Nouveau venu sur la scène provinciale, le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, devient ministre délégué aux Régions et ministre responsable de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. De plus, il est nommé vice-président du comité interministériel sur le développement de la Gaspésie.
Pour sa part, le député de la nouvelle circonscription de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, endosse la fonction de ministre délégué au Tourisme et ministre responsable du Bas-Saint-Laurent. Âgé de 37 ans, le Matanais, dont la mère est originaire de Sainte-Anne-des-Monts, a déjà une bonne expérience de la vie parlementaire puisqu’il amorce son troisième mandat.
Développement touristique de la Gaspésie
En étant nommé ministre délégué au Tourisme, Pascal Bérubé aura, entre autres mandats, à défendre le développement de la Gaspésie afin d’en faire une destination touristique internationale. «Avec Pascal, on va bien être positionnés sur le plan du développement touristique, s’enthousiasmait déjà le nouveau député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, lors d’une entrevue téléphonique réalisée par GRAFFICI.CA, tout juste après sa nomination. Avec le potentiel international de la Gaspésie, imaginez ce qu’on pourra faire! J’ai bien hâte de travailler avec lui. Ce sera très intéressant.»
Bérubé et Lelièvre font partie des 23 ministres qui composent le nouveau gouvernement, dont le dévoilement a été fait en fin de journée mercredi du Salon rouge de l’Assemblée nationale, en présence de 500 invités.
Réactions à chaud
Questionné à savoir s’il s’en attendait, Gaétan Lelièvre a répondu bien humblement, en riant. «C’est sûr qu’on le souhaite. Mais honnêtement, il y a toujours une insécurité. Je l’ai appris mardi. J’étais fier.» Il partage son porte-feuille avec Sylvain Gaudreault, à qui incombe l’énorme responsabilité des ministères des Transports ainsi que des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire. «On s’est rencontrés le matin même de notre nomination et c’est à ce moment-là qu’on a appris qu’on travaillerait ensemble», raconte avec humour le nouveau membre du conseil des ministres.
Dès jeudi, le ministre Lelièvre rencontrera l’équipe avec laquelle il devra travailler au sein de son cabinet. «On va définir ensemble les priorités, indique-t-il. Il faut mettre en place la structure. Avec un ministère, on a plus de ressources à gérer que seulement avec un bureau de député, même si celui-ci est aussi une priorité.»
Parmi ses obligations, le ministre délégué aux Régions est responsable de la politique de la ruralité. Concernant le comité interministériel dont il est vice-président, celui-ci dispose de 7 millions de dollars pour l’élaboration du plan de développement. «Ensuite, on pourra peut-être mettre plusieurs centaines de millions de dollars pour la réalisation des projets retenus», signale Gaétan Lelièvre. Le parlementaire a rappelle les 210 millions de dollars qui avaient été octroyés à la Gaspésie par le gouvernement péquiste en septembre 2001, dont 62 millions de dollars seulement au Parc de la Gaspésie.
GRAFFICI.CA a tenté de joindre Pascal Bérubé à plusieurs reprises, mais sans succès. Peu avant minuit, mercredi, le nouveau ministre a écrit sur sa page Facebook. «Je suis très fier d’être maintenant ministre délégué au Tourisme et, par la même occasion, membre de la mission économique sous la direction du ministre des Finances. De plus, je serai le ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent. Merci à la première ministre pour sa confiance.
C’est un honneur pour moi, ma famille, mes proches et ma circonscription.»
Les derniers ministres à Gaspé et Matane
Le dernier député de Matane à avoir occupé un siège de ministre a été Matthias Rioux, sous la bannière du Parti québécois. Dans le cabinet de Lucien Bouchard, il a été ministre du Travail de 1996 à 1998, puis des Aînés en 1998.
Du côté de Gaspé, cela faisait 28 ans que la circonscription n’avait pas donné de ministre. Le dernier a été Henri Lemay, également sous le Parti québécois, de 1984 à 1985. Il était ministre délégué au Développement et à la Voirie des régions sous René Lévesque et Pierre-Marc Johnson.
Même si les députés Irvin Pelletier dans Rimouski et Sylvain Roy dans Bonaventure ont été écartés du conseil des ministres, il n’en demeure pas moins que, selon plusieurs observateurs, la représentation de parlementaires provenant de l’Est-du-Québec aura rarement été aussi forte.
