L’annonce a été faite récemment à Sainte-Anne-des-Monts par le ministre
responsable de la région, Yves Bolduc.
Annonce bien accueillie
Pour la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, qui attendait ce moment
depuis 2008, cette annonce est rafraîchissante. «C’est l’aboutissement
d’un long processus, commente Micheline Pelletier. On débute la mise à
niveau essentielle à notre développement.» Selon elle, ces deux
programmes vont générer des retombées de 1 million $ par année,
notamment par les emplois créés.
L’établissement le plus proche qui offre le programme «Plomberie et
chauffage» est situé à Rivière-du-Loup, tandis que le plus près à
dispenser «Montage de lignes» est à Lévis. «Ça aurait été facile pour
nous d’obtenir d’autres programmes, mais on voulait qu’ils se
démarquent, souligne le directeur des services éducatifs à l’éducation
des adultes et à la formation professionnelle de la Commission scolaire,
Serge Joncas. En Gaspésie, c’est une première.»
«En offrant des programmes qui ne sont pas donnés dans la région, on
s’assure d’attirer des jeunes de chez nous, mais aussi de l’extérieur,
ajoute Mme Pelletier. Ça nous permet de créer une entreprise du savoir.»
Pour la mairesse, il s’agit aussi surtout de proposer des formations qui
sont plus susceptibles d’intéresser les garçons de la Haute-Gaspésie
puisque la MRC dispose déjà de programmes qui attirent
traditionnellement les filles, tels que «Infirmière auxiliaire»,
«Préposé aux bénéficiaires» et «Secrétariat». Avec le temps, le Centre
pourrait offrir une dizaine de programmes.
Retombées dans le milieu
Une douzaine d’emplois seront créés. Selon Mme Pelletier, chaque
étudiant injectera environ 15 000 $ dans le milieu. Pour le préfet de la
Haute-Gaspésie, ce nouveau centre est l’équivalent de l’implantation
d’une usine. «La Haute-Gaspésie a souvent été oubliée, mais là, on se
reprend», a fait valoir Allen Cormier.
L’ancienne usine de Spielo Gaming, située à proximité de l’aéroport de
Sainte-Anne-des-Monts, sera transformée en salles de cours. Le bâtiment,
qui appartient à la Ville de Sainte-Anne-des-Monts, était inoccupé
depuis le départ de l’entreprise, il y a six ans.
Le ministre Bolduc a annoncé que son gouvernement se portait acquéreur
au coût de 1,8 million $ de cet ancien bâtiment ayant servi à la
fabrication de terminaux de loterie. Sa transformation, l’achat
d’équipement et les nombreux aménagements que requerront ces programmes,
en plus de certains frais récurrents, représenteront des investissements
de 8,9 millions $. «Le programme «Plomberie et chauffage» demande
beaucoup d’aménagement et d’investissements, ce qui fait qu’il est
difficilement exportable», soutient M. Joncas.
Le centre de formation professionnelle de la Haute-Gaspésie sera en
mesure d’accueillir, à l’automne 2013, un maximum de 72 personnes, soit
40 au programme «Plomberie et chauffage» et 32 dans la formation
«Montage de lignes». Ces programmes conduiront à l’obtention de diplômes
d’études professionnelles.
«Je suis de l’opinion de la mairesse, c’est-à-dire que le développement
passe par l’éducation, a fait savoir le ministre Bolduc. En formant nos
jeunes localement, ça va nous permettre de les garder ici. C’est une
excellente nouvelle pour la Gaspésie, mais particulièrement pour la
Haute-Gaspésie.»
L’enquête du BST a établi que la rupture par fatigue d’un roulement à
billes est à l’origine de la perte de puissance du turbomoteur qui a
provoqué l’atterrissage brutal.
