le Mercredi 23 septembre 2026

En tout, les seize participants, dont six Gaspésiens, ont amassé 135 377$, dépassant ainsi l’objectif de 100 000$ fixé au départ de l’aventure lancée il y a un an et demi par l’une des vice-présidentes du Groupe GFI Solutions, Doryne Bourque, originaire de Caplan. De cette somme, 75 000$ ont été remis au CPS de Cap-Chat, tandis que la balance a été versée à la Fondation du Dr Julien.

«Alors que certains participants devaient amasser 2500$ chacun, certains ont réussi à ramasser 8000$», souligne la présidente du CPS Haute-Gaspésie, Claire Fortin, qui accompagnait le groupe jusqu’en Tanzanie, sans faire l’ascension du Kilimandjaro.

Retards de vols

Le début de l’ascension devait débuter le 30 décembre, pour prendre fin cinq jours plus tard. Mais à cause de certains problèmes liés au déglaçage des ailes de l’avion, celui-ci est demeuré cloué au sol à l’aéroport Montréal-Trudeau.

«Après de multiples périples pour atteindre l’aéroport avec la tempête, nous sommes demeurés bloqués sur le tarmac à Montréal, a écrit Doryne Bourque sur le compte Facebook «Voir grand pour l’enfance». La bonne nouvelle: tout le monde est à bord. Ce fut toute une aventure… En moyenne, nous avions mis chacun cinq heures pour se rendre ici: trafic incroyable, route bloquée, pelle et pousse. En déglaçant l’avion, ils ont constaté un problème sur les ailes.»

«KLM a décidé de retarder le vol de 26 heures et d’envoyer la centaine de passagers coucher à l’hôtel à Laval», raconte Claire Fortin.

Le lendemain, une fois l’avion décollé de Montréal vers Amsterdam, où une escale était prévue, un membre du groupe a subi une chute de pression pendant le vol.

«Elle avait beaucoup de mal à respirer, raconte Mme Fortin. Un médecin et une infirmière l’ont étendue en arrière de l’avion et lui ont donné du Ventolin, ce qui l’a aidée. À l’atterrissage à Amsterdam, une ambulance est venue la chercher. Elle a été hospitalisée trois jours. Elle faisait une bronchite. Elle était déçue de ne pas pouvoir faire l’ascension du Kilimandjaro. C’était une bonne sportive, elle s’était entraînée.»

Une fois à Amsterdam, le vol vers la Tanzanie a dû être lui aussi retardé de 24 heures, dû à un problème de ventilation de l’appareil. De la capitale de la Hollande jusqu’à la destination finale, la compagnie aérienne a transporté le groupe en classe «affaires», question de les dédommager un peu des inconvénients vécus. «Notre voyage au départ de Montréal jusqu’en Afrique se sera étendu sur 80 heures», souligne Claire Fortin.

L’ascension

Le départ du périple a donc été donné avec une journée de retard. «Nous sommes arrivés à Arusha, en Tanzanie, à 1h30 du matin, relate la leader du groupe, Doryne Bourque. Le déjeuner a eu lieu très tôt, à 6h30, pour être prêts à partir à 8h. Donc, on a eu quelques heures de sommeil seulement.»

Le jour 1 s’est terminé après 12 kilomètres et huit heures de marche, sous une température oscillant entre 25 et 29 degrés Celsius. Les aventuriers ont dormi à 3000 mètres d’altitude.

Le jour 2 a été éprouvant pour le groupe. «Il a plu, il y a eu de la grêle, mais tout le monde s’est rendu», rapporte l’initiatrice du défi. Au jour 3, l’équipe est partie à 3 840 mètres jusqu’à son prochain arrêt, juché à 4 600 mètres. «Journée intense sous la pluie, la grêle, la neige, décrit Mme Bourque. Le moral était bon. On a chanté des chansons québécoises et on a bien ri.»

Le jour 4 a débuté sous la pluie. «Tout le monde mangeait bien et s’hydratait adéquatement, précise la porte-parole. L’énergie entre les grimpeurs, l’entraide et la mission de la cause pour le Dr Julien ont été de grandes motivations.» Cinq jours plus tard, le 6 janvier, les trekkeurs ont atteint le sommet du plus haut mont d’Afrique, culminant à 5892 mètres.

