le Mercredi 23 septembre 2026

Les porte-parole de Pétrolia, Junex et Mundiregina Resources Canada confirment que leur entreprise prend un virage tendant à cibler des groupes en particulier afin de mieux informer la population sur leur présence en Gaspésie et pour expliquer leurs activités.

L’organisme hôte a donc offert une tribune à cinq représentants de l’industrie pétrolière. «L’an passé, on avait fait venir la Coalition Saint-Laurent, qui est contre les compagnies pétrolières, explique le président de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Alain Poitras. Nous, en tant qu’association, on n’est pas là pour dire qu’on est pour ou contre. Nous, on fait nos affaires et eux, ils sont là, ils sont en Gaspésie et on doit faire avec.»

Junex

Le représentant de Junex, qui possède six puits dans le secteur Galt, situé entre 30 et 40 kilomètres de Gaspé, a expliqué les travaux de forage réalisés par l’entreprise. «En prenant part à ce congrès, on voulait présenter les impacts de nos travaux sur les activités de chasse et de pêche, énonce le chargé de projet et ingénieur géologue, Jérémie Lavoie. À Galt, on travaille sur un ravage de cerfs de Virginie. On essaie le plus possible d’accommoder tout le monde, même s’il y a de la machinerie et du bruit. Mais on essaie d’éviter de faire des travaux pendant la période de chasse.»

Pétrolia

Du côté de Pétrolia, le porte-parole a dressé un bilan de la dernière saison de chasse, pendant laquelle la compagnie a continué ses travaux de forage, plus précisément aux puits Bourque 1 et 2, situés dans le secteur du lac Patch, près de Murdochville.

«Entre le 29 septembre et le 21 octobre, on a permis la cohabitation avec les chasseurs, explique le conseiller technique et ingénieur géologue, Jean-Yves Laliberté. C’est un endroit où il y a beaucoup de caches. Selon plusieurs chasseurs, il n’y a eu aucun effet sur leur chasse.» M. Laliberté, qui a été engagé en octobre par Pétrolia, a été conseiller technique au bureau des hydrocarbures du ministère des Ressources naturelles et de la Faune pendant 25 ans.

Mundiregina Resources Canada

Venus de l’Ontario, les deux porte-parole de Mundiregina, unilingues anglais, ont délégué le président de l’Association québécoise des fournisseurs de services pétroliers et gaziers pour parler en leur nom. Les travaux de l’entreprise, qui possède des permis d’exploration en Gaspésie, sur des propriétés situées au sud des puits de Pétrolia, sont plutôt timides jusqu’à ce jour. Par contre, selon Mario Lévesque, du forage est prévu cet été. «Jusqu’à maintenant, le carottage nous donne de bons signes qu’il y a des hydrocarbures», a-t-il précisé.

Le président de l’Association québécoise des fournisseurs de services pétroliers et gaziers a profité de la tribune qui lui était offerte pour convaincre son auditoire des avantages économiques du développement pétrolier pour la Gaspésie, tout en rappelant que Mundiregina engagera des Gaspésiens, en les formant surtout à devenir foreurs. «Le pétrole en Gaspésie, c’est 6 000 emplois très bien rémunérés, a indiqué Mario Lévesque, originaire de Carleton. Pour les 25 prochaines années, c’est plus de 18 000 emplois indirects.»

Il a poursuivi son plaidoyer en disant: «Je suis Gaspésien et moi aussi, je suis chasseur. Je suis pour le développement économique de la Gaspésie. Je suis triste de toutes les faussetés qui se disent et quand on empêche le développement économique.»

«Il y a deux millions de puits en Amérique du Nord, continue M. Lévesque. J’invite les environnementalistes à trouver des cas de contamination. Il ne faut pas démoniser les pétrolières. Il y a une peur et la peur, c’est viscéral et émotionnelle, pas rationnelle. Ce n’est pas une industrie parfaite. S’il y a un déversement de pétrole, c’est grave, mais ça se décontamine. Ce n’est pas pire qu’une station-service qui a un déversement de diesel. C’est une des industries les plus sécuritaires.»

