le Mercredi 23 septembre 2026

Selon les trois témoins appelés à la barre, l’ancien journaliste du FM 93 de Québec se serait faussement présenté comme un enquêteur de la Sûreté du Québec afin d’obtenir une entrevue qui aurait ensuite été diffusée à leur insu sur les ondes de la radio de Québec.

Les faits se seraient produits le 30 novembre 2011, deux jours après le suicide de la jeune Marjorie Raymond, en Haute-Gaspésie.

L’accusé, qui a quitté ses fonctions de journaliste en août, plaide non-coupable. Son avocat, Me Serge Goulet, entend bien prouver que son client n’a pas fait usage d’usurpation.

Peine possible de cinq ans de prison

L’accusation criminelle portée contre M. Langelier réfère à l’article 130 du Code criminel, qui interdit toute personne de s’identifier faussement au titre d’agent de la paix. L’ancien journaliste, qui se consacre actuellement à sa boîte de production vidéo, risque une peine de cinq ans de prison s’il était reconnu coupable.

Une ordonnance de non-publication empêche la divulgation de la teneur des propos prononcés par les trois témoins, dont deux sont mineures. La dernière est l’adulte ayant porté plainte à la Sûreté du Québec, suite à laquelle une enquête a été ouverte.

À sa sortie de la cour, Carl Langelier s’est abstenu de tout commentaire. Son procureur en a fait autant.

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Dans la première catégorie de prix, soit Distinction, Tourisme Anse-à-Beaufils a reçu le prix Réseau d’été SODEC, tandis que le prix Partenariats Mallette/Méga Scène est revenu aux Productions de la salle comble de Sainte-Anne-des-Monts.

Dans la même catégorie, la Salle de spectacles régionale Desjardins de New Richmond a été couronnée du prix Développement du public du Conseil des arts et des lettres du Québec. Maximum 90 de Carleton-sur-Mer s’est, quant à lui, partagé le prix RIDEAU/ROSEQ (diffuseur) avec la Salle André-Gagnon du Cégep de La Pocatière.

Dans la deuxième catégorie de prix, qui vise à souligner la performance des artistes ou à rendre hommage à un artiste qui s’est illustré pour différentes raisons, Laurence Jalbert, native de Rivière-au-Renard, est repartie avec le prix Réseau des grands espaces et Les soeurs Boulay de New Richmond ont été décorées du Prix de la tournée clef en main.

Autres honneurs

Les autres récipiendaires sont Spect’Art Rimouski, Vague de cirque pour «Le Carrousel et corde à linge», Mathieu Lippé, Puzzle Théâtre pour «Plastique» et Lawrence Lepage. Ils ont respectivement reçu les prix Hydro-Québec Innovation, Radarts, Réseau Ontario, RIDEAU/ROSEQ (artiste) et Hommage.

La 21e Rencontre d’automne du ROSEQ, qui a permis à plus de 400 intervenants des arts de la scène du Québec et de la francophonie canadienne d’échanger entre eux, s’est tenue du 10 au 13 octobre à Rimouski. Le ROSEQ a profité de l’événement pour remettre ses prix aux diffuseurs de spectacles et aux artistes.

La conception de l’usine a été réalisée en collaboration avec M & K, une entreprise spécialisée dans la conception de procédés chimiques. Avec ces nouveaux plans, Orbite entend réduire de façon significative sa dépendance aux combustibles fossiles d’au moins 30% et son utilisation en eau de 60%. Selon la direction, cette réduction devrait se traduire sur les coûts estimés d’apport en capital et d’opération de l’usine.

La conception de l’usine propose une nouvelle technique de calcination en utilisant des lits fluidisés en circulation fonctionnant à de plus basses températures et permettant une réutilisation de la chaleur dans le système de régénération de l’acide chlorhydrique.

Sans spécifier l’endroit où cette usine sera construite, Orbite a fait savoir, par voie de communiqué, que l’étude de faisabilité du bâtiment, qui est actuellement au stade de l’ingénierie, sera modifiée en fonction de sa nouvelle conception. Se trouvera-t-elle sur le territoire de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine ou sur celui de Grande-Vallée? La direction d’Orbite ne veut pas se prononcer.

Pas de BAPE

La direction d’Orbite Aluminae, Richard Boudreault, a refusé nos demandes d’entrevue. Il a donc été impossible de connaître les raisons pour lesquelles l’entreprise a décidé de traiter 6960 tonnes d’argile alumineuse par jour, alors que si elle atteignait 7 000 tonnes, elle devrait s’assujettir au processus d’examen Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Au printemps dernier, l’organisme Environnement Vert Plus de Maria a fait parvenir, par lettre, une demande au ministère de l’Environnement afin d’exiger qu’Orbite se soumette au processus du BAPE. La requête a été rejetée, prétextant que l’entreprise d’exploitation d’alumine était conforme à la réglementation.

