le Mercredi 23 septembre 2026

C’est trois mois plus tard que le souhaitait la direction de Ciment McInnis en décembre, concède M. Gagnon. Le délai est attribuable au dépôt tardif de la mise à jour environnementale préparée par la firme pour obtenir l’approbation finale du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs.

 

 «Nous voulions soumettre un document le plus complet possible. Il a pris plus de temps», note M. Gagnon, à propos d’un rapport de 2000 pages déposé le 3 avril.

 

 Ce retard n’empêchera pas Ciment McInnis de choisir d’ici la fin d’avril la firme spécialisée qui fournira les équipements de la cimenterie. «Nous avons réduit la liste à deux fournisseurs», dit-il en parlant de firmes européennes.

 

Ciment McInnis, par le biais de Cimbec Canada, premier promoteur du projet de 700 millions de dollars, détient depuis 16 ans les permis pour réaliser les travaux préliminaires, comme la préparation de terrain, mais l’émission du permis de construction dépend de l’approbation environnementale finale.

 

Christian Gagnon précise qu’une soixantaine d’ingénieurs préparent les plans détaillés de la cimenterie, une équipe qui grimpera graduellement à 120 personnes d’ici le parachèvement de cette étape, durant l’été.

 

M. Gagnon a présenté les grandes lignes du projet jeudi dernier devant la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs. Il a décortiqué les besoins de Ciment McInnis en 11 catégories, spécifiant qu’un marché s’ouvrait aux firmes régionales pour l’érection des bâtiments de stockage et de services, de la distribution électrique secondaire, en contrôle de qualité, en coulage de béton et en construction du complexe administratif, par exemple.

 

La valeur de ces contrats oscillera entre un et 75 millions de dollars. Il a évoqué des besoins en main-d’œuvre de construction s’élevant à 600 personnes. L’usine embauchera près de 150 personnes en exploitation.

Des inquiétudes

Il a reçu un accueil favorable des gens d’affaires et des élus lui ayant parlé, mais l’écologiste Luc Potvin et le président de l’Union des producteurs agricoles de la Gaspésie, Christian Côté, s’inquiètent des émanations venant de la combustion de charbon ou de coke de pétrole pour les fours de l’usine.

 

Luc Potvin, d’Éco-Vigilance a demandé à M. Gagnon pourquoi, afin de dissiper les doutes, sa firme n’accepte pas de soumettre le projet à l’examen du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.

 

M. Gagnon s’est engagé à ce que le projet respecte les prochaines normes, plus strictes, dit-il, qui entreront en vigueur aux États-Unis. Un renvoi au BAPE ferait perdre le potentiel de ventes prévu pour la reprise américaine de 2016. «Ce ciment-là viendra d’ailleurs dans le monde».

 

Luc Potvin a noté qu’une «norme n’est pas un gage qu’elle sera respectée (…) Si on vous contrôle une fois par mois, sur rendez-vous, on peut penser qu’il y aura des écarts».

 

Ciment McInnis est contrôlée par le conglomérat d’investissement Beaudier, propriété de Laurent Beaudoin et de sa famille.

Afin d’amoindrir ou même de contrer les effets de la réforme de l’assurance-emploi, l’organisme propose un maillage entre les besoins des entreprises et les disponibilités des travailleurs de son territoire par un concept de prêt de main-d’oeuvre.

«La réforme de l’assurance-emploi nécessite une mobilisation des entreprises de la région afin de créer un réseautage de la main-d’oeuvre et permettre un échange de travailleurs, explique la coordonnatrice de la CCHG, Cassandra Lévesque. Il faut donc créer une synergie, maximiser l’utilisation de la main-d’oeuvre disponible sur le territoire et répondre à une pénurie pour contrer la perte d’employés.»

Procédure

Comme première étape, les employeurs visés sont invités à remplir un court questionnaire qui servira à dresser un portrait des besoins dans la région. Le sondage www.surveymonkey.com/s/X3PC8SZ comprenant cinq questions est disponible. Par la suite, il leur suffit de faire parvenir leurs besoins en main-d’oeuvre, qu’ils soient ponctuels ou à long terme, ainsi que la disponibilité de leurs employés saisonniers, pourvu que ceux-ci soient favorables à la démarche.

