences publiques, M. Gagnon a indiqué que «la revue scientifique a été plus profonde que celle à laquelle il (le projet) aurait été soumis dans le cas du BAPE».
Les données fournies vendredi en matière d’emplois sont parfois différentes de celles auxquelles Ciment McInnis faisait référence depuis deux ans. À l’automne, Christian Gagnon parlait de 100 à 150 emplois lors de l’exploitation de la cimenterie, d’une capacité de 2,2 millions de tonnes par an, et de 600 emplois pendant la construction.
Vendredi, en se basant sur une étude de la firme Stratem, M. Gagnon a parlé «de 400 emplois directs et indirects» en phase d’exploitation, prévue pour le printemps 2016, et de «2 135 emplois par année» durant la construction, pour tout le Québec, en incluant les gens qui voient à l’hébergement et à la restauration des travailleurs.
L’annonce a été faite hier par le ministre de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel. L’argent injecté sous forme de contribution remboursable servira à l’achat d’un calcinateur. Du coup, l’argent consenti permettra aussi de consolider 50 emplois en Haute-Gaspésie et, éventuellement, d’en créer 35 autres.
Objectifs de production
Le chef de l’exploitation de la minière, Glenn Kelly, évalue les investissements totaux qui découleront du fonctionnement de l’usine gaspésienne à 28,5 millions de dollars. L’objectif de production est de trois tonnes d’alumine de haute pureté par jour.
L’entreprise espère un financement de 10 millions de dollars du gouvernement du Québec qui pourrait lui permettre de hausser sa production quotidienne à cinq tonnes.
Enthousiasme en Gaspésie
La nouvelle entourant la reprise des travaux à l’usine de Cap-Chat a été reçue avec enthousiasme de la part des élus régionaux. « C’est un nouveau départ pour Orbite à Cap-Chat qui pourrait créer, au courant de 2014, de 35 à 40 emplois de plus, se réjouit le maire de l’endroit, Judes Landry. C’est merveilleux! »
Le préfet de la Haute-Gaspésie abonde dans le même sens. « Selon moi, c’est le plus gros investissement du fédéral en Haute-Gaspésie au cours des dernières années, croit Allen Cormier. C’est même un investissement historique! »
La Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine joint sa voix aux élus de la Haute-Gaspésie. « La Gaspésie a la chance d’avoir, sur son territoire, la seule usine capable de produire de l’alumine de haute pureté au Canada, commente le président et maire de Gaspé, Daniel Côté. Une expertise unique est en train de se développer chez nous et nous comptons bien développer cette nouvelle filière industrielle. »
Pas d’alumine métallurgique pour le moment
Orbite Aluminae reporte son projet de construction d’une usine de production d’alumine métallurgique qui était prévu à Grande-Vallée ou Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine. « Ce n’est pas notre priorité pour 2014 et 2015 », a fait savoir Glenn Kelly. Celui-ci a justifié cette décision par le fait que le marché de l’alumine de haute pureté est beaucoup plus lucratif.
L’annonce de l’aide financière accordée par Ottawa a fait grimper l’action d’Orbite à la Bourse de Toronto de 9 % hier. Aujourd’hui, le titre a poursuivi sa remontée de près de 3 %, pour clôturer la session à 37 cents.
L’appel d’offres a été annulé parce qu’aucune firme d’expertise-conseil n’avait déposé d’offres, il y a 10 jours, à l’échéance du processus d’invitation à soumissionner.
Lancé en décembre, l’appel d’offres visait en priorité le banc des Américains, un secteur connu par les pêcheurs commerciaux depuis des générations, et Old Harry, une aire marine au large des Îles-de-la-Madeleine.
Du 17 décembre au 28 janvier, l’invitation de l’État québécois a été vertement dénoncée par plusieurs groupes, dont Sylvain Archambault, de la Société pour la nature et les parcs, la SNAP, qui déplorait il y a cinq semaines le « faible intérêt pour la protection marine » du gouvernement.