Le récit
L’aéronef Bell 206B, exploité par Essor-Hélicoptères, avait décollé de
Matane le 9 décembre 2010, vers 11h15. Il avait à son bord un pilote et
quatre passagers. Quelque 27 minutes après son décollage, l’engin a subi
une panne de moteur. Le pilote a alors effectué une autorotation avec un
virage à droite avant que l’appareil n’atterrisse brutalement sur
l’étroite bande riveraine, en bordure de la route 132. Le train
d’atterrissage a cédé et l’appareil s’est immobilisé sur le ventre.
Appelés sur les lieux, les pompiers ont dû utiliser les pinces de
désincarcération afin d’extirper les cinq occupants de l’habitacle.
L’hélicoptère transportait des experts du ministère de la Sécurité
publique, du ministère du Développement durable, de l’Environnement et
des Parcs ainsi que de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).
L’appareil survolait les côtes de cette partie de la péninsule afin
d’évaluer les dégâts causés par les grandes marées survenues trois jours
auparavant. L’occupant qui avait subi les blessures les plus graves est
le directeur de la chaire de recherche en géoscience côtière et
professeur de géographie à l’UQAR, Pascal Bernatchez. Il souffrait d’une
fracture de la deuxième lombaire et d’une bonne coupure à la tête. Deux
autres passagers s’en sont tirés avec des blessures légères et les deux
autres s’en sont sortis indemnes.
L’événement compte sur les comédiens Édith Cochrane et Emmanuel Bilodeau
à titre de porte-parole. Ces cyclistes urbains rouleront sur le littoral
pour aller à la rencontre des Gaspésiens. Comme pour sa version
hivernale, la TDLG profitera de la présence de la comédienne et
animatrice, Sophie Faucher. «La Gaspésie est tellement belle, souligne
la cofondatrice de l’événement et présidente du conseil
d’administration, Claudine Roy. C’est elle, la star de la TDLG!»
L’itinéraire
Le premier rendez-vous des cyclistes a débuté samedi à Gaspé par une
soirée d’accueil et de fête. Le lendemain, en partant du restaurant
Adams, les participants ont emprunté la piste cyclable de l’endroit pour
ensuite bifurquer vers la route 132 qui les conduira jusqu’au quai de
Percé.
Lundi, le point de départ a été fixé au Motel Panorama de Percé en
matinée, à destination de Bonaventure, via la route 132. Mardi, les
cyclistes délaisseront la route 132 pour converger vers la 299 pour
traverser le parc de la Gaspésie jusqu’au Gîte du Mont-Albert. Mercredi,
ils pédaleront jusqu’à Sainte-Anne-des-Monts. Après une pause-repas où
la Haute-Gaspésie sera à l’honneur, ils enfourcheront leur vélo pour
rouler sur la route panoramique en bordure de mer et de falaises jusqu’à
Mont-Saint-Pierre.
Jeudi, les participants prendront d’assaut le décor pentu et sinueux de
Madeleine jusqu’à Grande-Vallée pour refermer la boucle vendredi en
revenant à Gaspé. Mais auparavant, ils auront traversé Rivière-au-Renard
et le parc Forillon.
Parcours et programmation variés
«Le parcours présente un terrain diversifié: du plat aux vallons,
combinés à de bonnes montées, mais toujours suivis de majestueuses
descentes, décrit la chargée de projet de l’événement, Hélène Francoeur.
Nous offrirons aux cyclistes qui le souhaitent un service de navette.
Mais nous sommes convaincus que la très grande majorité des participants
pédaleront la totalité des quelque 600 km proposés.»
Le format de la TDLG à vélo demeure le même que celle à ski de fond,
c’est-à-dire que la programmation est construite autour de journées
sportives et de plein air, de soirées animées et de repas préparés à
base de produits du terroir. «La TDLG est un événement alliant nature et
culture, aventure et plaisir, rencontre et recueillement, énumère
Claudine Roy. Qu’elle soit en été ou en hiver, ça ne change pas le cœur
de l’événement.»