Mario Lévesque admet, cependant, que le Québec aurait avantage à améliorer ses lois régissant l’industrie pétrolière. «En Alberta, la loi fait 12 000 pages, indique-t-il. Au Québec, elle fait 40 pages.»

«Je suis père de famille et je n’ai pas envie que, plus tard, mes enfants me disent que j’ai «scrapé» le Québec, termine-t-il. Je suis Gaspésien et je serais fier que la Gaspésie devienne un joueur important dans le développement pétrolier. C’est une énergie dont on a besoin.»

En entrevue avec le chargé de projet de Junex, GRAFFICI.CA a cherché à savoir s’il existait des garanties qu’il ne puisse arriver une catastrophe comme celle causée par la compagnie BP dans le golfe du Mexique en 2010. «On met en place des barrières de protection de la nappe phréatique, mais aucune compagnie ne peut garantir qu’il n’y aura jamais de contamination», a répondu Jérémie Lavoie.

Les porte-parole des compagnies pétrolières ont terminé leurs allocutions sur des applaudissements nourris de la part des 125 congressistes.

Le commanditaire principal de l’événement était Mundiregina, qui offrait notamment le banquet de clôture. «Je ne me sens pas mal avec ça, justifie le président, Alain Poitras. Il y a des gens qui peuvent dire que les compagnies de pétrole veulent nous acheter. Comme commanditaire, ce n’est pas pire que les compagnies éoliennes ou le CLD. Ce n’est pas parce qu’ils sont dans le pétrole que ce sont des méchants! Moi, je ne suis pas là pour savoir s’ils ont dit des menteries ou pas!»

«C’est un budget ambigu au point d’être incompréhensible sur certains points, critique le député de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone. Ils font tout pour cacher la vérité.»

«On voit que le gouvernement maintient le cap depuis qu’il est majoritaire, observe le député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin. Il réduit les dépenses, surtout pour les régions, les aînés et les familles. C’est un budget centralisateur.»

«Si on me demande s’il y a des bonnes nouvelles pour la région avec ce budget, je réponds non», commente, pour sa part, le président de la CRÉGÎM, Bertrand Berger.

Déficit zéro

Le gouvernement maintient son objectif de rétablir l’équilibre budgétaire d’ici 2015-2016. «Avec ce budget, on va revenir à un déséquilibre fiscal, prédit Jean-François Fortin, qui faisait partie du huis clos restreint sur le budget, composé de six à huit députés, tous partis confondus. Il le fait au détriment des provinces. C’est un exercice de marketing et de relations publiques!»

Philip Toone croit, de son côté, que le gouvernement sera incapable de faire face à la récession. «Ce n’est pas un budget qui élimine les risques, estime-t-il. Je n’ose pas dire qu’il est conservateur, mais je dirais qu’il est plutôt optimiste, quand on sait que c’est la récession partout!»

Formation de la main-d’œuvre

Ottawa annonce une subvention pour l’emploi, qui prévoit que le gouvernement fédéral, les provinces et les employeurs participeront chacun pour le tiers de l’enveloppe totale. Le Canada puise cette subvention à même les ententes existantes sur la formation de la main-d’œuvre qui avaient été signées avec les provinces, d’un montant de 500 millions de dollars.

«Le Québec a toujours demandé que la formation de la main-d’œuvre soit sous sa juridiction, mais le fédéral met les deux mains dedans», déplore le député bloquiste, Jean-François Fortin.

«Si un partenaire n’est pas en mesure de mettre le tiers prévu, un grand pan de ce programme-là ne sera pas dépensé, croit le député néo-démocrate, Philip Toone. Le gouvernement a créé un programme pour payer son déficit!»

Selon Bertrand Berger, cette mesure vient chambarder les programmes d’emploi qui avaient été mis en place par le Québec. «C’est une intrusion dans le champ de compétence provinciale», considère-t-il.