Outre Bérubé et Lelièvre, soulignons aussi Jeannine Richard, nouvellement élue députée des Îles-de-la-Madeleine, qui a hérité du poste d’adjointe parlementaire au ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. François Gendron devient également vice-premier ministre.
Sur la Côte-Nord, le député de René-Lévesque, Marjolain Dufour, se voit confier le mandat de président du caucus.
Le juge Jules Berthelot a ordonné à Julien Harrisson de demeurer encore deux ans moins un jour derrière les barreaux de la prison de New Carlisle. Le magistrat a déduit de la peine les cinq mois de détention préventive déjà purgés par l’accusé.
À sa sortie, Harrisson devra se soumettre à des prélèvements d’ADN et respecter une période de probation de trois ans avec suivi. Il lui sera également interdit de posséder des armes à feu pendant dix ans.
Les faits reprochés
Dans la nuit du 20 mars, un incendie s’est déclaré dans l’édifice de la MRC de la Haute-Gaspésie, sur la route 132, dans le secteur ouest de Sainte-Anne-des-Monts, occasionnant des dommages de près de 100 000 $. Dans la nuit du 3 au 4 avril, un début d’incendie se déclare au même endroit, mais s’éteint par lui-même.
La même nuit, un incendie se déclare au Motel Manoir-sur-mer. Deux unités de motels sont détruites et une partie du toit est démolie pour éviter la propagation du feu dans le reste du bâtiment. Les dommages sont estimés à quelques centaines de milliers$.
Le lendemain, un début d’incendie, ayant pris naissance vers minuit la veille, est rapporté à la police par l’entreprise Armoires des Monts. Le feu avait été mis dans des palettes de bois placées à l’arrière de l’édifice, mais il s’est éteint par lui-même.
Quelques jours plus tard, deux policiers se rendent à la résidence de Julien Harrisson. Le suspect leur présente alors un calepin de notes décrivant son emploi du temps la nuit où les crimes ont été commis, visant à les convaincre qu’il n’avait pas quitté la maison. Le 13 avril, l’individu est arrêté chez ses parents. Lors d’un interrogatoire vidéo, il admet les gestes.
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L’œuvre de 66 minutes, produite par Les Films Outsiders, était présentée dans le village de 268 habitants avant sa sortie montréalaise prévue le 9 novembre, puis ensuite dans l’ensemble du Québec. Pourquoi La Martre avant Montréal? «C’est parce que la productrice du film, Ginette Petit, a séjourné, cet été, à ma maison de Cap-au-Renard, explique Louise Portal. Elle a découvert la chapelle et a tellement aimé son séjour ici qu’elle a décidé d’offrir cette projection gracieusement au comité de la chapelle.»
Ce comité, maintenant connu sous le nom de Cap-au-Renard en couleurs, a pris la balle au bond et a décidé d’inscrire l’événement à sa programmation culturelle.
Les 54 personnes qui ont pris part à la projection étaient de tous âges. Il y avait passablement d’aînés, mais aussi des intervenants œuvrant auprès de cette clientèle. Certains ont d’ailleurs livré des témoignages intéressants lors de la causerie qui a suivi le visionnement.
Il faut aussi dire que le sujet touche une réalité en Haute-Gaspésie. Selon le dernier bulletin statistique régional de l’Institut de la statistique du Québec, 22% de la population de cette MRC est âgée de plus de 65 ans, contre 15,7% au Québec.
Le film
Fernand Dansereau présente le fruit de sa recherche portant sur la relation entre l’âge et le rire, en se référant à des études scientifiques relatives aux effets bénéfiques du rire par rapport à la santé des aînés. Le réalisateur présente le travail de Dr Clown, même si l’entreprise a été au cœur d’une controverse à cause d’une subvention de près de 300 000 $, reçue du gouvernement du Québec. Dr Clown a pour mission de faire rire les bénéficiaires de centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD).
Le moyen-métrage s’ouvre sur une discussion entre cinq comédiens âgés: Kim Yarochevskaya, Gérard Poirier, Andrée Lachapelle, Marcel Sabourin et Aubert Palascio. Le documentaire nous transporte ensuite à Paris, à la rencontre d’experts qui se sont penchés sur l’âgisme. «Pour bien vieillir, il faut aimer la vie, indique un psychiatre en gérontologie, le Dr Olivier de Ladoucette. Il faut avoir des projets.»
