le Mercredi 23 septembre 2026

Le projet de développement, de financement, de construction et d’exploitation d’un parc éolien de 150 MW, prévu sur des terres publiques situées à Escuminac, sera déposé dans le cadre d’un nouvel appel d’offres qui devait être lancé en septembre par le gouvernement du Québec. Celui-ci comprend les mégawatts non utilisés par les projets retenus par Hydro-Québec lors de ses trois appels d’offres précédents.

Selon la nation micmaque et Innergex, ce projet cadre parfaitement dans le programme éolien de 700 MW annoncé le 20 juillet par le premier ministre du Québec, lors de sa visite à Gaspé. À l’intérieur de cet appel d’offres, 250 MW sont réservés aux communautés autochtones.

Enthousiasme réciproque

«Ce projet vise non seulement la production d’énergie renouvelable et la consolidation de l’industrie éolienne gaspésienne, mais constitue également un véritable levier structurant pour l’émancipation et le développement socio-économique à long terme des trois communautés micmaques de la Gaspésie, croit le président du conseil de la Mi’gmawei Mawiomi, le chef Claude Jeannotte. Ce projet pourrait marquer une nouvelle ère de prospérité pour la nation micmaque du Québec.»

Le président et chef de la direction d’Innergex est tout aussi enthousiaste par rapport à cette entente. «Innergex a démontré une volonté et une capacité de développer des partenariats à long terme avec des communautés autochtones à travers le pays, soutient Michel Letellier. Ces partenariats sont fondés sur des valeurs et des intérêts communs. Nous sommes heureux de poursuivre cette tradition avec la nation micmaque.»

L’assemblée Mi’gmawei Mawiomi est un organisme qui représente les communautés micmaques de Gespeg, Gesgapegiag et Listuguj. Son mandat est, entre autres, d’assurer à la nation micmaque l’accès à ses ressources. Le partenariat avec Innergex constitue, pour l’organisme, une première entente conclue avec un promoteur éolien.

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Cela fait suite au mouvement initié en juin par la Chambre de commerce région de Matane après l’annonce de la mise en vente du chantier maritime Davie de Lévis, sur la rive sud de Québec. Le président de la Chambre profite du momentum pour demander au gouvernement du Québec de transférer le contrat de construction des deux navires de la Société des traversiers du Québec (STQ), qui avait été accordé sans appel d’offres à la Davie.

«Il est pratiquement impossible qu’un acheteur éventuel puisse prendre possession du chantier Davie, de compléter les trois navires qui s’y trouvent et de fabriquer les traversiers de la STQ selon l’échéancier qui avait été annoncé, croit Richard Godbout. La Chambre de commerce région de Matane s’est donné un mandat clair: celui de ramener la construction des traversiers de Baie-Sainte-Catherine-Tadoussac dans le Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Les élus s’en mêlent

Le préfet de la MRC de Matane, fort d’une résolution de son conseil des maires, a fait connaître son appui à cette mobilisation. Il interpelle aussi toutes les MRC et les conférences régionales des élus de l’Est-du-Québec à joindre leur voix à celle de Matane afin de mettre sur pied une coalition en faveur de la construction navale. «Si le secteur maritime est un créneau d’avenir pour nos régions, on doit se mobiliser, exhorte Pierre Thibodeau. Les bateaux ne se construisent pas en Abitibi. Il faut, au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, retrouver notre mémoire maritime!»

Outre les MRC de Matane et de la Côte-de-Gaspé qui profiteraient des retombées à cause de la présence de trois chantiers maritimes, le président de la Chambre de commerce région de Matane estime que les autres MRC de l’Est-du-Québec y trouveraient également leur compte.

«Si on parle de construction navale, on doit penser à de l’acier, de la fibre de verre, de la tuyauterie variée, de l’équipement électronique, etc., rappelle Richard Godbout. On parle de matériaux, mais on doit surtout penser aux emplois créés ou consolidés en région. Le rayonnement d’un projet de construction amènerait du travail pour des soudeurs, des mécaniciens, des électriciens, des ingénieurs et combien d’autres corps de métier?»