Il a également été impossible de connaître l’état d’avancement des travaux de l’usine de haute pureté qui est actuellement en construction dans le parc industriel de Cap-Chat.

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Plusieurs nouveautés pour Orbite

Orbite élargit sa propriété

L’écrivain, de son vrai nom Guy Chrétien, vient de publier, à compte d’auteur, un roman futuriste et fantaisiste, dont le récit se déroule en Haute-Gaspésie en 2044. «Ça raconte l’histoire de Haut-Gaspésiens qui cherchent des façons non pas de se sortir de leur misère, mais plutôt de leurs problèmes, décrit l’homme de lettres natif de Saint-Octave-de-l’Avenir. Parmi leurs moyens, ils vendent du vent qu’ils mettent en sacs et qu’ils transforment pour qu’il soit chaud ou froid. Ils vendent ça dans différents pays.»

«Pour moi, c’est un livre extraordinaire, commente l’auteur-compositeur-interprète Daniel DeShaime, un collaborateur de longue date de M. Chrétien. C’est inattendu d’avoir tout à coup un livre aussi riche et inventif de Guy, non pas que ses autres livres ne l’étaient pas, mais je veux dire aussi futuriste. Dans son roman, Saint-Octave-de-l’Avenir est devenu une grande ville. On parle aussi de différents villages de la Haute-Gaspésie. Le livre, dont le titre est assez accrocheur, captive dès le départ.»

«Dans le roman, les Gaspésiens sont très créatifs dans leur façon de faire, poursuit celui qui a écrit la présentation du roman publiée sur la couverture arrière. Il y a un message là-dedans. On devient libre dans la mesure où on décide de le devenir soi-même. Ce livre rappelle, comme les gens de Saint-Octave, qu’on peut faire beaucoup de choses quand on décide de les faire. J’invite les gens à lire ce livre. Il y a une liberté et une créativité extraordinaires dans ce roman sur la Haute-Gaspésie. Ce n’est pas un livre qui ressasse la déprime. Au contraire, il nous donne tout à coup le goût de faire des choses!»

Longue feuille de route

En dépit de ses 86 ans, Guy Chrétien indique, avec un sourire trahissant pour lui l’évidence, qu’il a encore des projets d’écriture.

L’auteur, qui s’est donné le nom de plume de Georges Guy en 1951 en s’inspirant de son idole Georges Guétary, a écrit environ 125 nouvelles pour différents magazines, tels «Châtelaine», «Maclean» et la «Revue moderne», en plus d’avoir publié de nombreux articles, notamment dans «Le Bulletin des agriculteurs». Il a aussi signé 26 pièces de théâtre qui ont toutes été jouées et une quarantaine de dramatiques pour Radio-Canada. M. Chrétien a été rédacteur publicitaire pour Radio-Canada à Matane de 1957 à 1987.

Le dernier-né de ses livres est vendu à la Librairie L’Expression et à la Cité Hi-Tech de Sainte-Anne-des-Monts ainsi qu’à l’épicerie Axep de Cap-Chat. Le romancier tiendra une séance de signatures le samedi 13 octobre à 13h à La Chouette Librairie de Matane, où le roman sera également vendu.

Suite à la disparition de la seule résidence du genre à Sainte-Madeleine, les conseillers municipaux se sont récemment réunis afin de réfléchir sur les besoins de la clientèle qui a perdu son logis, alors que la destruction du bâtiment survient au moment où les élus cherchent des moyens de sortir leur municipalité de sa dévitalisation.

«Est-ce qu’on pourrait avoir une subvention du gouvernement pour un projet communautaire ou est-ce qu’on regarde du côté du privé?» Voilà autant de questions que les conseillers municipaux ont dû se poser, selon le maire, Joël Côté. «Doit-on regarder du côté du programme Accès-Logis ou prendre une partie des redevances des éoliennes? On doit d’abord évaluer les besoins pour retenir cette clientèle-là chez nous. On va aussi voir ce qui va se passer avec Orbite.» 

Rappelons que la compagnie Orbite Aluminae, qui prévoit faire construire une usine d’alumine métallurgique, n’a pas encore confirmé si celle-ci se situera à Sainte-Madeleine ou dans la municipalité voisine de Grande-Vallée.

Un patrimoine disparu

Pour les habitants de Sainte-Madeleine, la disparition de cette résidence qui était, à l’origine, le presbytère de leur paroisse, n’évoque rien de moins que la désolation. «Avec l’église, ça faisait partie de notre patrimoine, déplore M. Côté. Ça permettait aussi à des gens qui ne pouvaient plus rester dans leur maison de demeurer dans la municipalité, près des leurs.»

