Yolande Fortin, qui s’est surtout fait connaître par ses tableaux de batik et pour avoir tenu une galerie d’art à Sainte-Anne-des-Monts pendant cinq ans, a toujours aimé dessiner. Après quatre mois de réclusion dans son atelier, elle a produit 21 portraits d’hommes âgés de plus de 60 ans de la région. «Ça fait quelques années que j’avais envie de faire des portraits de personnes âgées, souligne-t-elle. J’avais un projet avec le Club des 50 ans et plus, mais ça n’a pas marché. J’ai fait un portrait et là, je me suis dit que c’était clair que j’avais vraiment envie de faire ça.»
Les choix
Elle a réalisé chaque portrait avec minutie et détails. «Je cherchais un titre à cette suite de portraits, relate Mme Fortin pour expliquer le titre de l’exposition, «Un visage est aussi un pays». Tout le monde est tellement différent que j’avais l’impression, à chaque fois, d’entrer dans un autre univers. Chaque visage a sa géographie.»
Pourquoi l’artiste a-t-elle choisi uniquement des hommes comme modèles? «C’est volontaire, répond-elle. Je n’ai pas voulu faire de portraits de femmes parce que les hommes acceptent beaucoup plus facilement et naturellement de s’y prêter. C’est aussi un peu ma façon d’être rebelle par rapport à l’image qu’on impose à la femme, avec les cosmétiques, le teint pêche et l’obsession de vieillir, alors que chaque période de la vie est magnifique.»
Pour l’artiste en arts visuels, c’est aussi une façon de rendre hommage aux hommes autour d’elle. «Ça fait une quarantaine d’années que je vis ici, raconte-t-elle. Je me suis attachée aux gens d’ici, aux hommes bons, ces hommes qui ont travaillé et vécu ici et qui ont y construit leur famille. Je voulais des modèles qui sont vivants.»
Soutien à la cause du CPSHG
Les 21 tableaux grand format sont à vendre. Les profits seront versés au Fonds Francis-Pelletier, dont les intérêts générés sont remis aux activités culturelles et artistiques du Centre de pédiatrie sociale Haute-Gaspésie (CPSHG), principalement pour la mise en œuvre du Garage à images, un projet en art-thérapie destiné aux enfants.
Yolande Fortin était la conjointe de Francis Pelletier, décédé en 2011. L’homme était un ardent défenseur de la culture en Haute-Gaspésie.
Mais contrairement au Parti libéral du Québec (PLQ), la tournée de la CAQ n’a pas été effectuée par son chef, François Legault, mais par le député de Vanier-Les Rivières, Sylvain Lévesque, qui est également porte-parole pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine ainsi que critique en matière d’emploi et de solidarité sociale.
L’activité de presse qui devait avoir lieu à Sainte-Anne-des-Monts mardi a dû être annulée, faute de journalistes disponibles. Le député de la région de Québec, accompagné du candidat de son parti dans la circonscription de Gaspé lors des dernières élections, Yvan Blanchard, a profité de son passage en Haute-Gaspésie pour rencontrer le préfet Allen Cormier et la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Micheline Pelletier. Les deux représentants de la CAQ sont également allés rencontrer les responsables de Partagence ainsi que le milieu forestier et sylvicole, pour terminer par une visite d’Exploramer.
Sur la fin de la même journée, ils ont obtenu un entretien avec le maire de Gaspé, François Roussy, et ont participé au forum sur les hydrocarbures qui se tenait en soirée au même endroit.
Le lendemain, ils ont discuté avec les élus de Port-Daniel, de Percé et de Nouvelle, pour participer en soirée à un autre forum sur les hydrocarbures qui avait lieu, cette fois, à Bonaventure. La tournée s’est terminée à Matane, jeudi.
