L’action de la minière s’est déjà échangée à 5,45 $ en décembre 2011. Cette descente de la semaine dernière – un creux historique pour l’entreprise – est en réaction aux problèmes de liquidités que l’entreprise a admis éprouver. « On a émis un communiqué qui a exercé une forte pression sur les titres en Bourse parce qu’on n’a pas d’argent pour poursuivre notre exploitation pour les 12 prochains mois, explique le chef de l’exploitation d’Orbite, Glenn Kelly, qui est en poste depuis quatre mois. Mais ça ne veut pas dire qu’on est au bord de la faillite! »
Les derniers résultats financiers font état d’un fonds de roulement de 7,6 millions $. Au cours des six derniers mois, 3,8 millions $ ont été dépensés pour l’exploitation.
Pas d’inquiétude en Haute-Gaspésie
« Je ne suis pas du tout inquiet, affirme sans hésiter le maire de Cap-Chat. Ce sont des affaires qui vont se régler bientôt. »
Selon Judes Landry, qui détient des actions dans la compagnie, certaines sources consolident sa confiance dans l’entreprise, dont l’engagement récent de Glenn Kelly.
L’élu se réconforte aussi du fait qu’une vingtaine d’employés oeuvrent toujours à l’usine de Cap-Chat et qu’une quinzaine de candidats soient inscrits au programme de formation mis en place par Groupe Collegia de Matane, avec la collaboration d’Orbite. « J’aimerais mieux que ça aille bien, mais je reste confiant, laisse tomber M. Landry. Je suis très positif. »
Le préfet de la Haute-Gaspésie partage le même espoir. « Je suis inquiet et c’est normal, confie Allen Cormier, qui possède 3000 actions d’Orbite en Bourse. Mais je suis optimiste. C’est un mauvais nuage qui passe, mais je crois que le soleil est derrière. Je garde espoir parce que quand ils ont parti leur usine pilote à Cap-Chat, ça a marché. »
Explosion des coûts de construction
Selon Allen Cormier, l’augmentation en flèche des coûts de construction de la nouvelle usine de Cap-Chat a ébranlé financièrement l’entreprise. La facture est passée de 45 millions $, puis ensuite de 80 millions $, pour se fixer actuellement à 106 millions $. Les premières estimations de la compagnie étaient de 13 millions $ en septembre 2011.
Les travaux de construction sont interrompus depuis quelques mois, après que certains sous-traitants, dont Gastier, aient déposé un avis d’hypothèque légale. Orbite s’est entendue avec ses créanciers, dont une partie du remboursement a été versée en actions. Pour finaliser la construction du nouveau bâtiment et compléter l’achat de l’équipement nécessaire, Orbite devra trouver 31 millions $.
« Je suis confiant qu’ils vont trouver de nouveaux investisseurs », affirme le préfet de la Haute-Gaspésie. Le porte-parole d’Orbite n’a pas voulu confirmer certaines rumeurs laissant entendre que des investisseurs asiatiques seraient intéressés à financer l’entreprise.
Production très réduite
L’usine de Cap-Chat tourne au ralenti. Alors que l’entreprise avait comme objectif de produire trois tonnes d’alumine de haute pureté par jour, elle ne réussit qu’à en sortir 50 kg. « C’est à cause d’une pièce d’équipement, explique Glenn Kelly. Le calcinateur n’est pas productif. Ça fait partie de ce qu’on doit changer. »
La société montréalaise a toujours l’intention de construire une usine d’alumine métallurgique dans le secteur de Grande-Vallée, où elle possède déjà des bureaux. Mais le projet est retardé. « Ça ne se fera pas en 2014 », avance M. Kelly.
Orbite a supprimé deux postes de vice-président. Aussi, deux personnes qui avaient été recrutées en Gaspésie ont été mises à pied, soit le directeur des relations avec la communauté, André Lemieux et la coordonnatrice aux communications, Marylou Bossé.