La résidence René-Tremblay, qui logeait neuf personnes et les quatre membres de la famille du propriétaire, Gilles Goupil, a complètement été détruite par les flammes. Il s’agissait du pire incendie de l’histoire du village de moins de 400 âmes. Heureusement, les treize personnes qui y logeaient avaient été relocalisées quelques heures auparavant, dû à des problèmes survenus en matinée dans un panneau électrique. D’ailleurs, c’est ce qui expliquerait la cause du sinistre.

Incendie d’une rare violence

Lorsque les pompiers sont arrivés sur les lieux, les flammes sortaient par toutes les issues du bâtiment. Ils ont immédiatement demandé l’assistance de leurs collègues des casernes de Saint-Maxime-du-Mont-Louis et de Grande-Vallée. L’embrasement total a fait craindre le pire à la vingtaine de sapeurs qui ont combattu le violent incendie pendant près de huit heures, à cause des tisons qui se dirigeaient tout droit sur l’église, située tout juste à côté. Les pompiers se sont affairés à protéger le temple en utilisant des jets d’eau à base de mousse. Heureusement, l’eau n’a causé aucun dégât à l’intérieur.

Utilisation du nouveau matériel

«Ça nous a permis de tester notre nouveau camion autopompe», se console le maire Côté. L’achat de celui-ci, qui a coûté 310 000$, avait fait des vagues auprès de certains contribuables qui considéraient la dépense trop élevée.»

Après l’obtention  d’une subvention provenant du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire de 150 000 dollars, le conseil municipal avait adopté un règlement d’emprunt de 160 000 dollars pour l’acquisition de ce nouvel équipement d’incendie. Le camion précédent, qui datait de 1974 était, selon le maire, complètement désuet.

Voilà un an et demi qu’ils attendaient ce moment avant de prendre leur décision. Le rapport du coroner conclut que la mort de leur  petit Louka-William, survenue après un accouchement qui a mal tourné le 14 mars 2011, aurait pu être «raisonnablement évitée». Pour eux, le Dr Martin Clavet vient confirmer ce qu’ils ont toujours soutenu depuis un an et demi.

«Ce que le coroner décrit, c’est vraiment ce qui s’est passé, se réconforte Bengy Savard. Il a fait une enquête minutieuse sur les événements qui ont conduit au décès de Louka-William. «Je ne suis pas surprise, ça reflète très bien la situation», ajoute Mélanie Pelletier.

S’ils sont réconfortés de savoir qu’ils avaient raison, cela n’a rien pour calmer leur colère. «On est révoltés, mais on va faire ça de façon civilisée, indique l’homme. En intentant des poursuites judiciaires contre l’hôpital, ce sera la seule manière de rendre justice à notre garçon.»

Ces derniers jours, le couple a entrepris des démarches auprès d’un cabinet d’avocats spécialisé en affaires médicales. «Je maintiens qu’il y a eu négligence de la part du personnel et erreur médicale, continue M. Savard, qui ne cache pas le fait qu’il n’ait pas encore réussi à faire son deuil. Je ne sais pas si je réussirai un jour à vivre avec ça. Chose certaine, je ne pourrai jamais oublier.»

«Si on avait pris les bonnes décisions, notre petit gars serait ici avec nous et courrait, laisse-t-il tomber en baissant les yeux. Ce n’est pas rien, il y a eu mort d’enfant.»

De l’huile sur le feu

La réaction de la direction du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Haute-Gaspésie suite au dépôt du rapport du coroner, n’a rien pour apaiser leur colère. Se disant d’entrée de jeu de tout cœur avec eux, le directeur général par intérim, Bertin Riverin, allègue qu’il y avait autant de risques de transférer madame vers le CSSS de Matane que de la garder au sein de son établissement. «Le dilemme qu’il soulève est ridicule», s’indigne Bengy Savard.

«Si on m’avait dit qu’on me transférait vers Matane, j’aurais sauté de joie, soutient Mélanie Pelletier. Au lieu de ça, on ne s’est pas occupé de moi et on m’a laissé attendre.» «Nous, on n’est pas des médecins, poursuit son conjoint. Je me disais qu’elle était dans un hôpital, donc entre bonnes mains! On nous a traités comme des moins que rien.»

Événements

Le 14 mars 2011, alors enceinte de presque 34 semaines, Mélanie Pelletier se rend à l’urgence de l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts pour des contractions qu’elle ressent depuis 11h.

Elle est vue par un premier médecin à 16h30. «Il m’a dit que je pouvais m’en retourner chez nous et de revenir si ça empirait, raconte-t-elle. Mais j’ai dit à l’infirmière que je ne bougerais pas d’ici. Je suis allée m’asseoir dans la salle d’attente.» «Si on avait écouté le docteur, ma blonde serait peut-être morte à la maison», s’indigne M. Savard.