Préparation de la campagne électorale
Selon Sylvain Lévesque, dont les parents sont originaires d’Amqui, l’objectif de la tournée consistait à être à l’écoute des gens. «Je ne leur raconte pas grand chose, souligne le politicien. C’est le contraire, je les laisse me parler. Je ne suis pas ici pour faire des annonces. Je ne suis pas ici pour nécessairement défendre les points de la Coalition. Mais, bien sûr, je réponds aux questions.»
Celui-ci admet que cette tournée s’inscrit dans la préparation de la prochaine campagne électorale. «L’objectif, c’est de prendre le temps de rencontrer des leaders de votre région et de bien entendre ce que sont les besoins des gens pour qu’on puisse développer une plate-forme électorale, qu’on puisse prendre en compte les besoins de la région lors de notre prochain rendez-vous électoral», explique-t-il.
Le parlementaire en a profité pour parler du Plan Saint-Laurent, un projet mis de l’avant par la CAQ, dont les actions préconisées sont concentrées dans la vallée du Saint-Laurent entre Québec et Montréal, en passant par les régions limitrophes situées en bordure du fleuve.
Pour le développement des hydrocarbures
Il a évidemment été question des hydrocarbures. «On est ouverts au développement des hydrocarbures à Gaspé, fait-il savoir. Je pense qu’il faut être capables d’accepter le développement économique, tout en respectant, évidemment, le volet environnemental. On voit qu’avec le Parti libéral et le PQ, il y a une valse-hésitation depuis bien des années. De notre côté, on a fait notre lit là-dessus.»
«En développant et en exploitant cette ressource naturelle, on parle d’emplois de qualité, soit 20, 30 et 40 dollars de l’heure, justifie-t-il. Il faut qu’il y ait un plan de développement économique en bonne et due forme, pas juste sur papier et qu’il n’y ait pas juste des slogans pour qu’on puisse travailler avec des besoins réels et concrets.»
Le député dit être soucieux que le développement des hydrocarbures doive se faire dans le respect de l’environnement. «Il faut faire attention pour ne pas nuire à la nappe phréatique de Gaspé, précise-t-il. Je pense que la priorité, c’est qu’il ne faut pas que les gens s’empoisonnent. Il y a l’or noir d’un côté et, de l’autre côté, il y a l’or bleu. Il faut préserver les deux ressources.» Il donne en exemple le modèle norvégien qui, selon lui, est très efficace et a fait ses preuves.
Selon lui, le Québec n’a pas les moyens de passer à côté de cette opportunité de développement. «On est tellement endettés, rappelle-t-il. Si on ne réagit pas, ça va mettre en péril le maintien de nos écoles et de nos hôpitaux à moyen terme.»
«C’est un bilan qui est positif sur la qualité des conférences, du réseautage et des rencontres d’affaires, décrit le dirigeant du TechnoCentre, qui est chargé d’organiser l’événement à chaque année depuis sept ans. Plus de 160 rencontres d’affaires se sont tenues sur une journée et demie, sous la forme de speed dating.»
Une vingtaine de donneurs d’ordres ont présenté leurs besoins auprès de plus de 50 fournisseurs québécois, dont plusieurs de la région, qui disposaient de 12 à 15 minutes pour échanger et présenter leurs services. «C’est vraiment un succès, estime le directeur du TechnoCentre de Gaspé. Les gens sont vraiment positifs face à ce service et face à la formule. Il y a eu de belles surprises, alors que des gens ont rencontré des personnes sans avoir d’attente et tout de suite après leur avoir parlé, ils ont convenu d’une date de rencontre pour explorer une opportunité ou pour un contrat potentiel.»
Record de participation
Frédéric Côté ne peut aussi cacher sa satisfaction quant au nombre de participants qui, à chaque année, atteint un record par rapport à l’année précédente. L’événement, qui avait lieu l’an dernier à Carleton, avait attiré quelque 250 congressistes, contre près de 300 cette année. «À mon avis, dans les congrès d’affaires en Gaspésie et dans la MRC de Matane, c’est l’un des plus importants événements, estime-t-il. Il génère des retombées économiques appréciables.» Il évalue les retombées sur la région à près de 500 000 $.