Le réalisateur s’est également entretenu avec le philosophe français Robert Misrahi, âgé de 86 ans. «Il n’y a pas de vie après la mort, j’en ai la preuve, affirme-t-il. Je n’ai donc pas à avoir peur puisqu’il n’y a rien. D’où l’importance de se préoccuper de l’avant!» Le maître zen Albert Low croit, pour sa part, que trop de vieilles personnes ne sont pas sages parce qu’elles ont trop peur.
On revient au Québec pour assister à un souper entre quatre sœurs âgées qui discutent de leur état. Ces témoignages donnent parfois droit à des moments drôles, parfois à des commentaires touchants.
Un conférencier, dont les jours sont décomptés à cause du cancer, conseille à ses auditeurs de prendre une petite dose quotidienne de RPH (rire, plaisir, humour). «L’acceptation de la mort est la condition pour bien vivre, croit le gérontologue Gilbert Leclerc. C’est le point tournant.»
«Le vieil âge et le rire» présente aussi le témoignage poignant de la psychologue et auteure Édith Fournier, dont le conjoint, le cinéaste Michel Moreau, était atteint de la maladie d’Alzheimer lors du tournage du documentaire. Depuis, l’homme est décédé. Il s’est éteint il y a quelques jours. Mme Fournier confiait: «Je n’ai rien à attendre des progrès de Michel. S’il y a quelqu’un qui doit progresser, c’est moi. J’ai perdu mes ambitions, mes rêves, mais c’est une délivrance parce que ça donne accès à une dimension de la vie et de l’amour. C’est une vie plus intérieure.»
Fernand Dansereau n’occulte pas le quotidien des personnes en institution et de la routine des travailleurs qui sont à leurs services. Ces images sont présentées avec beaucoup de respect des individus.
D’autres personnalités interviennent dans le documentaire pour parler du thème de la vieillesse. France Castel, Jean Lapointe, le père Benoît Lacroix et Gilles Latulippe. C’est parfois très drôle. «Je n’ai pas vu passer ma vie pendant 15 ans parce que j’étais rond, dira Jean Lapointe. J’ai donc 60 ans! Quand je serai mort, je serai mort de rire!» «On ne peut pas être vieux quand on est jeune, continue Gilles Latulippe. Je ne sais pas quand je serai vieux!»
«Le vieil âge et le rire» a remporté le prix du public Télé-Québec aux derniers Rendez-vous du cinéma québécois. Radio-Canada en assurera la diffusion en 2013.
Ce bail minier permettra à l’entreprise d’exploiter une superficie de 90 hectares qui, selon une étude économique préliminaire révisée le 30 mai, comporte environ 70 millions de tonnes d’argile alumineuse. Pour l’entreprise, cette étape est cruciale puisqu’elle lui permettra de valider les résultats estimés par l’étude de faisabilité présentement en cours pour la production d’alumine métallurgique et de haute pureté.
Réactions
«L’obtention du bail minier est la démonstration tangible que la compagnie respecte ses échéanciers et progresse selon les délais prévus, se réjouit le président et chef de la direction d’Orbite, Richard Boudreault. Nous apprécions l’appui du Ministère et souhaitons contribuer de façon positive à la communauté ainsi qu’au leadership québécois et canadien en matière de haute technologie dans l’industrie minière.»
Du côté de la communauté micmaque, la nouvelle est bien accueillie. «Nous sommes heureux de voir qu’un projet minier ayant des vertus économiques, écologiques et respectueuses de l’environnement prenne place en Gaspésie, a commenté le chef de la nation micmaque de Gespeg, Claude Jeannotte. Nous supportons ce projet.»
Par ailleurs, la compagnie Orbite Aluminae estime que l’échéancier de construction de son usine d’alumine de haute pureté à Cap-Chat est en avance de sept à dix jours. Elle prévoit sa mise en production dans les trois premiers mois de 2013.
L’idée lui est venue, il y a un an, lorsqu’il a découvert, au dépotoir de Marsoui, les pièces du vieux quai de l’endroit, démoli il y a environ trente ans. «La vibration ressentie à la vue et au toucher des ruines et des résidus de ces structures de bord de mer m’ont fortement interpellé», se souvient l’artiste de La Martre. Il n’en fallait pas plus pour qu’il propose l’idée d’en faire une œuvre artistique à la municipalité de Marsoui, qui a souri au projet.
