Lorsque GRAFFICI.CA a appelé au service des communications du Ministère afin de savoir si la décision, depuis ce temps, était définitive: «Ce n’est pas fermé, ce bureau-là?, a spontanément lancé le responsable des relations avec les médias, Éric Santerre. Je ne sais pas. Je vais m’informer.»
Avec diligence, Éric Santerre a rappelé GRAFFICI.CA pour indiquer que les bureaux de la direction régionale de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine demeuraient fermés, mais que le local qui abritait jadis ces bureaux appartenait toujours au Ministère. «Le directeur, Dominic Gagnon, assure la direction du MRNF autant pour la Gaspésie que pour le Bas-Saint-Laurent à partir de Rimouski, soutient-il.» Au total, ce sont trois employés qui ont été réaffectés à Rimouski, plus précisément à Pointe-au-Père.
De l’avis du relationniste du MRNF, cette décision n’était pas définitive, même si le déménagement a été effectué depuis plus d’un an et demi. «Pour l’instant, on peut encore considérer les trois employés comme étant par intérim puisqu’il n’a pas été décidé si le bureau de Sainte-Anne-des-Monts va rester fermé, indique-t-il. On parle toujours d’une fermeture temporaire.»
Le débat s’est transporté à l’Assemblée nationale
Pour le député de Matane, Pascal Bérubé, la situation qui perdure est inquiétante. «C’était un engagement de 1994 dans ma circonscription, rappelle Pascal Bérubé. Sous le gouvernement de Jacques Parizeau, on avait décidé que la direction du ministère des Ressources naturelles pour la Gaspésie serait à Sainte-Anne-des-Monts. C’est un engagement ferme qui a été bien accueilli par le milieu, mais la réalité est toute autre. C’est important, pour nous, des directions régionales.»
«On en avait deux, poursuit-il. Il y en a une qui a quitté récemment, qui était celle de la Commission des lésions professionnelles, suite à une décision gouvernementale.»
Questionné en chambre sur le sujet par le député de Matane le 22 mai, le ministre délégué des Ressources naturelles et de la Faune a répondu: «Ce que le gouvernement vise, ce n’est pas nécessairement d’augmenter le nombre de directions. C’est beaucoup plus d’augmenter le nombre d’agents. Les activités administratives de la direction de la protection de la faune de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine s’effectuent à Rimouski par le personnel de la direction générale du Bas-Saint-Laurent, sans aucune incidence sur la mission de la protection de la faune dans les deux régions.»
«Les agents de protection de la faune sont toujours présents à Sainte-Anne-des-Monts, continue Serge Simard. Ainsi, nous avons fait le choix de mettre en priorité, comme gouvernement responsable, le service aux citoyens et à la protection des ressources fauniques ainsi que de minimiser les coûts administratifs et de direction.»
À ce chapitre, le Ministère a effectivement conservé un bureau local en Haute-Gaspésie, d’où sont basés six agents de protection de la faune. Selon le porte-parole du Ministère, l’engagement d’un septième est prévu.
Plusieurs emplois à Gaspé
Pascal Bérubé rappelle que le gouvernement Charest a fait construire, en 2010, un nouvel édifice du MRNF à Gaspé, au coût de 7,3 millions de dollars. À ce sujet, le politicien a demandé au ministre Simard combien d’employés travaillaient dans ce nouveau bâtiment. Celui-ci n’a pas été en mesure de répondre.
GRAFFICI.CA a donc cherché à savoir. Selon le responsable des relations avec les médias, le nouvel édifice de Gaspé compte trente employés qui œuvrent au secteur des opérations régionales et onze à la direction de la protection de la faune. «À Gaspé, c’est un bureau d’expertises, a précisé Éric Santerre. On y trouve davantage du personnel de recherche, que ce soit des biologistes ou des employés du secteur forestier et des mines.»
Sur ce plan, le député de Matane a rappelé qu’à une certaine époque, le bureau régional de Sainte-Anne-des-Monts comportait aussi le secteur des mines. «Il n’y a plus personne, s’indigne-t-il. Le géologue est parti.»
Ces travaux de conversion se traduiront par la construction d’un nouveau bâtiment qui sera adjacent à celui que possède déjà l’entreprise dans le parc industriel de Cap-Chat. Ces travaux sont de l’ordre d’environ 45 millions de dollars et permettront de créer de 30 à 40 nouveaux emplois, tout en consolidant la dizaine déjà existants. Orbite prévoit que les travaux seront complétés avant la fin de cette année et que la production commerciale s’amorcera au début de l’année prochaine.