« On a fini par arriver à bon port, soupire de soulagement le président de la Fondation du patrimoine de Saint-Octave-de-l’Avenir, Daniel DeShaime. Ça fait longtemps qu’on travaille sur ce projet-là. Ça ne date pas d’hier! Déjà, en 2009, le projet était là. »
Les acquéreurs
Octavenir pourra prendre forme grâce au vice-président de la Fondation du patrimoine, Hubert Pelletier. Ce natif de Saint-Octave, avec un autre actionnaire de Placements Chartier de Sainte-Julie, Claude Charron, a acheté les installations de Village Grande Nature Chic-Chocs, qui était en faillite depuis le début de l’été.
L’organisme à but non lucratif qui en était propriétaire, Relais Chic-Chocs, croulait sous des dettes de 560 000 $. Les deux hommes d’affaires ont déposé une offre à la même hauteur au syndic afin de rembourser les créanciers. La firme Ginsberg Gingras et Associés de Rimouski a accepté l’offre, après en avoir refusé une première d’un autre groupe d’investisseurs, la jugeant trop basse.
Daniel DeShaime raconte que le projet avait été présenté à l’organisme qui gérait le Village Grande Nature, mais sans succès. « Quand on parlait du projet, on ne savait pas que les installations seraient mises en vente aussi rapidement », relate-t-il. Lorsque l’organisme s’est placé sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers, la Fondation du patrimoine a déposé une requête d’annulation de faillite en Cour supérieure. « C’était une première », soutient Daniel DeShaime.
Le projet
Le projet Octavenir sera élaboré par phases. Dès cet automne, les entrepreneurs privés, qui seront chapeautés par la Fondation, prévoient réorganiser le service d’hébergement, soit l’auberge et les chalets. « On veut transformer l’ancien mess des officiers en lofts et en logements à prix modique pour les gens qui viennent faire de la motoneige, ajoute M. DeShaime. Les prix, auparavant, étaient trop élevés. Les gens vont aussi pouvoir manger en salle à manger n’importe quand. »
Au printemps, les nouveaux propriétaires des lieux ont l’intention de mettre sur pied un centre équestre qui offrira de l’équitation, des randonnées, des expéditions et peut-être même de la thérapie. « Vous pouvez faire de l’équitation n’importe où, mais au pied des Chic-Chocs, ce ne sera pas pareil », croit M. DeShaime. Un peu plus tard, un volet culturel devrait s’y greffer, plus précisément des camps de musique ou d’autres disciplines culturelles. Par la suite, il pourrait aussi être question d’un élevage de yaks.
« On veut aussi mettre en valeur l’ancien couvent, l’église et les lacs autour, ajoute le porte-parole. Avant, c’était uniquement basé sur le tourisme. Nous, on veut aussi offrir des activités à la population locale et régionale. Notre projet, ce n’est pas un aspirateur à touristes, mais c’est avant tout le développement d’un village. »
Des investissements de plus d’un million de dollars sont projetés. Le projet pourrait créer une centaine d’emplois. « Ce sera le plus gros projet des dernières années et l’un des plus majeurs dans le futur pour la région », avance le président de la Fondation du patrimoine.
Un souffle nouveau et symbolique
Pour Daniel DeShaime et Hubert Pelletier, deux natifs du village fermé par le Bureau d’aménagement de l’Est-du-Québec en 1971, ce projet a quelque chose de symbolique. « Il y a des raisons profondes dans l’achat des installations du Village Grande Nature, explique M. DeShaime. C’est un événement historique parce que ce sont des anciens de Saint-Octave qui reprennent en main leur milieu. C’est un précédent dans l’histoire des villages fermés. »
« On veut protéger l’histoire et le patrimoine, poursuit-il. À l’automne, on aura une image beaucoup plus précise. Mais notre projet, ce n’est pas seulement l’auberge et les chalets. Saint-Octave, c’est un territoire. Pour nous, c’est aussi un souffle nouveau qu’on redonnera à la région. »
D’ailleurs, le lancement officiel du projet est prévu les 12 et 13 octobre, avec, notamment, une activité de type « 5 à 7 » et un mini-récital donné par l’auteur-compositeur-interprète Daniel DeShaime.