Avant d’être annulé, l’appel d’offres a été ponctué de changements de cap, entre autres la décision du 8 janvier de Martine Ouellet, ministre des Ressources naturelles, qui a indiqué que « les appels d’offres pour des rapports établissant le potentiel économique des hydrocarbures dans ce secteur ont d’abord pour but de mieux le protéger ».
Le 13 janvier, le gouvernement « a changé les exigences (…) en les réduisant, surtout sur le plan économique » note Sylvain Archambault, qui se déclare « satisfait » de l’abandon de l’appel d’offres. L’État n’a pas annoncé cet abandon. Il fallait consulter son registre d’invitations à soumissionner pour s’en rendre compte, ce qu’a fait M. Archambault, « par hasard », le 28 janvier.
Il n’est toutefois pas entièrement surpris de la tournure des événements. « Les délais étaient extrêmement courts, parce qu’on voulait un rapport à la mi-avril. On demandait quelque chose d’extrêmement complexe (…) Les entreprises qu’on connaît qui pouvaient faire le travail sont situées dans l’ouest », dit-il.
M. Archambault signale que le devis requérait « un travail d’interprétation de données datant de plusieurs années, des données incomplètes souvent, où il fallait réanalyser des forages effectués il y a 30, 40 et même 50 ans (…) Ce qui nous surprend, c’est qu’ils auraient pu le prolonger (l’appel d’offres) ».
Il croit que l’État québécois relancera l’appel d’offres avant longtemps pour le secteur Old Harry et le reste du golfe, moins le banc des Américains, une zone riche et fragile sur le plan biologique. Elle prend la forme d’une bande s’étendant du large de Gaspé au large de Percé.
La décision du gouvernement du Québec d’aller en appel d’offres avait d’autant plus surpris qu’elle entrait en contradiction avec une démarche du ministère fédéral des Pêches et des Océans de protéger le banc des Américains.
De plus, 72 % de ces mêmes citoyens sont sous l’impression que « leur » caisse ne leur appartient plus. Ils sont également d’avis que le comité Accordons-nous, mis sur pied pour lutter contre la fermeture sans consultation des points de services de Saint-Alexis, Saint-François et l’Ascension, doit poursuivre son travail pour rouvrir celui de Saint-François.
Le sondage a été réalisé à la fin de novembre et au début de décembre, soit six mois après la décision de fermeture en avril. Un foyer sur trois des trois villages a été appelé, pour un échantillon de 199 personnes contactées, dont 18 qui ont refusé de répondre. Les 181 autres citoyens ont de plus indiqué dans 143 cas que leur opinion reflétait celle de leur conjoint.
Les répondants ont en outre exprimé leur volonté de voir le comité Accordons-nous poursuivre son travail dans une proportion de 94 %. Un refus de Desjardins de rouvrir le point de services de Saint-François devrait mener à des efforts de recrutement d’une autre institution financière, selon 78 % des personnes sondées.
« Le sondage démontre que les administrateurs (de la Caisse des Monts et rivières) auraient intérêt à se brancher sur la réalité de leurs membres », a indiqué Michel Martin, d’Accordons-nous, mercredi lors du dévoilement de la consultation.
Le sondage téléphonique permet aussi de réaliser que 65 % des répondants ont trouvé précipitée la décision de fermer les trois points de service, que 83 % d’entre eux se disent beaucoup ou moyennement affectés, et que les principaux facteurs d’insatisfaction sont l’éloignement des services (73 % des gens), le coût du déplacement (65 %) et la perte de temps (58 %).
Une proportion de 46 % de la population sondée a précisé qu’elle n’était pas équipée en ordinateur pour faire ses transactions par internet.
Même si les membres du comité Accordons-nous continuent de mettre de la pression sur la direction de la Caisse des Monts et rivières pour rouvrir le pont de services de Saint-François « dans les prochaines semaines », d’autres moyens sont envisagés à plus long terme, notamment l’élection de nouveaux membres au conseil d’administration de la caisse.
« Si on veut du changement, il faudra de nouvelles personnes au “c.a.” qui comprendront la réalité du milieu des Plateaux au lieu de composer avec les exigences de Desjardins », signale Michel Martin.