«L’ascension a été longue, raconte avec satisfaction Doryne Bourque. Huit heures, avec une belle lune pour nous accueillir. Toute l’équipe a réussi à faire le sommet, mais ça a été une ascension difficile», conclut Claire Fortin.

Porte-parole

Grâce à la détermination, aux démarches et aux contacts de son ex-directrice administrative, Jeanine Roulin, avec l’École nationale de l’humour, le Centre de pédiatrie sociale Haute-Gaspésie a maintenant un porte-parole. Il s’agit de Simon Leblanc, un jeune humoriste de la relève. Originaire de Sainte-Anne-des-Monts, il est le chroniqueur Web de l’émission Les enfants de la télé, animée par Véronique Cloutier et diffusée sur les ondes de Radio-Canada. Il enseigne également la production vidéo à l’École nationale de l’humour.

Selon les trois corps policiers appelés à intervenir, la Sûreté du Québec, la police de Listuguj et la Gendarmerie royale du Canada, le blocus s’est déroulé sans anicroche, même si les déplacements étaient intenses, les 21 et 22 décembre.

Le blocus forçait les automobilistes désireux d’emprunter la route 132 à faire un détour de quelques kilomètres vers le Nouveau-Brunswick, avant de revenir sur cette route.

Les Micmacs, comme de nombreuses autres communautés ailleurs au pays, affirment que les décisions du gouvernement Harper vont à l’encontre de leurs intérêts, et qu’il y a même un recul de certaines avancées obtenues au fil des ans. Ainsi, à Listuguj comme ailleurs, les manifestations sont terminées, mais les préoccupations restent pendantes.

Le chef de Listuguj, Dean Vicaire, dénonce les effets de la loi omnibus C-45, la loi «mammouth», sur les Micmacs et sur les autres nations autochtones du pays.

«Les changements à l’assurance-emploi affectent nos travailleurs, alors que nous avons déjà de la difficulté à trouver de l’emploi. Les changements à la loi sur les eaux navigables nuiront à la pêche au saumon et aussi à nos pêches commerciales. Cette loi élimine aussi les obstacles à l’exploration de pétrole et de gaz. Que veut Harper? Faire du pays un endroit plein de lacs de bitume comme l’Alberta? Ce n’est pas notre façon de voir. Il vient de là et il sert les intérêts des compagnies de cette province», indiquait Dean Vicaire le 21 décembre.

Il dénonce aussi des changements apportés à la loi sur les Indiens, sans consultation avec les peuples autochtones.

«C’est difficile à croire qu’il nous reste encore trois années de plus [à transiger avec le gouvernement conservateur]. Ces décisions unilatérales n’ont rien à voir avec la démocratie. J’ai envoyé des lettres à ce gouvernement. Je n’ai reçu aucune réponse écrite», ajoute le chef.

Devant les membres de sa communauté, il a exprimé à plusieurs reprises sa fierté d’avoir participé au mouvement d’opposition du 21 décembre.

«J’ai 40 ans. Je côtoie des gens de ma communauté qui revendiquent des choses depuis 30 ou 40 ans, sans succès. J’assiste à des rencontres de chefs qui mènent les mêmes combats depuis aussi longtemps. Il faut donc changer de façon de faire. Il n’y a plus de place pour le défaitisme et la résignation», insiste-t-il.

Dean Vicaire a noté le civisme ayant caractérisé le blocus routier. Le GRAFFICI.CA a aussi réalisé que les gens en général étaient patients et qu’une bonne proportion d’entre eux a exprimé de diverses façons son appui à l’initiative autochtone.

«Les autres Canadiens aussi souffrent des politiques de Harper», a noté le chef Vicaire.

Les gens de Listuguj ont aussi envoyé une délégation à Ottawa, avec leurs voisins de Gesgapegiag, près de Maria. Deux autocars de la Gaspésie ont donc joint d’autres autochtones dans la capitale pour manifester leur mécontentement face aux orientations du présent gouvernement fédéral.