Les employeurs visés sont ceux qui manquent de main-d’oeuvre pour de courtes périodes spécifiques ou qui craignent de perdre des employés qualifiés à cause de la réforme de l’assurance-emploi. Ces entreprises pourront ainsi arrimer leurs besoins avec l’offre de travailleurs saisonniers disponibles au cours des prochaines semaines, voire des prochains mois.

Tableau

À la fin de l’exercice, la Chambre de commerce compilera les données et les mettra à jour chaque semaine, pour les retourner aux répondants sous forme de tableau. Celui-ci ne contiendra aucune donnée confidentielle.

«Ce sera uniquement de l’information relative à l’employeur et à ses besoins ou, dans le cas contraire, à l’entreprise ayant des employés disponibles et le type de main-d’oeuvre», précise la coordonnatrice. Les commentaires ou demandes d’information peuvent être acheminés à l’adresse courriel spécialement créée pour les fins: maillage.entreprises.hg@gmail.com.

La Chambre de commerce prévoit que ce tableau permettra aux personnes oeuvrant pour des employeurs saisonniers de pouvoir travailler pendant la saison morte et de pouvoir rester dans la région.

Pour les employeurs qui ont des besoins ponctuels de personnel, cela favorisera également l’accès à une banque de candidatures mise à jour régulièrement. De leur côté, les travailleurs saisonniers recevront des revenus pendant la période du «trou noir».

«Nous espérons que cette initiative permettra à un maximum d’entreprises de la région de créer des liens et de partager la main-d’oeuvre disponible sur le marché, souhaite Mme Lévesque. Ainsi, c’est un important nombre de travailleurs qui verront leur situation précaire s’améliorer et c’est toute l’économie de la Haute-Gaspésie qui y gagnera!»

Sur les 5 millions de dollars du fonds, 3,3 millions de dollars proviendront du fonds de développement Filaction, tandis que 1,7 million seront versés par le gouvernement du Québec.

Ce nouveau fonds d’investissement permettra de financer des projets visant à améliorer l’offre touristique pour l’ensemble du Québec afin d’attirer de nouvelles clientèles et d’allonger la période d’activité des entreprises. Le programme est entré en vigueur dès son annonce.

Pas d’enveloppe dédiée à la Gaspésie

Contrairement à ce que certains promoteurs touristiques de la Gaspésie espéraient, il n’y a pas d’enveloppe spécifiquement dédiée à la Gaspésie. «Il n’y a pas de quota pour la Gaspésie, confirme le ministre Bérubé. Il n’y a pas de sommes réparties par région. On ira avec les bons projets. À mesure qu’on recevra des projets, ça prendra quatre à six semaines pour être traités. Si c’est bon, ce sera accordé. Ce sera aux entrepreneurs d’être audacieux et de s’organiser pour nous proposer de bons projets.»

«En ce qui me concerne, je crois que la Gaspésie touristique, qui est extrêmement bien positionnée et qui fait preuve d’énormément de professionnalisme, sera une région à l’avant-garde, continue le parlementaire. Que l’on parle du parc de la Gaspésie ou des créneaux d’aventure, d’interprétation de la faune et du fleuve, il y a là un positionnement très important pour la Gaspésie touristique.»

D’ailleurs, le Fonds tourisme PME entend plus précisément soutenir les projets liés aux diagnostics produits pas Tourisme Québec en tourisme nature, autochtone, culturel et agrotouristique ainsi qu’aux pourvoiries de chasse et de pêche. Il vise aussi le développement d’attraits autour des escales de croisières, tout en accordant une priorité aux projets entourant trois parcs nationaux, dont celui de la Gaspésie.

Réactions

Pour le président de l’Association touristique régionale de la Gaspésie, ce nouveau fonds, même s’il ne prévoit pas d’enveloppe spécifiquement dédiée à la péninsule, est un outil supplémentaire pour les promoteurs du territoire. «Je suis très favorable à ce genre de programme parce que ça va aider à l’amélioration de l’offre existante, estime Alexander Reford. Dans d’autres cas, ça va aider au démarrage d’entreprises touristiques.»