Assurance-emploi

Avec ce dernier budget, les deux députés sont forcés de constater que les conservateurs n’ont pas envie de reculer par rapport à la réforme de l’assurance-emploi. «Il va encore piger dans la caisse de l’assurance-emploi, se désole M. Fortin. Il va avoir plus de revenus de cotisations que de prestations à verser. D’ici 2018, ce sont 20,9 milliards de dollars qui vont être prélevés en trop au gouvernement pour payer les dépenses courantes du gouvernement. On ajoute l’insulte à l’injure!»

Philip Toone abonde dans le même sens. «Ça veut dire que le centre de traitement de l’assurance-emploi de New Richmond ne rouvrira pas, regrette-t-il. Le cauchemar continue!»

Train

Selon le député de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, les coupures qu’il appréhendait à Via Rail se confirment. «Même si le gouvernement fait tout pour cacher les vrais chiffres, on constate une réduction très importante, soutient-il. Il prévoit des dépenses de 187,8 millions de dollars, alors qu’on sait que les besoins étaient, l’an dernier, de 261 millions. Il manque 80 millions$. Ça reste nébuleux et très inquiétant. Ce n’est pas clair, mais il y a des compressions importantes qui s’en viennent et peut-être que ce sera chez nous!»

Le président de la CRÉGÎM est déçu. «Ça fait deux ans qu’on fait des démarches pour sauver le train en Gaspésie, mais depuis les élections, c’est silence radio, raconte M. Berger. Le gouvernement n’a pas d’intérêt pour le train.»

Toujours au chapitre du transport ferroviaire, l’exercice financier comprend un programme de 54,7 millions de dollars afin de soutenir les projets d’opération et les investissements matériels. «L’an dernier, le budget était de 105 millions de dollars, rappelle M. Fortin. Il est donc pratiquement amputé de moitié!»

Pêches et océans

Les frais de fonctionnement affectés à Pêches et Océans Canada sont réduits de 33 millions de dollars. Selon le député bloquiste, cette mesure risque d’entraîner de nouvelles pertes d’emploi à l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli.

«C’est surtout la fonction publique qui va en souffrir, alors qu’elle était déjà amochée», appréhende pour sa part le président de la CRÉGÎM.

«Il y a encore des compressions du côté de Pêches et Océans, même si je croyais qu’il n’y avait plus rien à couper, s’insurge M. Toone. Les coupures se feront notamment dans le soutien des homardiers et le programme d’aquaculture durable. Il n’y a rien de prévu pour les infrastructures portuaires.»

Forêt

Le député Fortin se réjouit que le programme d’appui à la transformation du secteur forestier n’ait pas été aboli. «Il est encore là, mais on mériterait plus que ça», est-il persuadé. «Les coupures dans la forêt ne sont pas énormes, mais ils ont quand même coupé et ils avaient coupé aussi l’an dernier», déplore de son côté Philip Toone.

Bertrand Berger considère que le montant alloué à la forêt est insuffisant. «92 million de dollars est mis dans la forêt pour l’ensemble du Canada, indique-t-il. C’est insultant, quand on compare au montant d’un milliard de dollars consacré à l’industrie manufacturière en Ontario!»

La fête débutera à 14h le samedi, pour se poursuivre de façon continue jusqu’à 3h du matin.

Leçons tirées du passé

Selon la directrice de la programmation, Geneviève Chaumel, le comité organisateur de Révolutions Cap-Chat a songé à laisser tomber l’événement pour cette année, mais les risques de démotivation étaient trop grands. Par conséquent, si l’expérience des deux dernières éditions a rendu les organisateurs plus modestes, ils n’en sont pas moins enthousiastes, croit le directeur technique.

«Les deux premières éditions de Révolutions Cap-Chat, malgré les imperfections, ont toujours été reconnues au Québec comme une initiative audacieuse, courageuse et innovatrice, estime Damien Morandi. En plus, elles nous ont permis de nous faire connaître à travers le Québec. Nous sommes spécialisés, maintenant, dans la mise en scène de spectacles en pleine nature. Ici, à Cap-Chat, c’est au milieu des éoliennes. Ailleurs, ce peut être dans une montagne ou sur le bord de la mer.»