Le directeur souligne aussi le volet international de l’événement. Le ratio de congressistes provenant de l’extérieur du Québec croît aussi en importance au fil des ans. «On a des gens qui viennent de l’Ontario, des États-Unis et d’ailleurs dans le monde, précise-t-il. Je crois que c’est aux alentours de 10 ou 15%. Ça vient dire toute l’attraction que notre filière a au niveau international.»
L’an prochain, le rendez-vous est donné à Gaspé.
Pour Robert Leblanc, de la Garde côtière auxiliaire, l’objet était toutefois un cylindre fumigène, comme ceux utilisé mardi lors d’un exercice de recherche et de sauvetage effectué par la Garde côtière canadienne, au large de Carleton.
L’équipe qui a trouvé l’objet l’a ramené sur la rive, ce qui implique que des gens y ont touché, pour le déposer à côté du quai de Carleton. La Sûreté du Québec a établi un périmètre de sécurité, préférant ne courir aucun risque.
Les Forces armées canadiennes ont aussitôt été informées de la situation par la Sûreté du Québec et deux artificiers ont été dépêchés. Ils sont arrivés à 19h30. Ils ont placé le cylindre dans une boîte, y ont ajouté du sable et ils sont allés détruire l’objet dans une carrière de la région. Il devait compléter l’opération avant le coucher du soleil.
En après-midi, Nathalie Girard, de la Sûreté du Québec, spécifiait que selon le protocole généralement en vigueur, l’objet allait être vite détruit par l’Armée canadienne.
«Ça se passe généralement très rapidement après la récupération, parfois quelques minutes seulement. Ils ne prennent aucune chance. Ils le détruisent», notait Nathalie Girard.
Les gens de l’équipe d’échantillonnage «ont vu quelque chose de flottant. Ils ont constaté que ça pouvait être un obus par la suite», a-t-elle ajouté. Des photos envoyées à l’Armée canadienne ont convaincu les artificiers de Valcartier qu’une intervention sur place était justifiée.
Robert Leblanc, de la Garde côtière auxiliaire de la baie des Chaleurs, n’était pas de cet avis hier.
«J’ai envoyé une photo du cylindre à John Drake, qui a supervisé les exercices de recherche et de sauvetage mardi. Il a confirmé que c’était un cylindre fumigène. Ils en ont lancé cinq, à partir de l’avion Hercules. Au contact de l’eau, ils dégagent de la fumée et après, ils coulent au fond de l’eau. L’un des cylindres s’est probablement retourné avant d’avoir fini de consumer son produit et il est resté en surface», expliquait-il.
Le 4 mai, un citoyen de Fermont avait trouvé un vrai obus sous sa maison mobile en passant le râteau. Un périmètre de sécurité avait été établi et quelques maisons avaient été évacuées. L’armée s’était rendue à Fermont deux jours plus tard, un délai notamment causé par les conditions climatiques.
NDLR : mise à jour à 7h30
Selon les organisateurs, il s’agit d’un record de participation, avec des congressistes provenant du Québec, du Canada, des États-Unis et d’Europe. Le thème choisi, «L’avenir au programme», s’inscrit dans la foulée de l’attribution des 800 MW d’énergie éolienne annoncée en Gaspésie, le mois dernier, par la première ministre Pauline Marois.
En plus des nombreuses conférences inscrites à la programmation, l’événement donne l’occasion à 20 donneurs d’ordres de l’industrie éolienne du Québec de pouvoir rencontrer plus de 50 fournisseurs de services.
«Force est de constater que l’industrie éolienne québécoise est plus active que jamais dans son propre développement, estime le directeur général du TechnoCentre, Frédéric Côté. À l’aube de l’élaboration d’une nouvelle politique énergétique pour le Québec, les acteurs de la filière éolienne veulent discuter et identifier les occasions d’affaires que représentent les développements à venir.»