Même si elle salue l’initiative, la directrice d’Exploramer ne partage pas tout à fait le même enthousiasme, du moins concernant le financement du musée de Sainte-Anne-des-Monts. «C’est une super bonne annonce, mais comme c’est sous forme de prêt, c’est pas ce qu’on a besoin, précise Sandra Gauthier. Ça me fait dire que c’est le plein air qui va être ciblé et c’est correct. Je crois que ça peut être bon pour certaines entreprises de la Haute-Gaspésie, comme Ski Chic-Chocs, Valmont Plein Air ou d’Arbres en Jeux, qui voudraient améliorer leur équipement ou infrastructure.»

«Nous, on a besoin d’un financement récurrent de 260 000 $ à chaque année, rappelle la directrice d’Exploramer. Même si on faisait une demande, elle serait rejetée parce qu’on n’a pas la capacité de rembourser. Moi, ce que j’espérerais, c’est un fonds pour les attraits touristiques en subventions et non en prêts.»

Sort d’Exploramer toujours incertain

Questionné sur le financement d’Exploramer, le ministre délégué au Tourisme a répondu qu’il faisait l’objet d’analyses de son gouvernement, tout comme celui d’autres attractions touristiques de la Gaspésie. «On pense que, d’ici la fin avril, on aura une réponse à la demande formelle d’Exploramer, qui a été adressée à différents ministères», répond-il.

Si le financement n’arrive pas, il est clair, pour Sandra Gauthier, qu’Exploramer ne pourra pas ouvrir ses portes tel que prévu le 1er juin. «J’ai dit à notre nouveau député, Gaétan Lelièvre, que la survie d’Exploramer dépendrait de l’annonce qu’il fera», souligne-t-elle. Ces dernières années, Exploramer avait pu assurer le fonctionnement de la saison grâce à des montants discrétionnaires accordés par la ministre responsable de la Gaspésie de l’époque, Nathalie Normandeau.

«J’ai aussi fait comprendre à notre député que si on n’obtient pas le financement souhaité, il ne s’agit pas de mettre simplement la clé dans la porte, tient-elle à préciser. On travaille avec des espèces vivantes.»

Les députés fédéraux Jean-François Fortin du Bloc québécois et Philip Toone du Nouveau parti démocratique critiquent vertement cette initiative. Le député Fortin la qualifie de «désinformation publique aux affirmations orientées et tendancieuses».

«C’est l’argent des contribuables, dénonce le député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia. C’est de la propagande. Les conservateurs veulent nous rentrer leur réforme dans la gorge. Ils savent qu’on n’en veut pas!»

«La ministre Finley a passé à côté de plusieurs aspects de la réforme, dont le «trou noir», estime, pour sa part, le député de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone. Les gens le vivent aujourd’hui. Il y a des gens dans la misère. Ce n’est pas vrai que les gens sont niaiseux!»

M. Toone indique qu’il a invité la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley, à se rendre en région. «Qu’elle vienne voir les gens ici, lance-t-il. Elle va voir la réalité!»

Jean-François Fortin souligne qu’il a posé la question au gouvernement afin de connaître le territoire qui avait été ciblé par cette campagne, tout comme de chercher à savoir combien elle avait coûté, mais en vain. «Je n’ai pas eu de réponse, déplore-t-il. J’ai adressé une demande d’accès à l’information.»

Initiative de contestation

Le député bloquiste a invité les citoyens à retourner la lettre à Ottawa en indiquant sur l’enveloppe d’origine : «retour à l’expéditeur». Même s’il ne dispose d’aucun moyen pour quantifier le nombre de personnes qui ont répondu à l’invitation, le député est satisfait de sa réception. «Les gens trouvent l’idée intéressante, estime-t-il. Dans les réseaux sociaux, plusieurs ont dit qu’ils l’avaient fait. Sur Facebook, certains le montrent même en photo!»

Sur la page Facebook de Jean-François Fortin, Francine Héon écrit : «C’est donc bien une bonne idée. C’est ce que nous ferons. D’ailleurs, c’est plein de détails non dits dans cette lettre.»

Philip Toone est nuancé par rapport à cette idée. «Toute action est bonne, croit-il. Certains ont tout simplement brûlé la lettre. Je ne crois pas qu’il s’agisse seulement de la retourner à l’expéditeur, mais je crois qu’il faut aussi envoyer une lettre à la ministre pour lui expliquer notre situation et surtout pour continuer à lui faire connaître notre mécontentement.»