La petite équipe de Révolutions Cap-Chat arrive cette année avec une nouveauté, en transmettant l’événement en direct dans la région. Grâce à un petit émetteur temporaire installé sur un côté du premier transept de la plus grande éolienne au monde, la station Radio Éole FM 99,3 est née. Son studio est installé dans le ventre de la grande éolienne.
C’est l’animateur de radio bien connu dans la région et originaire de Cap-Chat, Steeve Landry, qui prête sa voix à la petite radio. Il y a trente ans, lors de la construction de l’éolienne haute de 120 mètres, M. Landry faisait ses premières armes à la radio CJMC de Sainte-Anne-des-Monts.
En syntonisant Radio Éole FM 99,3 avant que commence l’événement, les auditeurs peuvent être informés en continu de la préparation et du programme de Révolutions Cap-Chat. Pour les organisateurs, il s’agit de la première radio touristique et d’information en région. Diffusant 24 heures par jour, Radio Éole fournit aussi des informations non commerciales sur les attraits touristiques et l’actualité régionale. De plus, les divers concerts de la dizaine d’artistes qui se produiront sous la grande éolienne seront retransmis en direct par Radio Éole, qui est entendue entre Sainte-Anne-des-Monts et Les Méchins.
Une première radio du genre en région
À midi précise mardi, Radio Éole a commencé à émettre, après avoir obtenu le feu vert d’Industrie Canada. Le projet expérimental durera moins d’une semaine. «Les résultats de l’expérimentation de Révolutions Cap-Chat devraient permettre de remettre en ondes la nouvelle radio, mais cette fois non pas pour une semaine, mais durant toute la saison touristique de 2014, espère l’administratrice du comité organisateur de l’événement, Jinny St-Pierre. Ce sera une première, hors des grands centre urbains du Canada.»
Selon Mme St-Pierre, Radio Éole pourrait couvrir un plus large rayon en diffusant sur toute la côte, entre Sainte-Félicité et la Haute-Gaspésie. Pour une plus grande portée, l’antenne devra cependant être installée au sommet d’Éole.
«C’est d’ailleurs dans cette perspective d’implantation d’une station de radio plus puissante qu’une équipe d’experts d’Industrie Canada est venue, ces jours-ci en Haute-Gaspésie, avec un camion spécial, afin d’analyser et d’évaluer ce projet et ce nouveau type de radio FM, pour bien vérifier qu’il ne crée aucune perturbation aux télécommunications diverses dans la région, explique-t-elle. On comprendra que ce nouveau projet vise à maintenir en vie la grande structure qu’est Éole.»
Styles variés et jeunes DJ
Cette année, les styles musicaux sont plus variés et mieux adaptés à tous les âges. D’ailleurs, le finaliste de l’émission La Voix sera l’une des têtes d’affiche et le groupe des Tams Tams de Cap-Chat participera à l’animation, notamment par un grand jam qui sera présenté en après-midi samedi. Les gens qui le désirent pourront, avec un tambour, participer, à leur mesure, à ce grand jam.
La musique électronique sera encore au rendez-vous. Toute la nuit, les festivaliers seront invités à venir danser au cœur du parc éolien et à visionner des projections sur le mât de la grande éolienne. Les DJ Les Roux, qui viennent de participer au Pick Nick Electronik de Montréal, côtoieront de jeunes DJ de la région comme Gabriel Laperrière. Connu sous le nom de DJ Gabius, l’adolescent de Cap-Chat sera le plus jeune DJ parmi la dizaine à se produire.
