Le Carcajou a terminé sa dixième saison de football scolaire en perdant un match à sens unique, 58 à 12, le 4 novembre, contre les Sélects de Rimouski, une équipe que la formation gaspésienne avait battue plus tôt cette saison. En fait, à l’exception des Guerriers de Rivière-du-Loup, le Carcajou a battu toutes les autres équipes de la Ligue de football juvénile scolaire de l’Est du Québec en 2012.
Manque de joueurs
Avant cette demi-finale, le Carcajou avait ainsi maintenu une fiche de six victoires et une défaite. Toutefois, l’entraîneur était modérément optimiste avant le match de dimanche.
«J’évaluais nos chances de victoire à 30%. On a joué presque toute la saison avec un alignement de 21 à 26 joueurs. Je savais que l’équipe était fatiguée et que plusieurs de nos meilleurs joueurs étaient blessés», précise M. Felker.
Il note que la veille du premier match de la saison contre les Pirates du Rocher-Percé à Grande-Rivière, il avait appelé les entraîneurs de l’équipe rivale pour leur dire qu’ils ne seraient pas suffisamment nombreux pour respecter l’alignement minimal de 20 joueurs imposés par la ligue.
«On n’avait eu que 14 ou 15 gars, dont plusieurs inexpérimentés, lors de la dernière pratique. Il a fallu que ces joueurs lancent un appel aux autres. Disons que Facebook s’est allumé ce soir-là», ajoute l’entraîneur.
La saison s’est ensuite déroulée en équilibre précaire, avec à peine un ou deux réservistes la plupart du temps et, au hasard des blessures et en tenant compte de l’inexpérience de certains joueurs, dans des conditions qui obligeaient plusieurs athlètes à jouer tant à l’attaque qu’à la défensive.
«Comment faire des ajustements avec un joueur, lui faire remarquer qu’il devrait aller à gauche plutôt qu’à droite, s’il est constamment sur le terrain? […] Quoi qu’il en soit, comme entraîneur, je me considère chanceux. Les 26 gars [les plus présents] ont bâti leur propre motivation pour nous faire connaître une saison de 6-1 avant les séries», remarque Dave Felker.
Il attribue la faible assiduité d’une partie de l’équipe à quelques facteurs, dont l’intensité des activités printanières, alors que le Carcajou a joué quatre parties, notamment trois à l’occasion d’un «jamboree».
«Quand est venu le mois d’août, j’ai des joueurs qui m’ont dit qu’ils avaient fait leur saison au printemps, et qu’ils se concentreraient sur le hockey», note l’entraîneur. Plusieurs joueurs ont évoqué leur emploi à temps partiel et le désir de passer du temps avec leur amie de cœur à l’occasion de certaines parties présentées entre septembre et novembre.
Recrutement
Pour remédier la situation, Dave Felker entend consacrer davantage de temps au recrutement et à la promotion de l’équipe en 2013.
«Nous avons une équipe de six entraîneurs aguerris, qui peuvent prendre davantage de responsabilités lors des pratiques et appeler les jeux lors des matchs. Je vais passer plus de temps à faire de la promotion, à filmer les parties, à préparer les séquences [de films] pour les joueurs et à les mettre sur internet. Les joueurs pourront les consulter quand ça fera leur affaire. C’est quelque chose que j’ai commencé à faire cette année», dit-il.
Le printemps prochain, les joueurs seront sans doute appelés à participer uniquement à des matchs de «flag football», donc sans équipement. «Ils auront envie de le porter en août», assure M. Felker.
«Je considère que nous serons en reconstruction l’an prochain. Nous devons repartir à la base et bâtir. Si nous ne faisons pas ça, c’est terminé», croit-il.
Il doit aussi tenter de convaincre la ligue de continuer à accepter les joueurs de la Commission scolaire Eastern Shores. Présentement, les joueurs de secondaire 4 et 5, fréquentant Bonaventure Polyvalent School (BPS), sont acceptés au sein du Carcajou parce qu’ils partagent le même toit que l’école Aux quatre vents, de Bonaventure.