Le député néo-démocrate, qui a pris part à la manifestation d’opposition à cette réforme, lundi à Percé, lance l’invitation auprès des Gaspésiens afin qu’ils se rendent nombreux à la manifestation prévue à Montréal le 27 avril. Selon son adjointe de circonscription, Roxanne Langlois, déjà quatre autobus provenant des Îles-de-la-Madeleine devraient s’y rendre et deux de la Gaspésie. «Il devrait y avoir près de 500 personnes provenant de tout l’Est-du-Québec», prévoit-elle.

Rose-Line Roy attend des nouvelles d’un enquêteur de Sept-Îles qui, selon elle, travaille sur la relance du dossier entourant la disparition de son père Roger, survenue le 28 septembre 1975 et dont le mystère pourrait être élucidé avec les aveux récents de Vital Lemire. Dans une lettre envoyée à l’émission «Le négociateur», diffusée à LCN, l’homme admet avoir tué son compagnon de chasse, Roger Roy.

«Je ne me donne pas grand temps avant d’être enterré, écrit le prisonnier du pénitencier de Port-Cartier, sur la Côte-Nord. Il est arrivé un incident et j’ai enterré Roger Roy de Cap-Chat, en Gaspésie. Mais avant, je voudrais donner le corps à la famille. Je voudrais que la famille fasse son deuil et moi, partir en paix.»

Rose-Line Roy, accompagnée de son frère Réjean, attend avec impatience l’assurance que le présumé meurtrier de leur père acceptera de les rencontrer. «Je veux être certaine de pas aller là pour rien parce que ce serait pas la première fois que Vital Lemire vire de bord et change d’idée», dit Mme Roy.

La veuve du disparu, Béatrice Lajoie et l’aînée de ses filles, Rose-Anna Roy, en espèrent autant afin de pouvoir faire les démarches pour procéder à la sépulture du défunt. «Si on trouve les ossements, je vais les faire incinérer, lui faire chanter un service et l’enterrer dans mon lot de Cap-Chat», assure la femme du disparu, qui célébrait ses 83 ans vendredi.

Le récit

Les faits remontent en septembre 1975. Roger Roy, qui se soûlait régulièrement, s’était livré à une bataille avec Vital Lemire, qui habitait la maison voisine, chez son beau-frère. Trois semaines plus tard, les deux hommes sont tout de même partis ensemble à la chasse au sud de Cap-Chat. «Papa avait un bras dans le plâtre, se rappelle Rose-Anna Roy, qui avait 25 ans au moment des faits. J’ai jamais compris pourquoi papa était parti avec.»

Deux jours plus tard, Vital Lemire serait revenu avec les armes et le véhicule de son compagnon de chasse. «Il a dit que mon père était resté là avec deux Américains, raconte Rose-Anna Roy. Je trouvais ça bizarre parce que mon père ne parlait pas un mot d’anglais.»

«La police a retrouvé du sang sur le siège arrière du véhicule, poursuit-elle. Vital a dit que papa s’était battu et qu’il l’avait couché sur le siège parce qu’il était chaud.» Près de 38 ans plus tard, le paternel n’est jamais revenu au bercail.

Le meurtre aurait été avoué, selon un témoin

Clovis Roy de Cap-Chat qui, à l’époque, était le directeur du bureau de la conservation de la faune de Sainte-Anne-des-Monts, affirme être la dernière personne à avoir vu Roger Roy.

«Deux de mes agents, Yves Coulombe et Louis-Marie Gagnon, avaient arrêté Roger Roy et Vital Lemire dans le secteur de la rivière Côté, dans le parc de la Gaspésie, se rappelle-t-il. Ils avaient tué une perdrix. Ils braconnaient. Mes deux agents avaient saisi leur arme. Vital disait qu’il allait les tuer. Il avait voulu prendre le 303 de Roger Roy, mais un de mes agents avait sauté dessus.»

Clovis Roy raconte avoir ensuite reçu la visite des deux chasseurs en pleine nuit. «Ils sont descendus chez nous à 2h du matin, décrit-il. Ils étaient nus pieds, se bataillaient ensemble et étaient chauds. Ils voulaient ravoir leur arme. Je leur ai dit de s’adresser au ministère. Là, ils ont dit qu’ils allaient me tuer si je leur redonnais pas leur fusil.»

Le lendemain matin, Clovis Roy apprenait la disparition de Roger Roy. Pour lui, il était clair que c’était Vital Lemire qui l’avait tué et qu’il avait même admis le meurtre.