La compagnie souhaite produire trois tonnes d’alumine de haute pureté par jour dans les douze mois suivant la mise en service de son usine. Le produit servira principalement à la fabrication de lumières LED.
Des élus contents
«Cette nouvelle industrie qui se met en place et qui développe la Gaspésie est une entreprise de classe mondiale, a lancé le ministre Bolduc. Ça va permettre de créer des fonds pour une économie plus forte. La grande force de la Gaspésie, c’est que vous êtes des gens extraordinaires, débrouillards, qui voulez et qui représentez bien le Québec.»
Aux fins de la construction de cette usine, le parlementaire a souligné le soutien remboursable de 2 millions de dollars provenant du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation. Il a aussi mentionné que le gouvernement a déjà aidé Orbite pour des montants de 150 000 $ provenant du Fonds d’intervention stratégique régional et de 50 000 $ pour la réalisation de l’étude de faisabilité de cette nouvelle usine.
L’enthousiasme était palpable du côté des élus de la Haute-Gaspésie. «C’est aujourd’hui un grand jour, s’est exclamé le préfet de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier, qui a pris soin de lire un mot de bienvenue en anglais à l’intention des quelques invités anglophones qui étaient présents à l’annonce. Jamais avons-nous accueilli un projet de si grande envergure! On parle d’investissements de 100 millions $ en Haute-Gaspésie. C’est du jamais-vu!»
M. Cormier a aussi souligné, au passage, d’autres projets de développement qui devraient ultérieurement voir le jour dans sa MRC. «On est sur une lancée incroyable avec l’ajout futur d’un nouveau parc éolien, le projet d’agriculture avec Denise Verreault et, grâce au ministre Bolduc, le rétablissement récent de l’obstétrique», a-t-il déclaré.
«C’est une bonne nouvelle, a poursuivi, avec le même ravissement, le maire de Cap-Chat, Judes Landry. Bienvenue à Orbite!» L’élu n’a pu s’empêcher de faire part à son auditoire que le président et chef de la direction de la compagnie venait de lui confier qu’il voulait acheter les terrains adjacents à son usine de Cap-Chat pour d’autres projets. «Je lui ai promis que je lui réservais», a-t-il déclaré avant d’être chaleureusement applaudi. «Deux autres usines devraient venir s’ajouter pour pallier le manque à combler en alumine de haute pureté», a confirmé Richard Boudreault.
«C’est une grande nouvelle pour le Québec et la société en général, a continué le patron d’Orbite, en parlant de la construction de cette nouvelle usine à Cap-Chat. Notre technologie est beaucoup plus efficace et moins polluante.»
Il a profité de l’occasion pour ajouter que son entreprise avait signé une entente de partenariat avec le premier producteur mondial d’alumine, l’entreprise Rusal de Russie.
Cette entente est en lien avec le projet d’usine d’alumine métallurgique qui sera éventuellement construite dans le secteur de l’Estran. Selon certaines sources, tout porte à croire que cette usine pourrait être érigée à Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine.
Plusieurs nouveautés pour Orbite
Orbite : l’usine serait installée sur le territoire de Madeleine
Parmi les nouvelles actions mises de l’avant, Orbite vient de débuter une campagne de forage exploratoire visant à valoriser ses ressources et à développer de nouvelles zones exploitables de sa propriété de Grande-Vallée. Une première série de forages totalisant de 3 000 à 4 000 m a été effectuée dans l’aire de la future mine à ciel ouvert, soit dans le secteur Marin.
D’autres travaux d’exploration au sol, dont un levé géophysique, seront effectués dans les secteurs Simoneau et Madeleine. Cela sera suivi d’une campagne de forage de 1 500 à 2 000 m.
Par ailleurs, Orbite a déposé une nouvelle demande de brevet provisoire aux États-Unis concernant un procédé permettant d’extraire des terres rares à faible coût, sans impact environnemental. Jusqu’à maintenant, l’entreprise compte trois brevets et vingt-trois demandes sont en instance dans neuf pays.
