le Mardi 22 septembre 2026

Les indemnités accordées à MM. Audet et Murphy seront de six à 20 fois les sommes initialement offertes par Hydro-Québec. La ligne de raccordement en question provient du parc éolien Venterre et vise à alimenter le réseau de transport d’énergie.

 Raynald Murphy avait reçu une offre de 1 500 $ d’Hydro-Québec au début de 2012, offre qui avait fondu à 600 $ en août de la même année, « pour me faire plier », disait-il alors.

 Hydro-Québec n’offrait que 50 cents par arbre coupé sur la terre de M. Murphy, un menuisier qui s’approvisionne sur ses lots. Les 400 arbres rasés par la société publique ne lui auraient donné que 200 $. Le tribunal lui accorde 14 020 $ pour ces arbres.

 Pour la perte de son aire de chasse au chevreuil, le tribunal lui consent 4 500 $, et 10 000 $ pour le trouble et l’ennui conséquents à deux ans de lutte contre Hydro-Québec, qui n’allongeait que 500 $ dans ce cas.

 La décision du Tribunal administratif tient compte du « nombre impressionnant d’intervenants avec lesquels il (M. Murphy) a dû traiter pour s’assurer de l’avancement du dossier », du temps consacré à la lecture des rapports des experts d’Hydro-Québec, de la recherche infructueuse d’ingénieurs forestiers pour étoffer son dossier, des heures consacrées à préparer son témoignage et au stress provoqué par deux ans de démarches et de médiatisation de la cause.

 Le tribunal a tenu compte de la disparité des moyens dont disposaient MM. Murphy et Audet dans cette cause, et ceux d’Hydro-Québec, qui misait sur une batterie de procureurs, d’ingénieurs forestiers, d’évaluateurs agréés et d’autres experts.

 Raynald Murphy avait établi à 63 000 $ les indemnités, mais il exprimait beaucoup de satisfaction hier. « Je recommande à toutes les personnes qui ont des problèmes avec Hydro-Québec d’aller devant le Tribunal administratif. Je suis menuisier, pas avocat. J’ai dit la vérité. J’ai fait répéter quand je ne comprenais pas et les juges du tribunal ont été patients pendant les audiences », dit-il.

 « Mon seul regret dans cette cause, c’est qu’Hydro-Québec n’ait été condamnée qu’à planter des graines de pelouse dans quatre pouces de neige quand (le ministère de l’Environnement) a décidé que la coupe forestière ne respectait pas les normes », ajoute M. Murphy.

 Quant à lui, Léopold Audet, 74 ans, a obtenu 12 238 $, ce qui est trois fois la première offre de 4 300 $ d’Hydro-Québec, et six fois la dernière, de 2 000 $.

Dans son cas aussi, l’offre rapetissait à mesure que le temps passait, « pour me briser », dit-il. « C’est une victoire sur l’intimidation et la pression, contre les gros sabots d’Hydro-Québec. Ça va peut-être mettre du plomb dans la tête de certains de leurs dirigeants. Je voulais régler avec eux et ils n’ont jamais voulu ».

Partis de Gaspé dimanche en matinée, les deux navires de dragage du Groupe Océan de Québec, qui étaient tirés par un remorqueur de la même compagnie, l’André H., sont partis à la dérive en soirée, à la hauteur de L’Anse-Pleureuse, pour venir s’échouer sur le littoral, en bordure de la route 132. Aucune personne ne se trouvait à leur bord.

 

« Est-ce que ce sont les câbles qui ont cédé ou est-ce qu’ils se sont détachés? », se demande encore le directeur des affaires publiques du Groupe Océan, Philippe Fillion. « On est à l’étape de l’évaluation, mais je préfère dire, pour l’instant, que c’est à cause de Dame Nature. Lorsque le capitaine de l’André H. a quitté Gaspé, il avait fait toutes ses vérifications et tout était correct. Mais en cours de navigation, les conditions climatiques se sont détériorées. Il y avait des vents de 25 à 30 nœuds et des vagues de deux mètres », raconte M. Filion.

 

Aucun déversement de pétrole

 

Les chalands autopropulsés contiennent deux réservoirs d’une capacité de 3 000 litres de diesel. Un résident de Sainte-Anne-des-Monts, qui passait par là lundi après-midi, a remarqué une forte odeur de pétrole. « Vers 15 h 30, il y avait une grosse nappe de pétrole, surtout à la hauteur de Mont-Saint-Pierre, raconte Angélo Lévesque. C’était noir comme de l’encre, sur une largeur de 25 à 30 pieds. » Un résident de L’Anse-Pleureuse, Denis Côté, rapporte avoir vu des gens sortir de deux camionnettes pour prendre des tests d’eau dans le fleuve.