Oui pour Méridien Maritime, mais il y aussi Verreault Navigation

Suite à l’annonce récente d’un prêt sans intérêt de 12 millions$ par le gouvernement du Québec pour la construction d’une cale sèche de Méridien Maritime de Matane à Gros-Cacouna, près de Rivière-du-Loup, le préfet Thibodeau et le député Bérubé ont démontré beaucoup d’enthousiasme. Ils tiennent néanmoins à rappeler le projet d’agrandissement de la cale sèche de Verreault Navigation des Méchins, située aux confins des MRC de Matane et de La Haute-Gaspésie.

Le préfet de la MRC de Matane a d’ailleurs demandé l’appui de son homologue de La Haute-Gaspésie, Allen Cormier. «Le chantier Verreault est important pour nous parce que la moitié des travailleurs viennent de La Haute-Gaspésie», souligne ce dernier.

Réaction du côté du chantier Davie

Même s’il n’est pas en défaveur de la mobilisation régionale qui s’organise autour de la construction navale, le promoteur pour la relance du chantier Davie, Michel Juneau-Katsuya, croit plutôt que les gens d’affaires et les décideurs de l’Est-du-Québec auraient intérêt à se joindre aux efforts de sauvetage du chantier de Lévis.

«Seule la Davie a la capacité physique d’attirer les clients internationaux et ces derniers sont maintenant prêts à venir à Lévis, estime l’homme d’affaires. Cette réalité nécessitera que la Davie s’allie avec les chantiers de la région, d’où le vrai développement de l’industrie maritime au Québec et au Canada. Si on veut un vrai développement économique, il faut penser à la convergence et non à la concurrence entre nous.»

Cet article été mis à jour le vendredi 3 août à 9H00.

Le public pourra voir ce soir deux groupes américains, Fathead et Eddie Shaw and the Wolfgang. Vendredi soir, le percussionniste australien Mason Rack, qui avait impressionné il y a trois ans, précédera la révélation de l’an passé, Dwayne Dopsie, le vigoureux accordéoniste de Louisiane, toujours appuyé par son infatigable joueur de planche à laver.

«Cette année, Dwayne Dopsie est aussi accompagné d’un jeune saxophoniste. Il est vraiment talentueux. Ça donne au spectacle encore plus d’énergie», précise le président du Maximum Blues, Pierre Landry.

Samedi soir, Mississippi Heat, l’un des groupes ayant contribué à faire de Carleton une destination reconnue de blues au milieu des années 1990, et Eddy the Chief Clearwater, un autre artiste dont les gens de la baie des Chaleurs se souviennent bien, se succèderont sous le grand chapiteau, d’une capacité de 2 000 personnes. Mississippi Heat est notamment mené par l’harmoniciste belge Pierre Lacocque, qui s’exprime en français.

Depuis le début des années 2000, le Maximum Blues a instauré le dimanche une formule appréciée du public, à savoir une combinaison de spectacles débutant après le dîner avec du gospel, et se terminant avec du blues typique. L’année 2012 ne fera pas exception avec le passage de l’Ensemble gospel de Québec et du Texan Andrew Junior Roy Jones, un chanteur et guitariste qui a roulé sa bosse sur les scènes du monde.

Trois spectacles seront au programme tous les après-midis sur la scène extérieure, d’aujourd’hui à samedi inclusivement. Le Gaspésien Mike Robertson brisera la glace cet après-midi, suivi du duo Bob Lutes et Rob MacDonald, puis de l’harmoniciste Jim Zeller. Demain, Greenwood, Ross Nielsen et les Gaspésiens Groove Company prendront la relève. Samedi, ce sera au tour de Brian and the Bluestorm, de Carolyn Fe et du Québécois Mike Deway, qui chante son blues en français.

Pour les familles

Les activités familiales occupent une place de choix dans le programme du Maximum Blues, grâce à l’animation pour les enfants, incluant les tours de David Philippe, le magicien de Saint-Omer.

Financièrement, la direction du Maximum Blues a redressé la situation en 2011 en attirant 8 400 spectateurs payants sur le site du festival et en recueillant des subventions de près de 103 000 $, dont certaines sommes étaient directement liées à l’opération sauvetage, déclenchée en novembre 2010 pour éliminer une dette de 75 000 $.

La situation est différente cette année. Les subventions ont chuté à 58 000 $, mais l’événement est tout de même en bonne situation financière. Il est doté d’un budget de 418 000 $.