Presque deux heures plus tard, assise sur une chaise droite de la salle d’attente, Mélanie Pelletier n’arrive tout simplement plus à supporter ses douleurs. Elle dit avoir supplié l’infirmière au tri de faire quelque chose. «Elle criait de mal, se souvient Bengy Savard. J’ai pogné les nerfs et je leur ai dit que ce n’était pas normal.»

Quelques instants plus tard, la femme est examinée par un deuxième médecin qui s’aperçoit que le travail est commencé puisque le col de l’utérus de la patiente est dilaté à 11cm et qu’elle palpe le cordon ombilical du bébé et possiblement un membre. Elle agit en toute urgence afin de procéder à une césarienne. Près d’une heure et demie plus tard, le poupon vient au monde, mais est en arrêt respiratoire. Après des techniques de réanimation, son cœur bat à nouveau et la couleur de sa peau revient passablement à la normale.

Le petit patient est transféré par avion-ambulance vers 22h en direction du Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) à Québec. Rendu là, il est maintenu en vie artificiellement. Le lendemain midi, la mère part rejoindre son bébé de la même façon. Quant au père, il ne pourra rejoindre sa famille que le surlendemain de la naissance de son fils par voie terrestre.

«Histoire d’horreur»

«Les premiers jours, on était de bonne humeur, relate le papa. On se disait qu’il était bien soigné et qu’on allait le sauver. On se disait qu’il prenait du mieux, jusqu’à ce qu’on nous apprenne qu’il avait des hémorragies internes et qu’il n’y avait plus rien à faire.»

«On s’accrochait, ajoute Mme Pelletier. Tu ne veux pas y croire. Tu te dis qu’il est là, qu’il est en vie et que c’est impossible de se faire à l’idée qu’il puisse mourir.» «Pendant un moment, on s’est dit qu’on accepterait le fait qu’il  vive avec des séquelles, continue son conjoint. Mais on nous a aussitôt fait comprendre que c’était fini.»

Sous les recommandations des médecins du CHUL, les parents consentent au débranchement. «C’est la pire décision qu’on aura eu à prendre de toute notre vie», se rappelle Bengy Savard, la gorge nouée par l’émotion. Une fois que leur bébé a été libéré de tous les fils qui le reliaient à des machines, les parents l’ont gardé dans leurs bras, collé contre eux. «On a profité au maximum de ces dernières heures avec notre garçon», sanglote la maman qui porte une chaîne en or avec un petit cœur contenant les cendres de son enfant.

«C’est fort l’instinct de vie chez un bébé, se surprend encore le papa. On aurait dit qu’il ne voulait pas partir. On lui tendait un doigt et il le serrait. Parfois, quand on lui parlait, il s’ouvrait les yeux et nous regardait. J’ai de la misère à croire qu’il n’avait plus d’activité cérébrale.» Le petit Louka-William s’accrochera à la vie pendant 22 heures avant de libérer son dernier souffle. Il était âgé de neuf jours.

Si Mme Pelletier a du ressentiment face au CSSS de la Haute-Gaspésie, elle tient, par contre, à saluer la qualité des soins reçus au CHUL. «On était très bien traités, en particulier par une infirmière qui avait beaucoup de compassion, relate-t-elle. Elle m’a dit que je vivais une histoire d’horreur!»

Contradiction entourant le soutien

Dix jours après la naissance de leur enfant, les parents endeuillés sont revenus à leur domicile de Sainte-Anne-des-Monts pour célébrer le service religieux de leur enfant. Selon eux, ils ont été laissés à eux-mêmes. «Sauf un appel du CLSC, l’hôpital ne nous a jamais offert de soutien, ni leurs condoléances, ne serait-ce que par lettre», déplore le père.

«Après les funérailles de Louka et l’avis de décès qui a été publié dans le journal, je me serais attendue à recevoir des nouvelles, ajoute Mme Pelletier. La seule lettre que j’ai reçue de l’hôpital m’invitait à faire un don à la fondation. Elle a pris le bord assez vite!»

Le CSSS nie catégoriquement ces allégations. «On a fait des pieds et des mains pour faire venir l’avion-ambulance d’abord pour le bébé, puis le lendemain pour la mère, se défend la directrice de la qualité et de la gestion des risques de l’établissement, Marjorie Pigeon. C’est exceptionnel de faire venir deux fois l’avion-ambulance en moins de 24 heures. Un contact a ensuite été établi auprès d’une travailleuse sociale pour que le père puisse avoir du soutien financier pour se rendre à Québec. Je trouve ça triste qu’ils disent ça. Mais je peux comprendre qu’ils ont oublié. S’ils ont besoin de soutien, on est là pour les supporter.»

