Dans son dernier rapport, le vérificateur général, Michael Ferguson, constate plusieurs aspects révélant une gestion déficiente ainsi que des retards dans la mise en application d’objectifs à atteindre pour protéger et secourir les navigateurs, plaisanciers et pêcheurs, notamment ceux de la Gaspésie.
Le vérificateur dresse une analyse sévère. Selon lui, le Secrétariat national de recherche et de sauvetage n’a toujours pas rempli son mandat, depuis 25 ans, qui consiste à établir une politique en matière de recherche et de sauvetage. De plus, il n’est pas en mesure de pouvoir mesurer le rendement des programmes du gouvernement fédéral.
Manque de personnel
«Le service de recherche et sauvetage remplit seulement les normes minimales, regrette le député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin. Le vérificateur général note des failles importantes, dont la quantité insuffisante de personnel et des délais d’intervention qui passent de 30 minutes à 2 heures. Quand on est en mer, c’est important d’avoir une assistance rapide!»
«Ça fait au moins 15 ans que la Garde côtière n’est pas capable de recruter le personnel nécessaire, indique, pour sa part, le député de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone. Il n’y a pas suffisamment d’effectifs pour répondre aux besoins.»
Délai d’intervention trop long
Le député du Nouveau Parti démocratique (NPD) critique vertement le temps de réponse qui, selon lui, est beaucoup plus long la fin de semaine qu’en semaine. «En semaine, c’est 30 minutes, mentionne-t-il. La fin de semaine, c’est 120 minutes. C’est anormal qu’on ait deux normes sur une base complètement abstraite. La norme devrait être 30 minutes, peu importe quand. Nous, on milite pour ça, au NPD, même si le vérificateur général n’a pas fait de recommandation en ce sens.»
«La trame de fond, c’est aussi que, pour les opérations d’urgence, le système informatique ne répond pas à tous les besoins et il ne devrait pas être amélioré avant 2015 ou 2016, s’indigne Jean-François Fortin. En cas de manœuvres de sauvetage, le système est déficient. Il n’y a pas d’alternative. Le logiciel est mal adapté. C’est préoccupant!»
Manque de service en français
Le député bloquiste souligne le manque de service en français. «On a qu’à remonter au naufrage de L’Acadien II en 2008, rappelle M. Fortin. On continue à noter un manque de coordination bilingue qui gère les opérations d’urgence. La dernière formation pour les coordonnateurs bilingues remonte à plus de trois ans. Quand quelqu’un est en situation d’urgence et qu’il s’adresse à un navire de la Garde côtière, c’est important de pouvoir être servi dans sa langue.»
«Il n’y a pas suffisamment d’employés bilingues, surtout que le gouvernement a décidé de fermer le centre de sauvetage de Québec, déplore Philip Toone. Celui-ci était capable de répondre aux besoins. Les centres de Trenton et d’Halifax, où seront transférés les appels, ne sont pas devenus bilingues du jour au lendemain!»
Aussi, selon le député néo-démocrate, la quantité d’hélicoptères nécessaires aux recherches et sauvetage est insuffisante. «Il manque encore deux hélicoptères pour l’est du Canada», considère-t-il.
«La rupture d’un des maillons faibles pourrait avoir des conséquences énormes sur la sécurité, résume le député Fortin. C’est la sécurité de nos pêcheurs et plaisanciers qui est menacée!»
Le ministre délégué aux Régions et ministre responsable de la Gaspésie, Gaétan Lelièvre, a confirmé, mardi dernier à l’Assemblée nationale, que son gouvernement s’apprêtait à faire une annonce. «Ça va être à très court terme, a-t-il déclaré. Il s’agira de la plus belle formule que le Québec aura connue en termes d’allocations. J’aime mieux parler d’allocations que d’appel d’offres. Ça ouvre les portes à beaucoup de formules nouvelles et ça va répondre aux besoins des régions. Ça va en laisser plus dans les régions que la formule traditionnelle.»
Délégation à la rencontre des politiciens
Une délégation s’est rendue à Québec afin de rencontrer des parlementaires à ce sujet. Composé notamment de représentants de l’industrie éolienne et d’élus de la Gaspésie, le contingent aurait souhaité entendre un engagement plus précis.