 

De leur côté, le Groupe Océan et le Service d’intervention maritime, Est du Canada (SIMEC) confirment qu’aucun déversement d’hydrocarbures ne s’est produit lors de l’incident. « On n’a pas constaté de déversement, affirme M. Fillion. C’est SIMEC qui nous l’a confirmé. Ce que les gens ont vu, c’est peut-être un déversement causé par un pétrolier. Si c’était du diesel, ça ne serait pas de cette couleur-là. »

L’incorporation d’un plus grand nombre de composantes d’aluminium dans l’ensemble des tours éoliennes, principalement dans les turbines, constituerait un avantage notable pour les alumineries et, surtout, les transformateurs du métal léger.

 

S’il semble évident que le secteur de l’aluminium a tout intérêt à prendre le « train » éolien, le directeur général du TechnoCentre éolien du Québec, Frédéric Côté, assure que son domaine bénéficiera aussi des bienfaits de la collaboration entre les deux industries.

 

 « Entreprendre une collaboration entre la filière éolienne et le TechnoCentre éolien débouchera sur la mise en valeur de l’expertise de la région. Il y aura beaucoup de recherche chez nous, mais il n’y a pas que nous. Le secteur privé sera aussi mis à contribution », précise M. Côté, en pensant notamment à l’équipe de 17 personnes travaillant pour son organisme, dont un groupe de chercheurs.

 

Le second objectif est plus large. « À partir du moment où la filière éolienne se développe, ici ou ailleurs, tôt ou tard, la région en bénéficiera d’une façon ou d’une autre. Ça va rejaillir sur la région. Il faut le voir dans une perspective générale », ajoute M. Côté.

 

Le premier échange entre les filières a eu lieu au cours de l’été, au Saguenay, où est basé le Réseau Trans-Al, un regroupement de compagnies transformant l’aluminium et comptant 261 membres, dont 190 petites et moyennes entreprises donnant du travail à 9 000 personnes et générant des ventes annuelles de 1,2 milliard de dollars.

 

Il y a un peu plus d’un mois, ce sont des membres du Réseau Trans-Al, dont un représentant du géant Trio Tinto Alcan, qui sont venus en Gaspésie pour se familiariser avec le TechnoCentre éolien et les parcs de production d’électricité.

 

Frédéric Côté entrevoit l’augmentation du contenu en aluminium en deux temps, le court terme pour des pièces qui ne sont pas structurelles, comme certaines composantes mineures entrant dans la fabrication des tours, des plates-formes ou des échelles par exemple, et le long terme. Dans ce second cas, beaucoup de recherche sera nécessaire.

 

« L’intérêt de l’éolien pour l’aluminium, c’est que les machines (turbines) sont de plus en plus grosses, parce qu’elles sont plus puissantes, et que des enjeux de transport de l’usine au site vont se présenter avant longtemps », dit-il, en faisant un lien entre l’éolien et l’automobile.

 

« Est-ce que l’aluminium peut venir alléger ces machines, un peu comme on s’en est servi dans l’automobile? Il y a une analyse coûts-bénéfices à faire, mais il est certain qu’élever à 100 mètres des génératrices de plus en plus lourdes deviendra un défi de taille », note-t-il.

 

Porte-parole de Trans-Al, Jean-François Pouliot, voit « des opportunités à saisir » pour son secteur d’activités.

 

« On croit que l’industrie de l’aluminium peut fournir des composantes importantes à coût compétitif (…) dans un marché éolien en développement, et des parcs installés pour plusieurs années », signale-t-il.

Celui-ci s’additionne aux 40 millions $ qui proviendront de l’entente convenue avec Crede Capital Group, une institution d’investissements américaine.

 

« Nous sommes maintenant en bonne position pour réaliser nos priorités d’affaires à court et moyen termes, dont la finalisation de notre usine d’alumine de haute pureté et le développement de nos projets de traitement de boues rouges avec notre partenaire Veolia, se réjouit le chef de l’exploitation d’Orbite, Glenn Kelly. Les efforts de construction et d’optimisation à l’usine d’alumine de haute pureté débutent dès aujourd’hui. »

 

Relance de la construction de l’usine

 

Les profits nets du placement de 16 millions $ seront consacrés à la finalisation de la construction de son usine d’alumine de haute pureté de Cap-Chat. Orbite s’en servira également pour son fonctionnement et son fonds de roulement.