Dans son rapport d’investigation, le Dr Dorval conclut que la jeune fille, inscrite en 3e secondaire à l’école Gabriel-Le Courtois de Sainte-Anne-des-Monts, avait des difficultés d’intégration à la vie scolaire. Même si cela lui avait été offert, elle ne participait à aucune activité parascolaire, ni sportive. Son rendement scolaire était faible et les échecs prévisibles. Ses absences aux cours se répétaient, surtout après sa rupture amoureuse avec le garçon qu’elle fréquentait
depuis deux ans.
Le récit
Trois ans plus tôt, après être déménagée avec sa famille à
Sainte-Anne-des-Monts, Marjorie est rencontrée par le psychologue de
l’école pour des idées suicidaires et des problèmes familiaux. Elle
mentionne avoir fait une tentative de suicide quelques mois auparavant
par noyade et automutilation. Elle se dit victime de violence de la part
d’un proche. La Direction de la protection de la jeunesse est avisée et
un plan d’action est instauré avec sa mère. Un an et demi avant son
décès, elle rencontre le psychologue pour la dernière fois, relativement
à des conflits qu’elle vivait avec une fille.
De 2009 à 2010, Marjorie Raymond porte plainte trois fois à la Sûreté du
Québec pour agression et menaces de la part d’une élève de son école.
Les deux premières fois, elle retire sa déposition. Mais suite à la
dernière plainte, le dossier est présenté au Tribunal pour adolescents.
Des conditions, dont une période de probation, sont émises par la Cour
pour l’élève qui lui a proféré des menaces.
Sur 180 jours d’école dans l’année, Marjorie rencontre l’intervenant
social de l’école une centaine de fois. L’intervenant aborde la question
du suicide avec elle, mais elle affirme que jamais, elle ne passerait à
l’acte.
Le rapport mentionne aussi que Marjorie n’a jamais fait part d’idées
suicidaires à sa tutrice de l’école, qui était aussi l’une de ses
enseignantes.
Les mois précédant le drame
Onze mois avant son décès, la jeune fille commence à travailler dans un
restaurant. Elle se lie d’amitié avec une employée. Huit mois plus tard,
Marjorie entre au travail, mais elle ne semble pas très bien. L’amie la
questionne. Marjorie lui répond qu’elle a avalé toutes les pilules qui
se trouvaient dans une armoire de la maison. L’amie la fait vomir et
appelle sa mère.
Un mois avant de commettre l’irréparable, Marjorie créé des liens avec
l’amoureux de l’une de ses amies. Elle le fréquente environ deux
semaines. L’amie en question réagit. Marjorie se bagarre avec elle. Des
coups sont échangés. Suite à cet événement, les deux filles sont
rencontrées par la direction de l’école. Marjorie est alors suspendue
pour une journée, alors que l’autre fille l’est pour cinq jours.
Les jours suivants, Marjorie est souvent absente de l’école. Pour cette
raison, la direction communique plusieurs fois avec sa mère.
Les jours précédant son suicide
Une semaine avant son suicide, la directrice de l’école rencontre
l’adolescente de 15 ans. Elle lui propose de l’aide psychologique, mais
elle refuse. Par contre, elle accepte de continuer de rencontrer
l’intervenant social.
Cinq jours avant qu’elle mette fin à ses jours, la jeune fille fait part
à une amie qu’elle n’est pas bien là où elle est et qu’elle serait mieux
ailleurs, en pointant le ciel.
Trois jours avant qu’elle se donne la mort, Marjorie rencontre
l’intervenant. Elle l’informe qu’elle doit s’absenter de l’école pour
subir une interruption de grossesse à Rimouski. Elle affirme avoir passé
un test de grossesse avec l’infirmière de l’école et qu’il s’est avéré
positif. Rencontrée par le coroner, l’infirmière nie lui avoir fait
passer un test de grossesse.
Deux jours avant le moment fatal, Marjorie indique à un ami que, dans un
but suicidaire, elle prendra du jus de pamplemousse avec des
médicaments. Elle dit avoir lu ce procédé sur Internet. L’ami est alors
persuadé qu’elle ne le fera pas.