«L’équipe en place a été ébranlée par rapport à ce drame, précise-t-elle. Nos professionnels ont fait ce qu’ils croyaient le mieux au moment où la situation s’est présentée.»

Le couple Pelletier-Savard est tellement amer par rapport au CSSS de la Haute-Gaspésie qu’il projette de déménager à Matane. «J’ai tellement peur qu’on tombe malade ou qu’on se blesse et qu’on doive aller à l’hôpital ici, soutient M. Savard qui, depuis ce drame, affirme être anxieux, mal dormir et éprouver des problèmes d’estomac, en plus d’éruptions de psoriasis plus fréquentes. Je n’ai plus confiance au personnel de l’hôpital. On va être plus en sécurité en allant vivre dans une ville où on va pouvoir s’occuper de nous si on en a besoin.»

«Heureusement que j’ai mes deux filles, Marie-Julie et Shania, qui me permettent de m’accrocher parce que je serais pas mal plus déprimée et stressée», ajoute sa conjointe qui affirme que sa convalescence physique, suite aux complications entourant son accouchement, s’est étalée sur plusieurs mois.

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Décès d’un bébé : aucun blâme envers le personnel médical

Le Dr Martin Clavet a procédé à l’investigation des faits entourant le drame qui s’est joué à l’urgence de l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts le soir du 14 mars 2011, et qui s’est soldé par la mort d’un bébé.

L’expert précise qu’il n’est pas de son mandat de blâmer et encore moins de criminaliser. Il estime cependant que ce décès aurait pu être évité. Selon lui, le résultat catastrophique s’explique par le fait qu’en fermant son service d’obstétrique trois ans plus tôt, l’organisation n’a pas veillé à former et à outiller ses employés afin de pouvoir faire face à une urgence obstétricale.

«Si l’on avait pu poser le diagnostic de travail prématuré et confirmer un changement au niveau du col, on aurait pu pratiquer la césarienne avant que ne survienne la procidence du cordon et, ainsi, le bébé aurait connu une évolution tout à fait différente, avec une survie plus que probable, étant donné l’âge de la grossesse», écrit-il dans son rapport. C’est pourquoi, dans ses recommandations, il propose d’instaurer le programme AMPRO (Approche multidisciplinaire en prévention des risques obstétricaux) au Centre de santé de la Haute-Gaspésie.

Le directeur général par intérim de l’établissement, Bertin Riverin, accueille favorablement cette recommandation puisque la démarche pour déployer ce programme a même été entreprise lundi auprès de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, d’autant plus que le service d’obstétrique a été rétabli le printemps dernier.

La présidente-directrice générale de l’Agence, Yolaine Galarneau, confirme, comme recommandé par le coroner, qu’il est tout à fait adéquat que le programme AMPRO soit dispensé à l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts. Le Dr Galarneau rappelle que ce programme de formation et de qualité continues est dispensé exclusivement aux établissements disposant d’un service d’obstétrique.

Les faits

Le 14 mars 2011, Mélanie Pelletier de Sainte-Anne-des-Monts, qui est enceinte d’un peu plus de 33 semaines, se présente à l’urgence de l’hôpital de l’endroit à 16h34. Elle indique à l’infirmière qu’elle ressent des contractions douloureuses aux 10 à 15 minutes depuis 11h, accompagnées d’une petite perte sanguine. Un médecin l’évalue à 16h47. Des examens de laboratoire sont demandés. Mélanie Pelletier  retourne dans la salle d’attente, après avoir été avisée de revenir si elle avait d’autres contractions.

Près de deux heures plus tard, elle se présente au poste d’accueil pour indiquer qu’elle a encore des contractions et qu’elle a des douleurs au bas-ventre. Elle est alors réévaluée par un autre médecin. Celui-ci pose un diagnostic complètement différent du premier. Dans sa note rédigée à 19h, le second médecin mentionne qu’il y a perte abondante de liquide et que le col de l’utérus est dilaté à 10 cm. Il palpe le cordon ombilical et ce qui lui semble peut-être même être un membre.

Devant la possibilité d’une procidence du cordon, une présentation par les membres inférieurs et une détresse foetale, il loge en toute urgence un appel au chirurgien et à l’anesthésiste. Une équipe de médecins, d’infirmières et d’inhalothérapeutes est mobilisée afin de porter assistance et procéder à une césarienne d’urgence.

La mère est conduite au bloc opératoire à 19h40. L’intervention débute à 20h10 et le petit Louka-William vient au monde à 20h18. Mais, entre-temps, le cœur du bébé cesse de battre pendant environ 4 minutes. Une réanimation est exercée sur le nouveau-né. La coloration de sa peau s’améliore et le cœur repart. Un pédiatre de Rimouski est consulté. Celui-ci recommande un transfert vers le Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL).