La maison bâtie par John Robinson Hamilton, un ancien député et conseiller de la reine Victoria, a besoin de réparations extérieures, en l’occurrence sur ses murs et sa toiture. Il faudrait consacrer 300 000$ à ces tâches, une somme que Mme Duguay et M. Blais n’ont pas, à l’aube de la retraite.

Ils ont investi 350 000$ depuis 2004, et ils exploitent la maison comme gîte et lieu de réunion. Des repas y sont servis. L’endroit est populaire, mais les sommes consacrées aux réparations de la demeure et à son exploitation dépassent les revenus d’environ 15 000$ par an, même s’ils ne se paient pas de salaire.

Il existe des programmes d’aide au ministère de la Culture et des Communications, mais l’appui financier n’est pas suffisant, à 25% de la note finale, pour les inciter à réinjecter des fonds dans la maison.

«Si nous voulons avoir cette aide, il faut que notre projet soit soumis à un architecte spécialisé, et nous devrons suivre ses recommandations sur les matériaux à utiliser. Sinon, nous devons payer la facture totale. Le toit en tôle baguette, c’est 100 000$», précise Marc-André Blais.

Le quart de 300 000$, le coût total anticipé pour la réfection, signifie 75 000$ de subvention, et 225 000$ de contribution des propriétaires, ce qu’ils ne sont pas prêts à faire.

En fonction du Fonds du patrimoine culturel, la Maison Hamilton tombe dans la catégorie «Volet 2», en ce sens qu’elle a une citation municipale.

La maison est donc admissible «à une aide maximale de 25% quand les propriétaires sont privés, et jusqu’à 40% quand il s’agit d’un organisme sans but lucratif.

Il y a beaucoup de travail à faire pour obtenir le statut de «bien classé» et entrer dans le «Volet 1», qui peut donner accès à une aide de 50%», explique Hélène Latérière, directrice régionale du ministère de la Culture et des Communications.

«On veut sauver ce joyau du patrimoine de la Gaspésie, insiste Marc-André Blais. Nous avons fait beaucoup de travail à l’intérieur. Nous avons installé un système de chauffage, l’électricité et la plomberie. Nous avons presque tout fait nous-même. Nous ne pouvons plus mettre d’argent dans ça. Nous pouvons obtenir 25% du ministère de la Culture mais après? Il nous reste à faire quelques démarches auprès de fondations privées et contacter les groupes intéressés à la protection du patrimoine loyaliste mais le temps commence à manquer».

«On voudrait que ça reste aux mains de Gaspésiens, ou au moins de personnes sensibilisées à la protection du patrimoine», souligne Nicole Duguay.

Marc-André Blais ne peut s’empêcher de souligner les bons mots reçus des visiteurs séjournant à la Maison Hamilton. «Nous sommes dans tous les guides, le Petit futé, le Routard, Ulysse, Lonely Planet, World Guide, Dove, une revue italienne. Les commentaires sont élogieux. Les critiques recommandent d’arrêter ici. C’est une galerie d’art, un cinéma, on sert des repas, on a des chambres, et on reçoit des réunions d’affaires et des fêtes. On ne peut pas faire beaucoup plus. Ça prendrait quelqu’un qui poursuit notre action», dit M. Blais.

Le prix est à discuter «mais on veut au moins reprendre note mise», note-t-il. Le couple ne sait pas encore ce qu’il fera en 2013.

«Le comité organisateur est actuellement à la planification de cette 36e édition pour qu’elle soit une fête qui comblera tous ceux qui nous visitent», assure Karen Guimond pour la Corporation du Tourisme de Mont-Saint-Pierre. Encore une fois, l’événement mettra en valeur des artistes et artisans de la région, pendant que s’élanceront les vélideltistes et les parapentistes venus de partout au Québec, mais aussi d’ailleurs dans le monde. «La programmation officielle sera annoncée au printemps», souligne la porte-parole.

Comme les années précédentes, la 36e Fête du vol libre offrira différentes activités culturelles et sportives: spectacles professionnels, expositions et vente de produits artisanaux ainsi que dégustations de produits du terroir, tout cela dans un décor entre mer et montagne.