Aide financière
Le lancement de ce colloque a également été le prétexte, pour le ministre de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel, pour annoncer le renouvellement d’une aide financière d’une durée de trois ans accordée au TechnoCentre éolien. D’un montant de 3 millions de dollars, le financement est accordé sous forme de contribution non remboursable, en vertu du Programme de développement économique du Québec. «Le secteur éolien croît rapidement et est appelé à devenir de plus en plus important au chapitre de la création d’emplois», a affirmé M. Lebel.
Le TechnoCentre éolien est un centre de recherche et de transfert technologique qui a pour mandat d’aider les entreprises à développer de nouveaux produits destinés à l’industrie éolienne, à intégrer la chaîne d’approvisionnement québécoise et à adapter la technologie au climat nordique.
Du côté de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, l’Espace culturel de la Pointe Sec, dirigé par l’artiste Yanick Élément, offre une programmation estivale consacrée aux artistes émergents. Son bistro L’Amarré offre des menus-santé.
Du 13 juillet au 1er septembre, tous les samedis et dimanches au coucher de soleil, le Théâtre à l’abordage, animé par l’artiste Marc Fraser de La Martre, présentera une activité de contes et légendes sur un bateau amarré à la marina de Sainte-Anne-des-Monts.
Dans la même municipalité, Les Framboisiers Constant Lepage ont développé une offre touristique axée sur la visite d’une fermette. «Un petit poney vient d’arriver dans l’équipe, souligne la conseillère en promotion touristique du CLD, Marie-Ève Blanchette. Il se joint aux autres animaux.»
Toujours à Sainte-Anne-des-Monts, l’offre d’hébergement sera bientôt augmentée par la réouverture de l’hôtel Monaco des Monts. «Le propriétaire ouvrira bientôt le restaurant et offrira l’hébergement sous le nom Hôtel & Cie, précise Mme Blanchette. Les corridors vont se transformer en galerie d’art.»
Parlant d’hébergement et de restauration, la conseillère en promotion touristique rappelle que Valmont plein air de Cap-Chat est la seule entreprise gaspésienne à avoir reçu un prix or lors des Grands Prix du tourisme nationaux, dans la catégorie «Hébergement, moins de 40 unités».
Continuité
Pour une deuxième saison consécutive, la Savonnerie d’Antan, située au Gîte des Neiges de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, revient avec sa boutique et sa fermette.
À Sainte-Anne-des-Monts, le Festival du maquereau présentera sa 2e édition du 25 au 28 juillet, en plus de la Fête du bois flotté, qui se tiendra pour une 12e année, du 8 au 11 août. D’autres événements auront lieu tout au cours de la saison touristique en Haute-Gaspésie, tels que Révolutions Cap-Chat, le Festival du vol libre de Mont-Saint-Pierre et le Rendez-vous des arts marsois.
Nouvelle image et nouveau slogan
La Haute-Gaspésie affiche une nouvelle image de marque. «Après consultations auprès de divers intervenants, on en est venus à se dire qu’il était temps de changer et de renouveler notre image, raconte Marie-Ève Blanchette. On a donné le mandat à Audace qui, en plus de concevoir une nouvelle image, a proposé un nouveau slogan: «Saisissez la vraie nature de la Haute-Gaspésie». Ce slogan est toujours accompagné d’un qualificatif qui vient distinguer la Haute-Gaspésie.»
Comme outil promotionnel, le CLD revient avec sa carte-napperon. «On a développé des routes touristiques qui se distinguent par les qualificatifs «active», «attractive», «gourmande», «frissonnante» et «authentique»», décrit Mme Blanchette.
Le bureau d’accueil touristique de la Haute-Gaspésie, anciennement géré par Destination Chic-Chocs, est situé au même endroit, soit sur la route 132, à l’ouest de l’intersection de la route 299 menant au parc de la Gaspésie. Il est maintenant la propriété de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts. Il sera ouvert du 21 juin au 21 septembre.
