le Mardi 22 septembre 2026

De l’avis du chef de l’exploitation de la minière, les négociations sont encourageantes auprès de certains partenaires, dont principalement le gouvernement du Québec.

« Je n’ai pas le droit de commenter les activités de financement, mais nos démarches vont bien », fait savoir Glenn Kelly. Alors qu’elle avait estimé les coûts de finalisation de la construction de son bâtiment et de l’achat d’équipement à 31 millions de dollars, Orbite a révisé ses prévisions budgétaires à la baisse. Elles se chiffrent maintenant à 28,3 millions de dollars, ce qui portera l’estimation globale à 102 millions de dollars, dont 16 millions seront consacrés au matériel et à l’équipement, y compris le calcinateur.

Faible production

La production de l’usine de la Haute-Gaspésie a repris ce mois-ci, mais elle tourne au ralenti. Pour le moment, elle ne produit que des échantillons commerciaux destinés aux éventuels clients, s’inscrivant ainsi dans la poursuite de son programme d’homologation des produits. De façon intermittente, 50 kg d’alumine de haute pureté sortent de l’usine, ce qui est bien loin de l’objectif de trois tonnes par jour. Si l’entreprise réussit à trouver le financement nécessaire à la finalisation de son usine, elle estime qu’elle pourra atteindre son objectif en ayant recours à l’expertise de firmes d’ingénierie et de gestion de projet qu’elle a sélectionnées.

Elle envisage même, pour l’an prochain, procéder à une analyse technique visant à porter sa capacité de production à cinq tonnes par jour, à la condition, encore une fois, de disposer des capitaux nécessaires. Si l’analyse s’avérait concluante, Orbite prévoit débuter la production de ces cinq tonnes par jour en 2015. Parallèlement, elle ajouterait une unité d’extraction de scandium et de gallium.

Le rythme réduit de production est dû, selon la minière, à un problème d’équipement relatif à la calcination et non à un problème de procédé. Orbite étudie actuellement la conception d’un calcinateur réalisée par l’un de ses fournisseurs et de certaines technologies qui s’y rattachent. Lorsqu’elle aura réussi à trouver les sommes d’argent manquantes, elle pourra procéder à la commande de cet équipement, dont le délai de livraison est de sept mois.

Selon le chef de l’exploitation, une vingtaine d’employés oeuvrent à la production. « Une fois qu’on complétera les travaux pour finaliser l’usine, ça risque d’augmenter, anticipe-t-il. On prévoit environ 40 employés à l’exploitation. »

La compagnie avait suspendu ses activités en août et en septembre afin de finaliser l’installation des systèmes utilitaires de l’usine, dont ceux de production de vapeur et d’air ainsi que de traitement d’eaux usées.

Dès la semaine prochaine, la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) débutera la rénovation des 16 chambres du rez-de-chaussée, sur les 48 que compte l’établissement hôtelier. Le coût des travaux qui devraient se terminer le 13 décembre, gravite autour d’un million de dollars.

Style plus moderne

Les nouvelles chambres présenteront un style plus contemporain, dont la finition de l’ameublement et les accessoires seront fabriqués de matières plus rugueuses, en contraste avec les pièces communes de l’établissement qui ont un côté plus rustique. Au printemps, le gîte avait dévoilé son nouveau logo arborant le cairn, cet amas de pierres qui jalonne ce lieu de randonnée. Cet emblème sera présent dans la décoration des chambres.

« Les chambres dataient de 1994, rappelle le directeur, Simon Marinier. On va garder le côté rustique, mais on va moderniser pour démocratiser. On avait une image guindée. On était en train de perdre de la clientèle. » À ce sujet, le dirigeant refuse d’avancer des chiffres pour quantifier cette perte de clientèle.

« On vise à amener une nouvelle clientèle qui cherche un prix d’avance, qui cherche l’aventure hivernale, continue-t-il. Il n’y a pas grand place au Québec où on peut skier dans la poudreuse. Sinon, il faut aller dans l’Ouest canadien. »

Il s’agit d’une première phase de rénovation. Selon M. Marinier, une deuxième phase pour rénover le reste des chambres pourra possiblement être mise en œuvre au printemps.