Sylvie Gallant, aussi du comité Accordons-nous, précise d’autres parts que les efforts déployés pour sonder l’intérêt d’autres institutions financières pour desservir les Plateaux prennent « un peu plus long que prévu (avant d’obtenir) une réponse. Ça va venir ».
La direction de la Caisse des Monts et rivières a fermé les trois points de services en juin, deux mois après l’avoir annoncé en assemblée générale. Ce sujet n’apparaissait pas dans l’ordre du jour. La décision était basée sur une perte de 59 000 $ en 2012 et sur une prévision de perte de 340 000 $ en 2013.
Les opposants à la fermeture notent entre autres que la gestion de la caisse n’a pas été impeccable, à la lumière d’améliorations locatives et d’un loyer payé d’avance pour cinq ans, pour une somme de 50 000 $, touchant un local qui n’aura servi que sept mois.
Ces augmentations de taxes découlent principalement de réductions des paiements venant du gouvernement du Québec, notamment du remboursement de la taxe de vente (TVQ), qui prive l’administration municipale de New Richmond d’environ 201 000 $.
« En tout et partout, les pertes de revenus et les nouvelles charges incombant à la ville totalisent 650 000 $. C’est beaucoup d’argent à trouver dans un budget totalisant 8 705 375 $ », a indiqué le maire Éric Dubé, en le déposant lundi soir.
« Il faut réaliser qu’une part de 7,2 millions $ est composée de dépenses incompressibles, comme les salaires des employés, les avantages sociaux, les contrats de services, Telus et Hydro-Québec, qui impose une hausse de tarifs de 4 %. On a coupé 175 000 $ en masse salariale, venant de postes non remplacés », a-t-il dit.
Pour le propriétaire d’une maison de 120 000 $ branchée à l’aqueduc et à l’égout, la hausse de facture s’établit à 217,31 $ pour atteindre 2 210,83 $. Pour un propriétaire hors réseau, l’augmentation atteindra 219,71 $ et son compte s’élèvera à 1 910,81 $.
Le fait que la hausse soit plus élevée, toutes proportions gardées, pour les gens des secteurs non branchés a soulevé le mécontentement de deux citoyens du Quatrième rang de New Richmond, dont Lawrence Cochrane.
« Pourquoi devons-nous payer une hausse de 13 % avec si peu de services alors que les contribuables branchés ont une hausse de 10,9 %? », a-t-il demandé.
Le maire Éric Dubé a expliqué que les hausses ou les baisses de tarifs étaient exprimées en montants fixes. « Par exemple, on a baissé les tarifs d’ordures de 6 $ (précisément 5,91 $) pour tout le monde ».
En 2014, la Ville de New Richmond commencera à payer sa « part communautaire » de 150 000 $ par an de l’expansion de plus de 16 millions $ réalisée surtout entre 2007 et 2009 au Parc régional de la Petite-Cascapédia (le centre de ski Pin Rouge).
Cette part devrait se situer entre 2,4 millions $ et 2,6 millions $. « Nous ne connaissons pas encore le montant exact parce que le projet n’est pas “fermé” au gouvernement. La dernière phase du projet se situait à 3,6 millions $ ou 3,7 millions $ et la part de subvention du gouvernement (du Québec) n’est pas encore déterminée avec précision ».
Ces 150 000 $ seront versés pendant 25 ans. Quant au déficit annuel de Pin Rouge, qui correspond aussi à une somme moyenne de 150 000 $ par an au cours des dernières années, il sera l’objet d’une attention particulière du conseil d’administration du Parc régional, sur lequel siègent le maire et les conseillers Jacques Rivière et Geneviève Braconnier.
« Nous ne savons pas combien sera le déficit en 2014 mais le but, c’est de le ramener le plus proche possible de zéro », note M. Dubé.