Réalisation
Au printemps, aidé par la machinerie lourde de la municipalité, il a fait sortir cent poutres du vieux quai oublié pour en faire une installation en quatre pièces. Soutenu financièrement par la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles et la municipalité de Marsoui, il s’est affairé, pendant quatre mois, au montage de l’imposante oeuvre.
Démarche
«L’installation «Quai se passa-t-il» se veut une réflexion inspirée par le symbolisme et la réalité, explique M. Faulkner. «Artiste visuel sensible, je me questionne sur ce qui a façonné notre passé et ce qui s’offre pour l’avenir du territoire et de l’homme. Par cette œuvre, j’ai choisi d’offrir la beauté pour tenter de comprendre le désarroi et inviter à la réflexion. La beauté passe par la texture et le matériau. Le désarroi se voit dans le laisser-aller et le délaissement navrant de tous ces quais devenus le symbole de la confusion et de l’abandon de notre patrimoine.»
Les quatre immenses pièces composées des ruines du quai sont ornées par des arches construites à partir de bois neuf. «J’ai voulu faire de cette installation une réflexion sur le passé et le futur, soutient le créateur. Les morceaux et les poutres du quai nous parlent d’hier, tandis que la porte d’arche en bois neuf interroge l’avenir.»
Son installation cherche également à montrer le côté grandiose de l’ancien quai. «Les gens sont impressionnés de voir que j’ai réussi à faire quelque chose avec ces poutres, raconte-t-il. Ça fait ressortir de bons souvenirs chez les gens qui se rappellent de l’ancien quai. Cet été, je suis venu presque tous les jours et les gens étaient contents de parler à l’auteur de cette œuvre.»
«Je souhaite que cette installation artistique soit un objet de divertissement et une source de réflexion pour demain», continue M. Faulkner.
Déclinaisons de l’oeuvre
L’inspiration de ces vieilles poutres de bois ne s’est pas arrêtée uniquement à l’installation de bord de mer. L’artiste en arts visuels en a également tiré vingt-huit clichés, dont sept qui ont été exposés dans le cadre des Rencontres internationales de la photographie, tout juste derrière son installation.
Les vingt-et-une autres photos ont été exposées tout l’été dans l’église de Marsoui. «Ma recherche est esthétique, mais également philosophique, précise-t-il. Elle est non pas un cri de revendication, mais le souffle inspirant pour des jours meilleurs et harmonieux.»
Parcours
Le Montréalais d’origine est passionné par la photographie, l’illustration, le pictural et la deuxième dimension. Après une formation collégiale en arts plastiques et en photographie, il a développé son apprentissage, ses recherches et ses expérimentations relatives aux textures pendant vingt ans.
René Faulkner revisite et rebâtit l’image. Il accorde beaucoup d’importance à la prise de vue. Une fois la photo croquée, il utilise la technologie pour créer des atmosphères et des ambiances. Le résultat en sera tantôt bouleversé, tantôt adouci, tantôt dénaturé. L’atmosphère ainsi produite est issue de la sculpture-assemblage, du concept visuel, de l’installation ou de l’affichage.
L’activité a réuni, comme en 2010, quelque 7 000 personnes, sur une longueur de plus de 5 km.
Le record à battre est celui de Lisbonne, au Portugal, où 8 435 personnes avaient relevé l’exploit, le 12 août 2007. «On devra visionner au ralenti la vidéo qui a été tournée d’une moto qui a traversé la vague d’un bout à l’autre, indique l’instigateur de l’activité, Serge Chrétien. Pour le record Guinness, il faut avoir le nombre de participants très précisément, à la personne près.» Même s’il avait souhaité au moins 8 500 participants, il était satisfait de l’événement qui aura permis d’amasser environ 50 000 $ qui ont été versés à l’Association du cancer de l’Est-du-Québec.
Festival de trois jours
Cette année, la vague a pris de l’ampleur par rapport à l’édition 2010, en se transformant en un festival qui s’est étalé sur trois jours. La veille et l’avant-veille, un gala d’humour a rassemblé sur scène sept humoristes, dont Réal Béland et Boucar Diouf. Sur la scène de l’immense chapiteau érigé au parc multisports, plusieurs autres artistes ont défilé tout au cours de la fin de semaine, dont les groupes Nostalgie de Rimouski et Les Beach Bums de Granby.
La vague a traversé l’Atlantique
Dimanche, la vague humaine a été déclenchée de l’hôtel de ville de Sainte-Anne-des-Monts vers 15h30, après que celle d’Annonay, en France, ait déferlé puis traversé l’océan Atlantique pour ensuite se poursuivre sur les rives du Saint-Laurent. Des deux côtés de l’océan, la cause était la même: amasser des fonds pour la lutte contre le cancer.