«Mme Marois, vous ne pouvez pas continuer à garder dans le doute 5000 travailleurs québécois, dont plus de 1200 Gaspésiens, a adressé la mairesse de New Richmond, Nicole Appleby, à l’endroit de la première ministre. On entend déjà dire que des gens veulent quitter la région parce qu’ils sont inquiets pour leur emploi. Certains sont déjà partis. On ne veut pas de cet exode.»
L’opposition dénonce l’incertitude
Deux députés de l’opposition officielle ont uni leur voix aux acteurs politiques et économiques. «Au Parti libéral du Québec, nous avons grandement misé sur l’énergie éolienne car nous croyons sincèrement qu’il s’agit d’un moteur de création de richesse pour le Québec, a lancé le porte-parole de l’opposition en matière d’énergie, Pierre Paradis. Nous nous étions engagés à produire 4000 MW d’énergie éolienne d’ici 2015. En juin 2012, nous avons annoncé un quatrième appel d’offres afin de remplir notre promesse.»
«Malheureusement, depuis que le Parti québécois est arrivé au pouvoir, ce dossier stagne, continue le député. Il est important de poursuivre le développement de la filière éolienne pour s’assurer du maintien des 5000 emplois associés à cette industrie dans tout le Québec et des 1200 emplois en Gaspésie. Je demande à la ministre d’agir rapidement.»
Son collègue Jean D’Amour, député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, a ajouté: «Pendant que la ministre réfléchit et fait de grandes analyses, les carnets de commandes des entreprises qui fabriquent des éoliennes se vident, la situation des entreprises se fragilise et les travailleurs sont dans l’incertitude totale.»
Lors d’une entrevue réalisée un peu plus tôt par GRAFFICI.CA, la ministre des Ressources naturelles confirmait l’intention de son gouvernement de soutenir l’industrie manufacturière québécoise de l’éolien, même si le Québec se trouve en surplus d’énergie.
«On a créé l’industrie manufacturière au Québec, on va en avoir besoin dans le futur, avait laissé tomber Martine Ouellet. Donc, il faut s’assurer de la maintenir. Lorsque les analyses seront terminées, je pourrai vous faire des annonces plus précises.»
La ministre prévoyait cette annonce avant juin. «J’espère même que ce sera beaucoup plus rapide que ça», avait-elle fait savoir.
Certains observateurs croient que l’annonce sera faite par la première ministre lors de sa visite en Gaspésie prévue en mai.
«Avec Laurence Jalbert qui a un côté très country folk, Paul Daraîche et Les Soeurs Boulay, c’est la couleur qu’on a décidé de donner à la prochaine édition», fait savoir le directeur artistique de l’événement, Alan Côté.
Le thème de cette 31e édition s’inspire d’un clin d’oeil de l’artiste passeur, Laurence Jalbert : «Encore et encore des chansons…». L’événement sera aussi un prétexte pour souligner les 35 ans de carrière de l’auteure-compositrice-interprète née à Rivière-au-Renard. Aussi, cette année, la programmation laisse une généreuse place aux artistes gaspésiens qui se joindront à leur compatriote afin de lui rendre hommage.
Autour de l’oeuvre de Laurence Jalbert
Trois spectacles sont dédiés au répertoire de Laurence Jalbert. Il y aura l’incontournable spectacle de La Petite École, le 29 juin. Le choeur composé de plus de 300 enfants provenant de la Gaspésie, du nord du Nouveau-Brunswick, de Rimouski et de Longueuil chantera plusieurs de ses chansons.
Le lendemain, Laurence Jalbert sera entourée sur scène de Paul Piché, Marc Déry, Daniel Boucher, Michel Faubert et plusieurs auteurs-compositeurs gaspésiens. «Ce qui est cocasse, c’est que Laurence Jalbert était au spectacle-hommage de Paul Piché en 2009, alors qu’il était le passeur, souligne Alan Côté. Maintenant, c’est Paul qui sera au spectacle-hommage à Laurence.»