La fermeture graduelle de BPS au cours des deux prochaines années et le rapatriement des étudiants dans les écoles de New Carlisle et de New Richmond privera en principe le Carcajou de plusieurs joueurs. Six joueurs venaient de BPS cette année.
Dave Felker veut aussi voir pourquoi le nombre de joueurs venant de l’école Antoine-Bernard de Carleton a diminué cette année, même si c’est de là que vient la moitié de l’équipe.
Le nouveau propriétaire, Daniel Gasse, qui possède également le restaurant La Broue dans l’Toupet à Saint-Maxime-du-Mont-Louis, s’est porté acquéreur du bâtiment en juin, mais la transaction notariée a été effectuée au cours des dernières semaines. L’homme d’affaires n’entend pas rester seul dans cette aventure. «On travaille sur le financement, indique-t-il. On devrait être quelques actionnaires.»
Toujours selon M. Gasse, le chantier de rénovation ne devrait pas débuter avant trois mois. «Dans un premier temps, il faut régler les problèmes d’eau au sous-sol», signale M. Gasse.
Investissement majeur
La cure de rajeunissement de l’établissement, qui affiche un état de délabrement avancé en certains endroits, nécessitera, selon le nouveau propriétaire, des investissements de plus de 1,5 million de dollars. Le bâtiment compte 42 unités d’hébergement, qui seront divisées en trois sections: standard, confort et exécutive. Le bâtiment comportera aussi trois salles de conférences.
«On repartira l’hôtel et le restaurant au complet, explique le restaurateur. On va tout refaire. On vise une classification quatre étoiles, tout en restant dans des prix raisonnables. On vise d’en faire un établissement de style chic urbain, tout en ciblant la clientèle touristique. Dans chaque chambre, on trouvera une table de travail et une couette blanche.»
«Le nom va changer, mais il n’a pas encore été déterminé», continue-t-il.
À ses débuts, le lieu se nommait Hôtel-Motel Monaco des Monts. Pendant les nombreuses années où il a été tenu par ses fondateurs, soit la famille Coulombe de Sainte-Anne-des-Monts, il était une véritable institution. Dans les années 1980, son restaurant connaissait un tel achalandage qu’il était même ouvert 24 heures par jour.
D’ailleurs, la Sûreté du Québec, qui a dépêché un spécialiste en reconstitution d’accidents, n’arrive toujours pas à déterminer les circonstances de l’événement.
Émoi dans la communauté
Le conseiller de la municipalité de 152 habitants, Donald Boucher, n’arrive pas à expliquer cette tragédie. «Je les connaissais très bien, indique-t-il. Ma mère de 79 ans trouvait ça dur à prendre. Alain, qui faisait différents travaux, venait de ramoner sa cheminée. Le couple, qui s’était marié il y a environ trois ans, était connu de tout le monde ici.»
«Ce n’était pas des gens dépressifs, poursuit-t-il. Selon moi, c’est un bête accident. Moi, je crois qu’ils ont voulu s’approcher pour voir les travaux que la municipalité est en train de faire faire à cet endroit. Mais le chemin était bloqué. Donc, Alain a probablement voulu reculer, puis ils sont tombés dans l’eau. Ils n ‘ont probablement pas été capables de sortir de l’auto, puis ils se sont noyés.»
La police refuse de confirmer cette hypothèse pour le moment. «Est-ce dû à une embardée?, se demande le porte-parole de la Sûreté du Québec, Daniel Thibodeau. Nos agents poursuivent leur enquête afin de déterminer les causes exactes de l’accident. Ça risque de prendre du temps.»
Pour Donald Boucher, c’est une autre tragédie qui frappe cette famille. En période de chasse, il y a quelques années, l’un des frères d’Alain Leclerc et sa mère étaient décédés dans un accident de quad. «En quelques années, Jean-Marc, le père d’Alain, a perdu sa femme et deux de ses fils, constate tristement M. Boucher. Il ne lui reste plus qu’un fils!»