La veille de sa mort, Marjorie communique par messages textes avec une
amie. Elle lui mentionne qu’elle n’y serait pas le lendemain parce
qu’elle aurait quitté ce monde. Elle ajoute que si elle est encore là,
c’est parce qu’elle aura échoué. Son amie l’appelle immédiatement et
elles se parlent pendant trois heures et demie au téléphone.
La journée fatale
Le matin du 28 novembre, Marjorie est réveillée par sa mère afin qu’elle
se prépare pour l’école. Sa mère quitte la résidence pour aller
travailler. Pendant la journée, elle reçoit un appel de la direction de
l’école afin de l’informer que sa fille n’est pas présente à ses cours.
Lorsque la mère entre à la maison avec sa plus jeune fille, elle
découvre, sur la table de la cuisine, une lettre manuscrite de trois
pages signée par Marjorie. Le message s’adresse à sa famille et fait
état de son geste.
Dès qu’elle commence à lire la lettre, la maman entreprend de chercher
sa fille dans la maison, mais ne la trouve pas. Elle se rend au garage
attenant à la maison et la découvre pendue à l’aide d’un câble
électrique attaché à une poutre. Un petit escabeau se trouve à ses
côtés. La mère appelle les services d’urgence. Avant qu’ils n’arrivent,
elle réussit à décrocher sa fille pour l’allonger au sol.
Les ambulanciers constatent que la victime n’a plus de pouls, de tension
artérielle et de rythme cardiaque. Des manœuvres de réanimation sont
pratiquées. Le décès est confirmé par le Dr Omid Aram à l’urgence de
l’Hôpital de Sainte-Anne-des-Monts. La Sûreté du Québec est avisée. Elle
fait son enquête.
Les conclusions du rapport
Les analyses révèlent que Marjorie Raymond avait consommé de la
marijuana peu de temps avant son décès. Selon le médecin, les
circonstances précédant son suicide pourraient correspondre aux
symptômes d’une dépression.
«Il y avait eu plusieurs altercations au cours des dernières années
entre Marjorie Raymond et d’autres étudiantes, mais ce point en est un
parmi d’autres facteurs présents dans la vie de Mme Raymond», peut-on
lire dans le rapport du coroner. Celui-ci rappelle qu’un suicide n’est
jamais causé par un seul facteur ou événement.
Jean-François Dorval ne fait aucune recommandation. Selon lui, de l’aide
a été offerte par l’école à la jeune et à son milieu. Les
personnes-ressources n’ont pas identifié de risque suicidaire chez
l’adolescente. Le médecin confirme l’efficacité du programme de
résolution de conflits mis de l’avant par l’école Gabriel-Le Courtois.
La conclusion de son rapport se lit comme suit: «Il s’agit d’une mort
violente par autodestruction volontaire.»
La personne-ressource venant de Québec débarquera à Sainte-Anne-des-Monts dès la semaine prochaine. «Le CSSS de la Haute-Gaspésie invite la population, les intervenants et son personnel à travailler en collaboration avec la personne nommée», espère la responsable des communications de l’établissement, Marjorie Pigeon. L’émissaire aura jusqu’au 24 juillet pour déposer son rapport à l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et au ministre.
Yves Bolduc s’était d’ailleurs engagé, lors de sa récente visite en Haute-Gaspésie, à prendre des mesures pour évaluer la situation du CSSS. «Il semble que, ces derniers temps, il y aurait eu une détérioration, a-t-il admis lors d’une entrevue accordée à GRAFFICI.CA. Donc, on va prendre les informations, puis on va agir en conséquence.»
Manque de personnel
Selon le Syndicat des professionnelles en soins de la Gaspésie – FIQ, le bateau coule au CSSS de la Haute-Gaspésie. L’organisation somme d’ailleurs le ministre Bolduc d’intervenir rapidement afin de rétablir la situation que le syndicat juge alarmante. Ses membres demandent la démission de la directrice générale et du directeur des ressources humaines de l’établissement. Ils joignent leur voix à celle du député de Matane, Pascal Bérubé, qui recommande de placer le CSSS sous tutelle.