D’ailleurs, le comité organisateur soutient que Révolutions Cap-Chat a inspiré la présentation du Riki Fest en février à Rimouski et prépare un festival hivernal à Sept-Îles.

M. Morandi attribue le succès mitigé des deux derniers événements au fait que le site de la grande éolienne, Éole, est isolé.  Par le fait même, le organisateurs ne peuvent pas espérer y attirer les foules des grands festivals.

Programmation plus variée

La nouvelle version de l’événement prévoit une plus grande diversité d’activités et non plus seulement de la danse au son de la musique électronique, qui sera présentée surtout en fin de soirée. Au programme: artisans, jeux éducatifs pour enfants, musiciens régionaux, animations de danse, percussions, méchoui, visite d’Éole, zumba et produits locaux.

Plutôt de tenter d’attirer des artistes réputés, l’organisation privilégie maintenant les talents régionaux. «Nous voudrions maintenir l’esprit de fête, de collaboration entre plusieurs sortes d’artistes et d’accueil de jeunes, spécifie le directeur technique. Il faut aussi que les créateurs locaux, par exemple des cuisiniers ou des sportifs, puissent venir et partager leurs talents. Tous sont d’ailleurs invités à se manifester auprès des organisateurs.» Ils peuvent le faire via le site Web de l’événement.

«Nous invitons les jeunes artistes, musiciens, jongleurs, créateurs d’effets spéciaux et les sportifs à nous faire part de leur projet, renchérit Mme Chaumel. Les artistes et créateurs gaspésiens sont priorisés. De notre côté, nous préparons pour eux la scène la plus extraordinaire qui soit, sous la plus grande éolienne en Amérique.»

Sons, lumières et images

Les techniciens et ingénieurs liés à l’organisation de Révolutions Cap-Chat promettent d’améliorer, à la tombée de la nuit, l’éclairage d’Éole et de projeter des images sur son mât. «Il s’agit d’images en 3D qui seront projetées sur l’éolienne et réalisées avec des nouvelles technologies en imagerie numérique», décrit la directrice administrative, Jinny St-Pierre. Pour ce faire, l’organisation fait appel à la collaboration du Centre de développement et de recherche en imagerie numérique (CDRIN) de Matane.

«Nous préparons un ensemble sons et lumières qui va permettre aux artistes et aux spectateurs de vivre à nouveau une ambiance vraiment unique», ajoute Damien Morandi. L’organisation pourra également compter sur la collaboration de la firme gaspésienne Xpert’Son et d’Audace Technologies.

Plus accessible

Le comité a réduit le coût d’entrée à 5$, au lieu des 35$ et 50$ des dernières années. En rendant l’événement plus accessible, le comité organisateur n’a eu d’autre choix que de revoir la formule.

«Le prix d’admission sera, cette année, beaucoup plus modeste, confirme la directrice administrative, Jinny St-Pierre. Il nous fallait donc inévitablement repenser l’organisation de Révolutions Cap-Chat, impliquer davantage le milieu, associer les jeunes artistes locaux et enfin réduire les coûts.»

La présidente Isabelle Bélanger signale que le succès de l’an passé se manifeste dans la réaction des commanditaires de l’événement, qui appellent avant d’être sollicités, souvent pour augmenter leur mise.

L’augmentation anticipée de l’assistance et un horaire d’activités s’étendant sur six jours au lieu de trois incitent Mme Bélanger, le vice-président Jefferey Robinson et le secrétaire Frédéric Delarosbil à hausser le budget du Rodéo professionnel de 140 000$ en 2012 à 200 000$ cette année.

«Nous avons redonné près de 15 000$ aux organismes des environs qui nous ont aidé en nous fournissant des bénévoles. Cette année, si c’est possible, nous aimerions redonner 25 000$», note Mme Bélanger.

Les bourses données aux compétiteurs du rodéo, des professionnels venant du circuit de l’Association des cowboys de l’est du Canada et des compétiteurs locaux, augmenteront de 23 000 à 27 000$. L’événement de Paspébiac est géré par une entreprise privée sans but lucratif.