Il y a cinq ans, l’auberge avait ajouté le service Internet et des téléviseurs dans chaque chambre, ce qui n’était auparavant pas offert aux clients, surtout à cause du manque d’accès aux ondes télé et Internet dans ce territoire. « La technologie a évolué, mais ça a quand même été difficile d’amener la TV et l’Internet au Gîte, admet M. Marinier. Navigue.net a trouvé la solution. Ça été un beau succès. »

Nouvelle table

La salle à manger du Gîte du Mont-Albert apporte également des changements à sa table. Le nouveau chef, Guillaume Charbonneau, a renouvelé le menu en y apportant une touche de simplicité. La direction proposera des soupers en table d’hôte de trois services, pour des forfaits plus accessibles. « On propose une nouvelle expérience culinaire, explique le directeur. L’ancienne clientèle, qui était habituée à l’ancien chef Ivanoh Tremblay depuis 20 ans, sera peut être un moins contente parce que c’est complètement différent. Ce sera un menu plus accessible. À partir de 18 $, la personne pourra prendre un plat à la carte. »

La SÉPAQ promet également que le service sera plus décontracté, dans une atmosphère détendue. L’uniforme du personnel sera aussi renouvelé et quelques retouches seront apportées à la salle à manger. Comme nouveauté pour cet hiver, le bar de l’hôtel offrira un menu qui proposera des bouchées et autres plats plus légers. Par tous ces changements, la société d’État vise à rendre le gîte plus accueillant, plus ouvert et plus sympathique.

Fermetures

Comme par les années passées, le Gîte fermera ses portes du 27 octobre au 26 décembre, puis du 29 mars au 6 juin. Seuls les chalets demeureront ouverts à la location. La SÉPAQ maintiendra ouvertes les périodes moins rentables pour lesquelles elle avait décidé de fermer l’an dernier. La société d’État avait fait volte-face après que le député de Gaspé et ministre responsable de la Gaspésie, Gaétan Lelièvre, avait fait savoir qu’il était défavorable à cette décision.

« On est revenus en arrière, mais ça reste difficile à certaines périodes, admet M. Marinier. Janvier est la période la plus critique. En général, le touriste ne voyage pas en janvier. Habituellement, c’est la clientèle corporative qui voyage. Mais en Gaspésie, c’est difficile. » Le directeur indique que son établissement a la volonté de développer davantage ce type de clientèle, notamment avec l’Association touristique régionale de la Gaspésie. Le début juin est une autre période creuse pour le Gîte du Mont-Albert.

« On devrait reprendre la finalisation », confirme le chef de l’exploitation de la société, Glenn Kelly. De son avis, les négociations avancent bien auprès de certains partenaires, dont principalement le gouvernement du Québec. « Je n’ai pas le droit de commenter sur les activités de financement, mais nos démarches vont bon train », fait-il savoir. Orbite doit trouver 31 millions de dollars pour couvrir le coût total de son usine d’alumine de haute pureté de Cap-Chat, dont l’estimation globale s’élève à 105 millions de dollars.

Pour le moment, la production de l’usine de la Haute-Gaspésie est très réduite. Selon le chef de l’exploitation, une vingtaine d’employés y oeuvrent. « Une fois qu’on complétera certains travaux mineurs pour finaliser l’usine, ça risque d’augmenter, anticipe-t-il. On prévoit environ 40 employés à l’exploitation. »

Volume élevé de transactions

Le titre d’Orbite, qui a atteint un bas historique de 31 cents au cours des dernières semaines, a fait une remontée au cours des derniers jours pour plafonner à 54 cents vendredi. Le 11 octobre, le volume de transactions a fait un bond spectaculaire. « Il y a eu une hausse du titre de 20 % pendant deux à trois heures, confirme M. Kelly. Autour de 2 millions de dollars en actions se sont transigés. »

L’organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières, qui a juridiction sur les titres en bourse, a arrêté les transactions sur le titre et a demandé à l’entreprise montréalaise d’émettre un communiqué visant à fournir des précisions.