Selon l’organisme, le Centre présente de sérieux problèmes de sécurité, notamment à cause du manque chronique de médecins, de pharmaciens et d’infirmières.
Comme exemple de déficience sur le plan de la sécurité, le syndicat déplore un événement survenu le 18 mai qui, selon lui, n’est pas un cas isolé. Cette situation réfère au cas d’un homme en situation de détresse psychologique qui s’est présenté à l’urgence de l’établissement, couteau en main et poignets tailladés. Une fois l’homme maîtrisé, une infirmière s’est coupée en voulant placer l’arme dans un sac. Le patient disait être infecté du virus du VIH. L’employée est actuellement en trithérapie et vit des moments d’angoisse en attendant de savoir si elle a contracté la maladie.
Aucun pharmacien
Le 5 avril, aucun pharmacien n’assurait le service au CSSS de la Haute-Gaspésie. La seule pharmacienne en poste a remis sa démission, qui sera effective à la mi-juillet. Dans l’attente, l’établissement a recours aux services de pharmaciens dépanneurs. «Il y a eu rupture de services pendant une journée, mais on a réussi à corriger et je sais qu’actuellement, il va y avoir des dépanneurs jusqu’en novembre», a fait savoir le ministre Bolduc.
La moitié d’une équipe médicale
L’équipe médicale fonctionne avec la moitié de son effectif. L’hôpital compte 11 médecins sur les 22 dont il a besoin. La direction doit recourir à des médecins dépanneurs. Quant au corps infirmier, il lui manque près de 20 infirmières. La direction doit faire affaires avec des agences.
«Ça va mal au CSSS de la Haute-Gaspésie, aborde la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Jacqueline Duguay. Les soins donnés à la population dégénèrent, les employés tombent malades, finissent par démissionner et ne sont pas remplacés. C’est inacceptable!»
Sécurité déficiente au CHSLD
Selon les frères Clément et Lorenzo Dugas, le manque de personnel au centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) engendre une carence dans la sécurité des résidents de l’endroit. Leur mère de 86 ans a fait 15 chutes en un an. Ils ont déposé 15 plaintes auprès du commissaire local aux plaintes et à la qualité des services. Une vingtaine de proches des résidents du centre hospitalier de Cap-Chat ont cosigné une lettre en appui aux frères Dugas, qu’ils ont fait parvenir au commissaire aux plaintes.
«Le CHSLD de Cap-Chat n’est pas sécuritaire, déplore Clément Dugas. Si une personne sonne parce qu’elle est en infarctus, elle a le temps de mourir avant qu’on intervienne! D’après mes observations, une personne peut, en moyenne, sonner pendant 15 minutes. J’ai déjà vu qu’après 25 minutes, personne n’était encore venu.»
M. Dugas ne pointe pas du doigt le travail du personnel en place. Selon lui, c’est plutôt le manque flagrant de personnel qui fait défaut. «Il ne manque pas de personnel, rétorque la responsable des communications du CSSS, Marjorie Pigeon. Ce n’est pas tant le nombre d’employés qu’il faut regarder, mais l’organisation du travail qui est à améliorer.»
Manquements au CHSLD
La désorganisation s’étend au Centre de réadaptation en dépendances de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, L’Escale, selon l’analyse qu’en fait le Syndicat des professionnels et techniciens. Celui-ci estime que L’Escale n’est pas en mesure de répondre à sa nouvelle mission, qui fait passer le Centre de neuf à quatorze lits. De l’avis du syndicat, il y a un manque de ressources humaines.
Le ministre de la Santé n’est pas, non plus, du même avis que le syndicat. «Je suis très prudent par rapport à ça parce que, quand vous écoutez les syndicats, il manque toujours du personnel», soutient-il.