«Vital Lemire, c’était un bandit, un batailleur, soutient-il. Un de mes agents, Léonard Gagnon, avait aidé les policiers pour retrouver le corps de Roger Roy. Ils ont fait des fouilles le long de la rivière Cap-Chat et même à Grande-Vallée parce que Vital disait qu’il se souvenait plus. Il cherchait à brouiller les pistes. Mais comme la police manquait de preuve et qu’on n’avait jamais retrouvé le corps, il a donc jamais été accusé.»

La fille de Roger Roy, Rose-Line, ne croit pas un mot de ces révélations. «C’est de la foutaise, s’indigne-t-elle. Si c’était le cas, on l’aurait su. On n’est pas des fous, la famille Roy!»

«Ceci constitue un jalon important pour Orbite, alors que l’envoi d’échantillons signale notre entrée en jeu officielle dans l’industrie mondiale de l’alumine de haute pureté», a déclaré, par voie de communiqué, le président et chef de la direction d’Orbite, Richard Boudreault qui, précédemment, a affirmé qu’il refusait d’accorder toute entrevue à GRAFFICI.CA.

Selon la société, les échantillons commerciaux d’alumine provenant de son usine de la Haute-Gaspésie présentent des taux de pureté de 99,99%. Ces échantillons sont d’une taille variant de un à 100 kg. L’entreprise a reçu plus de 25 commandes de clients établis dans le monde. Elle envisage une augmentation de la demande causée par la croissance du marché mondial des lumières LED, qui utilise de l’alumine de haute pureté, au détriment des ampoules à incandescence.

Chute du titre en bourse

Les négociations sur le titre de la minière ont été suspendues pendant près de quatre heures, mardi, à la Bourse de Toronto. Le titre venait de plonger de 22%, à 0,99$, le taux le plus bas de son histoire. L’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) a alors suspendu les transactions, en attendant les explications d’Orbite.

La société a mis peu de temps à réagir, encore une fois par voie de communiqué, afin de faire savoir qu’elle ignorait les raisons de la fluctuation du cours de ses actions.

Tel que souhaité par l’OCRCVM, Orbite a fait connaître ses états financiers. Elle déclare posséder des actifs courants de 48,5 millions de dollars. L’entreprise doit 28,6 millions de dollars à ses créanciers. Elle accuse des pertes financières de 16,9 millions de dollars ou 0,09$ par action.

Éventuelle usine

Orbite Aluminae prévoit toujours la construction d’une usine d’alumine métallurgique, dont l’alimentation en argile proviendrait de son gisement de Grande-Vallée. L’entreprise indique que l’emplacement n’a pas encore été choisi. Grâce à cette éventuelle usine, elle espère produire 540 000 tonnes d’alumine métallurgique par année. Elle envisage aussi la réalisation de sous-produits, tels que de l’hématite et de la silice de haute pureté, de l’oxyde de magnésium, des oxydes et des métaux rares.

En vue des opérations de son usine qui devrait être située à Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine ou à Grande-Vallée, Orbite poursuit ses discussions afin de trouver des coentrepreneurs, dont auprès de l’aluminerie russe Rusal.

Autres projets

Orbite et Veolia Propreté ont signé un accord pour le traitement et l’assainissement des boues rouges stockées ou produites par les raffineries d’alumine. Les modalités du partenariat prévoient la réalisation d’une étude afin de confirmer la validité d’une usine de traitement des boues rouges  ainsi que des jalons précis en ce qui a trait au choix de l’emplacement de l’usine, à la capacité de l’usine, à la structure de propriété et au financement de l’usine.

Orbite a également l’intention d’amorcer un programme d’exploration sur les claims d’argile alumineuse qu’elle a récemment acquis, à proximité de Cap-Chat et de Rimouski. Par ailleurs, le forage géotechnique devrait se poursuivre sur sa propriété de Grande-Vallée.

texte mis à jour à 14h30

L’homme, qui a récemment annoncé sa retraite après 28 ans de service, a eu droit à une ovation debout de la part des 120 convives présents au gala des 27e Grands prix du tourisme gaspésien, qui s’est tenu jeudi soir au Riôtel Matane.