La découverte des corps
C’est un entrepreneur en construction de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, René Robinson, qui a aperçu, vers 8h40 vendredi, une voiture qui était capotée au fond de l’étang peu profond.
Une fois arrivés sur les lieux, les policiers ont fait sortir l’engin avec l’aide d’une dépanneuse. C’est lorsque l’auto a été retournée sur ses roues qu’ils ont aperçu les deux corps inanimés de l’homme de 47 ans et de la femme de 48 ans.
La Sûreté du Québec a alors fait appel à l’intervention des pompiers de Saint-Maxime-du-Mont-Louis. «Mon équipe, composée d’une dizaine de pompiers, s’est rendue à l’extrémité ouest de l’étang, raconte le directeur du service des incendies de cette municipalité, Jasmin Roy. Ils ont dû utiliser les pinces de désincarcération pour retirer les corps.»
Des lettres remontant à 1988 réclamaient que la maison du 16 rue Mount Sorel, où la famille Lévesque habitait pendant les 14 premières années de vie de son plus illustre rejeton, soit déclarée «bien culturel».
En 1994, le gouvernement québécois a déclaré la maison «monument historique national», un titre n’ouvrant que subtilement la porte à des subventions pour rénover la maison.
De plus, pendant plusieurs années, les pourparlers entre le ministère de la Culture et le propriétaire de la demeure, Denis Cloutier, ont piétiné, l’État insistant pour que les travaux soient réalisés par un entrepreneur en construction. M. Cloutier voulait faire ces travaux lui-même. La maison se détériore depuis plus de 20 ans.
En 2009, l’ex-bras droit de René Lévesque en matières autochtones et de ressources naturelles, Éric Gourdeau, a tenté sans succès de convaincre M. Cloutier de vendre la maison afin de la transformer en lieu d’évocation des grandes réalisations de son ancien patron.
M. Gourdeau présidait alors la Fondation de la Maison René-Lévesque et son groupe a opté pour un projet de rechange, l’achat d’une maison et d’un terrain situés aussi à New Carlisle, le long de la route 132, appartenant à la famille Jiona, et où l’on placerait des stations illustrant les faits saillants de la vie de l’artisan de la nationalisation de l’électricité.
M. Gourdeau est décédé le 30 juin. Le temps d’arrêt du projet a toutefois été de courte durée. Il a été remplacé par un médecin de Maria, Louis Bernard, homonyme d’un autre proche de René Lévesque.
«J’ai contacté Denis Cloutier et il y a une bonne collaboration. Il est ouvert à intégrer la maison de René Lévesque dans un circuit. Il ne la vendrait pas. Il pourrait y avoir location avec bail emphytéotique. Ça nous permettrait de faire les rénovations et d’y accueillir des visiteurs», précise M. Bernard, qui veut «rendre hommage à René Lévesque le mieux possible, à un coût raisonnable, et de façon durable».
Le projet pourrait intégrer un troisième lieu, le Centre d’interprétation Kempffer, une maison patrimoniale jouant le rôle de carrefour culturel à New Carlisle. Il est situé proche des deux autres composantes de l’initiative, la Maison René-Lévesque, sur l’ancienne propriété Jiona, et le 16 Mount Sorel. Dans ce triangle, on retrouve la statue de René Lévesque.
Le docteur Bernard a rencontré récemment le ministre régional Gaétan Lelièvre et le député de Bonaventure Sylvain Roy et il est encouragé de l’appui que le projet pourrait recevoir de l’État québécois. De plus, la nouvelle loi sur le patrimoine culturel confère un classement à la maison de la famille Lévesque, un statut qui devrait augmenter le potentiel de subventions à la rénovation.
Il est encore trop tôt pour dire combien coûtera le projet, mais le docteur Bernard note que ce sera moins que les 1,6 million que visait Éric Gourdeau.