«Je crois qu’il y a des choses qui ont été amplifiées, ajoute le directeur de L’Escale, Jean Faucon. Il y a eu des choses de mises ne place pour rectifier la situation. On comprend très bien la réaction du syndicat, mais on ne partage pas leurs inquiétudes.»
Devant tous ces faits, le député de Matane se dit inquiet. «Je dispose de plusieurs informations crédibles de divers départements qui me portent à croire qu’il y a un sérieux problème de gestion des ressources humaines», laisse tomber Pascal Bérubé.
D’ailleurs, un employé qui tient à préserver son identité, par peur de perdre son emploi, croit que le climat de travail moribond est à l’origine d’une dizaine de démissions, mutations et mises à pied.
Le 30e Festival, qui a pris fin tard lundi soir, après un spectacle en hommage au passeur Michel Fugain, était placé sous le thème «C’est la fête!», du titre d’une chanson du répertoire de l’auteur-compositeur-interprète venu de la France. Celui-ci était assisté, pendant toute la durée de l’événement qui s’est échelonné du 24 juin au 2 juillet, de Catherine Major au titre de muse.
Les lauréats
Le chansonneur Louis-Philippe Gingras, l’un des trois artistes sélectionnés provenant de l’Abitibi, a été couronné de la plus importante récompense, soit le Prix de l’enregistrement studio Sirius XM, assorti d’une bourse de 10 000 $ qui lui permettra d’enregistrer son premier album. D’un naturel désinvolte et avec des compositions souvent teintées de dérision, l’artiste émergent a su conquérir la sympathie du jury qui lui a décerné cinq autres prix et bourses.
Tout en finesse et d’une fraîcheur exceptionnelle, Marcie a suscité l’attachement du public et attiré l’attention du jury qui lui a remis cinq prix et bourses.
D’autres participants, parmi la dizaine que comptait cette cuvée 2012, sont aussi ressortis du lot. Félix-Antoine Couturier, Pierre Alexandre et Tina-Ève Provost sont chacun repartis avec deux prix.
Rétrospective
Le directeur artistique de l’événement, Alan Côté, dresse un bilan éloquent de cette 30e édition. Au sortir du dernier spectacle, il prévoyait déjà, à vue de nez, une augmentation de l’achalandage du quart. Selon lui, plus de 10 000 visiteurs ont franchi les guichets des divers lieux de diffusion.
Il avait aussi que de bons mots à l’égard de Michel Fugain. «Notre passeur était généreux envers nous et le public, a-t-il commenté. Avec sa femme, ils se sont mêlés à la population.» Alan Côté n’a pu non plus s’empêcher de souligner l’un de ses bons coups, soit celui d’avoir réussi à réunir, sur une même scène, les douze artistes du spectacle «Douze hommes rapaillés». Déjà présenté lors du Festival d’été de Québec, des Francofolies de Montréal et du Festival de chanson de Tadoussac, la prestation en hommage au poète Gaston Miron ne s’était jamais tenue dans l’Est-du-Québec.
Parmi les douze artisans de la chanson, on y retrouvait Michel Rivard, Daniel Lavoie, Richard Séguin et Pierre Flynn. «Ça a été un temps fort, une grand-messe, un grand rassemblement, a qualifié le directeur artistique du Festival. C’était la totale!» Un millier de spectateurs ont assisté à ce moment unique en l’église de Cloridorme.
De son côté, le passeur était enchanté de sa participation au Festival, même s’il a admis avoir mis du temps à comprendre son rôle de passeur. «J’ai nagé dans le bonheur pendant dix jours, a souligné l’auteur de la chanson « Bravo, monsieur le monde», qui n’avait jamais mis les pieds à l’est de Matane en 40 ans de visite au Québec. C’est magnifique, rarissime et inexistant chez nous. C’est vraiment une surprise de tous les instants!»