«Il a tendance à fuir les honneurs pour plutôt en faire bénéficier ses collaborateurs, a décrit la vice-présidente de l’Association touristique, Nathalie Blouin, pour présenter la personnalité touristique. C’est un patron au grand cœur, une personne très humaine et toujours à l’écoute de son personnel. Sous sa gouverne, l’une des icônes touristiques de la péninsule de la Gaspésie a vu son achalandage tripler au cours des dix dernières années. C’est un tour de force, alors que la concurrence est plus vive que jamais.» 

Souffrant d’une extinction de voix, le récipiendaire a fait brièvement part de sa surprise.

Autres lauréats

Outre le prix de l’excellence touristique, Tourisme Gaspésie a couronné cinq entreprises et organismes de son territoire. Il s’agit d’Eskamer Aventure de Sainte-Anne-des-Monts, du Village en chanson de Petite-Vallée, de Valmont plein air de Cap-Chat, du Gaspésiana de Sainte-Flavie et du Bureau d’accueil touristique de Percé.

Ces gagnants se sont respectivement illustrés dans les catégories «Écotourisme et tourisme d’aventure», «Festivals et événements touristiques, budget d’exploitation entre 300 000$ et 1 million$», «Hébergement – moins de 40 unités» et «Hébergement – 40 à 199 unités».

J.O. Gallant, du gîte Bois d’Avignon de Saint-Alexis-de-Matapédia, a été consacré «Employé touristique». Par ailleurs, les membres du jury ont accordé le prix spécial du jury à l’Auberge de jeunesse du Manoir des Sapins de Sainte-Félicité.

Une atmosphère typiquement gaspésienne

Les invités ont dégusté un souper gastronomique concocté par le chef des Jardins de Métis, Pierre-Olivier Ferry et son équipe, où les produits régionaux, dont le bœuf gaspésien, étaient à l’honneur.

La soirée a débuté par les mots de bienvenue du maire de la ville hôtesse, Claude Canuel et du préfet de La Matanie, Pierre Thibodeau. Dans son allocution d’ouverture, le président de l’Association touristique de la Gaspésie, Alexander Reford, a salué la nomination de Pascal Bérubé au titre de ministre délégué au Tourisme. Il a également souligné le prix décerné à La Vallée de la framboise de Val-Brillant. La mistelle de framboises nommée Douce Anna a reçu le trophée du meilleur vin de fruits lors du dernier Championnat des vins canadiens.

Chaque prix était assorti de la remise d’une œuvre d’art originale réalisée en faux-vitrail et signée par Hélène Gagnon de Matane.

Cette formation combinera les modes de téléenseignement et de formation à distance traditionnelle. Pour le directeur des services éducatifs, il s’agira du même programme déjà offert depuis plusieurs années au sein de son établissement, mais sa distinction résidera dans la façon de le dispenser. «Ce sera avantageux pour des personnes de tous âges, pour qui il est difficile de se déplacer à Matane pour étudier, souligne Louis Poirier. Elles pourront suivre la formation, peu importe où elles se trouvent.»

Formule salvatrice

Le porte-parole du Cégep ne peut s’empêcher d’admettre que cette formule, en plus de favoriser un meilleur accès aux études collégiales, permettra d’augmenter le nombre d’étudiants inscrits au sein de ce programme. Actuellement, à peine une douzaine d’étudiants poursuivent le programme d’une durée de trois ans conduisant à l’obtention d’un diplôme d’études collégiales. Selon M. Poirier, le taux de placement est de près de 100%.

Cette formation à distance pourrait même sauver le programme qui, à cause de son faible taux d’inscriptions, est en péril. «Notre partenariat avec le Cégep@distance permet de mettre à profit nos forces respectives et d’assurer la viabilité de nos programmes de formation en ajoutant une quinzaine d’étudiants à distance à nos groupes en classe», confirme le directeur général du Cégep de Matane, Emery Béland.

Peu d’impact sur la main-d’oeuvre touristique

Louis Poirrier espère que cette nouvelle façon d’offrir ce programme viendra résoudre, en partie, la pénurie de main-d’oeuvre qui sévit dans le milieu touristique. Mais en même temps, il est conscient que cette formation ne contribuera pas à pourvoir tous les emplois en tourisme. «Quand on pense à certains emplois comme femme de chambre ou serveuse, on est conscients que ce programme ne contribuera pas à les combler», spécifie-t-il.