Missions
Orbite a répondu à l’invitation lancée par le ministre canadien du Commerce international, Ed Fast, de participer à une mission économique de six jours, qui s’est récemment tenue en Russie. Cette mission, qui se déroulait à Saint-Pétersbourg et Moscou, était une initiative de l’Association d’affaires Canada Russie Eurasie.
Le président et chef de la direction d’Orbite Aluminae, Richard Boudreault, accompagné du vice-président aux ventes et au marketing, Yves Noël, participent actuellement à The Aluminium Summit de New York.
Travaux à l’usine de Cap-Chat et distinctions
Richard Boudreault procédera, demain à une première pelletée de terre à son usine de Cap-Chat, en présence du ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Yves Bolduc. Ce geste symbolique lancera officiellement le début des travaux de l’usine de production d’alumine de haute pureté.
De plus, Orbite a été ajoutée à deux nouveaux indices par la division canadienne des indices de la société de notation financière Standard & Poor’s.
La Société a aussi été sélectionnée parmi une centaine d’entreprises canadiennes au titre de finaliste des Prix Entrepreneurs, remis par Desjardins, dans la catégorie «Innovation et productivité». Ce prix vise à récompenser les entreprises de taille moyenne dont les réalisations innovantes sont au cœur d’une productivité soutenue et importante.
L’événement sera présenté conjointement par la Ville de Sainte-Anne-des-Monts, le Comité d’aménagement et de développement des rues principales et le comité organisateur de la Fête du bois flotté.
Spectacle-bénéfice
Comme la famille Dion offrira gratuitement le spectacle, tous les profits découlant de la vente des billets seront versés au projet de réfection de la toiture de l’église, évalué à 1,1 million de dollars, dont 70% de la somme sera assumée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Pour démarrer la deuxième phase des travaux, 200 000 $ sont requis.
Le concert sera d’une durée de 1 heure 30 à 1 heure 45. Les 1 200 billets, qui seront disponibles à la Maison de la culture de Sainte-Anne-des-Monts et en divers endroits de la Gaspésie, sont vendus au coût de 35$ en prévente et de 40$ à l’entrée. Chaque personne qui achètera un billet courra la chance de gagner un forfait pour deux personnes donnant accès au spectacle à Las Vegas du plus célèbre membre de la famille, soit nulle autre que Céline Dion. Le prix inclura le transport en avion et une rencontre avec l’artiste. Deux forfaits seront tirés au hasard lors de la soirée.
Pour maman Dion, née Thérèse Tanguay, ce sera un retour aux sources puisqu’elle est originaire de la Haute-Gaspésie. Elle ne manquera pas, d’ailleurs, de retourner sur les lieux de sa naissance, plus précisément à Saint-Bernard-des-Lacs, dans le haut-pays de Sainte-Anne-des-Monts, un village aujourd’hui fermé et dont il ne reste que quelques ruines de solages de maisons. Son défunt mari, Adhémar Dion, était natif des Méchins.
Programmation
Toujours dans le cadre de la prochaine édition de la Fête du bois flotté, le groupe Réveillon, accompagné du «calleur» Jean-François Berthiaume, saura mettre de l’atmosphère, le vendredi 10 août, par sa musique à caractère traditionnel. Le lendemain, ce sera au tour du groupe acadien de la relève Bodh’aktan de faire «swinger la compagnie» sur des airs de musique traditionnelle aux accents rock.
La programmation complète de la 11e Fête du bois flotté, qui battra son plein du 9 au 12 août, sera connue ultérieurement puisque le comité organisateur s’affaire actuellement à l’étude des candidatures des sculpteurs. «Le comité va se réunir pour la sélection», précise la directrice de la culture de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts, Monique Campion. Les dix sculpteurs choisis débuteront la création de leurs œuvres le 10 août.
À New Richmond, le Relais pour la vie a recueilli un peu moins d’argent que les 255 000$ de 2011, mais l’argent entrera encore durant quelques jours et la présidente sortante de l’événement, Geneviève Braconnier, a bon espoir d’atteindre le seuil tout de même remarquable, dit-elle, de 250 000$.
«Nous sommes une petite région, en terme de population», rappelle-t-elle. En fait, la performance du Relais pour la vie de la Baie-des-Chaleurs intrigue. «Un gars du conseil d’administration de la Société canadienne du cancer était sans voix devant ce qui se passait ici. Il est venu voir et il a compris. Il y a le lieu, la pointe Taylor, qui est parfait. Il a aussi vu notre organisation. C’est grâce aux commanditaires si on connait un tel succès. Ils sont très, très, très généreux et on les connaît, tous. Il y a les participants, et les bénévoles», explique Mme Braconnier.