La Fondation de la Maison René-Lévesque a amassé 200 000 $ jusqu’à présent, une somme comprenant le montant déboursé pour l’achat de la maison Jiona. Louis Bernard souhaiterait que le travail de recherche en prévision de l’aspect interprétation débute avant la fin de 2012.
Les représentants de la Haute-Gaspésie ont peut-être crié victoire trop vite en apprenant que la Commission des transports du Québec (CTQ) avait annulé, mardi dernier, l’audience publique qui devait avoir lieu à Matane, concernant une demande de retrait de services d’Autocars Orléans Express qui aurait touché leur territoire.
Révision en profondeur
«Nous avons, pour le moment, retiré notre demande de réduction de fréquences entre Rimouski et Sainte-Anne-des-Monts, confirme le vice-président aux ventes, au marketing et aux communications de l’entreprise, Marc-André Varin. On est dans un processus de revue du réseau, non seulement en Gaspésie, mais on est en train de revoir le réseau complet. On est dans un exercice en profondeur qui va avoir lieu cet automne.»
Selon le porte-parole, Orléans Express se représentera devant la CTQ au début de l’année prochaine. «On pense que c’est plus opportun de revenir avec un plan global, plutôt que de faire ça à la pièce avec la Commission des transports du Québec», justifie M. Varin.
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Tout en s’intéressant à l’architecture des rares bâtiments qui ont été épargnés de la démolition, ils se sont initiés à l’histoire de ce village qui a déjà compté environ 1 000 habitants.
Pour bien saisir l’âme de ce village situé à près de 20 kilomètres au sud de Cap-Chat, au pied des monts Chic-Chocs, les onze jeunes femmes et deux jeunes hommes ont écouté religieusement la conférence de près de deux heures de l’historien Jean-Marie Thibault, un spécialiste de l’histoire de l’expropriation de Forillon.
Celui-ci les a instruits sur les actions du Bureau d’aménagement de l’Est-du-Québec (BAEQ) qui avait eu pour tâche, en 1970, de cibler une dizaine de villages dans la Baie-des-Chaleurs, en Haute-Gaspésie et en Matanie, pour les fermer. Parmi ces localités, se trouvait Saint-Octave-de-l’Avenir.
«Je suis né ici, a tenu à rappeler aux étudiants l’auteur-compositeur-interprète Daniel DeShaime, à la fin de l’allocution. Je n’ai pas été exproprié, j’ai été expulsé. Ce que le peuple crée ne meurt pas. Il fallait être libre pour faire Saint-Octave. Ne prenez pas Saint-Octave seulement comme un atelier.»
Le professeur qui avait eu l’idée d’amener ces étudiants au cœur de ce village abandonné, Tania Martin, leur a demandé: «Combien d’entre vous avaient déjà entendu parler de Saint-Octave-de-l’Avenir avant que je vous propose cet atelier?» Aucune main ne s’est levée.
Impression de deux participants
«Il y a un côté humain à ce village, constate un étudiant de la cohorte, Julien Deneault, à l’issue de l’atelier de deux jours. Je ne m’attendais pas à ça. Je suis ému de voir toute la ferveur mise par une communauté dans la construction des bâtiments, de constater toute la liberté que les gens avaient de construire comme ils le voulaient et non comme le gouvernement le voulait. Je m’intéresse d’ailleurs à l’aspect humain en architecture. C’est dans cette voie-là que je veux m’inscrire.»
«Moi, j’étais sceptique avant d’arriver ici, admet sa camarade de classe, Geneviève Deguire, originaire de Boisbriand, non loin de Montréal. Mais j’ai été agréablement surprise, surtout par l’esprit des gens qui ont déjà habité ce village. Ça m’a épatée. Nos hôtes, Daniel DeShaime, Hubert Pelletier et Ginette Fraser, parlent de leur village avec émotion.»