Paul Piché profitera de sa présence au Festival, auquel il n’a pas participé depuis l’été où il était le passeur, pour présenter, le 1er juillet, un spectacle inspiré des chansons de son premier album, sorti il y a 35 ans. Il invitera aussi le public à lui faire des demandes spéciales.
Laurence Jalbert remontera sur scène le 5 juillet pour livrer son plus récent spectacle «Depuis 35 ans sur scène… et encore et encore!»
La cohue pour Paul Daraîche
À peine trois heures après l’ouverture de la billetterie du Festival, mercredi midi, la moitié des billets pour le spectacle de Paul Daraîche, prévu le 6 juillet, avaient été vendus. Des 1000 billets disponibles, il en restait moins de 500. Ils sont en vente sur le réseau Admission ou aux locaux du Festival, au 418-393-2222.
Le spectacle «Coup de chapeau», donné à l’artiste country originaire de Saint-François-de-Pabos, réunira sur scène d’autres artistes gaspésiens, tels que Laurence Jalbert, Kevin Parent, Patrice Michaud et Manuel Castilloux. Les Mario Pelchat, Daniel Boucher, Pierre Flynn et Michel Faubert se joindront à eux. Le groupe Les Mountain Daisies assurera la direction musicale.
Autres moments forts
Une série de quatre spectacles aux accents trad et country mettra en vedette Les Mountain Daisies avec son concept d’Open Country, Les Tireux d’roches et de Temps Antan.
D’autres auteurs-compositeurs-interprètes défileront pendant les dix jours de l’événement, pour le plus grand plaisir des 12 000 à 14 000 festivaliers attendus, dont Pascal Lejeune, Denny Breau, Koriass, Damien Robitaille, Louis-Jean Cormier, Jipé Dalpé et Bernard Adamus.
Du côté de la relève, la cuvée officielle 2013 des participants sélectionnés se produira lors du Bal des chansonneurs et du Rendez-vous des chansonneurs, qui se tiendront les 28 juin, 1er et 2 juillet. L’événement Double plateau sera animé le 3 juillet par les chansonneurs primés de la dernière édition, soit Marcie et Félix-Antoine Couturier ainsi que Daran.
L’annonce a été faite vendredi au Motel Monaco des Monts de Sainte-Anne-des-Monts, qui vient de rouvrir ses portes après plusieurs années de fermeture.
L’événement a eu lieu en présence du ministre délégué au Tourisme, Pascal Bérubé et du ministre responsable de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Gaétan Lelièvre, ainsi que de la directrice générale de l’ATR, Joëlle Ross, qui est aussi présidente du comité de gestion de l’Entente de partenariat régional en tourisme, d’où proviennent les sommes.
Les établissements qui profiteront de ce soutien sont l’Auberge L’Ambassadeur et le Sélectôtel d’Amqui, le Motel L’Abri de Carleton-sur-Mer, l’Hôtel Le Mirage de Percé et le Riôtel Matane.
Le Motel Monaco des Monts recevra 80 000 $ pour l’acquisition de l’établissement et la rénovation des 42 unités. Cette somme s’additionne aux 100 000 $ annoncés précédemment par le ministre Lelièvre, dans le cadre du Fonds d’intervention stratégique régional.
Deux activités hivernales reçoivent chacune 20 000 $: le Circuit Chic-Chocs-Forillon de Sainte-Anne-des-Monts et le Club Les Amoureux de la motoneige de Matane.
«On a reçu 13 projets et huit ont été retenus, mentionne Joëlle Ross. Ceux-ci représentent des coûts d’investissement totalisant 7 850 000 $.»
Le Vieux Sainte-Anne et Exploramer
Dans la foulée de ces annonces visant à soutenir les établissements de restauration et d’hébergement de la Gaspésie, Pascal Bérubé a tenu à préciser que les bars n’étaient pas admissibles. «J’ai été interpelé pour la réouverture du Vieux Sainte-Anne, indique-t-il. On n’a reçu aucune demande, mais je me suis entretenu avec M. Vallée.» Le resto-bar de Sainte-Anne-des-Monts a fermé ses portes au cours des dernières semaines. Son propriétaire, Dany Vallée, évoquait un manque de rentabilité de l’établissement.