Per capita, le Relais pour la vie de la Baie-des-Chaleurs amasse plus d’argent que d’autres relais tenus dans des secteurs plus populeux. «Il y a des relais organisés dans des régions de plusieurs centaines de milliers de personnes en population et qui font moins que nous», souligne Mme Braconnier, qui a la délicatesse de ne pas les nommer.
Ces sommes sont remises à la Société canadienne du cancer, qui les consacre à la recherche pour vaincre la maladie.
À New Richmond, 99 équipes étaient inscrites, 10 de moins qu’en 2011 «mais il y avait de plus grosses équipes. Ça n’a pas paru sur le circuit», ajoute-t-elle.
Le magicien David Philippe, de Saint-Omer, était du nombre des participants et il a naturellement participé à l’aspect animation. Lui-même survivant du cancer, il ne tarit pas d’éloges à l’endroit du Relais pour la vie. «Pour moi, ça permet de faire la paix avec la maladie.Ce n’est pas juste l’argent, c’est libérateur».
Le successeur de Geneviève Braconnier est Serge Arsenault, à ne pas confondre avec le maire de Bonaventure. Il hérite, dit-il, d’une organisation rodée, avec une «belle tradition établie.»
Gaspé
À Gaspé, plus de 650 marcheurs et marcheuses ont participé au cinquième Relais pour la vie de la Côte-de-Gaspé, dans la nuit du 15 au 16 juin.
«Encore une fois, les bénévoles, commanditaires et participants ont démontré une grande générosité. C’est une somme considérable que notre communauté remet à la Société canadienne du cancer. Nous espérons qu’elle contribuera à améliorer le sort des personnes aux prises avec cette maladie», a indiqué par voie de communiqué le président Claudio Bernatchez.
Cinquante-cinq équipes étaient inscrites, de même que 140 porteurs d’espoir, des survivants du cancer qui débutent le Relais par un tour de piste. Il s’agit toujours d’un moment émouvant. Quand il fait noir, les participants allument les luminaires disposés autour de la piste, en l’honneur de personnes ayant survécu au cancer ou ayant succombé à la maladie.
À Gaspé, un hommage a été rendu à Rachel Cloutier, présidente d’honneur du Relais. Elle est décédée il y a quelques semaines. Elle était représentée par des membres de sa famille, dont son conjoint Rodolphe Cotton et leur fille Janie.
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Ce nouveau lieu culturel est l’aboutissement d’un projet initié par Yanik Elément, un musicien de l’endroit.
La petite salle est opérée par La machine à truc, un organisme à but non lucratif propulsé par le saxophoniste, qui possède son studio d’enregistrement au même endroit. L’organisme permet à des artistes émergents de pouvoir se produire sur scène, qu’ils proviennent de l’univers de la musique, du théâtre ou d’autres formes d’art. La boîte promet d’offrir des événements dont le caractère sera unique, avec principalement des artistes de la région.
La première programmation estivale de la nouvelle salle de spectacles sera officiellement annoncée le mercredi 27 juin. Mais déjà, on sait que l’ancien membre du groupe Les Colocs, André Dédé Vander, qui réside d’ailleurs dans le village, fera partie de la programmation.
La machine à truc est installée depuis l’an dernier à Saint-Maxime-du-Mont-Louis, dans un bâtiment qui a complètement été rénové pour la cause. L’été dernier, elle a collaboré avec le Comité culturel de la chapelle de Cap-au-Renard, à La Martre, en offrant quatre spectacles intimes à la programmation estivale, dont du blues francophone.
Celle-ci a été menée du 30 janvier au 17 février. Cette fois-ci, les participants ont répondu à un questionnaire en ligne, alors que la consultation de 2006 avait été réalisée dans le cadre d’un rassemblement du même nom, qui avait eu lieu à Saint-Octave-de-l’Avenir et auquel avaient pris part une soixantaine de jeunes de plus de 18 ans.