Les organisateurs peuvent déjà confirmer la tenue, pour une quatrième année consécutive, de l’activité pré-festival, qui consiste en un tour cycliste et pédestre qui se déploiera dans la municipalité. «Tous les profits de l’événement seront remis au Fonds de développement communautaire de Mont-Saint-Pierre», précise Mme Guimond.

Retour sur la dernière édition

Plus de 80 pilotes se sont élancés du mont Saint-Pierre lors de la dernière édition. Ils provenaient du Québec, de la France, de la Suisse et des États-Unis. «Ils ont offert un spectacle aérien grandiose à tous nos visiteurs», se rappelle Karen Guimond.

En dehors du festival, plusieurs touristes vivent l’expérience de vols d’initiation en tandem offerts par des instructeurs, en survolant la vallée et le ciel de cette municipalité de la Haute-Gaspésie.

Composé de directeurs des services professionnels, de médecins, d’infirmières ainsi que de représentants de l’Agence, des milieux et des établissements de santé, le comité d’une douzaine de participants aura pour tâches d’évaluer et d’analyser les services offerts dans ces milieux à faible densité de population.

«Ça s’inscrit dans une démarche très large où on reverra toutes les façons de faire, secteur par secteur, explique la présidente-directrice générale de l’Agence, Yolaine Galarneau. Ce ne sont pas seulement les réductions budgétaires qui nous amènent vers cet exercice. Je n’ai pas dit qu’on changerait, mais on veut revoir, à la lumière des transformations cliniques, l’offre de services qui est faite dans ces milieux-là. Quelle serait la plus-value pour notre population? C’est à la lumière de l’analyse que nous en ferons qu’on veut valider ce qui est la base de l’offre de services la plus optimale, aujourd’hui, dans ces trois milieux.»

Transformation et évolution

Le groupe de travail prendra en considération la transformation et l’évolution des services de santé et des services sociaux qui se sont amorcées ces dernières années et qui ont changé certaines pratiques professionnelles.

Le Dr Galarneau cite en exemple la transformation des soins de longue durée, où les gens hospitalisés sont de plus en plus en perte d’autonomie, requérant, par le fait même, plus de soins. «Le virage vers le domicile se fait largement et la transformation se fait aussi dans les ratios des gens qui donnent le service, décrit-elle. Autrefois, on avait presque seulement des infirmières à domicile. Maintenant, il y a des infirmières, des infirmières auxiliaires et des préposés qui se partagent les tâches en fonction des besoins bien identifiés de la personne.»

«On a eu longtemps l’habitude de donner à la personne la plus qualifiée, donc la personne qui pouvait tout faire, l’ensemble des tâches, poursuit-elle. Maintenant, avec les transformations de la loi 90, il y a eu augmentation des besoins. On a eu tendance à scinder les tâches, comme on le faisait en milieu hospitalier, avec des tâches réparties en fonction des différents types d’emplois.»

Selon la présidente-directrice générale, les changements dans la pratique des ambulanciers invitent aussi à la réflexion. «Nos ambulanciers ont maintenant des défibrillateurs à bord des ambulances, ils ont le droit de donner certains médicaments et peuvent intuber des gens qui ont des difficultés respiratoires, énumère-t-elle. II y a des transformations dans les actes qu’ils peuvent faire, de sorte que pour le volet de la traumatologie, ça change la donne.»

Trois rencontres du comité de travail sont prévues, avec du travail à faire entre chacune. À la lumière des recherches et des analyses qui en résulteront, des recommandations seront déposées à la fin mars. «Nous aurons aussi en même temps, je l’espère, les recommandations du comité national qui se penche aussi sur ces enjeux-là à l’échelle de la province», indique-t-elle.

«C’est une excellente nouvelle, s’est exclamé le directeur général par intérim du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Haute-Gaspésie, Bertin Riverin, qui a été confronté à son lot de problèmes depuis son entrée en fonction, il y a quelques mois. On est très heureux d’annoncer qu’on va poursuivre les travaux qui ont déjà été entrepris pour faire un milieu de vie en CHSLD le plus proche du milieu naturel. Il y a déjà une partie des travaux qui a été faite, il y a quelque temps, au rez-de-chaussée. Là, maintenant, on va poursuivre les travaux au premier étage.»