Bonne impression

Le rodéo a laissé une impression très favorable à Joey Tardif, directeur de l’Équipe de rodéo du Québec, un producteur qui s’occupe de l’organisation des concours, de l’animation et qui fournit les animaux pour les épreuves.

«Nous avons eu une surprise […] On en a parlé tout l’été. Les gens n’étaient pas survoltés. C’était un public attentif. J’ai capoté quand je vous ai vus aller […] C’était le meilleur nouveau rodéo de l’Est du Canada», assure M. Tardif.

Il arrivera avec une équipe de 18 personnes, incluant Dominic Audet, originaire de New Richmond, clown de rodéo, celui qui crée notamment des diversions quand un cowboy éjecté d’un taureau est mal pris.

«Je représente la Gaspésie dans tous les rodéos du Québec […] C’est ma façon de redonner à la Gaspésie», dit M. Audet.

Isabelle Bélanger veut que le second rodéo laisse une marque aussi forte que le premier. «On peut toujours faire mieux. On veut répondre aux besoins des gens. L’an passé, on voulait prouver qu’on était capables d’organiser l’événement. Cette année, les gens s’attendent à quelque chose et il faut les satisfaire».

Le maire de Paspébiac, Gino Lebrasseur, encourage les commerçants locaux à décorer leurs établissements «pour que les gens arrivant dans la ville se disent que c’est là que ça se passe». Il y aura d’ailleurs un concours de décoration avec des prix pour les gagnants.

Le Rodéo professionnel de Paspébiac offrira notamment une découverte des produits du terroir, le 28 mai. Des spectacles sont à l’horaire à compter du mercredi 29 mai jusqu’au samedi. La Famille Daraîche, Hommage à ACDC, Lipstick Rodeo, Urban Cowboy et Quimorucru défileront sur la scène. De plus, un grand écran présentera les compétitions sous un grand chapiteau adjacent à l’aréna, afin de permettre à plus de gens de les voir.

C’est avec regret que le propriétaire a dû se contraindre à mettre la clé sous la porte dimanche dernier. «On ferme par manque de liquidités et d’appui du gouvernement», déplore Dany Vallée. Celui-ci affirme avoir tout fait avant d’en arriver à une telle décision. «On avait trouvé une solution pour avoir moins de salaires à payer, explique-t-il. Ma femme et moi, on assumait les heures de jour et mon fils faisait celles du soir. Mais c’était trop peu, trop tard.»

Lors de sa dernière journée d’ouverture, environ 125 personnes étaient présentes. «Il y avait à peu près 125 personnes qui pleuraient», raconte le propriétaire.

Pendant la saison estivale, où le commerce fonctionnait bien, il engageait jusqu’à 26 employés. «Ces gens-là sont actuellement au chômage, se désole l’employeur. Ce sont aussi 26 familles. Certains veulent quitter la région parce qu’on n’a plus de travail à leur offrir.»

Les économies d’une vie

Dany Vallée a fait un retour dans sa ville natale après avoir vécu pendant 25 ans sur la rive-sud de Montréal. Depuis qu’il a acheté le resto-bar en 2010, l’homme affirme avoir englouti 200 000$ dans ce projet. «Pour nous autres, ça représente 25 ans d’économie, après avoir vendu notre maison pour acheter le bâtiment et pour pouvoir rénover», admet-il tristement.

Le lieu, qui était, à l’origine, l’Hôtel Beaurivage, est pratiquement une institution à Sainte-Anne-des-Monts. Quinze chambres se trouvaient aux étages supérieurs. Huit d’entre elles, complètement rénovées, étaient louées pour plusieurs mois à des travailleurs de l’extérieur. «J’ai dû les avertir de se trouver un autre endroit», fait savoir l’aubergiste.

L’homme d’affaires a demandé l’aide du député de Gaspé, Gaétan Lelièvre. «Il a fait un communiqué de presse qui semble être le point final, indique-t-il. Même si j’ai jasé avec son attaché politique, qui m’a dit qu’il y avait encore quelque chose à faire, je n’y crois pas. Pourtant, on demande pas grand chose au gouvernement!»