Le contrat de fabriquer la signalisation et les présentoirs du bureau d’accueil a été confié à l’ébéniste David-Yan Auclair, de l’Atelier du Vieux Rabot de Sainte-Anne-des-Monts.
Placée sous le thème «Aux souffles des ruines babines, aux échos des voix, des guitares et des passions», la programmation du Village propose des spectacles où «la découverte côtoiera la joie des retrouvailles».
Le thème s’inspire d’un chemin situé à Petite-Vallée. «Le Jeu de babines, c’est une route qui part du village, un chemin de gravelle qui s’enfouit jusqu’au bout des bois», a décrit le directeur du Village en chanson, Alan Côté.
Lors de l’événement agrémenté d’un apéro et aux effluves d’un souper BBQ burgers et brochettes de légumes, des extraits vidéo du quatuor d’harmonicistes D’Harmo ont été présentés aux convives. «Par la suite, D’Harmo a continué la soirée sur scène en offrant trois prestations, rapporte l’adjoint à la direction artistique et aux communications, Marc-Antoine Dufresne. Unique en son genre, cette formation interprète un répertoire authentique inspiré des musiques traditionnelles juives et québécoises, du jazz et du classique.»
Aperçu de la programmation
Parmi les retrouvailles, plusieurs artistes feront un retour à Petite-Vallée, en commençant par le porte-parole de la tournée d’été du Réseau des organisateurs de spectacles de l’Est du Québec (ROSEQ), Richard Séguin, accompagné de Catherine Durand. Par la suite, d’autres artistes de la chanson monteront sur les planches du Théâtre: Luce Dufault, Marie-Denise Pelletier, Marco Calliari, Manuel Brault, Karen Young, Émile Proulx-Cloutier, Sagapool, Peppe Voltarelli et Marie-Pierre Arthur, qui fera un retour au bercail.
Du côté des découvertes, le public pourra voir Karim Ouellet, Emmanuel Bilodeau, l’Annemontoise Klô Pelgag et d’autres. «On recevra aussi le quatuor QW4RTS, pour lequel Serge Postigo participe à la réalisation du spectacle, souligne M. Dufresne. Il y aura aussi le groupe Bodh’aktan, avec ses airs de musique traditionnelle.»
Fidèle à sa tradition, le Théâtre de la Vieille Forge a teinté sa programmation d’une couleur locale. Soulignons les soirées thématiques «Chanter comme à Petite-Vallée», qui invitent les spectateurs, villageois et visiteurs à chanter ensemble. Les amateurs de musique classique y trouveront aussi leur compte lors de l’activité «Entre mer et filles», en compagnie de Danielle Vaillancourt et de ses invitées. Un peu plus tard en saison, le directeur artistique du Festival en chanson, Alan Côté, livrera ses nouvelles chansons.
Du théâtre prendra aussi l’affiche. Forts du succès remporté l’an dernier, de jeunes comédiens remonteront sur scène à trois occasions avec «Les héros de mon enfance» de Michel Tremblay. De plus, le Théâtre présentera la nouvelle production de l’auteur de la pièce «Attention! 4 chasseurs», Simon Côté. S’intitulant «Les soucis de Solanges Sans-Souci», la comédie tiendra l’affiche certaines soirées de juin, juillet et août.
Un transport pour le Festival en chanson
Une nouveauté a été annoncée en vue du 31e Festival en chanson de Petite-Vallée. Un transport gratuit sera offert aux détenteurs de billets des régions de Percé et de Gaspé. Partant de Grande-Rivière à 16h30 les 28 juin, 1er, 2, 4 et 6 juillet, la navette s’arrêtera dans sept municipalités. Le retour se fera en fin de soirée.
«Les festivaliers seront assurés d’une place de choix pour plusieurs spectacles», ajoute Marc-Antoine Dufresne.
Le musée propose l’observation du fameux crabe bleu, pêché en avril à Rivière-au-Renard. De l’avis de la directrice d’Exploramer, Sandra Gauthier, ce crustacé à la pigmentation inhabituelle est une curiosité très rare.