«On a un fonds de roulement cette année. J’ai pu rester à l’emploi du Maximum Blues tout au long de l’année, pas toujours à temps complet, mais en continu. On entre à peine dans la marge de crédit, alors que les principaux revenus sont à venir et qu’une bonne partie des dépenses sont payées. Nous sommes en bonne santé financière», précise la coordonnatrice Nancy Goulet.

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«Les dirigeants ont perdu le contrôle, lance, tel un cri du cœur, le président du Syndicat des professionnels et techniciens du CSSS de La Haute-Gaspésie, Jacques Mimeault. Le bateau est en train de couler. On demande de l’aide. On demande au ministre de la Santé de mettre le CSSS sous tutelle et de nous venir en aide! C’est très déstabilisant! On se sent tout seuls… On veut être entendus!»

Les relations de travail malsaines expliqueraient, selon le syndicat, le manque criant d’employés au sein des divers départements. Depuis vendredi, le syndicat indique que le CSSS est en rupture de services en ergothérapie, en oncologie, en pharmacie ainsi qu’en soins infirmiers et psychosociaux. «Une vingtaine d’employés sont en congé-maladie, dont plusieurs en burn out», lance une employée. Le syndicat attend l’intervention d’un médiateur du ministère du Travail.

Rebondissements

Ces derniers jours, un nouveau coup de théâtre est venu secouer l’établissement. Quelques jours après avoir congédié le directeur des ressources humaines, Pierre Francoeur, à l’issue d’une enquête dont il a fait l’objet et pendant laquelle il avait été suspendu, voilà que la directrice générale, Hélène Laprise, quitte le navire en pleine tempête. Sa démission a été entérinée lors d’une séance extraordinaire du conseil d’administration tenue à huis clos jeudi soir. Mme Laprise, qui était en poste depuis trois ans, invoque des raisons personnelles pour expliquer son départ.

Le président du syndicat, affilié à la CSN, a sa petite idée pour expliquer la démission de la dirigeante. «Mme Laprise avait dit qu’elle quitterait seulement si cela était recommandé par l’observateur du ministère», tient à rappeler Jacques Mimeault. Celui-ci croit d’ailleurs que le départ des deux cadres résulte des recommandations de l’observateur récemment dépêché par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, visant à cerner les sources de dysfonctionnement, à plusieurs égards, du Centre de santé.

Le syndicat exige d’ailleurs de pouvoir obtenir une copie du rapport déposé mardi par l’observateur René Lepage. Mais le ministre Bolduc a indiqué qu’il se donnait du temps pour examiner le document avant de décider s’il le rendrait public.

Maintenant qu’il a obtenu gain de cause par le départ des deux cadres dont il réclamait la tête depuis longtemps, le syndicat demande maintenant la démission de la présidente du conseil d’administration, Diane Lever et du directeur du Centre de réadaptation L’Escale, Jean Faucon.

«Les employés souhaitent que le ministre de la Santé nomme René Lepage au titre de directeur général par intérim», rapporte Jacques Mimeault. M. Lepage a déjà rempli une telle fonction au CSSS Côte-de-Gaspé et a déjà assumé la direction générale adjointe au CSSS Rimouski-Neigette. En attendant une nomination du ministre Bolduc, c’est la directrice générale du CSSS du Rocher-Percé, Chantal Duguay, qui agira à titre de répondante de l’établissement de Sainte-Anne-des-Monts.

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«Ce n’est pas un blâme, soutient-il. Il n’y a pas eu de rapport, ni d’enquête. J’ai reçu une lettre du Ministère m’informant d’une plainte qui avait été déposée contre moi. Cette lettre me rappelle ce que j’aurais dû faire en vertu de la loi.»

La porte-parole du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT), Caroline St-Pierre, confirme qu’il n’y a pas eu d’enquête, ni de rapport, mais qu’il s’agit de l’envoi de lettres à M. Mamelonet, à la Ville de Percé et au comité Citoyens vigilants du Grand Percé, qui est à l’origine des plaintes. Celles-ci font part des commentaires du Ministère à la suite d’un examen auquel son commissaire aux plaintes a procédé.