Ému par la solidarité

Dany Vallée se dit touché par la manifestation organisée en appui aux difficultés financières qui l’a forcé à cesser les activités de son entreprise. «Ce mouvement de solidarité, c’est une preuve d’amour», estime-t-il.

L’événement est organisé par Mélanie Miville, qui animait et chantait à chaque semaine dans le cadre des activités qui étaient organisées au Vieux Ste-Anne. «Le samedi soir, des groupes musicaux se produisaient et on avait aussi un DJ, décrit le propriétaire des lieux. On faisait aussi des soirées country le vendredi soir. On permettait à des jeunes de se faire connaître.»

Québec confirme qu’il maintient le programme en Gaspésie, mais avec une diminution des budgets qui y seront alloués et qui, selon la ministre des Ressources naturelles, avaient été prévue par l’ancien gouvernement.

«On a hérité d’une situation extrêmement difficile, avec un trou de 1,6 milliard de dollars du précédent gouvernement, a dit entrevue Mme Ouellet. Ça a impliqué des choix dans chacun des ministères. Chacun a dû faire sa contribution. Du côté du ministère des Ressources naturelles, environ la moitié du budget est relié à la forêt. Il y a donc des efforts qui sont demandés.» La ministre affirme avoir maintenu les prévisions budgétaires qui avaient été établies par son prédécesseur. «Ces prévisions comprenaient une rationalisation», a-t-elle précisé.

Réaction face au mécontentement du milieu forestier

En réaction à la manifestation du 5 mars à Caplan, qui a réuni plus de 200 travailleurs et employeurs du milieu sylvicole de la Gaspésie, la ministre Ouellet s’est dite sensible à leur inquiétude. «Je suis consciente des impacts et de ce que ça représente pour les régions, a-t-elle affirmé. Je suis actuellement en démarche pour trouver du financement alternatif pour essayer d’aider et de supporter les régions. Je souhaite d’amoindrir, de façon importante, les impacts dans les deux régions, soit le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.»

La parlementaire a refusé de décrire les termes du financement alternatif recherché. «Quand mes démarches seront complétées, ça me fera plaisir de faire une annonce», s’est-elle contentée de répondre.

«Le dossier est encore sous analyse, répète la ministre. C’est certain que nous sommes actuellement en période de surplus. Toutefois, ce que j’ai toujours dit, c’est qu’on veut soutenir l’industrie manufacturière au Québec.»

La ministre des Ressources naturelles rappelle l’énorme potentiel énergétique du Québec et l’importance de ses gisements éoliens. «C’est sûr qu’à court terme, on n’a pas de besoins, affirme-t-elle. Mais comme on peut avoir besoin d’énergie éolienne à moyen et à long terme, on veut poursuivre et maintenir l’éolien.»

«On a créé l’industrie manufacturière au Québec, continue-t-elle. On va en avoir besoin dans le futur. C’est donc dans cette perspective-là que nous regardons l’octroi d’un prochain appel d’offres de 700 MW. Donc, l’industrie n’a pas à s’inquiéter pour le maintien des emplois, particulièrement dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.»

Annonce imminente

La ministre corrobore la récente affirmation de son collègue Pascal Bérubé à l’effet que l’annonce serait faite avant juin. «J’espère même que ce sera beaucoup plus rapide que ça», a-t-elle laissé tomber.

Contrairement à certaines rumeurs, le gouvernement Marois n’a pas l’intention, selon Mme Ouellet, de morceler l’appel d’offres, ni de favoriser les projets communautaires. «On n’est pas rendus là, admet-elle. Mais c’est certain que quand il y a des projets qui peuvent avoir plus de retombées économiques, on va regarder l’équilibre ente les coûts et les retombées.»