Grâce à un investissement de 361 000$ provenant du ministère de la Santé et des Services sociaux, le CHSLD de Cap-Chat subira des travaux de rénovation visant à améliorer la configuration des lieux et l’aménagement d’aires communes.

Le projet

«Il y a une grande salle à manger et un salon qui sont dans un bout de l’aile de l’établissement, décrit M. Riverin. Ça fait en sorte que les usagers, dont la chambre est éloignée, ont beaucoup de marche à faire pour se rendre dans les aires communes. Aussi, comme notre clientèle est en perte d’autonomie, dont certaines personnes de façon importante, ça a comme conséquence de devoir les transporter en chaise gériatrique ou de les aider à marcher. Il y a là un risque de chute parce que la distance est trop grande pour plusieurs d’entre elles. Aussi, pour les intervenants, ça rend les choses un peu plus compliquées parce qu’elles ont plus d’espace à couvrir.» 

«Nos corridors sont vastes, ce qui permettra de pouvoir redéfinir l’utilisation de nos aires communes pour plus de proximité aux chambres, pour en faire des îlots de vie, explique-t-il. Ça va éviter de longues marches. Donc, ça va être un plus surtout pour les usagers parce qu’on va avoir des aires un peu plus petites, plus familiales et plus rapprochées de leur chambre. Mais ce sera aussi un plus pour le personnel qui aura moins à marcher pour avoir accès aux personnes hébergées. Ce sera vraiment un réaménagement des espaces internes.»

Le directeur général par intérim spécifie qu’il s’agit, pour le moment, d’un projet d’intention. «On est à l’étape de compléter les plans et devis définitifs, souligne-t-il. Ensuite, on ira en appel d’offres.»

Étape par étape

«Quand on fait des travaux de cette ampleur-là, on y va par étape parce qu’on vit dans le bâtiment, à même les travaux, poursuit le directeur. Il faut planifier et réduire les espaces de circulation pour avoir des aires de travail sécurisées.»

Même s’il espère ne pas avoir à relocaliser ses usagers, Bertin Riverin craint que, lorsque la mise en phases du projet sera établie, certains bénéficiaires devront être déplacés afin de ne pas être dérangés par les travaux, notamment à cause du bruit et de la poussière. «Il est un peu tôt pour le dire, mais ce n’est pas impossible», laisse-t-il tomber.

Programme gouvernemental

Ce projet sera réalisé grâce au programme des rénovations fonctionnelles mineures dans les installations d’hébergement. Celui-ci vise notamment à améliorer la qualité, l’accessibilité et l’efficacité des services dans les CHSLD. La somme allouée en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine dans le cadre de ce programme s’élève à près d’un demi-million$.

«Nous sommes heureux d’appuyer les CHSLD dans leur volonté de développer des milieux de vie conviviaux et mieux adaptés aux besoins des résidents et ainsi contribuer au bien-être des personnes qui vivent dans ces établissements», a déclaré le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert.

En partant de la halte municipale, ils ont marché dans les rues de la municipalité jusqu’à l’usine du parc industriel, après avoir fait un arrêt devant l’hôtel de ville de l’endroit.

Les manifestants voulaient faire connaître leur mécontentement par rapport à leur licenciement qu’ils qualifient d’injustifié. Après avoir été formés par l’entreprise et après avoir travaillé pendant plusieurs mois au sein de l’usine de haute pureté, Orbite exige maintenant que ces hommes de soutien détiennent une attestation d’études collégiales en technique de procédés chimiques qui sera offerte, dès 2013, par le Groupe Collégia.

«Je ne suis pas contre la formation, mais le Centre local d’emploi m’offrira, quand mon chômage sera terminé, 240$ par semaine pour suivre cette formation, déplore Johnny Kenney, qui est père de trois enfants. Connaissez-vous beaucoup de gens qui peuvent vivre avec ce montant?», questionne-t-il.