« Orbite Aluminae confirme la tenue de discussions avec le gouvernement du Québec portant sur diverses options de financement, peut-on y lire. Ces discussions sont à un stade préliminaire, demeurent sujettes à plusieurs conditions non rencontrées à ce jour et pourraient ne pas se réaliser. Nous anticipons que les transactions sur le titre reprendront prochainement. »
Glenn Kelly indique que les transactions ont repris environ une demi-heure après la diffusion du communiqué.

Le chef de l’exploitation ne peut expliquer avec certitude cette recrudescence spontanée des transactions sur le titre d’Orbite. « Je n’ai pas le droit de spéculer, mais j’ai mes idées là-dessus », laisse tomber M. Kelly. Il croit que cette situation puisse être reliée à l’annonce de la politique industrielle annoncée la veille par la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb.

Par rapport aux possibilités d’échec des négociations évoquées dans le communiqué, l’homme d’affaires croit plutôt que les démarches seront concluantes. « C’est un langage standard qu’on doit mettre dans nos communiqués, précise-t-il. Si on ne met pas ça, le lecteur pourrait penser que l’affaire est ketchup. Ce sont des clauses qu’on est obligés d’inclure. » 

Les travaux seront réalisés l’an prochain sur une distance de 3,6 km au coût de 5 millions de dollars. C’est ce qu’est venu annoncer à Marsoui mercredi le député de Gaspé et ministre responsable de la Gaspésie, Gaétan Lelièvre.

Cette annonce vient à la suite des fortes réactions manifestées par des citoyens, des élus et des défenseurs de la protection des paysages en Gaspésie.

Erreur

Le ministère des Transports reconnaît avoir fait une erreur en réalisant ces travaux d’empierrement qui étaient rendus nécessaires sur ce tronçon de la route 132, surtout après les dommages causés par les grandes marées de décembre 2010.

« C’était déjà une erreur historique d’avoir fait le profil de cette route trop bas, avance le directeur régional du ministère des Transports pour le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, Richard Dionne. La route avait été conçue comme ça. Mais il faut dire que le phénomène de l’érosion était moins probant. Les travaux devaient être faits. On a même atténué l’empierrement. Si on avait suivi toutes les recommandations des experts, ça aurait été pire. »

« Par rapport à la concertation avec le milieu, j’en retire des leçons, poursuit-il. Je n’ai pas l’intention de me cacher sous la table. J’assume et je vais profiter de cet exemple-là pour prendre l’engagement de raffermir la concertation régionale. »

Le ministre Lelièvre admet également l’erreur commise lors des récents travaux. « Ce qu’il faut retenir là-dedans, c’est que le gouvernement a beaucoup à apprendre, croit-il. Dès que j’ai vu la conception des travaux qui se réalisaient, c’est clair que j’anticipais les réactions par rapport au paysage et mes appréhensions se sont concrétisées. Avec le recul, c’est clair qu’on aurait pu faire ces travaux-là autrement. Mais il y avait une urgence d’agir, une intervention rapide à faire. »

« On doit en tirer une leçon comme quoi il faut se parler au sein du gouvernement, au sein des ministères, ajoute le ministre. Le ministère des Transports ne fait pas exception à la règle. Mais ce n’est pas dans mon intention de blâmer. On doit convaincre les ministères de travailler de façon intersectorielle. »

Paysage et érosion

Pour le parlementaire, cette situation sensibilise tout le monde à l’importance des paysages. C’est pourquoi il a annoncé que le chantier inclura la construction d’un lieu de repos, qui sera situé dans cette portion de route panoramique, pour l’observation et l’interprétation par des panneaux sur le phénomène de l’érosion des berges. « À partir d’une expérience négative, on en ressort avec une expérience positive », estime M. Lelièvre.

Selon le préfet de la Haute-Gaspésie, les gens viennent en Gaspésie pour voir la mer. « Depuis que je suis préfet, j’ai rarement vu un sujet sur Facebook et autres susciter autant de réactions », lance Allen Cormier.

Le coordonnateur de l’élaboration de la Charte des paysages de la Gaspésie se dit satisfait des mesures annoncées par Québec, allant même jusqu’à dire que les corrections qui seront apportées contribueront à la mise en valeur du paysage gaspésien.