Atelier pratique
Dans le cadre de cet atelier inhérent à la requalification et à l’interprétation du patrimoine, un chargé de formation pratique de l’école d’architecture de l’Université Laval, Gilles Rocheleau, s’est rendu à Saint-Octave afin d’initier les futurs architectes aux notions de relevé architectural et d’analyse de l’état des lieux. Ainsi, une équipe a travaillé sur le couvent, tandis qu’une autre a étudié l’église. Dans les deux cas, ils ont tenu compte de la relation entre ces bâtiments et le site.
«La découverte réside dans ce qui s’est passé ici, indique la professeure de l’école d’architecture de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine religieux bâti, Tania Martin. L’église traduit une fierté et un souci dans la construction. C’est simple, comme bâtiment. Mais c’est le bois qui donne la chaleur au lieu. Le bois est local, tout comme la main-d’oeuvre l’était. On est loin du baroque. Ça se rapproche de l’architecture des églises de cette époque, d’inspiration Dom Bellot. »
«On a fait le relevé de l’église, tant pour son côté qualitatif que quantitatif, souligne Julien Deneault, originaire de Gatineau, en Outaouais. L’entre-toit ou la voûte, c’est impressionnant!»
«C’est encore plus impressionnant quand on pense que ce sont les gens du village qui ont construit ça, continue Geneviève Deguire, âgée de 22 ans. Ils n’étaient pas des architectes, ni des ingénieurs!» L’étudiante a fait le relevé architectural du couvent, qui a connu plusieurs modifications depuis sa construction. «J’avais de la misère à concevoir que c’était un bâtiment d’origine, tellement il a subi de changements», indique-t-elle.
L’idée de départ
Bien que ce soit Mme Martin qui ait proposé cet atelier à ses étudiants, l’idée est venue d’un architecte de Montréal, Jacques Martin, dont les ancêtres provenaient de Saint-Octave-de-l’Avenir. Celui-ci a invité Tania Martin à entrer en communication avec Daniel DeShaime, qui lui a parlé de son projet d’élaboration d’un camp musical au cœur de son village natal.
D’ailleurs, pendant le parcours de près de 550 km, le groupe a fait une halte au Camp musical de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, question de pouvoir puiser quelques inspirations.
«On doit élaborer un projet visant à apporter quelque chose au village, précise Julien Deneault, âgé de 20 ans. L’idée de base est un camp musical.» «Les anciens du village n’ont pas arrêté de nous dire merci, alors qu’on n’avait rien fait, se surprend Geneviève Deguire. Ce serait intéressant de venir leur présenter nos projets individuels!»
Ce prélèvement viserait à supporter le rétablissement des stocks de morue et des autres espèces de poissons de fond, dont la biomasse stagne ou baisse en dépit de trois moratoires qui ont couvert l’essentiel des 20 dernières années.
La prédation par les phoques est l’un des trois principaux facteurs ayant contribué au déclin des stocks de poissons de fond. La surpêche des années 1970 et 1980, de même que des conditions environnementales, notamment une succession d’hivers froids au début des années 1990, sont identifiées comme les autres causes importantes de déclin.
«Le comité confirme ce qu’on dit depuis des années, pour deux raisons. La chasse est bonne pour la communauté et l’environnement. Le comité veut aussi que ce soit fait selon les normes. C’est la chasse la plus étudiée, en fonction des méthodes, des armes utilisées et de la formation de ceux qui la pratiquent. Nous sommes d’accord avec tous ces principes», signale Gil Thériault, coordonnateur de l’Association des chasseurs de phoques.
Les nuances
Il a noté avec satisfaction les nuances du document sénatorial. «Il ne suggère pas l’abattage pour le seul besoin de contrôle de la population. C’est aussi une ressource à exploiter de façon commerciale. Ce n’est pas seulement un coût net pour le gouvernement. Ça doit rapporter de l’argent, au lieu d’être un truc financé par le gouvernement. Ce n’est pas une question de tuer des bêtes en échange d’un «bounty» [une prime]», ajoute M. Thériault.
Phoque gris
Il y a environ 350 000 phoques gris dans le golfe Saint-Laurent. Chacun de ces mammifères mange plus d’une tonne de poisson par an et plus de 10% de ce menu est constitué de morue.