Les reproches

Le MAMROT fait état de déclarations d’intérêts pécuniaires incomplètes faites par Georges Mamelonet pour les années 2003 à 2006, principalement parce qu’elles ne mentionnaient pas ses intérêts dans les immeubles dont il était propriétaire sur le territoire de la Ville. «Il est de la responsabilité des élus de déposer une déclaration complète à ce propos», peut-on lire dans la lettre envoyée au directeur général de Percé, Félix Caron et dont GRAFFICI.CA a obtenu copie.

Marc-André Thivierge, du Bureau du commissaire aux plaintes, met aussi en lumière deux autres situations où il y a eu entorse au respect des lois municipales. L’une d’elles concerne le remboursement, par la municipalité, de taxes impayées par le Club nautique de Percé, alors que Georges Mamelonet en était le président, tout en étant le maire de l’endroit. Les montants s’élevaient à près de 37 000 $.

«Puisque le règlement municipal de délégation à un fonctionnaire ou employé de la municipalité permettait au directeur général de l’époque d’autoriser une telle dépense jusqu’à concurrence de 24 999 $ en vertu de son article 3.1, il appert que la dépense aurait dû être autorisée au préalable par le conseil», rappelle le commissaire aux plaintes.

Par ailleurs, le MAMROT donne raison au plaignant concernant des intérêts pécuniaires non déclarés par l’ex-maire de Percé pour une antenne de télécommunications qui a été installée, dès 2007, sur l’un de ses terrains et dont il touche toujours des redevances.

«On me reproche deux choses qui sont liées et que je ne savais pas du temps que j’étais à la mairie, se défend Georges Mamelonet. À l’origine, j’avais refusé de louer mon terrain pour l’installation de la tour cellulaire. Mais Telus est revenue à la charge en me disant que c’était le seul endroit où elle pouvait l’installer. J’ai donc fini par accepter. Concernant les taxes qui auraient dû être payées par le Club nautique alors qu’il gérait la piscine municipale, j’avais mal compris.»

Allégation non fondée

Le commissaire rejette les allégations de conflits d’intérêts selon lesquelles M. Mamelonet aurait pu avoir un intérêt pécuniaire particulier lorsqu’il siégeait sur un comité ayant pour mandat de faire la promotion du tourisme dans la péninsule et de proposer des projets d’aménagement et de développement touristiques.

«Un intérêt semblable ne peut être qu’hypothétique et, pendant son mandat de maire, le projet d’aménagement d’une place touristique jouxtant le restaurant dont il est l’actionnaire majoritaire sur la Promenade de Percé ne s’est pas concrétisé et il ne l’est toujours pas à ce jour», fait remarquer Marc-André Thivierge.

Le député se questionne

Ces vérifications du MAMROT ont été faites suite aux plaintes du comité Citoyens vigilants du Grand Percé, mais aussi après la diffusion en avril d’un reportage de l’émission «Enquête» de Radio-Canada. Le député Mamelonet se questionne d’ailleurs sur l’objectivité de la société d’État par rapport à cette émission et sur la récente nouvelle qui parle de blâme à son endroit, alors qu’il rappelle qu’il ne s’agit que de commentaires.

«Dans l’émission «Enquête», on voit Mario Cloutier qui était conseiller municipal dans mon deuxième mandat à la mairie de Percé et qui a été candidat contre moi à la première élection en 2003, raconte-t-il. On se rappelle aussi de Bruno Cloutier, qui est le maire  actuel, mais qui était candidat à l’ADQ à l’élection de 2007. On se rappellera également que Serge Pitre, qui est aussi un témoin dans l’émission «Enquête», est l’ancien attaché politique d’Henri Lemay qui était ministre sous le Parti québécois. Laissez-moi douter de l’objectivité de Radio-Canada.»

«L’émission «Enquête» avait raison, rétorque, pour sa part, le député de Matane, Pascal Bérubé. C’est conforme aux allégations, alors que M. Mamelonet disait que c’était un complot de Radio-Canada contre lui. Maintenant, les gens comprennent plus.» Lorsque M. Mamelonet répond que le MAMROT ne lui a pas adressé de blâme, Pascal Bérubé répond : «Le gouvernement du Québec est juge et partie là-dedans parce que c’est un ministère qui fait enquête sur un de ses collègues du gouvernement.»