«À notre connaissance, ce sera même sans doute le plus jeune DJ de musique électronique québécois à se produire dans un festival et sur une scène professionnelle, estime Jinny St-Pierre. Aucun promoteur privé de spectacles n’aurait pris le risque d’inviter un tel jeune. Mais nous croyons que c’est le mandat de Révolutions Cap-Chat: donner la chance au milieu de s’impliquer et aux jeunes artistes locaux de se produire.» Parmi eux, un autre Gaspésien mettra à profit son talent, soit Samuel Vézina de Bonaventure.
Des producteurs locaux seront également présents, dont Atkins & Frères de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, avec ses produits de la mer.
Accusé d’agressions sexuelles sur un adolescent de 14 ans, Steven Donusz Vallée de Sainte-Anne-des-Monts devra revenir en cour le 21 août pour orientation et déclaration. L’homme de 30 ans, qui est maintenant représenté par Me Hugo Caissy, qui prend la relève de Me Gilles Thériault, doit répondre à quatre chefs d’accusation à caractère sexuel.
L’accusé était propriétaire d’Animation Enfolie Gaspésie. L’agence, qui offrait des services d’animation lors de fêtes d’enfants et de divers événements en Gaspésie, au Bas-Saint-Laurent et au Nouveau-Brunswick, a fermé ses portes depuis les accusations portées contre son propriétaire. L’homme, qui se prétendait également médium et voyant, engageait des adolescents pour personnifier ses mascottes. Il se disait aussi «homme de Dieu» parce qu’il avait, selon lui, survécu miraculeusement à un coma diabétique.
Incendie criminel
Éric Vallée, 46 ans, représenté lui aussi par Me Caissy, devra subir son enquête préliminaire le 23 septembre pour répondre à une accusation d’incendie criminel survenu dans sa municipalité de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, plus précisément dans le secteur de L’Anse-Pleureuse.
Le conseil d’administration de cette institution a décidé de fermer sans préavis les points de services de l’Ascension-de-Patapédia, de Saint-François-d’Assise et de Saint-Alexis-de-Matapédia le 17 avril, des fermetures entrées en vigueur le 15 juin. Depuis, la grogne s’est installée dans les trois villages.
« Il y va de la survie de la Caisse des Monts et Rivières. (…) Si on ne sauve pas un point de services en haut [sur les Plateaux], c’est toute la Caisse en bas [à Matapédia] qui va y passer. (…) Quarante pour cent [des clients desservis par l’institution] vivent en haut », a remarqué Sylvie Gallant, l’une des porte-parole du comité ACCORDons-nous.
Hier, les gens des Plateaux ont commencé à parler de plus en plus sérieusement de boycott et de transfert d’actif de la Caisse des Monts et Rivières vers des banques, les plus proches étant situées à Campbellton, au Nouveau-Brunswick.
« S’il n’y a pas de rétablissement des services, je retirerai une partie sinon la totalité de mes avoirs, comme d’autres l’ont déjà fait », a lu Sylvie Gallant, tenant alors une lettre écrite par un sociétaire anonyme.
Assemblée spéciale?
Guy Gallant, autre porte-parole du comité, tente de son côté de savoir si la convocation d’une assemblée générale spéciale pourrait renverser la décision du 17 avril.
« Nous attendons un avis, pour voir comment on peut pousser plus loin. La Coopérative fédérée vérifie cette voie. Ce n’est pas simple », résume M. Gallant, maire de Sant-Alexis-de-Matapédia. Il reste démonté par l’attitude de Desjardins.
« Desjardins, c’est supposé être un allié de la ruralité », dit-il, en secouant la tête.
Suzanne Tremblay, ex-députée bloquiste de Rimouski-Neigette-et-La Mitis, est venue dire aux gens des Plateaux que leur lutte est appuyée par Solidarité rurale. « La Caisse appartient aux sociétaires et les administrateurs n’en ont pas tenu compte dans leur décision. »
Le procès de l’ancien journaliste du FM 93 de Québec s’est poursuivi hier au palais de justice de Sainte-Anne-des-Monts, alors que l’avocat de la Couronne, Me Gérald Maltais, a fait savoir qu’il renonçait à présenter une contre-preuve contre l’accusé, qui visait à ébranler sa crédibilité, surtout en matière d’éthique journalistique.