« Le paysage est un facteur d’attrait et de rétention, autant pour les touristes que pour les résidents, soutient Aurélien Bisson. La route 132 fait partie des fondements de la charte. Le réseau routier et particulièrement la 132 sont un accès important pour les paysages. La route 132 met en valeur les paysages. Il n’y a pas d’autres régions ou péninsules en Amérique du Nord où vous avez un condensé de ce paysage-là dans votre cour, avec le golfe devant et les montagnes dans le dos. »

Aussi, l’annonce qui a été faite pour corriger cette portion de route longeant l’estuaire est très rassurante, selon M. Bisson. « J’ai la ferme impression que l’accès et la protection des paysages seront une préoccupation de Transports Québec à l’avenir, laisse-t-il savoir. C’est exactement ce qu’on préconise dans la charte. »

Carl Langelier était accusé de s’être faussement identifié, en s’étant présenté comme un enquêteur de la Sûreté du Québec, afin d’obtenir une entrevue exclusive avec Sandra Isabel et sa fille Jade Isabel-Rioux, au surlendemain du suicide très médiatisé de Marjorie Raymond, à la fin novembre 2011. L’entrevue avait été diffusée pendant l’émission matinale de Sylvain Bouchard à l’antenne de la station FM 93 de Québec.

Le juge François Boisjoli en est arrivé à un verdict de non-culpabilité, la Couronne n’ayant pas réussi à établir une preuve hors de tout doute raisonnable. La façon dont s’est présenté Carl Langelier à Sandra Isabel était absente de l’enregistrement. Celui-ci a indiqué à la cour qu’il ne commençait l’enregistrement qu’au moment où son interlocuteur acceptait de répondre à ses questions. La Couronne a fait savoir qu’elle n’interjettera pas appel.

Moment difficile

« Je suis content du verdict, mais de dire que je suis soulagé, c’est plutôt relatif, a laissé tomber Carl Langelier. Quand on est accusé au criminel, ce n’est pas drôle. Le verdict d’aujourd’hui ne change pas grand-chose. J’ai eu mon verdict depuis longtemps. Le bénéfice du doute est quelque chose de très intéressant, mais il est théorique. À partir du moment où tu es accusé, essaie donc de te trouver une job! Avant, j’avais des jobs sur un plateau d’argent. Puis là, ce que je vis, ce n’est pas drôle, depuis deux ans. Dans la réalité, les proches, les pairs et les collègues te jugent. Certains amis me parlent plus depuis ce temps-là. »

Avant de laisser tomber son verdict, le magistrat a servi à l’accusé certains reproches, principalement sur la confusion et l’ambiguïté qu’il a entretenues avec les deux plaignantes tout au long de l’entrevue. « Les quatre journalistes qui étaient devant moi, quand je suis sorti de la cour, ils ne se sont pas présentés et ne m’ont pas demandé s’ils pouvaient m’enregistrer et me filmer, réagit-il. On se présente du mieux qu’on peut! »

Carl Langelier n’en a pas fini avec les plaignantes puisqu’elles le poursuivent en chambre civile pour 225 000 $ pour atteinte à leur réputation et à leur vie privée. La poursuite vise également  Cogeco Diffusion et l’animateur matinal Sylvain Bouchard qui, à l’antenne, surnommait Jade Isabel-Rioux de « p’tite criss ».

L’événement se tiendra la 23 novembre à l’école Gabriel-Le Courtois de Sainte-Anne-des-Monts. S’il s’agit du 1er Gala des Théodore, celui-ci représentera néanmoins la 11e activité de reconnaissance de l’organisme. C’est lors du 10e anniversaire l’an dernier que la CCHG a attribué ses premiers prix Théodore.

Nouveautés

Pour son prochain gala, qui sera placé sous le thème des années 1940, l’organisme adopte une nouvelle formule, notamment sur le plan de la remise des prix. « Parmi les changements de la formule, le cocktail sera écourté pour se terminer à 18h, explique la coordonnatrice de la chambre, Cassandra Lévesque. La remise des prix aura ensuite lieu à l’auditorium pour la première fois. Après, il y aura le repas, qui permettra davantage les échanges et qui sera axé sur les produits du terroir de la Haute-Gaspésie. Contrairement aux autres années, le volet culturel sera composé uniquement d’artistes de la Haute-Gaspésie. Pour le reste, on ne dévoilera pas tous nos secrets! »

L’objectif du gala consiste à reconnaître et à valoriser la réussite des entreprises, organismes, institutions et personnalités de la Haute-Gaspésie en soulignant leurs réalisations. En reconnaissant leurs succès, la CCHG les fait mieux connaître auprès de la population locale et régionale. Les candidatures peuvent être déposées jusqu’à 9h le 21 octobre.