Questionné par rapport au soutien financier d’Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts, dont l’avenir de la prochaine saison est toujours incertain, le ministre délégué au Tourisme a fait savoir que le dossier suivait son cours et qu’une annonce devrait être faite dans les prochaines semaines. Il a précisé que l’aide gouvernementale serait consacrée à l’acquisition d’un nouveau bateau. «Notre aide ne sera pas en deçà du gouvernement précédent», a-t-il fait savoir.
Le jeune homme était déjà très sportif. « Il est maniaque de sport, confirme sa mère, Marie-Line Leclerc. À deux ans, je l’ai inscrit à la natation. Par la suite, il n’a jamais arrêté de faire du sport. » Son amour du sport s’est prolongé dans le karaté, le soccer, le vélo, le tennis et le ping-pong. Et c’est à la course qu’il se rend s’entraîner au gymnase.
À son entrée au secondaire, Simon pesait à peine 100 livres et mesurait 4 pieds 8 pouces. « Je me faisais un peu intimider parce que j’étais petit », se souvient-il. Quatre ans plus tard, il fait 5 pieds 8 pouces et pèse 170 livres. « Maintenant, personne n’ose m’écœurer », indique-t-il avec un petit sourire fier.
La suite dans la version papier de GRAFFICI, édition de mai 2013.
Les élus répondent ainsi aux souhaits de plusieurs participants des dernières rencontres des Forums sur les hydrocarbures qui ont dit espérer que soit instauré un programme d’étude sur les impacts que représente l’industrie des hydrocarbures en Gaspésie.
Québec s’est engagé à déposer un projet de loi sur les hydrocarbures cet automne. Pour ce faire, deux rapports d’évaluations environnementales stratégiques devraient être déposés, l’un relativement au golfe Saint-Laurent et l’autre concernant le gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent.
«Nous sommes convaincus qu’une évaluation environnementale permettra d’apporter des réponses à plusieurs questions essentielles que l’on entend fréquemment», croit le maire des Îles-de-la-Madeleine, vice-président de la CRÉGÎM et responsable du dossier, Joël Arseneau.
Soutien financier
Cinq projets régionaux se partageront une aide financière de 250 000 $, octroyée à même le Fonds de développement régional de la CRÉGÎM, dans le cadre de son volet «Projets structurants».
De cette enveloppe, la commission scolaire des Chic-Chocs recevra 100 000 $ pour mettre en place deux nouveaux programmes de formation professionnelle. La subvention sera consacrée exclusivement à la construction du bâtiment où seront offerts les programmes «Montage de lignes électriques» ainsi que «Plomberie et chauffage». Ces formations débuteront à Sainte-Anne-des-Monts dès septembre.
Escale Gaspésie pourra compter sur un soutien de 90 000 $ répartis sur trois ans. L’organisme vise à inscrire la Gaspésie au titre d’escale incontournable dans le cadre de la Stratégie de promotion et de développement durable des croisières internationales sur le Saint-Laurent.
La CRÉGÎM remet aussi 50 000 $ au Regroupement des pêcheurs du sud de la Gaspésie pour mettre de l’avant son projet d’innovation technologique en informatisation et en communication dans le domaine des pêches. En développant ce système qui vise notamment à bonifier l’utilisation du journal de bord, le regroupement espère pouvoir répondre aux changements apportés par Pêches et Océans Canada dans la prestation de services offerts à la clientèle.
Les deux autres projets qui ont retenu l’attention de la CRÉGÎM sont MERINOV, pour un montant de 5676 $ et un autre visant l’élaboration d’une évaluation de l’utilisation des appâts traditionnels dans les pêcheries commerciales de crabe des neiges, pour un octroi de 6633 $.
Aide à la diffusion culturelle
Lors de sa réunion de vendredi à Sainte-Anne-des-Monts, la CRÉGÎM a fait connaître les huit projets qui profiteront de subventions totalisant 100 000 $, versées à même le Fonds de soutien aux événements culturels. Celui-ci vise à favoriser la tenue d’événements culturels en Gaspésie, dans la mesure où ils contribuent à la diffusion de la culture régionale et engendrent une promotion du territoire à l’échelle québécoise.