Selon le procureur de la défense, Me Serge Goulet, son client n’a pas commis de faute afin d’obtenir une entrevue avec Sandra Isabel et sa fille, qui était pointée du doigt concernant les allégations d’intimidation dont l’adolescente, Marjorie Raymond, aurait été victime avant de s’enlever la vie en novembre 2011. Il croit que celles-ci ont confondu l’identification de Langelier lorsqu’il s’est présenté afin de procéder à l’entrevue.
Contradictions
Dans sa plaidoirie, Me Goulet estime que la plaignante a des intérêts financiers dans cette affaire puisqu’une poursuite au civil a été déposée. La défense a aussi soutenu que l’adolescente avait menti en se basant sur une contradiction dans son témoignage. Le procureur de Langelier a alors demandé au juge François Boisjoli de ne pas tenir compte du témoignage de l’adolescente.
La Couronne est, quant à elle, persuadée que l’intimé se serait fait passer pour un agent de la Sûreté du Québec et que c’est pour cette raison que sa cliente a accepté de répondre à ses questions, compte tenu qu’elle refusait toute entrevue journalistique. Par contre, la preuve de la Couronne ne peut s’appuyer sur la façon dont l’ex-journaliste s’est identifié pour obtenir l’entrevue puisqu’il n’existe aucun enregistrement quant au début de l’appel logé par celui-ci.
Me Maltais a également maintenu le fait que Langelier n’aurait pas informé Mme Isabel qu’elle était enregistrée au moment de l’entretien téléphonique auquel elle a accepté de participer. Il a aussi noté des contradictions entre les témoignages faits aux policiers lors de l’arrestation de Carl Langelier et ceux qu’il a livrés en cour.
Le verdict du juge Boisjoli sera prononcé le 9 octobre.
C’est ce qu’a laissé entendre, dans des termes prononcés avec prudence, le président de la Fondation du patrimoine de Saint-Octave-de-l’Avenir. «Les activités du Village étaient surtout basées sur le tourisme et cela a conduit à la situation qu’on connaît, signale Daniel DeShaime. On en est arrivés avec le constat qu’il fallait une approche différente. À titre d’anciens de Saint-Octave, on a un attachement.»
Offre rejetée
Avant que le Village Grande Nature ne soit menacé d’être mis aux enchères pour des taxes impayées d’une valeur de 27 000 $ à la MRC de la Haute-Gaspésie et avant qu’il ne soit placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, le groupe avait déposé une offre qui n’a pas été retenue par la corporation responsable de la gestion du site, Relais Chic-Chocs.
«On l’a dit publiquement que c’était honteux qu’on n’ait pas donné suite à l’offre, indique M. DeShaime. C’était un projet très solide. Mais je ne veux pas aller plus loin. Un processus est en marche et on en fait partie. Ça va se décider à la fin du mois.»
Description du projet
Le projet prévoit faire des installations du Village Grande Nature un centre équestre qui offrirait notamment de la formation et un camp musical gravitant autour des chevaux. «À la suite d’échanges entre les investisseurs et la Fondation, l’objectif est de développer un projet touristique, culturel et patrimonial autour des chevaux, incluant possiblement des événements, précise le président de la Fondation. Ça fait longtemps qu’on travaille sur le projet.»
«Il a même été question d’élevage de yaks, qui semble être adapté à Saint-Octave parce que c’est un animal qui aime la montagne, qui peut rester dehors 12 mois par année et qui peut vivre à moins 30 degrés, continue-t-il. Il y a un seul élevage de ce genre, qui est dans la Baie-des-Chaleurs. Ensuite, on n’en retrouve dans l’Ouest canadien.»