 

La construction de la phase 2 du bâtiment avait été arrêtée à cause des problèmes de liquidités rencontrées par la compagnie. Ceux-ci étaient directement liés aux frais de construction et d’achat d’équipements qui dépassaient largement les prévisions budgétaires de l’entreprise.

 

Cette annonce a eu peu de conséquences sur le titre de la société à la Bourse de Toronto. Mercredi, il a connu une hausse de moins de 3 % par rapport à la dernière clôture des marchés, pour s’échanger à 39 cents.

Le député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia exhorte les conservateurs d’accepter les recommandations du rapport déposé mercredi par la Commission nationale d’examen de l’assurance-emploi. « Le rapport est bienvenu, étant donné que le gouvernement conservateur n’avait pas pris en compte tous les impacts que la réforme pouvait avoir sur nos communautés », soutient Jean-François Fortin.

 

Selon le député bloquiste, le gouvernement ne peut ignorer les recommandations émises par la commission coprésidée par Gilles Duceppe et Rita Dionne-Marsolais. « Sinon, c’est faire fi de tous ces gens qui sont allés faire part de leur opinion devant la Commission, fait savoir M. Fortin. M. Duceppe et Mme Marsolais sont allés sur des recommandations qui faisaient consensus auprès des organisations et des citoyens. Si le gouvernement y sursoit, c’est une baffe en pleine figure! »

 

Par ailleurs, le député Fortin demande au gouvernement de modifier le régime d’assurance-emploi, particulièrement sur trois aspects : abolir l’obligation d’accepter un emploi dans un rayon de 100 km, permettre à un travailleur saisonnier de retourner à son emploi et supprimer les catégories de travailleurs. « Le gouvernement devrait admettre qu’il a fait une erreur », avance-t-il.

 

De l’avis du parlementaire, plusieurs chômeurs vivent, depuis l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance-emploi, un trou noir de deux à trois mois sans prestations avant leur retour au travail. « Ce sont des pères et des mères de famille, rappelle-t-il. Ça va forcer ces gens-là à quitter la région. »

 

« La réforme du gouvernement conservateur est dévastatrice, fait valoir, pour sa part, le député néo-démocrate de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone. »

 

Indépendance de la caisse de l’assurance-emploi

 

Jean-François Fortin souhaiterait que le Québec gère lui-même son système d’assurance-emploi, sans devoir rouvrir la constitution. « Ce serait juste de déléguer les pouvoirs pour que le Québec puisse lui-même définir les conditions pour ses propres travailleurs, tout comme on le fait pour l’assurance parentale », espère-t-il.

 

Du côté du NPD, Philip Toone prône la protection et l’indépendance de la caisse de l’assurance-emploi. « Les gouvernements libéraux et conservateurs se sont servis allègrement dans la caisse de l’assurance-emploi et ce, même si cet argent ne leur appartient pas, s’indigne-t-il. C’est l’argent des travailleurs et des employeurs, pas celui du gouvernement. » Cette déclaration du député s’inscrit dans la foulée de la deuxième partie du plan déposé par le NPD pour améliorer le programme d’assurance-emploi.

 

« Le gouvernement va prendre 2 milliards de dollars à même la caisse de l’assurance-emploi, corrobore son homologue du Bloc québécois. Il va piger dedans, sans cotiser, pour éponger son déficit! »

« Je suis bien content, mais il faut dire que j’ai pas mal de rigueur au travail, a commenté le propriétaire de l’entreprise lauréate, Carl Pelletier, en entrevue à GRAFFICI.CA. J’essaie d’être le plus près de ce qui peut être parfait. Il y a d’autres entreprises qui auraient mérité de gagner, mais c’est le jury qui en a décidé ainsi. »

 

« À chaque année, j’essaie d’aller plus loin, poursuit le récipiendaire du prix « Entreprise de l’année » pour une deuxième fois. Je développe de nouveaux produits. Je fais en sorte que Couleur Chocolat rayonne de plus en plus. J’avais dit que j’inonderais la Gaspésie en chocolat. La dernière année a été une grande année en termes d’une plus large distribution. Mes produits sont offerts en Gaspésie, à Matane et à Mont-Joli. Mais là, il faut que j’aille vers la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent et Québec. »

 

Couleur Chocolat a également reçu un Théodore dans les catégories « Innovation et créativité » ainsi que dans la catégorie « Entreprise performante âgée de deux ans ou plus ».