«Mais on était fiers de faire ce qu’on faisait, poursuit M. Kenney. Ça faisait 20 ans que j’étais un travailleur saisonnier dans un restaurant. Là, j’avais une job à l’année. On travaillait à 16,50$ de l’heure. On acceptait notre salaire, même si on savait qu’à Montréal, on aurait eu plus de 25$ de l’heure. On était heureux, On n’a jamais parlé de syndicat. Quand on travaillait, on ne nous a jamais parlé de formation. Quand j’ai su qu’on me mettait dehors, j’ai braillé.»

Un cadre en appui

Un ancien superviseur aux approvisionnements et à l’entretien de l’usine s’est joint au groupe de manifestants. Denis Piuze a subi le même traitement que ces ouvriers parce que, selon lui, les dirigeants d’Orbite n’auraient pas apprécié qu’il se montre favorable aux employés mis à pied. «Ces gars-là faisaient l’affaire au début, estime-t-il. Le «know how», ils l’avaient. Ils ont travaillé par essais et erreurs. Ils sont à l’origine du procédé développé par Orbite.»

Cet ancien employé cadre, qui a été acheteur senior pour une entreprise connue de la rive sud de Montréal, affirme avoir accepté de venir travailler pour l’usine d’Orbite à Cap-Chat en novembre 2011, après avoir été approché par un chasseur de têtes. Six mois après sa période de probation, il a acheté une maison à Sainte-Anne-des-Monts.

Le 28 août, il reçoit une lettre l’informant qu’il était congédié sur le champ, sans préavis. «Le 29 août, je suis parti pour aller souper dans un pub à Sainte-Anne-des-Monts et là, j’ai rencontré des sous-traitants d’Orbite, raconte le technicien en génie mécanique. Je leur ai dit qu’Orbite entendrait parler de moi, que ça ne resterait pas là. Ces sous-traitants sont allés dire ça à un des patrons. Quelques minutes plus tard, je me suis fait arrêter au pub par les policiers, devant tout le monde, pour harcèlement criminel et menaces de mort.»

«Le 30 août, un huissier cogne à ma porte avec une mise en demeure comme quoi je devais me taire, ne pas divulguer d’information concernant Orbite, ne rien faire pour leur nuire et ne pas aller sur le terrain d’Orbite à moins de 100 mètres, continue-t-il. Le procureur a carrément rejeté la plainte deux mois plus tard. Mais, pendant deux mois, je me suis senti mal.»

Réaction de l’entreprise

Le directeur des relations avec la communauté d’Orbite Aluminae a évité toute confrontation avec les manifestants devant l’usine. André Lemieux a livré un très bref point de presse devant la porte d’entrée, se permettant de répondre à quelques questions seulement.

«Orbite est une entreprise technologique et chimique qui demande une qualification particulière des employés, soutient-il. C’est Groupe Collégia qui a développé le programme. On est en attente du positionnement du ministère pour le financer. Donc, il y aura, après les Fêtes, des soirées d’information pour ceux et celles qui sont intéressés à se former et à se qualifier pour les postes. Ils devront déposer leur candidature. On va faire une sélection des individus pour les former.»

L’entreprise ne s’engage pas à réengager les ex-travailleurs qui auront complété la formation. «Ça va être comme l’ensemble des candidatures qui vont se pointer, indique-t-il. On ne peut pas garantir à 100%. C’est sûr qu’à compétences égales, on va favoriser la main-d’oeuvre locale.»

Réaction du préfet

Le préfet de la Haute-Gaspésie, qui était mandaté par le conseil des maires pour aller à la rencontre des manifestants, s’est fait refuser l’accès à l’usine. «Un cadre est venu me dire, de façon assez baveuse, qu’il n’aimait pas que je fasse partie des manifestants, raconte Allen Cormier, visiblement abasourdi. Je lui ai répondu que je n’étais pas là comme manifestant, mais comme un facilitant pour avoir le maximum de gens heureux. Je veux que l’entreprise fonctionne. J’étais là pour essayer de trouver la meilleure solution possible. Les citoyens, ce sont eux qui m’ont élu. C’est de mon devoir de les accompagner là-dedans.»

«Est-ce qu’il y a possibilité d’intégrer, au sein de l’entreprise, des travailleurs non spécialisés, qui ne sont ni techniciens, ni ingénieurs?, se questionne l’élu. Ça pourrait être des gens à l’entretien ménager ou à la sécurité, des acheteurs ou des commis aux pièces.»