Ce train emprunte le parcours du nord du Nouveau-Brunswick, il touche la Gaspésie à Matapédia avant d’emprunter la vallée de la Matapédia, Rimouski et Rivière-du-Loup notamment. Toutefois, l’annonce de 50 millions $ confirme que le CN entamera sous peu l’exercice d’abandon ou de vente d’une partie de la voie ferrée reliant Moncton et Campbellton, plus précisément entre Miramichi et Bathurst.
Cet abandon, s’il n’est pas arrêté par une vente, viendrait couper le trajet actuel du train Océan entre Halifax et Montréal. Il inquiète François Roussy, de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, parce que le transporteur de passagers pourrait couper ce train des Maritimes et le train reliant la métropole à la Gaspésie, un service suspendu depuis août pour des raisons de sécurité. M. Roussy et son équipe tentent de satisfaire les exigences de Via Rail afin de restaurer le service au plus vite.
« J’espère que le gouvernement du Nouveau-Brunswick et le CN vont revenir sur leur décision afin d’assurer l’avenir de tout le tronçon Moncton-Campbellton », note M. Roussy. Il constate que le gouvernement fédéral est absent de l’entente annoncée le 24 janvier, et qu’il « serait temps qu’il réinvestisse dans le rail ».
Le député fédéral de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, trouve pour le moins étonnant que l’annonce, faite en grandes pompes à Miramichi, ait été présentée comme un succès.
« C’est loin d’être un succès, c’est potentiellement une catastrophe. Je reconnais l’importance de protéger les services de marchandises entre Miramichi et Moncton, et entre Bathurst et Campbellton, mais pourquoi ne pas protéger l’ensemble de la ligne entre Moncton et Campbellton? Le service de passagers est également important et il aurait été possible de sauver les deux. Encore une fois, le gouvernement fédéral est absent. Il faut que le fédéral investisse dans ce chemin de fer et qu’il le fasse rapidement », réagit M. Toone.
Les trains de passagers de Halifax et de la Gaspésie roulent ensemble à partir de Matapédia en direction de Montréal, ce qui occasionne certaines économies pour Via Rail, du moins quand l’achalandage n’est pas en période de pointe.
Il est loin d’être assuré qu’un démantèlement d’une portion de la voie entre Moncton et Campbellton se traduirait automatiquement par un transfert du train de Halifax vers une autre ligne, celle reliant Moncton à Edmundston.
Mylène Bélanger, de Via Rail, précise que le transporteur « opérera sur cette voie (par le nord du Nouveau-Brunswick et la Matapédia) tant (qu’elle) sera ouverte » et « tant que l’infrastructure sera sécuritaire ». Elle ajoute que Via Rail « n’a pas les ressources financières requises pour acquérir et maintenir cette voie ».
Si le passage par le nord du Nouveau-Brunswick est coupé, Via Rail « va devoir considérer la viabilité commerciale de tout trajet alternatif pour relier Halifax et Montréal avant d’adopter un tel parcours ».
Le parcours passant par Edmundston est nettement moins peuplé que le trajet courant.
Ce choix de mode de transport permettrait du même élan à la Société du chemin de fer de la Gaspésie d’accroître ses revenus venant du transport de marchandises et compenser ainsi la perte découlant de la suspension du service de trains de passagers de Via Rail, en attente de rétablissement.
Sébastien Roy, directeur de l’Association coopérative forestière de Saint-Elzéar (ACF), qui exploite la seconde plus importante scierie en Gaspésie, veut toucher d’autres marchés que ceux du Québec et des Maritimes afin d’assurer de meilleurs prix à l’entreprise. Le rail est moins cher sur de longues distances.
« Je veux qu’on y aille (vers le rail). Il y aura des prix plus intéressants si on élargit nos marchés vers l’Ontario, vers les États-Unis (…) Le rail peut nous permettre d’atteindre cet objectif » aborde M. Roy.
La production annuelle de la scierie de Saint-Elzéar se chiffre par 35 millions de pieds-mesure-de-planche. C’est l’équivalent de 300 wagons de bois d’œuvre de 105 tonnes. En copeaux et sciures, l’usine pourrait remplir près de 1 000 wagons de 28 à 30 tonnes.