Parmi les autres changements instaurés, le gala des Théodore sera, à compter de cette année, organisé sur une base biennale. « Ça va donner plus de temps aux entreprises et organismes pour compléter leur dossier de candidature et pour innover, estime Mme Lévesque. En Gaspésie, il n’y a plus beaucoup d’événements annuels, mais davantage biennaux. »

La CCHG demeure fidèle à sa tradition en encourageant le milieu des arts. Par conséquent, l’organisme lance un appel auprès des artistes de la Haute-Gaspésie afin de soumettre une œuvre qui pourrait devenir l’emblème du 1er Gala des Théodore.

Théodore-Jean Lamontagne

Les prix ont été nommés en l’honneur de Théodore-Jean Lamontagne. Né en 1833 à Saint-Gervais-de-Bellechasse, Théodore-Jean Lamontagne fait partie des fondateurs de Sainte-Anne-des-Monts. Après avoir occupé un premier emploi à la scierie Price de Cap-Chat, il ouvre son premier magasin à Sainte-Anne-des-Monts en 1857. Les affaires étant plutôt prospères pour lui, il fait construire un manoir surplombant sa ville d’adoption. Il participera aussi au développement économique de Sainte-Anne-des-Monts par le commerce du poisson et du bois pendant plus de 50 ans.

Théodore-Jean Lamontagne aura 19 enfants. Il mourra en 1909. Il était le grand-père de la poétesse Blanche Lamontagne. Plusieurs de ses ouvrages sont nés de ses séjours au manoir ancestral, que les gens de l’endroit appellent « le Château Lamontagne », qui est maintenant une auberge. Blanche Lamontagne a donné son nom à la bibliothèque municipale de Sainte-Anne-des-Monts.

 

Sandra Gauthier s’en réjouit puisque le financement du musée qu’elle dirige était encore incertain peu de temps avant le début de la saison touristique. Les dernières années, le financement était assumé par les ministères de la Culture et du Tourisme ainsi que par la ministre responsable de la région de l’époque, Nathalie Normandeau, qui puisait à même son budget discrétionnaire.

« Le fait que M. Lelièvre accepte de financer Exploramer démontre deux choses: premièrement, c’est qu’il y croit et, deuxièmement, c’est que le financement n’est pas facile à trouver », considère Mme Gauthier. Le montant est puisé au sein de l’enveloppe budgétaire du ministère des Régions.

Avenir des musées

La directrice d’Exploramer salue également l’initiative du ministre de la Culture, Maka Kotto, qui, le printemps dernier, a mis en place un groupe de travail qui a pour mandat de se pencher sur l’avenir du réseau muséal québécois. Le groupe de travail est composé de trois professionnels du réseau muséal, qui sont supervisés par neuf directeurs de musée. Celui-ci devrait bientôt émettre ses recommandations, à la suite de quoi le ministre devrait faire connaître ses décisions.

« Il y a 65 musées dans la même situation qu’Exploramer, estime Sandra Gauthier. On veut un budget de fonctionnement à chaque année. » Aussi, la Coalition des musées reconnus non soutenus, dont Exploramer fait partie, souhaite que le ministre recommande le soutien de ces institutions. « On demande d’être soutenu pour ne plus avoir besoin de toujours se battre et ne pas savoir si on va pouvoir ouvrir d’une année à l’autre », espère Mme Gauthier.

Financement du bateau reporté

Le ministre du Tourisme, Pascal Bérubé, qui avait pourtant annoncé publiquement, lors d’une conférence de presse tenue à Sainte-Anne-des-Monts en avril, que son ministère accorderait une aide financière à Exploramer pour l’achat d’un nouveau bateau, s’est rétracté, faute de budget nécessaire. Le projet, qui est d’un montant total de 1,7 million $, compte sur un soutien de 250 000 $ du ministère du Tourisme.