Le maire de Cap-Chat, Judes Landry, n’a fait aucune apparition publique, pas plus qu’aucun de ses conseillers municipaux.

Les porte-parole du groupe de manifestants se donnent encore un délai afin que leur message soit entendu. Si rien ne bouge, ils promettent de revenir avec un plan B.

Sur la trentaine d’employés que comptait l’usine d’Orbite à Cap-Chat, il ne resterait que trois employés spécialisés, soit un technicien de laboratoire, un électromécanicien et un mécanicien d’entretien. L’entreprise engage également des agents de sécurité.

Son mandat à l’époque visait à consolider la Chambre de commerce du secteur de Bonaventure, et le territoire s’étendait uniquement aux villages voisins de Saint-Siméon et de Saint-Elzéar. Par la suite, une alliance a été créée avec la Chambre de commerce de Paspébiac, avant que l’organisme en vienne à couvrir toute la MRC de Bonaventure.

La Chambre de commerce de la MRC de Bonaventure est officiellement devenue la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs, lors d’un déjeuner tenu la semaine dernière au centre Aqua-Mer de Carleton.

«J’en avais parlé au conseil d’administration en 2008. C’est devenu un projet à l’automne 2009. Pour qu’une chambre de commerce fonctionne, ça prend des employés. J’ai été seul pendant trois ans. Maintenant, je peux compter sur Jessica [Bélisle] dans Bonaventure et nous aurons bientôt un bureau dans la MRC d’Avignon, avec une personne qui y travaille», précise M. Quesnel, directeur de la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs.

Plus de membres

Le nombre de membres est passé de 220 en 2011 à 326 actuellement, alors que le recrutement dans la MRC d’Avignon est ouvert depuis quelques semaines. La croissance du nombre de membres jeunesse a aussi contribué au recrutement de la dernière année.

«Notre objectif est d’avoir 500 membres. On veut que les gens travaillent entre eux. Il y a l’aspect entraide, mais aussi de faire des affaires ensemble. Il y a des entreprises méconnues, qui pourraient trouver de nouveaux partenaires à proximité. Ça donne une meilleure force de frappe», explique M. Quesnel, qui voit au-delà du côté «réseau» de son organisme.

«Nous voulons aussi intervenir dans les dossiers économiques. Je le fais déjà à l’extérieur de la région. On fait une sorte de lobbying, des représentations. Je le fais présentement au niveau du train, pour la reprise du service partout, avec la Fédération [des chambres de commerce du Québec]. On a des points de vue à faire connaître, par les élus, par exemple», poursuit-il.

Si le temps a semblé long avant d’établir une chambre de commerce dans la Baie-des-Chaleurs, c’est qu’il a fallu laisser les gens se faire à cette idée. «Il y avait des guerres de clocher qu’il fallait éliminer. On entendait parler de Pin rouge [de New Richmond], d’Hydro-Québec [de Carleton]. Les gens gardaient des rancunes. On sent maintenant une belle ouverture», précise le président de la Chambre de commerce, Jean-Marie Perreault.

«Les jeunes qui reviennent et les gens de l’extérieur qui arrivent amènent une nouvelle dynamique. D’ailleurs, les jeunes auront un poste au conseil d’administration. C’est important, pour assurer la relève, et parce qu’ils apportent une nouvelle façon de faire», enchaîne Maurice Quesnel.

Le nouveau conseil d’administration sera choisi en février, lors de l’assemblée générale annuelle. Il comprendra six représentants de la MRC de Bonaventure, le même nombre de la MRC d’Avignon et un jeune.

«Les actes de braconnage exercés dans la réserve faunique de Matane et sur les terres publiques adjacentes concernent le surplus de prises, la possession illégale de cerfs de Virginie, mais surtout l’utilisation illégale de collets pour capturer des orignaux», spécifie le relationniste de presse du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP), Éric Santerre.

«C’est grâce aux signalements de citoyens et après dix-huit mois d’enquête que les agents de protection de la faune ont pu réunir suffisamment de preuves pour mettre fin aux activités illégales des individus fautifs», continue-t-il.