«En 2006, il s’agissait d’un réseau homogène qui était très au fait des enjeux, tient à préciser le président de la Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Jean-François Tapp. Dans le cadre de ce nouvel exercice, le format était bien différent. Cette fois-ci, la consultation était en ligne. Plus de 1 200 jeunes y ont répondu. On a aussi fait des «focus groups». Cette dernière consultation est donc beaucoup plus représentative, d’autant plus qu’on a également joint les jeunes de 12 à 18 ans. Aussi, en 2006, certains sujets n’avaient pas été abordés, comme l’immigration et les loisirs. »
Les médias sociaux, Internet, la messagerie électronique et des appels téléphoniques ciblés ont permis de convaincre ces jeunes à remplir le questionnaire en ligne.
Sept priorités
Après les actions pour favoriser le retour des jeunes en région, les six autres priorités identifiées par les répondants sont, dans l’ordre, d’appuyer le démarrage de nouvelles entreprises, de faciliter l’accès au logement, d’augmenter les services destinés aux jeunes qui éprouvent certaines difficultés, de promouvoir la fierté de vivre dans la région et de favoriser l’engagement des jeunes dans leur milieu.
Les autres préoccupations qui ressortent ensuite de la consultation concernent les loisirs, les perceptions face à la région, l’éducation, le logement, le marché du travail, l’entrepreneuriat, l’engagement citoyen, l’immigration et l’environnement.
Cet exercice consistait à actualiser les priorités identifiées par les jeunes Gaspésiens et Madelinots ainsi qu’à connaître leurs préoccupations. Ces résultats guideront les actions de la Commission jeunesse. Une tournée de présentation de Vision jeunesse 2012 est prévue pour l’automne auprès des organismes, visant notamment à les sensibiliser aux besoins exprimés par les jeunes.
Message clair
Pour Jean-François Tapp, le message envoyé par les 1 232 répondants de Vision jeunesse 2012 est clair. «On doit mettre des efforts pour s’assurer d’avoir des jeunes qui reviennent, travaillent et demeurent dans la région, retient-il. Même si on a enregistré un solde migratoire positif au cours des cinq dernières années, il ne faut pas oublier que lors des vingt années précédentes, le solde était négatif.»
«Maintenant, parmi les jeunes qui viennent s’établir en région, la tranche des 25 à 35 ans est importante, parce que, en général, ce sont des gens qui ont des enfants, poursuit-il. Ça nous permet de renverser la tendance.»
Le président-directeur général de la société publique, Marc Laliberté, a plutôt reporté de quelques semaines ou de quelques mois les annonces qui permettront à sa société de récupérer les 6,5 millions de dollars de coupes budgétaires imposées par le gouvernement conservateur de Stephen Harper.
Depuis quelques mois déjà, des rumeurs planent sur le sort de quelques autres services de transport de passagers au pays. Le train Océan, reliant Halifax à Montréal, serait ainsi réduit de six voyages par semaine à trois. Le Canadien, le convoi reliant Toronto à Vancouver, passerait de trois à deux voyages hebdomadaires.
Quelle place occupe le train Montréal-Gaspé dans les plans de Via Rail? Dans un reportage diffusé le 30 mai, le réseau d’information Global News diffusait, en plus des rumeurs déjà mentionnées, une «information» selon laquelle le «train Gaspé-Moncton» serait aboli.
Ce parcours n’existe pas. La méconnaissance des gens de Global News à Winnipeg est-elle à ce point élevée qu’il faille douter de tous les renseignements publiés par ce réseau au lendemain de l’assemblée annuelle de Via Rail?
Les «informations» obtenues par Global News venaient-elles de gens de Via Rail désireux de vérifier comment ces scénarios seraient reçus dans les communautés potentiellement touchées? Le président-directeur général de Via Rail, Marc Laliberté, a indiqué laconiquement dans le reportage de Global News que «nous ferons les annonces quand nous serons prêts.»
De son côté, le porte-parole de Via Rail, Malcolm Andrews, s’avance fort peu sur les moyens que prendra le transporteur pour récupérer 6,5 millions de dollars $. M. Andrews ne parle même pas de diminution possible de fréquence des trains.
«Évidemment, Via Rail révise de façon régulière toutes ses opérations. Via Rail va apporter des ajustements; ça peut être à ses tarifs, à ses horaires, à son service de bagages, par exemple, Dans le cas d’une décision prise de façon importance, il y aurait une communication avec les communautés», dit-il.