 

Autres lauréats

 

Les autres lauréats sont L’Amarré Café-Bistro et La Pointe Sec, Extrême Chic-Chocs, l’Auberge festive Sea Shack, Les Ateliers Mur à Mur, Hôtel & cie, le Centre d’action bénévole des Chic-Chocs, le Marché IGA de Sainte-Anne-des-Monts, la Pharmacie Uniprix Dany Bergeron, la Coopérative de travailleurs forestiers Eaubois, l’Imprimerie Gaspésienne, Les Délices de la mer et Les Framboisiers C. Lepage.

 

Le prix « Employé de l’année » a été décerné à Lise Gagnon de la Boutique Terre & Monde. De plus, le prix « Hommage et réalisation » a été consacré à titre posthume à Raymond Roy de la Télévision Haute-Gaspésie, dont l’absence au gala a créé un véritable vide pour les organisateurs et les convives. Un montage vidéo, réalisé par son fils et collègue de travail Roger, a été projeté lors de la soirée. Les enfants et la femme du disparu sont montés sur scène pour cueillir le Théodore et une toile réalisée en son honneur. Raymond Roy de Sainte-Anne-des-Monts, avait une longue feuille de route pour ses engagements culturels, politiques et sportifs, en plus d’avoir fondé Télévision Haute-Gaspésie. Il est décédé subitement le 19 août dernier.

 

Nouvelle formule réussie

 

Les artisans de la Chambre de commerce de la Haute-Gaspésie ont réussi avec brio le défi qu’ils s’étaient fixé de présenter le gala sous une nouvelle formule consistant principalement à séparer les remises de prix du banquet. La remise des prix, animée par Isabelle Lévesque de Radio-Canada Gaspésie-Les Îles, a été entrecoupée de discours et de numéros d’artistes locaux, dont la prestation de danse de Danny Gasse-Villeneuve et Pascale Landry ainsi que les interprétations musicales de Simon Thibault et de Yanik Élément.

 

Le ministre responsable de la Gaspésie et député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, a ouvert la soirée en annonçant un octroi de son gouvernement de l’ordre de 10 millions de dollars pour le développement du tourisme hivernal en Haute-Gaspésie.

M. Gagnon a présenté cet échéancier dimanche lors d’une entrevue accordée au Graffici.ca, à l’occasion d’une journée «portes ouvertes» au cours de laquelle 434 personnes sont venues se familiariser avec les aspects du projet, décortiqué en différentes étapes.

 

La «clôture financière», selon les mots utilisés par M. Gagnon, est prévue pour février 2014, et c’est un processus complexe, qui vise notamment à déterminer «quelles sont toutes les conditions, les responsabilités» des différents partenaires, dans toutes sortes de scénarios, «comme en cas de dépassement de coût», note-t-il.

 

Assez simultanément, M. Gagnon souhaite obtenir les trois certificats d’autorisation que doit délivrer le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs. Ils touchent en premier lieu la préparation du terrain qui recevra le complexe industriel et, en second lieu, la fondation des futurs bâtiments et l’érection de ces bâtiments.

 

«On devrait les avoir sous peu (…) Ça prend les trois pour construire», résume M. Gagnon.

 

Troisièmement, Ciment McInnis devra obtenir une autorisation pour la carrière, «une étape subséquente parce que la carrière ne produit pas pendant la construction de la cimenterie (…) mais une étape cruciale (…) qui demande un an de travail», dit-il.

 

Avant le démarrage de la cimenterie, la compagnie devra obtenir un certificat d’exploitation. «Ça signifie que j’ai le droit d’opérer. C’est à la fin, quand c’est bâti», précise M. Gagnon.

 

Il souhaite un démarrage de chantier «au début du printemps». Le chantier de construction devrait durer 27 mois. La direction de Ciment McInnis souhaite un démarrage dans la première moitié de 2016.

 

D’autre part, lorsqu’interrogé sur le fait que tous les documents ayant servi à la publication de la mise à jour de l’étude de répercussions sur l’environnement n’ont pas été mis à la disponibilité du public, Christian Gagnon a indiqué que plus de 2 000 pages avaient tout de même été placés sur le site de Ciment McInnis.