Dans une brève allocution précédant le coup d’envoi, Serge Chrétien a invité les gens à lever les bras bien haut en hommage à tous les disparus du cancer. «On n’est pas tous seuls, en ce moment, a-t-il lancé. Tous ceux qui ont perdu leur combat contre le cancer sont avec nous. Je sens ma mère très proche!»
C’est d’ailleurs en honneur à sa mère décédée de cette maladie que le responsable a imaginé cette activité. «Avant qu’elle ne décède, je lui avais promis de faire quelque chose, a-t-il laissé tomber dans une brève entrevue accordée à GRAFFICI.CA. Au lieu de baisser les bras devant cette terrible maladie, nous, à Sainte-Anne-des-Monts, on lève les bras bien haut parce qu’on croit qu’il est possible de la vaincre.»
Comme en 2010, un hélicoptère devait survoler la scène. Mais la veille, le pilote a dû annuler son engagement, son appareil étant réquisitionné pour un feu de forêt.
Soirée émouvante
En soirée, des centaines de personnes se sont rassemblées sous le chapiteau Desjardins, d’abord pour venir entendre le jeune Jonathan Truchon qui avait fait dix heures de route pour venir livrer un témoignage très poignant, empreint de courage et de ténacité. Il a raconté à la foule comment il a réussi, à 23 ans, à survivre à cinq cancers qui ont requis de nombreux traitements et des interventions chirurgicales, dont une qui l’a partiellement défiguré.
Par la suite, le responsable de l’événement, Serge Chrétien, a tenu à remercier publiquement les bénévoles qui l’ont appuyé dans son projet. Une vingtaine d’entre eux sont montés sur scène, dont sa femme et ses quatre enfants. M. Chrétien a tenu à remettre des plaques commémoratives à Martin St-Pierre, qu’il a présenté comme un bénévole d’exception et à sa femme, Suzanne Barriault, sa complice de tous les instants.
Visiblement fatigué de ses six mois de bénévolat, l’initiateur de la vague a profité de l’occasion pour annoncer qu’il se retirerait pendant quelques années afin de donner du temps à sa famille. «Ne vous surprenez pas si je me ferai plus discret», a-t-il dit à la foule présente. Un bénévole, Marc Portelance, a pris le micro pour souligner le travail de Serge Chrétien. «Lorsque Serge entreprend un projet, on n’a pas le choix de le suivre, a-t-il dit. Merci, Serge, de nous entraîner dans tes rêves!»
Hommage au Dr Francis Lévesque
Après un bref discours de la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Micheline Pelletier, qui a souligné au passage qu’elle avait, elle aussi, combattu un cancer, ce fut au tour du Dr Alain Pelletier, un médecin natif de l’endroit, de venir présenter son collègue et ami, le Dr Francis Lévesque, emporté par le cancer il y a quatre ans.
Après l’allocution du Dr Pelletier, la famille du Dr Lévesque est montée sur scène pour rendre hommage au défunt. Une présentation vidéo dans laquelle le médecin décédé devait s’adresser aux gens, grâce à la technologie du Centre de développement et de recherche en imagerie numérique ainsi que du Cégep de Matane, n’a pu être complétée à cause de problèmes techniques. Pour suppléer à cette présentation, c’est le frère du médecin, Angelo Lévesque qui, avec émotion, a prêté sa voix pour la lecture du message destiné à l’assistance.
Les deux hommes ont visité quatre entreprises de l’endroit, soit les Fenêtres gaspésiennes, Exploramer, Les Entreprises Mont-Sterling et Armoires des Monts.
Les deux politiciens se sont montrés imperturbables par rapport au sondage de la firme Segma et réalisé pour le compte de GRAFFICI.CA, qui place Georges Mamelonet au deuxième rang, creusé par un écart de 37% par rapport à son plus proche rival, le péquiste Gaétan Lelièvre.
Enjeux gaspésiens
Interpellé sur différents enjeux touchant l’économie et l’environnement en Gaspésie, le ministre Bolduc a préféré céder son droit de parole à son collègue, prétextant que M. Mamelonet connaissait beaucoup mieux ces dossiers que lui.