Même si elle mentionne que le programme de tourisme du Cégep de Matane est important pour l’ensemble des intervenants touristiques de la Gaspésie, la directrice du créneau ACCORD en récréotourisme de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine ne croit pas que, du côté de ses membres, la formation à distance puisse être une solution à la pénurie de main-d’oeuvre.

«Comme le programme n’est pas nécessairement offert pour la Gaspésie et que c’est surtout pour recruter des gens de l’extérieur, je ne crois pas qu’il puisse avoir un impact direct au sein de nos entreprises, estime Pascale Charest. À mon avis, ça ne viendra pas amoindrir la pénurie de main-d’oeuvre, à moins qu’il y ait des stages obligatoires dans le milieu.» Mme Charest souligne aussi, au passage, que la formation collégiale en tourisme fait maintenant l’objet d’une compétition féroce.

Avec cette formule, les cours sont donnés dans une classe du Cégep de Matane et sont transmis en simultané sur un écran situé dans une salle du Cégep@distance de Montréal et par Internet. Dans tous les cas, les étudiants peuvent interagir, en temps réel, avec l’enseignant et les étudiants en classe.

«La période de Pâques est un long congé, rappelle le conseiller principal de Pêches et Océans Canada, Michel Plamondon. Les gens visitent leur famille en Gaspésie ou ailleurs et en profitent parfois pour cueillir des mollusques.»

Comme cette tradition se perpétue depuis des générations, le ministère profite de cette période pour lancer, au Québec, sa campagne de sensibilisation annuelle visant à informer la population sur les dangers, pour la santé humaine, de consommer des mollusques et des crustacés qui auraient été cueillis dans des zones fermées ou à moins de 125 mètres d’un quai. «Manger des mollusques contaminés peut causer des paralysies et même la mort, tient à spécifier M. Plamondon. C’est déjà arrivé, même si ça fait plusieurs années.»

Par conséquent, avant de partir avec l’intention de cueillir des mollusques et crustacés, il est recommandé de composer le 1 800 463-0607 pour le secteur délimité entre Saint-Roch-des-Aulnaies et Cap-Gaspé et le 1 800 463-4204 pour celui entre Cap-Gaspé et la rivière Matapédia. Un message enregistré énumère les zones fermées.

Invitation à la dénonciation

Le porte-parole précise qu’il y a également des risques d’amendes associés à la cueillette de mollusques et crustacés dans des zones interdites par le ministère. «Cueillir des mollusques dans des zones fermées, c’est du braconnage», estime le conseiller en communication.

Celui-ci invite d’ailleurs les citoyens qui seraient témoins d’actes de cueillettes illégales à dénoncer la situation à Pêches et Océans Canada. «S’ils sont témoins d’une cueillette illégale, on invite les gens à la signaler, lance le porte-parole du ministère. C’est anonyme. Ils peuvent juste nous donner une description du type de véhicule ou de sa couleur.» 

 

Les automobilistes ont été invités à envoyer les cartes pré-adressées au bureau du premier ministre canadien Stephen Harper. Le port était déjà payé.

«C’est une action supplémentaire contre la réforme de l’assurance-emploi […] Chaque action, c’est une goutte de plus dans le verre. Le verre va déborder et ils n’auront pas le choix de bouger», a indiqué Denis Beaudin, trésorier au conseil central CSN au bureau régional de Chandler.

«L’ensemble de la réforme est à changer. Il y a des couples où l’homme et la femme sont affectés. Ce sont les gros comptes d’électricité d’hiver qui rentrent, alors que les gens sont cinq semaines sans revenus [trou noir], avec les enfants qui continuent d’aller à l’école. Il faut continuer à mettre du pain sur la table», explique M. Beaudin.

Entre deux séances de distribution de cartes postales, il a pourfendu la «dévitalisation des régions» réalisée par le gouvernement conservateur de Stephen Harper.

«On ne peut perdre ce que nous avons. Tous les secteurs vont être touchés. Nous allons perdre notre main d’œuvre saisonnière qualifiée, des écoles vont fermer, et les centres de santé et de services sociaux devront couper dans les services, parce que la population diminuera. On a réussi à faire venir des gens avec des spécialités, dans la santé. Si on perd [de la population], ces spécialistes vont partir», craint M. Beaudin.

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