Devant l’insistance du Graffici.ca à obtenir un commentaire sur le reportage de Global News, Malcolm Andrews rappelle qu’on «ne commente pas les rumeurs», s’appuyant en outre sur la faible connaissance du réseau de Via Rail, parce qu’il n’y a «pas de trains qui transitent entre Gaspé et Moncton».
Il dit plus tard que «nous ne sommes pas rendus là en Gaspésie», en faisant référence à une suppression totale du service.
Les scénarios
Les observateurs de la scène ferroviaire à la grandeur du pays et même aux États-Unis ont échangé toutes sortes d’hypothèses dans les jours ayant suivi l’assemblée annuelle de Via Rail.
La Gaspésienne Cynthia Patterson, de Dignité rurale, généralement bien informée de ce qui se trame à Via Rail, n’a pas entendu de rumeurs à l’effet que le train Montréal-Gaspé serait aboli. «J’entends parler de la réduction de six à trois trains hebdomadaires pouvant toucher le train Halifax-Montréal, mais je n’ai pas d’échos pour le Chaleur», souligne-t-elle.
La réduction de moitié de la fréquence du train des Maritimes toucherait quand même la Gaspésie, rappelle Mme Patterson, «parce que plusieurs Gaspésiens de la portion ouest du territoire prennent le train à Campbellton ou Matapédia les jours où le train Chaleur ne circule pas».
Elle doute aussi que Via Rail, dans un scénario où le train Océan et le train Chaleur rouleraient à raison de trois voyages par semaine, décide de les faire circuler en alternance, ce qui donnerait toujours une possibilité de six jours par semaine aux gens de l’ouest de la Baie-des-Chaleurs, du secteur de Matapédia et des Plateaux, de la vallée de la Matapédia et du reste du Bas-Saint-Laurent.
«Via Rail voudra sans doute épargner le maximum d’argent. Faire rouler les trains Chaleur et Océan ensemble entre Montréal et Matapédia coûte moins cher, sur le plan de l’exploitation parce que ça ne prend qu’une seule équipe dans la locomotive, mais comme service public, c’est le pire scénario», dit Cynthia Patterson.
En consultant des forums de discussions ferroviaires, le Graffici.ca décèle peut-être une hypothèse pouvant expliquer les rumeurs de suppression totale du train Montréal-Gaspé.
Certains observateurs craignent que Via Rail décide d’emprunter, pour sa liaison Halifax-Montréal, une autre voie ferrée à partir de Moncton, à savoir l’axe Moncton-Edmundston-Saint-André-de-Kamouraska, plutôt que le parcours Moncton-Bathurst-Campbellton-Amqui-Rimouski-Rivière-du-Loup-Saint-André-de-Kamouraska.
Le parcours via Edmundston raccourcirait l’intervalle au cours duquel les trains destinés à Gaspé et Halifax roulent ensemble. Les trains devraient être séparés, ou joints dans le cas du retour, à Saint-André-de-Kamouraska plutôt qu’à Matapédia. L’économie d’exploitation serait moindre, d’où la possibilité de couper purement et simplement la liaison de Gaspé.
Malcolm Andrews trouve pour le moment cette éventualité peu probable. «Il n’y a aucun plan de modifier le parcours de l’Océan», assure-t-il.
Il croit que des observateurs de la scène ferroviaire échafaudent ce scénario parce que le Canadien National, propriétaire des deux emprises ferroviaires, celles du nord du Nouveau-Brunswick et celle passant par Edmundston, examine différents scénarios pour son tronçon Moncton-Bathurst-Campbellton.
Ce tronçon a connu une importante baisse d’achalandage en ce qui a trait aux marchandises, au cours des dernières années, et la fermeture prévue de la mine Brunswick, de Bathurst, affectera davantage le trafic de fret, la principale source de revenus de la plupart des chemins de fer au pays.
Les trois députés néo-démocrates de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, Philip Toone, Guy Caron et François Lapointe, dénoncent dans un communiqué commun toute coupe éventuelle de service de Via Rail dans leurs régions. Une réduction de fréquence du train pourrait entraîner une spirale descendante qui minerait la clientèle. De plus, cela irait à l’encontre du développement durable et de la possibilité de trouver des alternatives à l’auto.
L’organisme fédéral versera 1,1 million de dollars au Groupe PVP de Matane.