Les projets retenus sont ceux des Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie, le Festival en chanson de Petite-Vallée, le Festival Musique du Bout du Monde de Gaspé, la Fête du bois flotté de Sainte-Anne-des-Monts, le Festival La Virée de Carleton-sur-Mer, le Festival Bluegrass de New Richmond ainsi que les événements Faire avec et La Mer sur un plateau qui se tiendront cet été aux Îles-de-la-Madeleine. Ils recevront respectivement des sommes variant de 7000 à 20 000 $.
Fin de la webdiffusion
La dernière réunion de la CRÉGÎM, qui s’est tenue à Sainte-Anne-des-Monts vendredi, a marqué la fin de la webdiffusion qui permettait aux internautes d’avoir accès à la rencontre en temps réel.
L’organisme propose plutôt des clips vidéo déposés sur YouTube et qui présenteront, sous forme de reportages en différé, les moments-clés de la réunion. Les liens apparaîtront sur le site Internet de la CRÉGÎM HYPERLINK « http://www.cre-gim.net/ »www.cre-gim.net. Cette nouvelle façon de diffuser l’information sera à l’essai pendant un an. «On va tester quelques mois et on va évaluer la situation à partir de notre monitoring», promet le directeur général de la CRÉGÎM, Gilbert Scantland.
«Le nombre de personnes qui suivaient la réunion par webdiffusion n’était pas si important que ça, justifie-t-il pour expliquer la décision de mettre fin à la webdiffusion. Il y avait 60 à 70 personnes qui l’écoutaient. Au début, on avait environ 90 personnes, mais ça n’arrêtait pas de descendre. Ça peut paraître un peu long, une caméra statique pendant plus de deux heures. Aussi, malheureusement, nos salles ne sont pas très bien équipées et il y avait des interruptions ou, parfois, l’image gelait.»
Selon M. Scantland, la plupart des clics effectués lors de la webdiffusion provenaient des employés de la CRÉGÎM. «Ils se branchaient pour être informés de leurs dossiers», indique-t-il.
Le directeur général de la CRÉGIM souligne que la totalité de l’enregistrement de la réunion demeure toutefois disponible à quiconque en fera la demande.
Le budget consacré à cette nouvelle forme de diffusion de l’information demeurera le même, c’est-à-dire près de 1000 $ par réunion. Des onze rencontres de la CRÉGÎM, la moitié sont rendues publiques.
«On pense que cette nouvelle façon de faire augmentera l’achalandage, espère M. Scantland. On reste très ouverts. Notre objectif est de rendre nos réunions du conseil d’administration le plus accessible possible.»
Le ministre délégué au Tourisme, Pascal Bérubé et le ministre responsable de la Gaspésie, Gaétan Lelièvre, ont pris part à l’événement, qualifié par certains d’historique.
En adoptant cette charte, les élus espèrent sensibiliser les décideurs et la population de la région à la valeur et la fragilité des paysages de leur territoire. Ils les incitent à entreprendre une démarche de protection et de mise en valeur du patrimoine paysager de la Gaspésie.
«Les paysages présentent un avantage concurrentiel et un potentiel unique reconnu internationalement», a déclaré, lors de la présentation du document, le chargé de projet de la CRÉGÎM, Aurélien Bisson, à l’issue d’un an de travail d’élaboration. Il a notamment rappelé les distinctions accordées à la région par le National Geographic Traveler et l’Atlas routier Michelin.
Dans la Charte des paysages, la vision de la Gaspésie est énoncée comme suit: «Le paysage de la Gaspésie est reconnu internationalement pour son unicité, pour son caractère naturel et spectaculaire. Il est garant du cadre de vie des Gaspésiens et il contribue, de façon importante, au développement de la région, notamment sur le plan de son industrie touristique, dont il est la matière première.»