« Je suis ouvert à expédier tous nos copeaux par rail, si c’est possible. Je pense même à acheter des billots de bois de l’extérieur, qui pourraient nous être livrés par train », précise aussi M. Roy.
La scierie de Saint-Elzéar n’est toutefois pas située en bordure du chemin de fer, ce qui implique un autre lieu de transbordement. La cour de triage de New Carlisle, presque inactive depuis la fermeture des deux usines de pâtes et papiers de la région et de la fonderie de Murdochville, constituerait l’endroit idéal, selon Sébastien Roy.
« Je suis persuadé qu’il y a moyen d’organiser le transport par rail très bientôt. Mais je souhaite obtenir des réponses au plus vite de la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG). Présentement, je n’ai pas de taux (de transport). Je participerai au Montréal Wood Trade Show bientôt et je rencontrerai des acheteurs de bois. On me demandera si je peux expédier par rail, et je veux répondre oui, tout de suite », note-t-il.
François Roussy, président de la SCFG, « trouve aussi que ça ne va pas assez vite. Nous avons été très occupés avec le dossier de Via Rail, que nous souhaitons régler au plus vite, mais ce n’est pas une excuse. J’irai m’asseoir sous peu avec les gens de la coopérative de Saint-Elzéar ».
Les revenus de la Société du chemin de fer de la Gaspésie se situent à 1,5 million $ par an, dont 600 000 $ venant de Via Rail.
Le citoyen demandait à Énergie éolienne des Moulins S.E.C. de déplacer une tour éolienne projetée dans un parc de 21,15 mégawatts à ériger plus tard en 2014. Le villégiateur craignait que cette tour ne soit trop bruyante. Son camp est situé en terres publiques. Il demandait une indemnisation financière pour toute éolienne située à moins d’un kilomètre de son camp.
La médiation du BAPE a convaincu Énergie éolienne des Moulins S.E.C., filiale d’Invenergy, de déplacer la « tour 72 » à moins de 100 mètres de la tour 71, une situation acceptable pour le villégiateur. Il a retiré sa demande de tenue d’audience publique à condition que l’éventuel décret autorisant la construction du parc éolien renvoie à la nécessité de respecter l’entente.
Le promoteur éolien ne s’engage pas à verser d’indemnisation pécuniaire.
Le rapport donne deux avis, « clarifier la définition des catégories de zonage au regard du niveau maximal permis pour le climat sonore issu des parcs éoliens en territoire public » et demander « que les suivis du climat sonore effectués par le promoteur soient rendus publics ».
La phase 2 du parc éolien « des Moulins » devait initialement être réalisée à Thetford par la firme 3Ci. Quand ce promoteur a vendu son projet, l’acheteur, Invenergy, a réalisé qu’un bloc de 21,15 des 156 mégawatts du parc ne pourrait être réalisé dans la région de l’Amiante.
« Comme nous avions un parc éolien à l’Ascension, que son potentiel était beaucoup plus grand que les 138,6 mégawatts acceptés (…) nous avons demandé la permission de le déménager sur les Plateaux de Matapédia », explique Frits de Kiewit, porte-parole d’Invenergy.
De plus, en plus d’exploiter depuis le printemps 2012 ce parc appelé le Plateau 1, Invernergy a déjà entamé la construction du Plateau 2, un parc éolien communautaire dont la propriété est partagée avec la Régie intermunicipale de l’énergie de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. Sa capacité est aussi de 21,15 mégawatts.
« Idéalement, nous aimerions construire la phase 2 des Moulins en même temps ou à la suite du Plateau 2. On n’aurait pas besoin de démobiliser l’équipe de construction en place », ajoute M. de Kiewit.
Chacun des parcs de 21,15 mégawatts requiert un investissement de 70 millions $. Il pourrait y avoir une centaine de travailleurs mobilisés par le chantier. L’approbation du projet « des Moulins phase 2 » viendra par décret, sans doute au cours des prochains mois. Les deux parcs seront inclus dans le périmètre du Plateau 1. L’énergie doit être livrée à Hydro-Québec le 1er décembre 2014.
Respect de la vie privée