Il est donc clair, selon la parlementaire, que le Québec a la ferme intention de poursuivre son développement énergétique. «On croit qu’il y a vraiment de l’avenir pour l’éolien au Québec parce que la complémentarité énergétique ente l’éolien et l’hydroélectricité est la meilleure qu’on peut penser, estime-t-elle. L’éolien est intermittent et l’hydraulique, avec ses barrages et réservoirs qui servent de batteries géantes, est le meilleur couplage. De plus, l’hydraulique est extrêmement modulable.»

 

Âgées de 23 à 27 ans, elles sont comme toutes les autres femmes de leur âge. Elles débordent d’énergie, aiment rire, ont leur compte Facebook, communiquent avec leurs famille via Skype.

Certaines sont des aspirantes, d’autres des postulantes et deux d’entre elles ont fait leur profession au sein de la communauté des Sœurs de Saint-Paul-de-Chartres. Six vivent à la maison provinciale de la congrégation, située à Sainte-Anne-des-Monts.

Les deux autres œuvrent au sein des paroisses de Maria et de Grande-Rivière. Pour la supérieure provinciale, Sr Brigitte Savage, ces nouvelles recrues insufflent un renouveau puisque la relève se fait rare depuis les années 1980.

Vous pourrez lire la suite dans l’édition du mois d’avril de votre journal GRAFFICI.

«C’est rendu plus la norme que l’exception, observe le directeur général de l’organisme, Dominic Boucher. Ça doit sûrement se refléter sur le nombre d’accidents liés à des avalanches qui ont été évités.»

Cette sensibilisation est notamment le fruit de plusieurs actions posées par le Centre d’avalanche de la Haute-Gaspésie, dont l’organisation des Journées de sensibilisation aux avalanches dans les Chic-Chocs, qui se tiendront pour une neuvième année. L’événement aura lieu samedi et dimanche dans le parc national de la Gaspésie.

Destinées au grand public et adeptes de plein air, les activités poursuivent un objectif de sensibilisation aux risques associés à la pratique des sports d’hiver en montagne. L’événement est une initiative du Centre canadien des avalanches, grâce à qui des activités semblables peuvent se tenir dans plus de 40 communautés de montagne à travers le Canada.

Mandat: sensibilisation

L’événement s’inscrit dans le mandat du Centre d’avalanche de la Haute-Gaspésie qui vise à informer les usagers du parc de la Gaspésie et de la Réserve faunique des Chic-Chocs sur les risques d’avalanches. «On multiplie toujours les efforts, souligne M. Boucher. En plus d’organiser un événement comme celui-ci, on publie des informations sur notre site Internet, on émet un bulletin de neige aux deux jours et on donne des informations dans le parc.»

Risques

Le directeur du Centre d’avalanche ne peut évaluer les risques ou les probabilités, pour un randonneur, d’être victime d’une avalanche. «Ça dépend des activités qu’on fait, indique-t-il. Si on fait du ski hors piste, les risques sont plus grands. Ça dépend aussi vraiment où on est. Mais c’est un phénomène qui existe et plus il y aura de gens dans la montagne, plus les risques et les probabilités augmenteront.»

À ce chapitre, Dominic Boucher confirme une augmentation constante de la clientèle dans les Chic-Chocs. «C’est de plus en plus une destination hivernale», constate-t-il.

Selon lui, une centaine d’avalanches sont observées ou rapportées annuellement dans le parc de la Gaspésie et la Réserve des Chic-Chocs. «Ça a été exceptionnel la semaine dernière à cause des tempêtes», souligne le directeur général du Centre d’avalanche. 

La scène se passe il y a trois ans dans un bar de Carleton. L’homme, c’est Louis Sleigher, l’ancien joueur de hockey de la Ligue nationale, natif de Nouvelle, revenu vivre dans sa région.

La dame, c’est Natalie Mecteau, enseignante d’anglais en congé de maladie, originaire de Québec, vivant en Gaspésie depuis une quinzaine d’années.

La rencontre

Au moment de l’échange de propos, Louis Sleigher et Natalie Mecteau ne se connaissent que de vue. Ils se sont retrouvés assis à la même table parce qu’ils ont des amis en commun. L’ancien joueur des Nordiques de Québec et des Bruins de Boston est touché par la franchise de l’enseignante. Il a déjà fait une dépression, et comprend le désarroi de Natalie Mecteau.