Même s’il a indiqué ne pas être à l’aise avec les hommages, Michel Fugain s’est dit très touché par le spectacle de la Petite École en chanson, qui s’est tenu devant mille auditeurs à l’église de Cloridorme. Quelque 350 enfants ont livré des chansons de son répertoire. «Ça fait pleurer, a décrit le passeur. On a braillé, Catherine Major et moi. C’est irrésistible, des mômes qui chantent avec toute l’innocence possible et inimaginable!»
Les choristes provenaient de 29 écoles de la Gaspésie et, pour la première fois, de Rimouski et de la France. «C’était immensément grand et beau, à l’image de ce passeur-là, a commenté la chef de chœur, Danielle Vaillancourt. Les voix étaient larges, belles et rondes.»
La CRÉGÎM a contribué financièrement au projet, tandis que GÎMXPORT a offert son soutien technique dans la mise en place de la section régionale du Répertoire.
«Dans la réalité des affaires d’aujourd’hui, cet outil est essentiel afin de faire connaître les entreprises de transformation du bois à valeur ajoutée de la Gaspésie et de promouvoir leurs gammes de produits d’apparences, tant sur le marché régional qu’à l’extérieur, s’enthousiasme le directeur général de GÎMXPORT, Gino Cyr. Le répertoire permettra de faire un meilleur pont entre les entreprises et les donneurs d’ouvrage.»
De son côté, le président de l’Association Bois d’apparence Gaspésie croit que cette publication deviendra un incontournable pour les entreprises qui apportent une valeur ajoutée au bois. «Il offrira une belle vitrine aux entreprises d’ici pour les besoins en bois et fera connaître leur savoir-faire à l’extérieur de la Gaspésie», estime Guy Pardiac.
Initiative nationale
Cette nouvelle publication en ligne découle d’une initiative du Bureau de promotion des produits du bois du Québec (QWEB), qui a élaboré la première base de données virtuelle comprenant l’ensemble des produits et des entreprises de la filière de la transformation du bois des 19 régions du Québec. Il servira d’outil de référence pour les acteurs de la filière du bois, tels que les architectes, ingénieurs, designers et autres professionnels de l’industrie.
«Le portail Répertoire des produits du bois du Québec est une démarche nationale en réponse au besoin de centraliser l’ensemble des produits du bois dans un seul outil de recherche, notamment pour les professionnels de la construction à la recherche de produits de niche régionaux qui correspondent à leurs projets, soutient le directeur du groupe régions du QWEB, Carl-Éric Guertin. Ils trouveront, de façon rapide et structurée, tous les produits issus du bois.»
En tout, 67 entreprises de transformation à valeur ajoutée du bois profitent de cette vitrine, disponible au www.produitsdubois.ca.
Le ministre Bolduc a confirmé cette aide financière au nom de son collègue des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, Laurent Lessard.
Cette somme, qui provient du Fonds de développement régional (FDR), vise à soutenir la CRÉGÎM dans ses actions, en plus de renforcer son rôle en matière de développement régional.
«Le FDR constitue un levier de développement important pour la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, estime le ministre responsable de la région. Grâce à cet appui financier, les élus de la région seront en mesure de travailler et d’intervenir de façon efficace sur l’ensemble du territoire dans de nombreux secteurs stratégiques de développement, que ce soit sur les plans économique, social ou culturel.»
Le FDR permet aux conférences régionales des élus de réaliser leur travail de concertation, de conclure des ententes spécifiques et de financer diverses activités régionales. Ce fonds consiste également à favoriser un meilleur arrimage entre l’action gouvernementale et les priorités du milieu. «En plus de créer un environnement favorable au développement régional, le FDR contribue à l’occupation et à la vitalité des territoires, car il permet de mobiliser les acteurs, de lancer des projets et d’innover», a soutenu Laurent Lessard.
Tel qu’annoncé lors du dernier budget provincial, le Fonds de développement régional est renouvelé pour une période de cinq ans, à raison de 60 millions de dollars $ par année.