Le nouveau-né arrive au CHUL par avion-ambulance. Le diagnostic de l’établissement de Québec fait état d’asphyxie sévère. Par la suite, de nombreuses complications surviennent, dont de l’insuffisance rénale, un saignement à l’estomac et des problèmes à un lobe pulmonaire. Les traitements se poursuivent. Huit jours plus tard, devant le risque de séquelles importantes et avec le consentement des parents, les soins sont interrompus, sauf ceux visant à assurer le confort du jeune patient. Le décès du petit Louka-William Pelletier-Savard est constaté le lendemain à 16h32.

Au mauvais endroit au mauvais moment

Dans son rapport, le coroner Clavet soulève l’absence d’évaluation du bien-être foetal tout au long de la journée ainsi qu’un délai très long entre le diagnostic de souffrance foetale posé à 19h et la naissance à 20h18. Il pose aussi la question, en tenant compte que le CSSS de la Haute-Gaspésie n’avait pas de salle d’accouchement, ni les ressources humaines nécessaires pour pouvoir s’occuper des cas actifs d’obstétrique: «Comment se fait-il qu’une patiente qui avait des contractions régulières ait été gardée en observation dans un centre où il ne se pratiquait pas d’obstétrique?»

«Mme Pelletier a eu la malchance de commencer son travail et de se présenter dans un centre hospitalier où il ne se pratique pas d’obstétrique, poursuit Martin Clavet. Je suis d’avis que l’absence de service d’obstétrique a contribué négativement au résultat et au dénouement. Le fait de ne pas avoir de service d’obstétrique n’a pas permis d’avoir le réflexe de reconnaître les facteurs de risque qui s’additionnaient chez Mme Pelletier et l’équipe sur place n’a pu commencer le monitoring foetal et des contractions, n’ayant pas l’équipement et les ressources pour le faire.»

Réactions de la direction du CSSS de la Haute-Gaspésie

Devant les observations du coroner, le directeur général par intérim du CSSS de la Haute-Gaspésie répond, en insistant sur la compassion qu’il éprouve envers la famille et en soulignant que son équipe a également trouvé cette situation difficile: «Les membres de l’équipe ont pris les décisions qu’ils considéraient les meilleures, mais le résultat n’est pas celui qui était souhaitable. Je ne peux pas corriger le passé.»

«Maintenant, la situation serait très différente parce que notre service d’obstétrique est rétabli, rappelle-t-il. Notre équipe est formée et dispose des technologies à la fine pointe pour réagir en conséquence. Si un événement du genre survenait aujourd’hui, ce ne serait sûrement pas la même séquence d’événements parce qu’on est en mesure, maintenant, d’offrir les services d’obstétrique, ce qui n’était pas le cas quand c’est survenu. Ça colore beaucoup la situation.»

«Mettez-vous à la place du médecin qui devait prendre la décision d’un transfert entre ici et Matane ou celle de garder la personne ici, continue-t-il. Il était placé devant deux situations à risque qui n’étaient pas optimales. Si le médecin avait choisi l’autre solution et, qu’entre ici et Matane, l’accouchement avait été fait en situation d’urgence, on aurait pu être blâmés de la même façon. Je n’aurais pas voulu être à la place du médecin qui a pris cette décision.»

Autres recommandations

Comme autres recommandations, le coroner demande au Collège des médecins ainsi qu’à l’Ordre des infirmières et infirmiers d’examiner la qualité de l’acte professionnel et des soins qui ont été prodigués sur le poupon et sa mère. Il s’adresse au ministère de la Santé et des Services sociaux afin de mettre en place les ressources et les mécanismes auprès du personnel des urgences des hôpitaux qui n’offrent pas de services d’obstétrique.

«On attendait le rapport du coroner pour comprendre ce qui était arrivé parce que lui, il regarde ça d’un œil différent et il peut nous alimenter là-dessus», souligne M. Riverin. 

Cette décision découle d’une analyse détaillée menée par l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts l’automne dernier, avec la recommandation de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et la collaboration du Collège des médecins.

Procédure

C’est une infirmière de l’établissement qui a découvert que l’examen d’une coloscopie était incomplet. Elle en a fait part à l’équipe médicale en place. Celle-ci lui a donné raison. Du coup, par mesure préventive, il devenait impératif pour eux de vérifier les 84 autres rapports de coloscopie du même chirurgien dépanneur qui a exercé au CSSS de la Haute-Gaspésie entre 2006 et 2001. Ce médecin est aujourd’hui à la retraite.