Selon l’auteur-compositeur-interprète, l’offre n’était pas conditionnelle à des subventions, mais plutôt bâtie autour d’investissements privés importants. «On ne voulait pas que ce soit uniquement piloté par un organisme à but non lucratif», souligne-t-il.
Actifs
La dette du Village Grande Nature s’élèverait à plus d’un demi-million de dollars. Le Village comprend une auberge de 16 chambres, trois chalets scandinaves, six chalets canadiens et tous les biens. Le syndic assigné est la firme Ginsberg, Gingras & Associés de Rimouski, qui en assure les opérations avant de trouver un acquéreur.
Il a été impossible de parler à un membre de la corporation Relais Chic-Chocs.
Avec la participation des élèves et de certains membres de la communauté, les employés de l’établissement ont travaillé sur ce projet pendant six ans. Grâce à une levée de fonds, la recherche de donateurs et l’engagement de bénévoles, le projet a pu être récemment mis à terme. L’inauguration officielle a eu lieu le 21 juin.
La cour réaménagée comprend des bascules, des balançoires, une glissade, un dôme et des structures de jeux pour jouer au ballon. Question d’améliorer l’aspect visuel, quelques arbres ont été plantés et un banc a été installé. La cour sera accessible en tout temps aux gens de la communauté.
«Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont prêté main forte, de près ou de loin, à la réalisation de ce projet tant attendu, a tenu à souligner la directrice de l’école, Paule Côté, avant de procéder à la coupure traditionnelle du ruban. Un grand merci au nom de tous les élèves qui auront des jeux pour bouger et se divertir.» L’événement a pris fin sur un léger goûter préparé par les élèves de l’école.
Le juge a acquiescé à la demande de changement d’avocat. L’accusé de 30 ans de Sainte-Anne-des-Monts, qui était représenté par Me Gilles Thériault, devra se trouver un autre procureur avant de revenir en cour à la fin juillet au même endroit pour l’étape de déclaration et orientation. C’est à ce moment que l’on saura si Donusz Vallée plaidera coupable ou non coupable.
Les faits reprochés
Le trentenaire a été arrêté en avril par la Sûreté du Québec après avoir été dénoncé par un témoin alors qu’il aurait été aperçu en train d’avoir une relation sexuelle avec un garçon de 14 ans dans un commerce de la Baie-des-Chaleurs. L’enquête policière aurait conclu que l’accusé aurait entretenu une relation fréquente avec sa présumée victime du 1er novembre au 1er avril.
Steven Donusz Vallée a comparu une première fois le 27 mai au palais de justice de Sainte-Anne-des-Monts, pour faire face à quatre chefs d’accusation à caractère sexuel. À sa sortie, le juge lui a accordé une remise en liberté sous certaines conditions, dont l’une qui lui interdit d’entrer en communication avec sa présumée victime.
Occupations diverses
Steven Donusz Vallée opérait une agence offrant des services d’animation lors de fêtes d’enfants et de divers événements en Gaspésie, au Bas-Saint-Laurent et au Nouveau-Brunswick. Depuis son arrestation, l’entreprise Animation Enfolie Gaspésie a fermé ses portes.
Le prévenu était donc régulièrement en présence d’enfants et engageait des mineurs pour personnifier ses mascottes, qui étaient des répliques de personnages populaires auprès des tout-petits, tels Shrek, Mickey, Buzz Lightyear et autres. Lors de fêtes d’enfants, un clown nommé Sucette faisait de l’animation.
L’Annemontois offrait également ses services de voyant et de médium. Sur un compte Facebook créé à la suite du suicide de la jeune Marjorie Raymond de Sainte-Anne-des-Monts, il aurait offert ses services de consultation aux personnes éprouvées, ce qui en aurait choqué plus d’un.