Exploramer a également conçu une toute nouvelle activité sur les requins. Appelée «Menaçants et menacés», l’activité est présentée deux fois par jour. De plus, le musée offrira de l’animation sur la chasse au phoque. «Comme on est l’attrait de la Gaspésie qui a le plus de visiteurs européens, on va en profiter pour faire de l’éducation sur ce thème», explique Mme Gauthier.
Autres activités
En plus de la visite du parc-aquarium et des expositions, il est toujours possible de faire une excursion en mer et de participer à l’activité de cueillette de poissons.
Le café-bistro La Mer à boire continue à offrir son menu aux spécialités Fourchette bleue.
Financement
Exploramer peut ouvrir ses portes grâce à l’obtention d’un peu plus de la moitié du financement nécessaire à ses opérations. L’établissement a reçu 150 000 $ du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire. Quant à la balance du financement nécessaire, la directrice est confiante qu’il sera bientôt versé.
Exploramer espère une aide financière de 265 000 $, sur un budget total de 765 000 $. Le musée réussit à combler le reste de son financement par ses recettes d’admission, d’activités, de ventes de produits et par un plan de commandites.
Cette distinction a été décernée jeudi dernier aux représentantes de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts lors du gala de remise des prix des Arts et la Ville, qui s’est tenu à la Maison du citoyen de Gatineau.
Reflet de la municipalité
Sélectionnée parmi cinq autres villes ayant une population de moins de 20 000 habitants, Sainte-Anne-des-Monts a conquis le jury pour le côté rassembleur de son projet qui mise sur une ressource locale, soit le bois flotté, ramassé à même l’environnement marin.
La Fête du bois flotté reflète la nature spécifique de la municipalité puisque le bois flotté fait partie de son ADN et devient le prétexte pour rassembler des sculpteurs amateurs et professionnels sur un site en bordure de mer. Le jury a aussi salué le virage pris par les organisateurs de l’événement qui, en 2008, ont ajouté, en toile de fond, la mise en valeur du patrimoine folklorique et de la tradition orale régionale : le
Romancero du Canada, le recueil de la tradition orale de l’Amérique du Nord francophone, découvert à Tourelle par l’ethnologue Marius Barbeau. On a également souligné le partenariat qu’a établi la municipalité avec les milieux communautaires et culturels locaux.
Plaidoyer pour la culture
«Je suis très fière de ce prix parce que la culture, c’est beaucoup d’investissement en argent et en infrastructures, soutient la mairesse de la ville lauréate, Micheline Pelletier. C’est une reconnaissance pour tous les efforts qu’on met depuis 12 ans. C’est aussi parce que la Fête du bois flotté est ancrée dans la culture de la ville de Sainte-Anne-des-Monts et parce que c’est unique en son genre au Québec. Les gens sont fiers des sculptures qu’on retrouve un peu partout en ville. Même des gens d’autres municipalités nous demandent s’ils peuvent avoir de nos sculptures sur leur territoire.»
L’élue espère que le genre d’événement organisé dans sa municipalité fasse école dans d’autres villes. «Je tiens à souligner que le thème du colloque des Arts et de la Ville portait sur la culture comme pilier du développement durable au Québec, précise Mme Pelletier. On dit que la culture, c’est le début et la fin du développement durable. Pourtant, ce n’est pas un axe développé à son plein potentiel dans bien des endroits. Pour certains, la culture n’est pas rentable. Pourtant, on dit que 1 $ investi en culture rapporte 7 $.»
Le prix Culture et développement est décerné à une municipalité ou une MRC qui fait la promotion de la culture comme outil de développement local. Le prix souligne une réalisation culturelle qui se distingue par son apport au développement de la collectivité. Ce concours, qui en est à sa septième édition, vise à faire rayonner l’engagement culturel des municipalités dans l’espace public.