Les présumés braconniers devront faire face à la justice afin de répondre à plusieurs chefs d’accusation. Les perquisitions effectuées ont mené à la saisie d’armes de chasse, de collets et de viande de gros gibier. «Ces chiffres pourraient augmenter au cours des prochains jours en fonction des nouvelles preuves recueillies», ajoute le porte-parole du ministère.

Opération Fova

En plus des perquisitions effectuées auprès des neuf résidents de la Gaspésie, l’opération Fova a permis, au total, de mettre fin aux pratiques de braconnage de 18 autres individus. Ces derniers sévissaient dans les MRC de Bellechasse, des Etchemins, de Montmagny, de l’Amiante et dans la réserve faunique de Dunière, située dans la Matapédia.

Les 75 agents, assistés de l’escouade canine et de l’équipe du laboratoire d’expertises biolégales de la protection de la faune du MDDEFP, ont comptabilisé un total de 116 chefs d’accusation. Si les individus appréhendés sont reconnus coupables, ils sont passibles d’amendes pouvant totaliser 188 000$.

Les actes de braconnage reprochés sont le surplus de prises, la possession illégale de chevreuils et d’orignaux, le tir à l’arme à feu à partir de véhicules, la chasse en temps prohibé et de nuit, le gaspillage de chair comestible et l’utilisation illégale de collets pour capturer des orignaux.

Cette reconnaissance a été décernée à la présidente de La Grande Traversée de la Gaspésie la semaine dernière à Rimouski, lors d’un événement appelé la Célébration communautaire, organisé par Telus, auquel a pris part une centaine de professionnels et bénévoles du secteur philanthropique.

Les Prix excellence communautaire

Les Prix excellence communautaire s’inscrivent en marge des célébrations entourant le 85e anniversaire de Telus au Québec. Ils visent à récompenser des chefs de file pour leur engagement philanthropique et leur passion pour l’innovation.

L’entreprise a également profité de l’occasion pour annoncer une contribution financière de 425 000$ versée à 50 organismes de l’Est-du-Québec.

«Quand on travaille auprès de la communauté, c’est toujours intéressant d’être reconnue, mais je ne le prends pas comme un prix personnel, a fait valoir Claudine Roy en entrevue au GRAFFICI.CA. C’est moi qui suis le porte-étendard, mais je le partage avec plus de 200 bénévoles. Au conseil d’administration, tout le monde était bien content. Le prix venait avec une bourse de 1000 $ qui a entièrement été remise à l’organisation de la Grande Traversée.»

La présidente de l’organisme en a profité pour signaler qu’il reste encore quelques places en vue de la prochaine Grande Traversée de la Gaspésie, qui se tiendra du 16 au 23 février. Actuellement, quelque 220 skieurs sont déjà inscrits. À ce nombre s’ajoutent une équipe de bénévoles et des journalistes, pour un total d’environ 300 personnes.

En plus d’être propriétaire du Resto-Bistro Le Brise-Bise de Gaspé, Claudine Roy est très engagée dans sa communauté. Elle est non seulement présidente et cofondatrice de la Grande Traversée de la Gaspésie en ski de fond, mais elle est aussi membre de plusieurs conseils d’administration. D’ailleurs, elle a été présidente, en 2009, des Fêtes du 475e anniversaire de Gaspé. Lors du dernier gala des Grands Prix du tourisme de la Gaspésie, elle a reçu le prix de l’excellence. En juin 2010, elle a aussi été nommée chevalière de l’Ordre national du Québec.

Les autres récipiendaires

Les deux autres gagnants des Prix excellence communautaire Telus sont le premier vice-président de la Financière Banque Nationale, Louis Khalil et le président du conseil d’administration du Centre de recherche sur les biotechnologies marines de Rimouski, Georges Lévesque.

«Il me fait grand plaisir de reconnaître les trois gagnants des Prix excellence communautaire Telus, des personnes de cœur qui oeuvrent avec conviction pour le mieux-être des communautés, a déclaré le président du comité d’investissement communautaire de Telus à Rimouski, Camille LeBlanc. Ensemble, prenons le temps de les remercier à leur juste valeur.»

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