 

Quand on lui fait remarquer que le contenu est tout de même laissé à la discrétion de la firme, il répond que «le traitement final a été fait par des spécialistes indépendants. Ces gens-là sont régis par leur code de profession, des codes de déontologie et ils n’altèrent pas les résultats».

 

Ils sont payés par Ciment McInnis, mais Christian Gagnon assure que «ce n’est pas parce qu’on les paie qu’on leur enlève leur professionnalisme».

 

 

La cimenterie de Port-Daniel devrait employer 100 personnes directement et produire 2,2 millions de tonnes de ciment par année. Son exploitation générera aussi 1,75 million de tonnes de gaz à effet de serre par an.

Si l’entreprise forestière achète cette usine, ce n’est pas pour repartir ses activités, mais pour acquérir le contrat d’aménagement et d’approvisionnement forestier (CAAF), qui s’ajoutera à celui de sa scierie de Marsoui, située à quelques kilomètres de là. « C’est pour consolider notre usine de Marsoui », confirme le président-directeur général du Groupe GDS, Sylvain Deschênes. Cela allongera de six à sept semaines la période de travail des ouvriers de l’usine de Marsoui.

 

Les installations de La Martre, qui sont inactives depuis sept ans, seront démantelées au printemps. Par la suite, son nouveau propriétaire mettra le terrain à vendre. « Il y a du matériel qu’on peut récupérer, comme des appareils électriques et mécaniques, peut-être aussi certaines machines, comme un positionneur, mais le reste est pas mal désuet », estime M. Deschênes.

 

Déception

 

Si cette transaction vient renflouer les coffres du Groupe Cedrico, qui a peine à passer à travers la crise forestière, elle est moins réjouissante pour le Groupe Lebel de Rivière-du-Loup, qui aurait espéré obtenir le contrat d’approvisionnement de l’usine de La Martre pour pouvoir rouvrir sa scierie de Cap-Chat, qui est fermée depuis plus d’un an.

 

En juin, le Groupe Lebel, de concert avec trois groupements forestiers de la Gaspésie, avait élaboré un plan de relance de l’usine, mais à l’unique condition que la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Martine Ouellet, lui accorde le volume en résineux qui était réservé au moulin de La Martre. Deux mois plus tard, la ministre a accusé une fin de non-recevoir à la requête.

 

« Ça ne change rien pour nous, on était déjà au courant, depuis le mois d’août, qu’on ne pouvait pas obtenir l’approvisionnement requis, fait savoir la contrôleuse du Groupe Lebel, Isabelle Mailloux. On n’a pas pris une décision finale concernant l’usine de Cap-Chat. Différents scénarios sont envisagés et sous analyse pour sa réouverture. Aucun autre commentaire ne sera fait.» L’entreprise se donne jusqu’à la fin de cette année pour en arriver à une décision sur le sort de sa scierie.

 

« Le Groupe Lebel aurait été mieux de faire comme nous, puis d’acheter l’usine de La Martre », croit le patron du Groupe GDS, Sylvain Deschênes.

 

La transaction du Groupe GDS enlève aussi tout espoir à la compagnie Alantic Fiber Resources, qui avait souhaité mettre la main sur le contrat d’approvisionnement de l’usine de La Martre afin d’implanter un projet de transformation de bois à Chandler.

La sculpture intitulée « L’Ancêtre oiseau-tonnerre », qui a été créée il y a 34 ans par l’artiste Serge Otis, décédé en 1983, avait été laissée à l’abandon. Son état de détérioration était si avancé qu’une aile était tombée, il y a plus de deux ans.

 

Longue saga

 

Pour la veuve de l’artiste, France Vézina et l’ex-maire, Jean-Sébastien Cloutier, c’est la conclusion heureuse d’une longue saga qui aura duré quatre ans. « Ça a été la finalisation de mon dernier dossier comme maire », indique M. Cloutier, en précisant qu’il ne voulait pas revenir sur les échanges houleux qu’il a eus avec Mme Vézina.

 

Il y a environ deux ans, le sculpteur et professeur à l’Université de Moncton, André Lapointe, qui était à l’origine du projet de création de l’oeuvre, avait offert de la restaurer bénévolement, moyennant ses frais d’hébergement. Encore là, l’ex-maire avait refusé la proposition. « On s’entendait pas sur la procédure, soutient Jean-Sébastien Cloutier. On n’avait pas de sous. De plus, au moment où on était disponibles, en août, M. Lapointe ne l’était plus. » Le sculpteur avait fini par se retirer du dossier.