La direction du centre hospitalier a donc entrepris de retracer les 85 patients visés par ce rappel. Aucun d’entre eux ne serait décédé. Ces mêmes personnes ont déjà reçu ou recevront bientôt une lettre du CSSS les avisant de la situation.

La missive les informe également qu’une infirmière les appellera afin de convenir avec eux d’un rendez-vous pour une consultation avec une chirurgienne qui jugera nécessaire ou non de leur faire subir à nouveau la coloscopie.

Le CSSS de la Haute-Gaspésie s’engage à rencontrer tous les patients d’ici la mi-novembre. «On leur propose de rencontrer un médecin du CSSS qui, par la suite, recommandera de refaire faire l’examen ou référera, au besoin, à un spécialiste», précise le directeur général par intérim de l’établissement, Bertin Riverin.

Prévention

Face à cette situation qui secoue encore une fois le CSSS de la Haute-Gaspésie, ses dirigeants et ceux de l’Agence de la santé régionale agissent par précaution. «C’est une mesure préventive et il n’y a pas lieu de s’inquiéter dans tous les cas», tient à souligner le directeur de la santé publique de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Claude Mercier. «Si on procède à cet exercice, c’est pour justement rassurer la population», continue-t-il. 

D’ailleurs, toute personne qui souhaiterait obtenir de l’information en lien avec cette situation est invitée à communiquer avec une infirmière du bloc opératoire de l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts, au 418 763-2261, poste 2123.

Délai et coûts

Entre la découverte du premier examen incomplet et l’envoi des lettres aux gens concernés, il se sera écoulé presque un an. Qu’est-ce qui explique un tel délai? «On a dû faire des contacts avec le Collège des médecins, répond le directeur du CSSS. Ça prend un certain temps avant d’attacher les choses et de retrouver toutes les personnes en cause.»

À savoir si cette procédure engendrera des dépenses additionnelles pour l’établissement, la direction n’avance aucun chiffre. «La question financière n’est pas prise en cause, a répondu M. Riverin. Dans ce cas, ce n’est pas la première préoccupation.» «On parle ici de coûts humains», a précisé la présidente-directrice générale de l’Agence de la santé, Yolaine Galarneau.

Situation similaire

La situation relevée au CSSS de la Haute-Gaspésie n’est pas sans rappeler celle survenue, il y a une dizaine de jours, à l’Hôpital général du Lakeshore, dans l’ouest de l’île de Montréal. La direction a dû procéder au rappel d’examens de coloscopie effectués entre 2009 et 2012 auprès de 684 patients. Le médecin ayant pratiqué ces examens ne travaille plus au sein de l’établissement. «Il ne s’agit pas du même médecin et les deux situations n’ont rien à voir entre elles», tient à préciser le Dr Bernier.

La coloscopie est l’examen visuel du côlon par l’utilisation d’une sonde, plus précisément nommé un coloscope, qui peut détecter de l’inflammation, des lésions, des saignements ou encore des masses anormales.

Considérant que le nombre de couples nicheurs sur la célèbre île gaspésienne avait déjà chuté de 20,7% entre 2009 et 2011, une perte de 12 300 couples, les gens sensibles au sort de l’espèce déploient encore plus d’efforts pour tenter de comprendre ce qui se passe.

Le taux de survie des poussins varie entre 50 et 60 % généralement, alors qu’il n’est que de 5 à 10% cette année. En 2009, la colonie de l’île Bonaventure comptait 59 586 couples, comparativement à 47 248 il y a un an. Le décompte de 2012 sera connu plus tard.

La biologiste Mélanie Sabourin, responsable du service de conservation et d’éducation du Parc de l’île Bonaventure et du rocher Percé croit que des problèmes d’alimentation, probablement liés à la chaude température de l’eau, et le désastre écologique causé par l’explosion de la plateforme de forage Deepwater Horizon, en avril 2010, peuvent expliquer une bonne partie du déclin observé récemment.

«La reproduction pose des problèmes en 2012. Il y a beaucoup de poussins abandonnés. Habituellement, un membre du couple reste au nid. Cette année, les deux membres partent se nourrir. Il s’est passé quelque chose», aborde Mme Sabourin.

«Les fous de Bassan plongent pour se nourrir, mais pas au-delà de 20 mètres. Si les poissons se trouvent plus creux pour rester en eau froide, ils sont inaccessibles», ajoute-t-elle.

L’eau chaude pourrait aussi avoir changé les moments choisis par les poissons pour migrer. Des pêcheurs commerciaux et sportifs ont ainsi remarqué une arrivée précoce de certaines espèces, comme le maquereau, et tardive, pour le hareng.