«Les faits relatés par le journaliste Alain Gravel et son équipe de l’émission «Enquête» concernant l’ex-maire de Percé sont extrêmement graves et viennent s’ajouter aux accusations de pêche illégale à l’oursin qui ont été déposées contre le député de Gaspé en février», estime le porte-parole de l’opposition en matière d’affaires municipales, Stéphane Bergeron.

«Faire fi des règles et banaliser de graves manquements est une attitude totalement inacceptable, surtout de la part d’un élu, continue-t-il. Cela cause de sérieux dommages à l’image de la Gaspésie et à celle de l’ensemble des élus déjà malmenée par de trop nombreuses allégations d’irrégularités.»

Il y a une dizaine de jours, le député de Matane avait été jusqu’à comparer le cas de Georges Mamelonet aux accusations criminelles portées contre un maire de la banlieue de Montréal. «Le ministère des Affaires municipales couvre déjà Richard Marcotte à Mascouche, a rappelé Pascal Bérubé. Est-ce qu’on aurait un deuxième cas qui est celui du député de Gaspé? Je pose la question.»

Du côté du Ministère, on précise qu’aucune intervention supplémentaire ne sera réalisée en lien avec ce dossier.

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Les divers échos des performances de Leloup depuis le début de l’été le disaient «très en forme», inspiré et heureux. C’est exactement ce que les spectateurs ont vu, fort nombreux pour ce quatrième soir, à plus de 8 000 personnes sans doute.

La mairesse de New Richmond, Nicole Appleby, a d’ailleurs résumé les spectacles du dimanche en disant : «Ça a été le gros «show» pour beaucoup de monde. C’était le gros soir». Le public survolté semblait partager cet avis.

Au départ, elle admet qu’il y a eu moins de spectateurs qu’il y a un an. Mais quant à savoir combien de moins, il faudra attendre. Comme c’est devenu une habitude, la direction du Festival d’été à New Richmond ne divulguera ses chiffres qu’au moment opportun, c’est-à-dire quand elle est les aura tous.

En 2011, il avait fallu attendre à novembre avant d’apprendre que le festival avait fait ses frais, après un déficit de 283 000$ en 2010, la première année.

Pour le moment, Mme Appleby travaille déjà à l’amélioration du quatrième festival. Elle a donc confiance en l’avenir de l’événement, et assure qu’il n’y aura pas de gros déficit en 2012. «Il est trop tôt pour dire s’il y aura profit ou déficit. Si c’est un déficit, ce ne sera pas important», dit-elle.

Causes

Quand on lui demande si la réduction d’assistance est induite par la façon sélective qu’auraient les gens d’utiliser leur passeport, en se rendant seulement aux spectacles reflétant le type de musique qu’ils préfèrent, la mairesse met l’accent sur une cause plus simple.

«Au point de départ, on n’avait pas le gros nom de l’an passé, qui était le chanteur country Alan Jackson. Les gens ont apprécié faire des découvertes, comme Johnny Reid. Ils étaient très contents des spectacles, une fois sur place. Mais on n’a pas atteint ce qu’on aurait dû avoir comme assistance. Il y a une question de programmation. Pour attirer plus de gens, il faut plus de gros noms», souligne-t-elle.

Elle préconise au moins un spectacle avec un grand nom de la chanson francophone et un autre grand nom du côté anglophone. Il y a un an, elle avait essayé d’obtenir un spectacle de Shania Twain, la grande vedette canadienne du country. Des gens chuchotent qu’elle tenterait d’avoir Céline Dion, mais il n’y a aucune façon pour le moment de lui faire sortir son jeu.

Il faut idéalement un ou deux soirs rassemblant de 12 000 à 15 000 spectateurs pour que le festival fasse des profits. Le budget s’élevait à 1 990 000$ cette année. L’organisation prévoyait des ventes de billets de 1 million $, puis des commandites et des subventions totalisant un autre million$.

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«À ce stade, je dirais oui, nous en aurons un. Il y a bien des choses à évaluer dans leur globalité. Je dois avoir un bilan complet avant. Oui, nous avons eu moins de monde mais personne n’a baissé les bras. Je n’ai pas les ventes de billets quotidiens et les ventes d’alcool. Nous avons remarqué que les ventes de passeports ont été plus lentes (en 2012) après les jours de lancement (passeports à rabais au début de mai). Nous devons analyser tout ça», explique Nicole Appleby.