En matière d’énergie éolienne, le candidat libéral s’engage, si son parti est réélu, à rouvrir l’appel d’offres de 700 MW, dont 250 MW seraient réservés aux autochtones. Les 450 autres MW restent à déterminer. Mais M. Mamelonet favorise le secteur communautaire. «C’est une excellente nouvelle pour le milieu, pour les industriels et pour les travailleurs du secteur éolien», se réjouit-il.
Concernant la filière des hydrocarbures, Georges Mamelonet rappelle que les travaux en sont actuellement à l’étape de l’exploration, de façon à déterminer le potentiel des nappes pétrolifères.
«On fait en sorte que Pétrolia, qui est la société qui fait les travaux, soit encadrée par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, le ministère du Développement durable et des Parcs et l’Institut national de recherche scientifique, cela dans l’objectif d’acquérir de l’expertise», précise-t-il.
«Je vous rappelle que dans l’étude expérimentale stratégique sur l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures au Québec, on avait noté un déficit d’expertise dans ce domaine-là, continue-t-il. Donc, il est important, je pense, pour l’ensemble de la population québécoise, d’acquérir une expertise fine et très sérieuse en fonction, bien évidemment, de nos réglementations gouvernementales.»
Du côté de la transformation d’argile alumineuse, le parlementaire rappelle que la compagnie Orbite Aluminae poursuit ses travaux d’exploration et a entrepris sa phase d’exploitation.
«Ce qui est intéressant pour notre région, chez Orbite, c’est que ça va être une entreprise extrêmement gourmande en énergie, fait-il remarquer. On a une opportunité de faire en sorte qu’une entreprise comme Orbite puisse se servir d’une énergie que nous avons ici, en Gaspésie, qui s’appelle la biomasse forestière. Alors, je pense qu’on a une opportunité extraordinaire, avec cette société-là.»
Le député sortant en espère tout autant de la cimenterie de Port-Daniel. «Là aussi, les besoins en énergie sont considérables, commente-t-il. Donc, il y a une possibilité d’utiliser la biomasse.»
Selon Georges Mamelonet, ces deux entreprises respectent la loi sur l’environnement et toutes les réglementations. «Ce que je déplore, c’est que le Parti québécois et les partis de l’opposition officielle n’aient jamais voulu faire en sorte que le projet de loi 14, qui a été proposé il y a plus d’un an et demi, puisse avoir force de loi puisqu’on se rappellera, dans ce projet de loi, que Petrolia, comme Orbite, aurait eu l’obligation d’un BAPE.»
Par ailleurs, le ministre de la Santé est confiant par rapport au redressement de la situation du Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Gaspésie, qui vit l’une des plus importantes crises de son histoire. Il n’envisage pas la mise sous tutelle de l’établissement. Il croit aux compétences du nouveau directeur général qu’il a nommé par intérim, Bertin Riverin, afin de rétablir le climat de travail jugé malsain par l’émissaire qu’il avait dépêché ces dernières semaines, René Lepage.
«Je ne pense pas que ce soit réalisable comme il le propose à court ou moyen terme, croit Georges Mamelonet. C’est quelque chose qui pourrait prendre dix ans à se réaliser. Prenons seulement l’exemple des phares.»
Même s’il admet, à l’instar du candidat péquiste, qu’il soit nécessaire d’améliorer les services et les installations, il croit plutôt en une entente avec Ottawa. D’ailleurs, s’il est élu, il entend demander à Parcs Canada de rétablir l’intégralité des services, du moins pour cet hiver, alors que le ministère a fait savoir que les pistes de ski de fond ne seraient pas entretenues.
«On a une bonne écoute du fédéral sur différents dossiers, estime-t-il. Je crois plutôt à une politique de partenariat entre Québec et Ottawa. Ce n’est pas seulement Forillon. Il y a des coupures un peu partout au Canada. Nous, notre position, c’est de demander au gouvernement Harper de moduler sa politique d’austérité.»
La proposition du PQ
Le candidat Lelièvre propose que le parc Forillon soit géré par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ). Selon lui, son souhait découle d’une volonté du milieu. «Déjà, en 2006, lors des consultations publiques tenues par Parcs Canada, le milieu s’était fortement prononcé en faveur d’une reprise en main du parc par le Québec parce que le fédéral ne s’en occupe pas, estime-t-il. Le parc Forillon est négligé du fédéral.»