« C’est un discours électoraliste pour avoir la majorité, croit le président de la Commission scolaire des Chic-Chocs, Jean-Pierre Pigeon. C’est une mesure populiste. »
Le point de vue de son homologue de la Commission scolaire René-Lévesque est sensiblement le même. « J’ai l’impression qu’on est dans une situation un peu fragile et qu’on en vient à une décision plus électoraliste et populiste », estime Jean Couture.

Refus et analyse

Pour Jean-Pierre Pigeon, il n’est pas question de se plier à la recommandation. « Je suis outré, fulmine-t-il. Je suis sans connaissance! Assez, c’est assez! Depuis 1998, on fait des coupures partout! Il n’est pas question qu’on rembourse. »
À la Commission scolaire René-Lévesque, on analyse la situation. « C’est désolant, mais je ne suis pas du genre à contrecarrer les règlements, nuance le président, Jean Couture. Mais l’attitude du gouvernement fait surprise. Si on avait eu un gouvernement majoritaire, on n’aurait probablement pas cette situation. C’est difficile à comprendre. »

« La ministre Malavoy nous avait dit d’augmenter les taxes, mais la maîtresse d’école Marois a dit autre chose, s’insurge M. Pigeon. Elle se tire dans le pied. Ce n’est justement pas ce qu’elle devait faire. Le gouvernement devrait plutôt regarder le nombre de fonctionnaires au Complexe G et dans les directions régionales! »

Les deux commissions scolaires sont unanimes : pas question de couper dans les services éducatifs. « On ne veut pas couper dans les services aux élèves », soutient de façon catégorique le président de la Commission scolaire René-Lévesque. « Devrons-nous fermer des écoles?, se questionne, pour sa part, le président de la Commission scolaire des Chic-Chocs. On a signé une convention de partenariat avec la ministre de l’Éducation pour la réussite scolaire. Comment on va faire pour remplir notre mandat? On en perd notre latin. Le gouvernement nous met dans une situation odieuse. »

Avenir des commissions scolaires

Au cours des six prochains mois, le gouvernement entend également, avec cette nouvelle mesure, mettre en place un comité d’experts visant à revoir la structure du système public d’éducation. « Je suis inquiet que Mme Marois parle d’un comité qui aura notamment pour mandat de parler de gouvernance, laisse savoir M. Couture. Le gouvernement pourrait arriver, par exemple, avec un genre de régie éducative avec des élus qui seraient à Rimouski et qui géreraient tout le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine. Si c’est le cas, des écoles vont fermer et des services seront coupés. »

Néanmoins, le président de la Commission scolaire René-Lévesque se dit ouvert à une révision de son organisme. « On ne dit pas que les commissions scolaires n’ont pas besoin d’être rafraîchies, surtout au niveau du financement », admet M. Couture.

Sur la possible abolition des commissions scolaires, les deux présidents soutiennent que leur organisme a sa raison d’être. « En région, les gens sont plus proches de leur commission scolaire qu’en ville, estime Jean-Pierre Pigeon. La gestion serait trop lourde pour les écoles. La ministre Malavoy a dit qu’il n’en était pas question d’abolir les commissions scolaires. »

« À la Coalition Avenir Québec, c’est clair, ils veulent abolir, soutient, pour sa part, Jean Couture. Mais l’inconvénient, avec le Parti québécois, c’est qu’il y a une forme d’hypocrisie. Qu’on soit à Capucins ou à Val-d’Espoir, on a le droit aux mêmes services sur le plan constitutionnel. Il ne faut pas qu’on perde l’existence des commissions scolaires dans les régions. »

Solutions Hytek était un agent autorisé de Xerox pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie. À la fin de 2007, MM. Boudreau et Lacroix ont discuté de la possibilité que ce dernier achète la compagnie. Ils ont conclu une entente le 14 décembre mais il a fallu attendre le 1er février 2008 avant la signature officielle du contrat d’achat-vente.

Stéphane Boudreau devait obtenir 375 000 $ pour Solutions Hytek, et il finançait Michel Lacroix, dans la mesure où l’acheteur payait une somme mensuelle jusqu’en 2016.