Le phoque du Groenland est beaucoup plus nombreux, avec 10 millions de spécimens. C’est l’espèce qui est chassée chaque printemps par les Madelinots, qui vont en bateaux pour atteindre la banquise quand il s’agit de l’activité commerciale. Les chasseurs artisanaux foulent surtout les rives des Îles.
Les chasseurs madelinots et des provinces atlantiques ont le droit de prélever 400 000 de ces phoques par an. Leurs prises n’ont atteint que 80 000 bêtes le printemps dernier. «Les marchés ne sont pas bons et le coût de se rendre sur la banquise est trop élevé, à un moment donné», précise Gil Thériault.
L’absence de glace a aussi compliqué la tâche des chasseurs depuis quelques années. L’ouverture d’une chasse au phoque gris solutionnerait une partie du problème de viabilité économique et d’accès à la ressource.
«C’est une espèce plus sédentaire. Il reste sur nos côtes toute l’année. Le phoque du Groenland vient dans un grand coup, le printemps et après, c’est fini. On peut chasser le phoque gris toute l’année», explique Gil Thériault.
La courte durée de la chasse au phoque du Groenland a pour effet de ne pas combler la demande de viande de phoque d’un secteur encore modeste, mais néanmoins en développement aux Îles-de-la-Madeleine.
«En plus, la viande de phoque gris est meilleure, et plus rosée», signale M. Thériault, glissant au passage qu’il a été critique culinaire.
Pas en 2013
Il serait étonnant que la chasse au phoque gris débute en 2013. La recommandation du comité sénatorial reste à entériner par le Parlement fédéral et plusieurs études doivent être menées avant d’autoriser l’arrivée de phoque gris chez des détaillants en alimentation.
«Des études sont à faire par le MAPAQ [ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec pour voir si la viande est contaminée, à propos de la qualité de l’huile et la peau], note M. Thériault.
Il faudra aussi établir la faisabilité économique de l’activité. «Il faudra un appui financier au début, notamment parce que la capacité de transformation est maintenant limitée», dit-il.
Aux Îles, La firme Tamasu dispose d’un peu d’équipement, mais si quelques milliers de phoques gris s’ajoutent au volume de phoques du Groenland, il faudra doter l’usine d’autres machines.
Jusque dans les années 1970, la saison de chasse au phoque aux Îles était presque aussi importante que la pêche du homard. Il reste 1 000 détenteurs de permis de chasse dans l’archipel mais de 50 à 60 personnes l’ont utilisé à des fins commerciales l’an passé, et entre 100 et 200 à des fins artisanales.
«Nous avons fait faire une étude sur ce que serait aujourd’hui la chasse au phoque aux Îles s’il n’y avait pas eu les campagnes des groupes animaliers des années 1970. Ce serait une industrie qui rapporterait autour de 40 millions de dollars par an aux Madelinots, juste un peu moins que les 50 millions$ du homard. Présentement, ça donne environ 100 000$ de retombées par an», note Gil Thériault.
Les troupeaux de phoques ont au moins quintuplé en nombre depuis 35 ans. Le déclin du poisson de fond qui a caractérisé le tournant des années 1990 a affecté au moins 2 000 pêcheurs et travailleurs d’usines de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.
William McNeil est président de la Fondation Cornélius-Brotherton et Claudine Roy est présidente-fondatrice de la grande Traversée de la Gaspésie. Quant à Carol Morneau, il est président de la Fondation Santé Baie-des-Chaleurs et président-coordonnateur du comité Baie-des-Chaleurs de la Fondation Rêves d’enfants.
La sélection des finalistes a été effectuée avec la collaboration de l’Association des professionnels en philanthropie et l’Association des professionnels en gestion philanthropique, parmi plus de 200 candidatures provenant de partout au Québec.