En l’absence de mises à niveau des installations au cours des 40 dernières années, Gaétan Lelièvre va jusqu’à parler de délabrement des lieux. «Le camping du parc n’a pas d’eau potable et l’électricité offerte aux campeurs a été conçue pour les roulottes et les motorisés des années 70, déplore-t-il. Ça fait 40 ans que le fédéral n’a pas investi!»
Il regrette également la diminution des budgets consacrés au site et le raccourcissement de la saison, tout en mentionnant la suppression d’une trentaine d’emplois et de 11 postes qui ont été abolis. «On est en bas de 80 employés, alors que le fédéral avait promis 1 000 emplois, mentionne Gaétan Lelièvre. On avait aussi promis un million de visiteurs, alors que ces dernières années, on en a eus aux alentours de 115 000. On connaît aussi tout le drame qu’on vécu les expropriés en 1970.»
Pas de commentaire du côté de Parcs Canada
Parcs Canada a fait savoir qu’il s’abstenait de tout commentaire et même de répondre à la question visant à savoir s’il était déjà arrivé, dans l’histoire du Canada, que le gouvernement fédéral cède un parc à une province. «Parcs Canada ne commente pas les engagements pris par les partis politiques en campagne électorale», s’est contentée de répondre l’agente des relations avec les médias, Natalie Fay. Gaétan Lelièvre croit, pour sa part, que ce serait une première. «Je n’ai jamais entendu parler d’une situation similaire ailleurs», indique-t-il.
Quant à la procédure à mettre en place, le candidat du Parti québécois prévoit que dans l’éventualité où sa formation prenne le pouvoir le 4 septembre, celui-ci entreprendrait des pourparlers avec le fédéral afin d’envisager la possibilité de rétrocéder le territoire, tout en réclamant, de ce dernier, des compensations financières pour la mise à niveau des infrastructures. Quant au Québec, il pourrait devoir assumer un coût de 30 millions de dollars pour acquérir le site. C’est du moins ce qui ressort du mémoire découlant des consultations publiques de 2006.
Un bail d’une durée de 99 ans avait été signé entre le gouvernement du Canada et l’État québécois pour l’occupation des terres. Gaétan Lelièvre n’y voit pas là une entrave, étant donné que l’entente comporte des clauses de révision et qu’elle peut être résiliée. «Si les deux gouvernements s’entendent, c’est possible, espère-t-il. Si le gouvernement fédéral s’oppose, c’est sûr qu’on ne pourra pas le faire. On ne les expropriera pas! On ne leur fera pas vivre ce qu’ils ont fait subir aux gens en 1970!»
Ils incitent les syndiqués à choisir un parti dont les orientations correspondent à celles défendues par la Centrale des syndicats nationaux (CSN). Vendredi, les délégués du Conseil confédéral de la CSN, dont certains sont des représentants du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, se sont réunis pour dresser un bilan du gouvernement libéral. Par la suite, ils ont procédé à une analyse des programmes des principaux partis. Ils en concluent que le Parti libéral et la Coalition avenir Québec n’offrent rien de constructif pour les travailleurs.
«Avec le gouvernement libéral, nous avons assisté à des problèmes d’éthique et d’intégrité, allègue le président du Conseil central régional, Éric Boulay. Nous avons subi des politiques budgétaires qui vont à l’encontre de nos orientations. Par ailleurs, si l’anti-syndicalisme de François Legault semble donner le ton à sa vision des relations de travail et des droits des travailleuses et des travailleurs, bien d’autres éléments du programme de la CAQ ont de quoi étonner et inquiéter.»
Après le départ de la directrice générale et du directeur des ressources humaines à qui ils attribuaient la responsabilité du climat de travail miné qui sévit au sein de l’établissement depuis plusieurs mois, les deux syndicats affiliés à la Centrale des syndicats nationaux (CSN) déplorent l’essoufflement, l’épuisement professionnel et les nombreux départs au sein du personnel.
Le président du Syndicat des professionnels et techniciens du CSSS attribue la cause de cette situation à la loi 100, dont découle le mode de financement des établissements du ministère de la Santé et des Services sociaux. «Notre message est clair, soutient Jacques Mimeault. On dénonce la loi 100. Notre position est de collaborer avec la direction, mais on veut s’asseoir ensemble pour discuter du sous-financement et revoir le mode de financement du CSSS, qui est à l’origine d’une mauvaise organisation et d’une mauvaise gestion.»