En décembre 2007, M. Lacroix a fondé une compagnie, 689 2965 Canada Inc. pour acheter Solutions Hytek. Il a signé le 4 janvier 2008 une entente avec Xerox, avant même le transfert de propriété de Solutions Hytek. Le 8 janvier, fort de son entente avec Xerox, il a indiqué à M. Boudreau qu’il ne désirait plus acheter sa compagnie. Il s’est ravisé le 10 janvier, s’excusant.

M. Lacroix n’a effectué qu’un seul paiement pour Solutions Hytek, 5 666,66 $, le 18 février 2008. Les second et troisième versements devaient être encaissés les 15 mars et 15 avril mais M. Lacroix les a fait arrêter. Au début de mars, il a fondé une deuxième compagnie, 693 1006 Canada Inc. dans laquelle il a transféré les activités liées à Xerox. Le 17 mars, il a mis en faillite Solutions Hytek-689 2965 Canada.

La juge statue que M. Lacroix, un avocat, a fait « commettre un abus de droit à sa compagnie (…) devenue une coquille vide » en transférant les activités de 689 2965 Canada Inc. à 693 1006 Canada Inc. une firme n’étant pas liée à l’entente avec Stéphane Boudreau.

La juge a rappelé à M. Lacroix que le contrat entre les deux parties l’empêchait de mettre 689 2965 Canada en faillite, même si M. Boudreau n’avait pas fait toutes les remises fiscales et qu’il avait omis de déclarer des créances de Solutions Hytek. Le contrat stipulait qu’en pareil cas, le prix de vente devait être réduit.

Ces remises fiscales et les autres obligations de M. Boudreau ont incité la juge à réduire sa réclamation totale de 594 222,75 $ à 211 285,63 $, une somme qui atteindra environ 290 000 $ avec les intérêts et des frais de cour.

Les deux partis en appel

« J’ai déposé l’appel le 5 septembre (…) Je ne peux dire grand-chose de plus », note Michel Lacroix au sujet de la suite qu’il donne au jugement. Il était maire de Carleton quand l’action de M. Boudreau a été initiée.
Satisfait en partie, M. Boudreau en appelle aussi, néanmoins, et réclame près de 300 000 $, notamment parce que la juge ne reconnaît pas de responsabilité à Xerox dans la suite d’événements de janvier à mars 2008.

Les 77 œuvres offertes par des donateurs sont déjà exposées à la Maison de la culture depuis mardi. Les visiteurs sont invités à y inscrire leur mise avant la vente aux enchères de dimanche. Pour ceux qui ne peuvent se déplacer, ils sont invités à miser sur une ou des œuvres parmi les 32 qui sont illustrées sur la page Facebook du Fonds Francis-Pelletier.

Oeuvres variées

Les pièces qui feront l’objet de l’encan proviennent d’un peu partout. « On a demandé à des donateurs et donatrices d’offrir des œuvres, raconte la responsable du Fonds Francis-Pelletier, Yolande Fortin. Moi, je n’ai pas voulu les solliciter parce que je suis moi-même artiste et je sais qu’ils sont beaucoup sollicités. Mais certains d’entre eux ont tenu à nous donner de  leurs  œuvres. »

Parmi les pièces qui seront aux enchères, notons quatre batiks africains offerts par le Dr René Lavigueur, de même que certains réalisés par Yolande Fortin. Des tableaux à l’huile et à l’acrylique ont aussi notamment été remis par Marie Hudon de La Martre, Luce Faucher de Cap-Chat, Guy Lemieux de La Durantaye et Claudette Fortin de Montréal.

Trudi Mathieu a fait don de deux œuvres créées à partir de bois de mer récupérés. C’est la même artiste qui a réalisé le fameux piano fabriqué en bois flotté exposé en permanence dans le hall d’entrée de la Maison de la culture. Claire Tourigny, qui a vécu plusieurs années à L’Anse-Pleureuse, a aussi offert une sérigraphie. Des masques africains et une tapisserie de laine font également partie de la collection.

Le Fonds Francis-Pelletier consacre ses intérêts aux activités artistiques et culturelles du CPSHG, notamment par le Garage à images. « C’est une belle initiative, se réjouit Yolande Fortin. Je suis contente que le Fonds Francis-Pelletier aide le CPS. »

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