Il est assuré que le spectacle «The Wall» présenté à Québec le samedi 21 juillet a eu un effet sur le festival de New Richmond, «mais c’est dur à mesurer. Je sais que des gens d’ici sont allés à Québec et que des gens d’ailleurs qui devaient venir ici sont aussi allés à Québec. Nous devons nous adapter. Québec ne tient pas compte de nous», assure-t-elle.

Changement

La formule du samedi soir, généralement réservé aux jeunes, pourrait être revue. «Billy Talent, c’était un gros spectacle. Il faut regarder la clientèle d’ici, celle de l’extérieur. Est-ce qu’on organise un énorme show pour les jeunes ou pour l’ensemble du public? Nous devons nous poser cette question», croit Mme Appleby.

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Claude Poissant et Dany Michaud avaient au départ «une affection commune pour le travail de Fanny Britt», finissante de l’École nationale de théâtre en 2002, d’où l’intérêt de travailler avec elle.

En outre, Claude Poissant, du Théâtre PAP (Petit à petit) et Dany Michaud voyaient le potentiel de présenter la pièce tant à Montréal qu’à Carleton. La pièce sera présentée à l’Espace Go de Montréal dans le courant de l’automne, une deuxième vie qui est toujours la bienvenue dans le monde du théâtre.

L’histoire raconte les retrouvailles après 20 ans de deux amis d’enfance, l’un, Gilles, devenu avocat prospère en ville et l’autre, Bruno, resté dans leur patelin d’origine, marié avec enfant. Bien que contents de se revoir à Bienveillance, une situation particulière les oppose, aussi. La trame de la pièce évolue à partir de ce contexte.

«C’est un humour fin. Elle (Fanny Britt) travaille beaucoup sur le doute de l’être humain. Il y a beaucoup de points de suspension (…) C’est une comédie de moeurs», signale également Dany Michaud.

Claude Poissant a été l’un des fondateurs du Théâtre PAP, il y a 35 ans. Il a depuis beaucoup travaillé avec René-Richard Cyr, un autre principal pilier de cette compagnie.

«On doit créer un théâtre intelligent, qui questionne (…) J’ose croire que les gens vont rire, mais ils vont aussi réfléchir», note Claude Poissant, une grosse pointure en mise en scène au Québec.

Dany Michaud, qui joue Bruno dans la pièce, apprécie beaucoup la direction prise par Claude Poissant pour Bienveillance.

«Ils nous a demandé de ne pas «sur-jouer», c’est-à-dire de ne pas en mettre trop, de laisser les choses simples. Ça fonctionne bien pour nous, en tant que comédiens», dit-il.

Le ton juste pris par Sylvie de Morais, Louise Laprade, Christian E. Roy, Patrice Dubois et Dany Michaud est l’une des caractéristiques exprimées jusqu’à maintenant par les spectateurs ayant vu la pièce.

Le texte est fort, tout en subtilités, et il est effectivement plein de points de suspension. Il est présenté tout d’un trait, en 75 minutes environ, et son rythme est soutenu.

Le président-directeur général, Gilles Pelletier, tirera sa révérence le 24 août. Oeuvrant depuis 36 ans dans le réseau de la santé et des services sociaux, il a été nommé président-directeur général à l’Agence en avril 2008, après un intérim de trois mois.

Sa successeure sera Yolaine Galarneau. Nommée ces derniers jours par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, elle entrera en fonction le 27 août.

Le directeur de santé publique, Christian Bernier, quittera lui aussi ses fonctions au cours de l’été. En attendant une nomination officielle du ministre, Ariane Courville lui succédera par intérim.

D’ailleurs, les employés du CSSS seront invités à signer une pétition en ce sens
au courant de la semaine prochaine. Par la suite, les syndiqués entendent la faire
circuler auprès de la population.

La quarantaine de manifestants, sur les quelque 450 employés que compte
l’établissement, se disent irrités par l’inaction du CSSS, de l’Agence de la santé
et des services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine ainsi que le ministère
de la Santé et des Services sociaux à régler les divers problèmes vécus par
l’institution.