Le budget initial du projet était de 4,2 millions de dollars. Pour sa part, la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) avancera une somme de 1,2 million de dollars. Les autres bâilleurs de fonds sont le Groupe PVP, Les Films Christal, le Fonds Harold-Greenberg et Télé-Québec.
Compte tenu que la requête adressée à Téléfilm Canada était de 1,3 million de dollars, le budget global de la production devra être diminué de 200 000$. «Pour réduire les dépenses, on prévoit tourner les scènes intérieures en studio à Montréal, plutôt qu’à Percé, indique le président du Groupe PVP, Vic Pelletier. Ainsi, on va économiser dans les coûts des per diem des comédiens. C’est ce qui coûte cher.»
Distribution
Les comédiens principaux ont déjà confirmé leur disponibilité: Luc Picard, Kevin Parent et Raymond Bouchard. Cependant, les comédiennes qui avaient été approchées lors de l’élaboration du projet ne sont plus disponibles. «On doit refaire le casting féminin», laisse tomber le producteur. Environ 150 figurants seront nécessaires aux fins du tournage qui devrait normalement débuter au début septembre.
Le réalisateur de ce long-métrage d’une durée d’environ deux heures est Alain Chartrand et le scénariste est Jacques Bérubé de Rimouski.
«La maison du pêcheur» reviendra sur un épisode qui a marqué l’histoire de Percé, de la Gaspésie, voire du Québec, à l’été 1969, lorsque les frères Jacques et Paul Rose rencontrent Francis Simard et Bernard Lortie afin d’ouvrir un lieu, à Percé, qu’ils avaient appelé «La maison du pêcheur».
Cela devenait un point de rencontres visant à rassembler les Gaspésiens autour de leur rêve d’un Québec libre et pour la défense du fait français. Leur initiative se soldera par un cuisant échec.
Un an plus tard, ces mêmes hommes fondent le Front de libération du Québec, dont les actions atteindront leur paroxysme avec la Crise d’octobre de 1970, qui se terminera par l’enlèvement, puis la mort du ministre du Travail de l’époque, Pierre Laporte.
De l’avis de la directrice du musée, Sandra Gauthier, cette nouvelle pièce d’exposition est unique au Québec. «On trouve une telle pièce en Floride, mais le squelette n’a pas été aussi bien conservé», précise-t-elle. «Ce qui est exceptionnel, c’est que l’animal ait été remonté dans un laps de temps proche de sa mort, ajoute la biologiste d’Exploramer, Émilie Mendoza. Il n’était donc pas dans un état de décomposition.»
Le spécimen présenté est le résultat d’un minutieux travail de quelque 400 heures réalisé par un vétérinaire à la retraite de Montréal, Michel Bourque. «C’est un passionné des squelettes d’animaux qui possède lui-même environ 200 spécimens, souligne Mme Gauthier. C’est un véritable artiste!»
Son histoire
L’histoire de ce requin remonte à l’été 2010, lorsque les pêcheurs Jean-Guy Lévesque et Pierre-Nicolas Tanguay Lévesque ont eu la surprise de remonter la bête qui s’était prise dans leur filet. Devant cette situation inédite, les deux pêcheurs de Tourelle ont eu l’idée de faire don de leur capture accidentelle à Exploramer. Le jeune requin adulte mâle, qui pourrait avoir environ sept ans, a été immédiatement congelé et transporté à Montréal.
«Ça fait longtemps qu’on veut monter un projet sur les requins, signale la directrice de l’institution. Ça va nous permettre de tester l’intérêt des gens pour les requins.»
Activité «portes ouvertes»
Samedi, lors de la réouverture d’Exploramer pour la prochaine saison touristique, les visiteurs pourront gratuitement, de 9 h à 17 h, visiter le parc-aquarium et les expositions. Ils pourront aussi prendre part aux excursions en mer et à l’activité de cueillette de poissons.
Le nouveau module d’exposition présentant le requin maraîche fera l’objet d’un dévoilement par la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Micheline Pelletier et par le président du conseil d’administration d’Exploramer, Gilles Thériault.
Le café-bistro La Mer à boire présentera également son nouveau menu aux spécialités Fourchette bleue, concocté par le chef Pierre-Olivier Ferry des Jardins de Métis. Au cours de cette même journée se tiendra, sous le chapiteau extérieur, la finale régionale du concours scientifique Explo-Mer. Le dévoilement des gagnants aura lieu à 16h15.
Respect de la vie privée