Les deux forment un couple maintenant, mais il a fallu quelques détours à Natalie Mecteau avant de lui faire une place dans sa vie intime.

Le récit

Auteur du livre «Maintenant», lancé récemment et dans lequel elle raconte l’histoire de sa dépression, Mme Mecteau a mis 13 ans avant de s’avouer qu’elle n’était pas faire pour l’enseignement. Elle a passé une quatorzième année à refuser d’admettre qu’elle était plongée en pleine dépression.

«Le matin, j’avais une boule dans la gorge avant d’aller à l’école. Je vivais avec la peur de ne pas avoir la crédibilité auprès des élèves. Mon temps d’enseignement était éparpillé dans des classes de trois écoles, donc trois directions. Le sentiment d’appartenance était inexistant. Je me disais: c’est ça, travailler! Ce doit être ça la vie. C’est ça, gagner ta vie. Ça se fait dans la douleur. Mon but était de prendre ma pilule, d’apprendre à endurer et à me taire. J’avais peur de rencontrer les parents, peur de décevoir. Les gros yeux que je voyais au Métro [au supermarché], ça me rentrait dedans, comme les appels des parents chez moi», se souvient-elle.

Elle s’est dirigée vers l’enseignement de l’anglais par défaut, parce que sa faiblesse en mathématiques limitait ses choix à l’université. L’enseignement lui pèse tellement qu’elle se remémore avec nostalgie les accouchements de ses deux enfants, maintenant âgés de 14 et 13 ans, et des moins beaux bouts souvent associés aux bébés.

«Les couches, les suces, les crises le soir, emmenez-en! J’aurais eu des quintuplés juste pour ne pas retourner à l’école», dit-elle, en prenant bien soin de dire qu’elle adore son fils et sa fille.

Elle retourne enseigner peu après le début de nouveau millénaire, mais à partir de 2004, elle amorce une longue descente qui prendra une tournure précipitée en février 2009, lors du suicide d’un copain.

«Je suis en panique à l’école. Je fais comprendre aux gens qui sont là que je suis la prochaine à faire l’irréparable, le soir même si je peux», note-t-elle.

Les années 2009 et 2010 seront marquées par un long processus de prise de conscience de son état et, pour alourdir les choses, de l’accompagnement de son père, victime d’un cancer, durant les derniers mois de sa vie. Il refusera le pacte de suicide qu’elle lui propose et s’engage à veiller sur elle, d’où il sera, après sa mort.

Espoir

Après une consultation particulièrement pénible avec une spécialiste, Natalie Mecteau rencontre une omnipraticienne qui lui donnera l’humanité dont elle a besoin. «Geneviève Jobin m’a sauvée», dit-elle sans hésitation.

«Elle m’a dit : tu es une artiste. C’est vrai. J’aime la musique, chanter, rire. J’aime les couleurs. Je suis une romantique rebelle. Écouter de la musique et couper des légumes pour recevoir des amis à manger, c’est le bonheur», assure-t-elle.

Natalie Mecteau écrit depuis son adolescence, marquée par quelques durs moments avec ses collègues de classe. Elle découvre depuis trois ans que l’écriture l’aide à sortir de sa torpeur et,  surtout, à aider les autres, ce qui redonne un sens à sa vie.

Renfermée, d’une rare timidité, l’ancienne Natalie a fait place à une femme de plus en plus assurée. Depuis le lancement de son livre, elle a donné des entrevues, elle a parlé en public, et elle adore ce qui l’aurait rendue malade il y a deux ou trois ans.

«J’ai l’impression d’être dans un utérus, de ne pas être née. Je vais naître bientôt. Je n’ai rien à faire du monde que je n’aime pas», dit-elle.

«Maintenant», un livre de 60 pages, est publié aux Éditions du Panthéon, de France. L’auteure a aussi une page Facebook intitulée La dépression et l’intimidation.

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