Intégration de la charte au développement
L’entrée en vigueur de cette charte des paysages facilitera la reconnaissance et la valorisation de certains attributs que possède la Gaspésie. C’est, du moins, ce qu’a soutenu le chargé de projet. «On a les 25 sommets les plus hauts du Québec et on n’a pas de route des montagnes comme dans Charlevoix», a-t-il mentionné.
Il est aussi prévu de demander la participation d’Hydro-Québec pour qu’elle intègre la charte à ses actions. «Quand on fait des photos de paysages, on le fait à travers les fils électriques, a indiqué M. Bisson. L’enfouissement des fils, il faudrait y penser.»
Partenaires
L’agent de concertation et de développement de la CRÉGÎM, Vincent Landry, a indiqué qu’en l’espace de seulement un mois, la charte compte déjà 36 adhérents, dont des ministères, des MRC, des municipalités, les trois parcs nationaux du territoire, l’Association touristique de la Gaspésie et certains attraits. Parmi les ministères, celui du Tourisme ne s’y trouve pas.
Après l’Estrie et Les Laurentides, la Gaspésie est la troisième région à se doter d’une charte des paysages, ce que semblait ignorer le ministre délégué au Tourisme. «Vous êtes les premiers au Québec, a lancé Pascal Bérubé. Aucune autre région n’a ça.»
MARIA – Le Jour de la terre sera souligné de façon particulière dans trois secteurs de la Gaspésie, ce dimanche 21 avril. La MRC du Rocher-Percé innove en organisant une collecte de matériel informatique et électronique périmé dans les cinq municipalités du territoire.
Ce matériel allait jusqu’à récemment au lieu d’enfouissement mais la MRC s’organise pour composer avec les normes plus sévères en matière de disposition du matériel informatique et électronique.
«On ne peut plus envoyer les ordinateurs, les imprimantes, les téléphones dans les lieux d’enfouissement. Ils contiennent des matières toxiques. Dans toutes les municipalités, de 9h à 15h, les gens peuvent venir déposer leur matériel qui ne sert plus», précise Diane Lebouthillier, préfète de la MRC du Rocher-Percé.
La Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles de la Gaspésie à Grande-Rivière diffuse l’information quant aux lieux de dépôt de ce matériel.
À Gaspé, c’est le groupe Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé qui coordonne les activités du Jour de la terre, avec le concours des étudiants de français langue seconde du Cégep de la Gaspésie, des anglophones qui ont embarqué avec enthousiasme dans l’initiative. Cette mission sera en outre intégrée dans leur évaluation de fin d’année.
«Des activités sont prévues de 10h à 14h, avec des animaux, des spectacles, des chansons, des discours. À 14h, il y aura une marche du Cégep à la Cathédrale, où il y aura lecture de la déclaration du Jour de la terre (…) À 15h, les gens traverseront à l’école Saint-Rosaire pour des activités destinées au public, organisées par les enfants», précise Lise Chartrand, d’Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé et professeur des étudiants-organisateurs.
À Maria, Guylaine Blais signale qu’Environnement Vert-Plus invite la population à célébrer le Jour de la terre de 9 h à 15h, au centre communautaire. Le thème de cette journée d’information porte sur «l’eau, patrimoine collectif».
Aussi «dans un souci de préservation de l’environnement, nous souhaitons sensibiliser la population, les entreprises et organismes à éliminer l’achat de l’eau en bouteille de plastique, particulièrement à usage unique. Des alternatives économiques et écologiques sont à la portée de tous», note Mme Blais. La journée se conclura par une marche dans les rues de Maria.
Aucune activité ne se tiendra du côté de Sainte-Anne-des-Monts, cette année.
Grâce à des informations provenant du public, les policiers ont appréhendé un homme de 37 ans à Sainte-Anne-des-Monts. Une perquisition menée à son domicile de Matane a permis de saisir de la cocaïne, de la méthamphétamine et une somme d’argent.
Quelques jours plus tard, les agents ont effectué une perquisition qui s’est soldée par l’arrestation d’un homme de 41 ans de Sainte-Anne-des-Monts. «Sur les lieux, une quantité de cocaïne, de marijuana ainsi qu’une somme d’argent a été saisie», rapporte l’agent d’information de la SQ, Claude Doiron.