«Les oiseaux marins sont très synchronisés avec la ressource alimentaire, pour la reproduction. Ils ne peuvent pas s’adapter vite aux changements. Est-ce que c’est ponctuel? Il se passe quelque chose en milieu marin», insiste-t-elle.

Les observateurs de fous de Bassan de la colonie de Cape St. Mary’s à Terre-Neuve ont aussi vu des parents s’absentant longtemps et loin des nids.

«Il y a des fous de Bassan du côté nord de la Gaspésie, sur la Côte-Nord, à l’embouchure du Saguenay, dans la Baie-des-Chaleurs, en grand nombre, et pas seulement des immatures, qui prennent quelques années avant de joindre une colonie (…) On ne peut parler de seuil critique, mais c’est inquiétant», souligne Mme Sabourin.

Les côtes du golfe du Mexique sont souillées pour des décennies. Elles sont fréquentées par environ 25% des membres de la colonie gaspésienne de fous de Bassan. Plusieurs équipes de chercheurs conjuguent leurs efforts pour tenter de mesure l’impact du déversement causé par la plateforme de forage de BP.

La colonie de fous de Bassan de la Gaspésie avait augmenté constamment entre 1974 et 2009, passant de 16 400 à près de 60 000 couples.

«Depuis ce déversement, le Service canadien de la faune fait un inventaire annuel plutôt qu’aux cinq ans», note Mélanie Sabourin.

Pour ce faire, l’entreprise prévoit la construction d’une usine d’embouteillage à Sainte-Anne-des-Monts.

Si le promoteur peut maintenant amorcer la deuxième des trois phases prévues au projet, c’est parce qu’il vient d’obtenir, pour sa ressource, la désignation formelle d’eau de source du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. «Notre produit n’a rien à voir avec d’autres eaux embouteillées qui sont parfois des eaux du robinet qui ont été traitées, insiste le président et chef de la direction de Chic-Chocs Ressources, Dominique de Pasquale. On est dans les eaux de qualité comme Evian et Vittel.»

L’entreprise a également obtenu une autorisation du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs afin de pouvoir prélever la ressource en vertu de la réglementation de captage des eaux souterraines.

Autres phases

L’entrepreneur poursuit actuellement la réalisation de la deuxième phase visant la planification de la construction et des opérations. Celle-ci devrait être complétée à l’automne 2013. La troisième et dernière phase, qui prévoit l’achèvement de la construction de l’usine d’embouteillage et sa mise en opération à Sainte-Anne-des-Monts, devrait se réaliser à la fin de l’automne 2013 ou au début de 2014. Le président de Chic-Chocs Ressources, dont les bureaux sont actuellement dans la région montréalaise, prévoit installer son usine et le siège social de son entreprise à Sainte-Anne-des-Monts.

Projet ambitieux

Le projet, évalué à 31,7 millions de dollars, prévoit la création d’une trentaine d’emplois. Pour les quatre premières années d’exploitation, M. de Pasquale estime que de 30 à 50 millions de litres d’eau pourraient sortir annuellement de son usine.

Jusqu’à maintenant, Chic-Chocs Ressources et ses partenaires financiers privés ont investi quelques millions de dollars pour les travaux d’analyse et de planification, dont environ 200 000 $ proviennent de différentes sources gouvernementales québécoises.

Redevances et risques environnementaux

Dominique de Pasquale indique que sa compagnie prévoit retourner une part des profits au milieu, ce qui devrait être plus généreux comme contributions que les redevances prévues par le gouvernement du Québec. Celles-ci seraient d’à peine un cinquantième de cent par bouteille d’eau de 500 ml et moins.

L’homme d’affaires écarte aussi tout risque de contamination de la source Isabella qui pourrait être occasionnée par les activités d’Orbite Aluminae et de Petrolia réalisées à quelques kilomètres de là. «La distance est suffisamment éloignée pour éliminer tout risque de contamination», estime M. de Pasquale.

Origines de la source

La source Isabella est située dans la réserve faunique des Chic-Chocs, qui borde le parc de la Gaspésie. La source, localisée sur un plateau surélevé formé par les monts Cooper et McGerrigle, a jailli tel un geyser à la suite de travaux de forage de 644m de profondeur réalisés en 1996. Depuis seize ans, la source n’a jamais cessé de couler.

Il y a environ quatre ans, les dirigeants de Chic-Chocs Ressources se sont rendus sur les lieux avec le défunt prospecteur Jean-Marc Marin de Sainte-Anne-des-Monts, celui à qui on attribue la découverte du faux geyser. «À l’été 2010, on a décidé d’entreprendre des travaux plus formels et les analyses systématiques prévus au processus réglementaire imposé par le gouvernement, raconte Dominique de Pasquale. Nos études ont été soigneusement balisées pour s’assurer de la constance et de l’innocuité de la ressource.»

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