Climat de travail miné

Il y a une dizaine de jours, la directrice générale du CSSS a suspendu le
directeur des ressources humaines, Pierre Francoeur, pour fins d’enquête. Selon le
président du syndicat des professionnels et techniciens, Jacques Mimeault, il
s’agit d’une manœuvre déguisée pour détourner l’attention de la source du problème
qui est, à son avis, la directrice générale. «Pierre Francoeur n’était qu’un
exécutant», soutient M. Mimeault.

«Un expert en relations de travail est demandé, renchérit le président du
syndicat. Nous réclamons un médiateur pour rétablir un climat de travail plus
sain. Un médiateur, qui avait d’abord été mandaté et ensuite récusé par la
direction, nous a confirmé que notre dossier était toujours ouvert.»

M. Mimeault demande également l’aide d’experts en gestion du ministère de la Santé
qui auraient un pouvoir exécutif afin de dénouer l’impasse. « Ces experts devront
également avoir le mandat de siéger au conseil d’administration pour accompagner
celui-ci dans les objectifs ministériels», réclame-t-il.

Rapport de l’observateur demandé

Les syndiqués demandent aussi au ministère de la Santé et des Services sociaux de
pouvoir obtenir une copie du rapport et des recommandations qui seront déposés
mardi par l’observateur indépendant qui avait été mandaté au CSSS de La
Haute-Gaspésie par le ministre Yves Bolduc, le 3 juillet. L’ex-directeur adjoint
du CSSS Rimouski-Neigette, René Lepage, a passé une semaine dans l’établissement
afin d’enquêter sur les relations de travail.

«Personnellement, je croyais avoir une bonne idée de l’ampleur de la
désorganisation et du mauvais climat de travail, mais jamais à ce point, laisse
tomber Jacques Mimeault. Nos membres ont participé en grand nombre aux groupes de
discussions avec M. Lepage. Ces groupes de discussion ont permis à nos membres de
briser le mur du silence, surtout depuis l’annonce de la suspension du directeur
des ressources humaines, Pierre Francoeur.»

Selon le président du syndicat, à compter de vendredi, le CSSS de La
Haute-Gaspésie sera en rupture de services en ergothérapie, en oncologie et sur le
plan des effectifs infirmiers au Centre de réadaptation L’Escale. «La sécurité des
employés et des clients est compromise, dénonce une employée de L’Escale, Guylaine
Sauvé. Il y a aussi un manque de protocole et les éducateurs n’ont pas de code de
procédure à suivre.» «La direction nous a répondu qu’ils improviseraient», ajoute
le président du syndicat.

Unique en son genre au Québec, l’événement accueillera des pilotes de
deltaplane et de parapente provenant d’un peu partout dans le monde.
Certains offriront la possibilité aux visiteurs de faire des vols en
tandem. Des spectacles et de l’animation pour tous les membres de la
famille composeront la programmation.

Programmation diversifiée

La Corporation du tourisme de Mont-Saint-Pierre, qui chapeaute la fête,
annonce les spectacles de Martin Deschamps, de Vilain Pingouin, de
Thumbs’Up, des Voyageurs nus, du Duo Maryan et d’Alan Côté. Pour les
plus petits, notons le spectacle du clown GaZou BaZou, de l’animation de
foule, de la sculpture de ballons et du maquillage.

Différentes activités seront également proposées par des organismes
locaux, comme un «beach party», un pique-nique, des randonnées
pédestres, en quad et à vélo ainsi que plusieurs activités sportives
pour tous les âges. De plus, l’exposition photographique «Dans l’œil
d’un gars» et des démonstrations d’oeuvres d’une quinzaine d’artisans
permettront aux festivaliers de découvrir les métiers d’art régionaux.

La programmation complète des activités est disponible sur le site
Internet de la Corporation du tourisme de Mont-Saint-Pierre à l’adresse
http://tourisme-mont-saint-pierre.com/.

Pour une troisième année consécutive, les organisateurs présenteront,
comme activité pré-festival, le Tour cycliste et pédestre de
Mont-Saint-Pierre, qui se tiendra le samedi 21 juillet. Tous les profits
de l’événement seront versés au Fonds de développement communautaire de
Mont-Saint-Pierre.

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