Les sept autres finalistes de l’Est-du-Québec sont Anselme Gagné de la Corporation Portes de l’enfer, Louis Khalil de la Financière Banque Nationale, Georges Lévesque du conseil d’administration du Centre de recherche sur les biotechnologies marines, André Pelletier de La Maison des jeunes de Baie-Comeau, Alexander Reford des Jardins de Métis et Michel Truchon de la Caisse populaire de Baie-Comeau.
Parmi ces leaders, trois seront retenus et honorés lors de la Célébration communautaire de Telus qui se tiendra à Rimouski le mardi 27 novembre.
«Les prix Excellence communautaire Telus permettent de souligner le travail et la contribution d’exemples locaux de générosité qui se démarquent par leur implication philanthropique et leur passion pour l’innovation», explique la responsable des relations médias de Telus, Jacinthe Beaulieu.
Par ce programme, Telus cherche à remercier publiquement des bénévoles et professionnels du milieu communautaire qui font une différence dans leur collectivité.
«Il est important de reconnaître les grands leaders philanthropiques pour leur dévouement et leur générosité, soutient le vice-président marché consommateurs de Telus et vice-président du comité d’investissement communautaire, Clément Audet. La plupart d’entre eux travaillent bien souvent dans l’ombre, mais font toute la différence dans leur communauté. Ce sont des personnes comme elles qui inspirent notre philosophie communautaire.»
Cet article a été mis à jour le mardi 30 octobre.
Par conséquent, la Commission des transports du Québec (CTQ) a annulé la tenue de l’audience publique qui était prévue mardi prochain à Matane.
Liaisons non rentables, selon l’entreprise
Il s’agit de la troisième tentative avortée du transporteur de réduire deux de ses liaisons quotidiennes, invoquant un manque de rentabilité. Dès 2004, Orléans Express avait déposé une demande à la CTQ, mais la requête avait été rejetée. En 2007, la compagnie était revenue à la charge, mais cette deuxième tentative s’était encore une fois soldée par un échec.
Face aux intentions de l’entreprise, la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM), le député de l’ancienne circonscription de Matane, Pascal Bérubé et d’autres groupes s’étaient mobilisés afin de faire part de leur désaccord.
«Depuis plus de deux ans, Orléans Express connaît des baisses d’achalandage historiques, pouvait-on lire dans le document déposé par la compagnie de transport à la CTQ. Face à cette situation et suite à une analyse de l’achalandage sur certains corridors, nous avons choisi de réduire la fréquence en annulant certains départs peu achalandés.» L’entreprise estime à une moyenne de sept le nombre de passagers sur ces trajets.
Avant d’en arriver à vouloir supprimer ces départs, Orléans avait utilisé certains moyens pour diminuer ses frais de services, tels que l’utilisation de minibus. Mais ces essais s’étaient avérés infructueux, provoquant notamment l’insatisfaction des usagers, principalement sur le plan du confort.
Cinq représentants de la CRÉGÎM, dont le préfet de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier et la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Micheline Pelletier, avaient obtenu une rencontre, en décembre à Gaspé, avec deux dirigeants d’Orléans Express, soit Sylvain Langis et Marc-André Varin.
On y avait notamment fait état d’une enquête menée par la Chambre de commerce de la Haute-Gaspésie portant sur la perception de ses membres par rapport à ce service de transport. L’enquête concluait que le service était essentiel, notamment pour la livraison de colis.
La Haute-Gaspésie crie victoire
Les représentants de la MRC de la Haute-Gaspésie s’étaient préparés pour l’audience publique qui devait avoir lieu la semaine prochaine. «J’avais rédigé un mémoire d’une quinzaine de pages pour rappeler l’importance du service par autobus, souligne le préfet, Allen Cormier. L’essentiel de notre message, c’était de trouver des pistes de solutions pour rentabiliser le service, notamment en proposant à Orléans Express de travailler en partenariat avec le Transport collectif de la Gaspésie. Or, c’est une belle victoire pour la Haute-Gaspésie d’apprendre qu’il n’y aura pas de suppression de services.»
L’abandon de deux des six trajets quotidiens par le propriétaire d’autobus aurait privé une dizaine de municipalités d’un service de transport dans un corridor d’environ 200 kilomètres entre Sainte-Anne-des-Monts et Rimouski.