L’inculpé se disait un miraculé après avoir été plongé dans un coma diabétique. Dans une vidéo intitulée «Entre les deux côtés de la vie», qui était encore récemment disponible sur Internet, Donusz Vallée, qui s’identifiait à la religion baptiste, était surnommé «homme de Dieu». Sur une page Facebook créée au nom de Steven Vallée, qui est toujours en ligne, il offrait ouvertement ses services pour des relations homosexuelles.
Le consortium, formé de trois regroupements forestiers et du propriétaire de la scierie, le Groupe Lebel, demande au gouvernement de lui accorder un volume supplémentaire d’approvisionnement en résineux de 45 000 mètres cubes, qui viendrait s’additionner aux 55 000 mètres cubes garantis.
Le directeur général du Groupement forestier coopératif Shick Shock fait appel à la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet et à son collègue aux Régions, qui est également député de la circonscription, Gaétan Lelièvre. Michel Marin leur rappelle que 63 000 mètres cubes de bois sont disponibles en vertu du contrat d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF) de l’usine Cédrico de La Martre, qui a définitivement fermé ses portes il y a cinq ans.
Modèle d’affaires
Le partenariat se divise en deux parts égales. Ainsi, 50% des coûts de la relance seraient assumés par le Groupement forestier coopératif Shick Shock de Sainte-Anne-des-Monts, le Groupement forestier coopératif de la péninsule de Gaspé et la Société d’exploitation des ressources des Monts de Matane. L’autre moitié des investissements requis proviendraient du Groupe Lebel de Rivière-du-Loup, qui est propriétaire de l’usine de Cap-Chat. L’investissement total prévu serait de 1,5 million$.
Dans la mesure où l’approvisionnement souhaité serait accordé, le président-directeur général du Groupe Lebel a bon espoir que les activités de l’usine de Cap-Chat puissent reprendre le printemps prochain. Dans un premier temps, Frédéric Lebel rappellerait au travail la moitié de la quarantaine d’employés qui avaient été mis à pied lors de la suspension des opérations, il y a plus d’un an.
Appui inconditionnel
Les conseils municipaux de Cap-Chat, Sainte-Anne-des-Monts et La Martre ainsi que le conseil des maires de la MRC de La Haute-Gaspésie ont adopté des résolutions unanimes au projet de relance. «Le gouvernement fait des annonces pour les éoliennes, alors qu’il y a un
surplus d’électricité, tandis que le bois, il est là et on ne l’utilise pas», a exprimé en conférence de presse le maire de Cap-Chat, Judes Landry.
De son côté, le préfet de La Haute-Gaspésie a rappelé le contexte économique particulièrement difficile de son territoire. «Dans une région où le taux de chômage est de 20%, ce volume supplémentaire est important», a lancé Allen Cormier.
La mairesse de Sainte-Anne-des-Monts y est allée dans le même sens. «L’industrie forestière et la pêche représentent le berceau du développement économique de la Haute-Gaspésie, a livré Micheline Pelletier dans un vibrant élan de solidarité. La Haute-Gaspésie a perdu 500 emplois depuis le début de la crise forestière. Si ça arrivait à Montréal, le gouvernement interviendrait.»
Espoir chez les travailleurs
Clovis St-Pierre de Cap-Chat espère ardemment le redémarrage de l’usine où il travaillait depuis sa construction en 1991. Depuis la fermeture, il a travaillé par périodes grâce à des programmes d’emplois d’une quinzaine de semaines. Mais il admet trouver la situation plutôt difficile. «On a moins d’argent, mais les factures sont les mêmes», laisse-t-il tomber.
Même son de cloche du côté du représentant des travailleurs de l’usine: «Nous, ce qu’on veut, c’est travailler, lance Fidèle Beaudoin, tel un cri du coeur. C’est la deuxième année qu’on travaille pas. On fait des recherches d’emplois, mais il y en a pas. Alors, on s’exile. Si l’usine repart, la plupart des travailleurs vont revenir.»
Respect de la vie privée