À Matane, les policiers ont ensuite mis le grappin sur un résident de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, âgé de 29 ans. «Il était en possession de cocaïne et de méthamphétamine», mentionne le sergent Doiron.
Les suspects ont été remis en liberté après leur interrogatoire. Ils devront revenir en cour ultérieurement. Les dates de leur comparution ne sont pas encore connues.
La Sûreté du Québec invite la population à lui faire part de toute information relative au trafic de stupéfiants, en communiquant avec sa centrale de l’information criminelle, au 1-800-659-4264.
Ils s’attendaient à des discussions sur la restructuration de leur caisse, et sur la réduction des heures d’ouverture, mais l’avis de convocation ne mentionnait nullement la fermeture des points de services de Saint-Alexis, Saint-François et l’Ascension-de-Patapédia.
Pourtant, plus d’une heure après le début de l’assemblée, après avoir dévoilé certains chiffres faisant état d’éléments rassurants qu’inquiétants, la présidente du conseil de la caisse, Pauline Dufour, a informé l’assemblée que les dirigeants avaient décidé de fermer les trois points du secteur des Plateaux, et de garder seulement le siège social de Matapédia à la mi-juin.
Les gens ont hué vertement la décision, rendue nécessaire, selon Mme Dufour et la directrice générale, Jacqueline Wells, par des pertes de 59 075 $ en 2012 et une perte anticipée de 340 000 $ en 2013. De 2011 à 2012, l’actif était pourtant passé de 53,6 millions$ à 55,9 millions$.
Une diminution des revenus d’intérêt de 125 000 $, une baisse des autres revenus de 56 000 $ et une hausse des frais de 67 000 $ ont eu raison du surplus de 128 369 $ de 2011, ont-elles rappelé. Pauline Dufour a même signalé que la fermeture des points de service laissait quand même une prévision de déficit de 270 000 $ cette année.
Elle a précisé «qu’après trois ans (d’effort pour améliorer les résultats), c’est la seule solution que nous avons trouvée en attendant que les revenus augmentent». Ces revenus restent bas à cause des taux d’intérêt.
Les gens ne l’ont pas pris, à commencer par les maires. Ghislain Michaud, de Saint-François, était démonté de voir qu’un enjeu aussi fondamental que l’avenir d’un point de service soit réglé sans intervention des membres. Il a mis en doute la compétence du conseil d’administration.
«La municipalité a acheté le bâtiment de la caisse en 2012. En novembre, ils ont payé d’avance un loyer pour cinq ans, à 5000 $ par année. Ça fait 25 000 $ et ils ont fait des améliorations locatives de 20 000 $ au moins. Ça fait près de 50 000 $ pour un point de service qui ferme. Combien de décisions comme elles ont été prises?», analysait-il à l’issue de la réunion.
Comme plusieurs membres lors de la période de question, M. Michaud prévoit une vague de transferts de comptes au profit des banques de Campbellton, au Nouveau-Brunswick, destination de magasinage de bien des citoyens des Matapédia et des Plateaux.
Rémi Gallant, maire de l’Ascension, où des citoyens parcourront dorénavant entre 30 et 40 kilomètres pour fréquenter leur caisse, a rappelé que sa population ne disposait plus que huit heures d’ouverture de son point de services. «On croyait qu’on pouvait sauver ça. La municipalité était prête à héberger le comptoir sans frais. (…) Vous allez perdre beaucoup.»
Guy Gallant, maire de Saint-Alexis, a souligné que la masse salariale des employés de la caisse avait augmenté de 8% en 2012, comparativement à 0,2% pour les voisins (dont les caisses de la Baie des Chaleurs). «Je suis très déçu que les membres n’aient pas la chance de faire des offres de solutions.»
Il étudiera la possibilité de mobiliser des membres afin de faire renverser la décision. Le conseiller juridique de Desjardins et les dirigeants locaux ont toutefois indiqué à M. Gallant que les décisions touchant les points de services étaient du ressort du conseil d’administration, pas des membres.
L’assemblée s’est déroulée sous la surveillance d’agents de sécurité.
Respect de la vie privée