Carl Langelier est accusé en vertu de l’article 130 du Code criminel. L’homme se serait fait faussement passer pour un enquêteur de police lorsqu’il a interviewé l’adolescente identifiée comme celle qui aurait poussé Marjorie Raymond au suicide, Jade Isabel-Rioux et sa mère, Sandra Isabel.
Témoignages des plaignantes
Lors de leur témoignage, les requérantes ont raconté que le 30 novembre 2011, un homme a appelé très tôt le matin à leur domicile. La mère, Sandra Isabel, soutient qu’il s’est présenté, mais qu’elle ne se souvient plus du nom. Cependant, elle dit se rappeler qu’il a mentionné qu’il était un enquêteur de la Sûreté du Québec. Comme elle refusait d’accorder des entrevues aux médias, c’est sur cette base qu’elle a accepté de répondre à ses questions.
«Il m’a dit que ma fille avait écrit, sur son Facebook, qu’elle s’en foutait de la mort de Marjorie parce que, de toute façon, c’était une charrue», a raconté Mme Isabel. L’homme lui a ensuite demandé s’il pouvait poser quelques questions à sa fille.
Il a alors demandé à l’adolescente si c’était vrai qu’elle avait écrit ces propos sur Facebook, ce qu’elle a nié catégoriquement. «Je me suis mise à pleurer, a-t-elle relaté devant le juge. Je lui ai dit que j’allais vérifier si je ne m’étais pas fait voler mon mot de passe. J’ai raccroché et je suis allée vérifier sur mon Facebook. Il y avait rien.»
Témoignage de l’accusé
Lors des témoignages de Sandra Isabel et de sa fille Jade, l’accusé est demeuré placide. Mais après, lorsqu’il a été confronté aux questions du procureur de la Couronne, Me Gérald Maltais, il apparaissait nerveux, se balançant d’une jambe à l’autre et tapant fréquemment sur la surface de bois avec ses mains lorsqu’il répondait.
À plusieurs reprises, Carl Langelier a nié avoir usurpé la fonction d’un enquêteur de police. Il a dit que, selon lui, la confusion pouvait être liée au fait qu’il se soit présenté comme un journaliste d’enquête. Mais il a quand même admis certaines fautes professionnelles. «J’ai bien fait mon travail, mais j’ai manqué sur l’éthique pure», a-t-il avoué. De plus, il n’a pas avisé les deux femmes qu’il les enregistrait, ni demander l’autorisation de diffuser les enregistrements.
Langelier a également admis ne pas avoir vérifié les propos à partir desquels il a interviewé Jade Isabel-Rioux. «Vous n’avez pas vérifié l’information et vous l’avez quand même questionnée là-dessus, a lancé Me Maltais. Elle vous dit non et vous passez quand même l’extrait.»
Après la diffusion de cet extrait d’entrevue, l’animateur de l’émission du FM 93, Sylvain Bouchard, a affirmé que les propos disgracieux que Jade aurait supposément tenus sur son compte Facebook n’étaient finalement pas d’elle. «Les propos étaient inexacts, mais c’est mon animateur qui m’a transmis ces informations-là, s’est défendu Carl Langelier. J’ai présumé que ce que l’animateur avait vu était le contenu réel du Facebook de Jade Isabel-Côté.» D’ailleurs, tout au long de son contre-interrogatoire, Langelier a nommé l’adolescente comme étant Jade Isabel-Côté, plutôt que Jade Isabel-Rioux.
Après une pause au procès, Carl Langelier est revenu à la barre et a lu un article du code de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec stipulant qu’il est permis, pour un journaliste, de mentir dans certaines situations.
À la fin du contre-interrogatoire, la Couronne a déposé une requête au juge François Boisjoli afin de pouvoir présenter une contre-preuve visant à mettre en doute la crédibilité de l’accusé. Le magistrat a pris la requête en délibéré et a ajourné le procès. Carl Langelier, représenté par Me Serge Goulet, devra revenir en cour le 11 juillet.
Respect de la vie privée