Bori, 58 ans, vient tous les ans en Gaspésie depuis le tournant de l’an 2000, comme parrain, officiel ou non, du Festival en chanson de Petite-Vallée. Il passe 10 jours à «former» des chanteurs. Il avait cette fois envie d’entendre des gens de tous les horizons, notamment du milieu culturel, mais pas exclusivement.
«Il est vrai que j’ai aussi passé 15 ans dans l’anonymat volontaire, en chantant sous un paravent, sans rencontrer le public. Les gens étaient curieux», a-t-il dit à GRAFFICI.CA, quelques minutes avant la rencontre avec une trentaine de personnes le 18 octobre à la Pétrie, la boulangerie de Bonaventure.
Bori a lancé l’échange en demandant au public de préciser comment ils satisfont leur curiosité culturelle et leurs besoins d’expression artistique. «Si tu veux faire quelque chose ici, il faut le faire soi-même. Quand on organise une soirée de «slam» avec Bilbo, il se passe de quoi», a indiqué l’écrivain Philippe Garon, de Bonaventure, en faisant référence à Bilbo Cyr.
Diffusion culturelle en Gaspésie
Plusieurs participants à la rencontre ont aussi fait valoir que la diffusion culturelle s’était beaucoup développée en Gaspésie depuis des années, et qu’une personne en mesure de se déplacer avait accès à une bonne variété de spectacles ou d’expositions.
Les Gaspésiens organisent néanmoins leurs propres événements, et l’exemple des Mots parleurs, la rencontre printanière de Bonaventure axée sur l’expression écrite et orale, a souvent été citée pour son côté rassembleur.
Bori voit dans cette volonté d’expression un désir de ramener les gens à se côtoyer. «On a perdu les églises […] Je ne veux pas faire l’histoire de la religion catholique, mais il se passait toute une jasette sur les parvis d’églises».
Il a paraphrasé son ami Jean-Guy Moreau, humoriste et auteur décédé le 1er mai, en disant que «les gens ont faim, les gens ont soif, mais on leur donne du chocolat. Il serait peut-être temps de leur donner quelque chose qui répond à leur besoins».
Philippe Garon a enchaîné. «Pourquoi ça marche, Facebook? Parce que les gens ont besoin de s’exprimer […]. Ils ont besoin d’une tribune».
Télévision
Bien qu’il reconnaisse l’utilité du petit écran comme outil de diffusion culturelle, Bori n’a pu s’empêcher de le définir comme «un mensonge organisé», en pensant aux quelques émissions dans lesquels il a été invité et à l’occasion desquelles il voyait l’animateur de foule commander les applaudissements.
Aurélien Bisson, de Bonaventure, est revenu au principe de la tribune manquante en rappelant «qu’on nous présente la réalité idéale de Montréal. Même nos médias locaux s’alimentent de ce qui se passe à Montréal.»
L’auteure Geneviève Saint-Hilaire, l’initiatrice de la rencontre avec Bori, a renchéri en disant que «les gens d’ici font commenter notre réalité par un «expert» de Montréal».
Philippe Garon discerne les différentes réalités entre les milieux ruraux et urbains, mais il sent aussi le besoin d’unir. «Pourquoi attiser le clivage Montréal-régions?». Il souligne qu’au printemps, le Québec tout entier a exprimé son désir de voir des choses changer, et que des manifestations aux intérêts communs ont eu lieu à Bonaventure et en Gaspésie comme à Montréal.
De façon générale, Bori voit dans les régions la volonté rassurante «de revenir aux artisans». selon lui, «il y a un cœur qui bat ici, et qui bat différemment. On pourrait faire la comparaison entre une horde de chevaux sauvages et des lapins dans des cages. Pourquoi les chevaux sont-ils en santé? Parce qu’ils respirent. En ville, il se fait des grandes choses, mais l’esprit s’étiole».
Respect de la vie privée