Impacts sur la qualité des services et des soins
Selon le syndicaliste, cette situation visant le retour à l’équilibre budgétaire a un impact direct sur la qualité des services et des soins apportés à la population. Il rapporte les retards, étalés pendant un an, de quelque 1 500 dictées en imagerie médicale dus au surplus de travail qui incombait à la personne responsable.
Comme autre exemple, il cite le cas d’un enfant qui, cet été, s’est présenté à l’urgence avec un bras fracturé et qui a dû être transféré au CSSS de Rimouski-Neigette parce qu’il manquait de personnel et d’équipements requis à Sainte-Anne-des-Monts. «Ça ne veut pas dire que les gens à l’urgence ne sont pas compétents, prend-il le soin de préciser. C’est une question de surcharge de travail.»
Défi du directeur général par intérim
Le nouveau directeur général par intérim, qui a été nommé il y a deux semaines, se montre conciliant par rapport à la situation de pénurie d’employés au sein de l’établissement. Il reconnaît les problèmes récurrents liés au recrutement de personnel. Mais selon lui, il y aussi un problème de rétention. «Ce n’est pas tout de recruter des gens, mais il faut savoir les garder», laisse tomber Bertin Riverin.
Toutefois, sa seule note discordante aux propos du syndicat se situe sur le plan du mode de financement. «C’est un raccourci facile de mettre la faute sur le mode de financement du ministère de la Santé, estime M. Riverin. La surcharge est causée par le manque de personnel. Il y a eu beaucoup de départs. Ça coûte cher au CSSS parce qu’on doit faire affaire avec des agences externes.»
À cela, le président du syndicat pose la question: «Si on offre deux heures par semaine à un employé ou qu’il est sur rappel, est-ce que c’est de cette façon qu’on peut recruter de nouveaux employés? On en recrute, mais on les perd parce qu’ils ne sont pas capables de vivre avec ce qu’on leur offre. Au syndicat, on demande à la direction d’ouvrir des postes à temps complet, avec des salaires adéquats pour que les employés puissent s’établir chez nous et qu’ils puissent faire rouler le fonctionnement de l’établissement.»
Urgence de redresser la situation
La priorité du directeur général par intérim est d’améliorer les relations de travail qui ont dégénéré au cours des derniers mois. «Je ne suis pas un sauveur, indique M. Riverin, qui possède près de 40 ans d’expérience au sein du réseau de la santé. Je n’ai pas la pensée magique. Mon défi est de commencer à redresser la situation dès maintenant. Il y avait un abcès à crever et il a été crevé. La personne qui causait les problèmes est partie.»
Le dirigeant fait ici allusion au cas du directeur des ressources humaines qui avait été engagé l’an dernier. À l’issue d’une enquête menée à son endroit, Pierre Francoeur a été congédié. Le rapport récemment déposé par l’observateur du ministère de la Santé, René Lepage, en fait d’ailleurs largement état.
«Avec l’arrivée du nouveau DRH en août 2011, les relations de travail avec les cadres et les employés se sont détériorées, écrit-il. L’ingérence du directeur des ressources humaines dans le champ de responsabilités des autres directeurs est également soulevée. De nombreux comportements inappropriés, des irrégularités et de l’incohérence de décisions administratives de la part de ce dernier me sont rapportés.»
Les observations relevées dans le rapport de l’émissaire du ministère ne sont pas plus tendres envers la directrice générale, Hélène Laprise, qui a démissionné il y a environ un mois.
«L’absence de prise de position face aux agissements de son directeur des ressources humaines dénoncée par certains de ses directeurs a contribué à miner la crédibilité de la d.g., suspectant ainsi qu’elle approuvait et même encourageait de tels agissements, continue M. Lepage. Le manque de respect et d’écoute de la directrice générale à leur endroit est un problème important. Depuis l’arrivée du DRH, la situation se serait aggravée, allant même jusqu’à de l’intimidation personnelle après les rencontres auprès de personnes ayant osé s’exprimer, d’où la peur de représailles.»
«J’ai eu beaucoup d’échanges avec M. Lepage, indique le directeur général par intérim. Son rapport est mon document de démarrage. Depuis mon arrivée, j’ai rencontré plusieurs personnes pour recréer un niveau de confiance.»
Un médiateur du ministère des Relations de travail devrait bientôt débarquer au Centre de réadaptation L’Escale, l’une des entités du CSSS de la Haute-Gaspésie, dont le manque d’employés serait particulièrement criant. Le président du syndicat espère que le ministère puisse également étendre son mandat à l’ensemble du CSSS.
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