 

Intervention salvatrice

 

Pour Mme Vézina, si l’oeuvre a été sauvée, c’est grâce à l’intervention du directeur général du Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV), Christian Bédard, qui a proposé à la municipalité que le sculpteur et professeur en arts de l’Université du Québec à Rimouski, Roger Langevin, supervise les travaux. Dans sa lettre à la municipalité, M. Bédard a aussi présenté les risques légaux encourus si l’oeuvre était altérée.

 

Sans tarder, Jean-Sébastien Cloutier a accepté la proposition du RAAV. « C’est pas à cause de la lettre qu’on a accepté de faire les travaux, indique-t-il. C’est parce que M. Langevin a proposé ce qu’on avait prévu de faire il y a cinq ans. »

 

Respect et émotions pour l’oeuvre

 

Ces derniers jours, l’artiste Roger Langevin s’est rendu à Mont-Saint-Pierre, moyennant le remboursement de ses frais d’essence. L’oeuvre a été retirée de son socle, puis transportée dans le garage de Léon Coulombe, à l’endroit-même où elle avait pris naissance en 1979. Le fils de celui-ci, Félix Coulombe, qui avait dix ans au moment de sa création, a resoudé l’aile. Des ouvriers locaux ont passé la pièce au jet de sable et renforcé quelques cordons de soudure.

 

« J’ai aimé à quel point les gens étaient respectueux, précise M. Langevin. C’était comme quelque chose de sacré. » La main-d’oeuvre étant bénévole, la restauration aura coûté une centaine de dollars à la municipalité en matériaux et s’est échelonnée sur deux jours.

 

Si la réparation de ce monument avait quelque chose d’émouvant pour Léon Coulombe et son fils Félix, c’était encore plus touchant pour Roger Langevin qui avait gradué de l’École des Beaux-Arts de Montréal la même année que l’auteur de L’Ancêtre. « C’était un devoir d’amitié, laisse tomber le sculpteur. Ça a été comme des retrouvailles avec Serge. »

De ce montant, 50 millions de dollars proviendraient d’un engagement conclu avec Crede Capital, une institution américaine d’investissement. Assujettie à certaines conditions, cette entente serait réalisée à l’intérieur d’un placement privé. Par ailleurs, Orbite compte recueillir 6 millions de dollars en placement public.

« Nous avons le plaisir d’annoncer à nos actionnaires, qui ont fait preuve d’une grande patience au cours des quatre derniers mois, que nous avons un engagement ferme susceptible de nous permettre de lever les capitaux nécessaires afin de compléter notre usine de production d’alumine de haute pureté à Cap-Chat », a fait savoir, par communiqué, le chef de l’exploitation de la minière, Glenn Kelly, qui décline toute demande d’entrevue. « Entre le prospectus préliminaire et le prospectus final, je ne peux pas commenter, a-t-il expliqué. C’est mal vu par l’Autorité des marchés financiers. »

Orbite poursuit et concentre ses discussions avec le gouvernement du Québec afin d’obtenir du financement supplémentaire. Selon la société, les pourparlers progressent.

Budget à la baisse

À la fin octobre, les dirigeants d’Orbite ont révisé à la baisse le budget qui est nécessaire pour compléter la construction de son usine de Cap-Chat et pour faire l’achat des équipements requis. De 31 millions de dollars, les estimations sont passées à 28,3 millions de dollars. Jusqu’à présent, plus de 75 millions de dollars ont été consentis dans le projet, ce qui est beaucoup plus que la direction l’avait estimé au départ. Les dépassements de coûts ont explosé au cours de la dernière année.

Dans sa phase optimale, l’objectif de l’entreprise consiste à atteindre une capacité de production de trois tonnes d’alumine par jour.

L’alumine de haute pureté est principalement utilisée pour la fabrication de saphirs synthétiques destinés à l’industrie de la fibre optique. Elle sert également à la confection des ampoules LED. Orbite souhaite aussi, à plus long terme, approvisionner les alumineries en alumine métallurgique.

Remontée du titre

L’action d’Orbite à la Bourse de Toronto a bondi depuis que l’entreprise a fait savoir qu’elle était sur le point d’obtenir les capitaux espérés. Jeudi, le titre s’est échangé à 50 cents. Prisée du côté des petits investisseurs québécois, l’action a fondu de 83 % au cours de la dernière année.

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