C’est ce genre d’appel qu’ont reçu il y a quelques jours une quinzaine de plaisanciers du secteur de Carleton, alors qu’ils participaient à une série d’exercices visant à améliorer leur capacité d’intervention en cas d’urgence en mer.
«Les participants doivent d’abord faire du travail de carte pour localiser la position donnée par les pêcheurs en détresse», explique Bob Leblanc, président régional de la Garde côtière auxiliaire, un organisme regroupant des bénévoles ayant la capacité d’intervenir avant la Garde côtière canadienne, qui dispose de bases distantes les unes des autres, et de moyens de plus en plus limités, dans le contexte de coupes budgétaires instaurées par le gouvernement conservateur.
Les secouristes voient l’homme à la mer et le bateau en feu. Le travail de carte est important parce qu’un signalement général localisant le bateau en détresse à «deux milles du camping municipal» peut inclure une aire considérable, alors que chaque seconde compte en pareils moments. Si les sauveteurs reçoivent une position de la part des personnes en détresse, il est recommandé de l’utiliser, plutôt que de se fier uniquement à sa connaissance des parages.
Avant l’intervention en mer proprement dite, Bob Leblanc demande aux secouristes s’ils vont d’abord secourir l’homme à la mer ou l’individu toujours dans le bateau.
Il y a hésitation dans les rangs. «Si l’homme à la mer est en hypothermie et en arrêt cardiaque, on va aller vers celui qui est dans le bateau. Le feu le menace et ses chances de survie sont meilleures», suggèrent quelques participants à l’exercice. «La priorité, c’est de sortir le gars de l’eau», spécifie Bob Leblanc.

L’exercice en mer se déroule rondement et «l’homme», un mannequin, est localisé rapidement et retiré des eaux pour être ramené au bord, où une ambulance l’attend. Le feu est éteint et un remorquage est organisé pour ramener le bateau avarié au quai.
L’exercice est supervisé par Léopold Béchette, président québécois de la Garde côtière auxiliaire. Bien que le but de la journée soit de perfectionner les techniques d’intervention et que le service de prévention des noyades ne soit pas exactement la tâche principale de l’interlocuteur, GRAFFICI.CA ne peut s’empêcher de demander à M. Béchette s’il est satisfait des progrès réalisés en matière de port de gilet de sauvetage.
«Le message a passé. Les gens l’apportent à bord, mais ils ne le portent pas. Les marchands et les fabricants contribuent à la cause en faisant des modèles avec des couleurs, des modèles plus petits, moins encombrants. Mais en 2011, il y a eu 20 noyades découlant des activités de plaisance et 75 % des décès ont frappé des gens qui ne portaient pas le gilet de sauvetage. De plus, 100% de ces victimes étaient des hommes», déplore M. Béchette.

La radio de la région de Gatineau-Ottawa a installé une antenne temporaire qui diffuse sur une fréquence de 50 watts du Théâtre de la Vieille Forge de Petite-Vallée. Sa programmation continue est animée entièrement en français par des jeunes du primaire et du secondaire qui invitent d’autres jeunes à participer à trois émissions diffusées le matin, le midi et en fin d’après-midi.
Radio oxygène propose des entrevues exclusives avec les choristes de La Petite École en chanson, avec les artisans et les artistes du Festival ainsi qu’avec des invités-surprises.
Concours
Radio oxygène enfant ado invite les enfants et les adolescents à s’inscrire au concours «Journaliste d’un jour».
D’ici le 30 juin, des jeunes auront ainsi l’occasion de faire de la radio en partageant leurs talents, que ce soit dans la chanson, l’interprétation musicale, l’humour, le conte, l’écriture, le théâtre ou d’autres passions.
Certains pourront aussi faire part de leurs questionnements sur différents sujets, tandis que d’autres voudront partager leurs connaissances. D’autres encore préféreront faire connaître des gens de leur communauté ou leur idole.
Respect de la vie privée