Le spectacle sera présenté les 22, 23, 24, 29 et 30 juin ainsi que le 1er juillet à 20 h. Mise en scène par François Banville, la production regroupe neuf comédiens.
«De quoi j’me mêle» raconte l’histoire de Gérard et Mariette, qui désirent fêter leur 50e anniversaire de mariage. Mais, à cause d’un secret, ils décident de célébrer à leur façon.
Pour ce faire, ils ont jugé bon de devancer la date de la célébration afin de ne pas être incommodés par l’exubérante Laura, la sœur de Mariette. Celle qui se dit «experte» en anniversaires de mariage, reçoit donc l’invitation à la dernière minute. La troupe promet un mélange d’anecdotes, de situations cocasses et d’événements douloureux.
Les représentations auront lieu au 34 de la 11e Rue Ouest à Sainte-Anne-des-Monts.
Plus de 75 personnes ont pris part à l’événement marquant la création du premier point de services du Centre de pédiatrie sociale Haute-Gaspésie. Celui-ci, qui est situé dans un local de l’École L’Escabelle de Cap-Chat, porte le nom de Rita Chrétien. Décédée en 2007, la femme était très connue auprès de la communauté de Cap-Chat, surtout pour son dévouement à l’égard des jeunes.
Fierté de la part des dignitaires
Invité à prendre la parole, le député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin, a exprimé sa fierté par rapport à la création d’une telle ressource dans sa circonscription. Le député de Matane, Pascal Bérubé, lui a succédé en indiquant qu’il a toujours été fortement intéressé par la situation préoccupante de certains enfants de la Haute-Gaspésie. «Je suis fier que nous puissions profiter de votre enseignement», a dit M. Bérubé en s’adressant au Dr Julien.
Le préfet de la MRC a rappelé l’importance et la pertinence hors du commun d’un tel service, qui devrait ensuite être également offert à Sainte-Anne-des-Monts et Saint-Maxime-du-Mont-Louis, plus précisément dans le secteur de Gros-Morne. «Des professionnels ont compris l’importance d’agir, a soutenu Allen Cormier. Des enfants pourront compter sur ces nouveaux services qui sauront leur donner de l’espoir.»
«Le premier centre de pédiatrie sociale à l’est de Lévis, ça veut dire qu’on a passé par dessus tous ces gens-là, ce qui est rare», a lancé le maire de Cap-Chat, Jude Landry, en ne manquant pas de faire rire l’assistance.
Situation préoccupante
Le président de la Commission scolaire des Chic-Chocs a rappelé quelques statistiques: 25% des élèves de la Haute-Gaspésie qui entrent au secondaire démontrent un retard scolaire; 12% des bébés qui naissent en Haute-Gaspésie ont un poids insuffisant et 33,6 enfants sur 1 000 sont victimes de maltraitance.
«La Commission scolaire n’a pas hésité à soutenir le CPS, notamment en lui octroyant une somme de 10 000 $ et par le prêt gratuit du local de l’école L’Escabelle, a déclaré Jean-Pierre Pigeon. Je félicite Claire Fortin et toute son équipe pour sa belle initiative.»
Le réputé pédiatre s’est dit fier d’inaugurer son douzième CPS. «Il a fallu deux à trois décennies avant qu’on croit à la pédiatrie sociale au Québec, a exprimé le Dr Julien. Il y a 30% des enfants qui échappent aux services dont ils auraient besoin. Il y encore trop d’enfants qui tombent entre deux chaises. Le chiffre est énorme. Ça me révolte. Les communautés se sont désengagées de leurs enfants. Le CPS est là pour les parents qui n’y arrivent pas.»
La chef d’expédition du défi «Voir grand pour l’enfance – Kili 2012» a profité de l’événement pour parler de l’importance de cette campagne de financement, dont les sommes recueillies seront versées au CPS Haute-Gaspésie. «Un mois et demi après avoir lancé cette campagne, on a amassé 30 000 $, s’enthousiasme Doryne Bourque, originaire de Saint-Alphonse-de-Caplan. Il reste six mois devant nous et je suis confiante qu’on va atteindre notre objectif de 100 000 $ et qu’on va même le dépasser!»
Le président du Bloc québécois, Daniel Paillé, qui terminait sa tournée gaspésienne en compagnie du député de la circonscription Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin, considère que ces changements seront très néfastes pour l’économie de la péninsule.
«Si un travailleur saisonnier se retrouve sur l’assurance-emploi de façon récurrente, il devient un récidiviste», déplore le chef Paillé. «Les chômeurs ne sont pas des criminels», s’insurge pour sa part le député Fortin.
«Le gouvernement conservateur coupe à la tronçonneuse, tranche M. Paillé, en rappelant les suppressions d’emplois à l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli, à Service Canada de New Richmond et Rimouski ainsi qu’à la Garde côtière canadienne de Rivière-au-Renard. Je dirais même qu’il coupe au scalpel. Le gouvernement du Canada est en train de se faire un pays. Moi, je veux bien, mais laissez-moi faire le mien!»
Une attaque à l’économie saisonnière de la Gaspésie
Avec ces changements au régime d’assurance-emploi, Ottawa attaque de front les régions, selon Jean-François Fortin. Son chef abonde dans le même sens en soutenant que l’économie de la Gaspésie a besoin de l’assurance-emploi pour assurer le maintien des emplois saisonniers et des entreprises qui y sont reliées.
«L’hiver arrive à chaque année, rappelle-t-il en faisant référence aux entreprises touristiques qui doivent cesser temporairement leurs activités en période hivernale, tout comme dans le secteur agricole ainsi que dans les industries forestière et de la pêche. Ces entrepreneurs comptent sur leurs employés lorsqu’ils reprendront leurs activités, souligne-t-il. Mais leurs travailleurs devront se trouver un autre emploi après six semaines!»
Catégories de chômeurs
La réforme de l’assurance-emploi introduit trois catégories de prestataires: les travailleurs de longue date, les prestataires fréquents et les prestataires occasionnels.
Le gouvernement conservateur obligera les prestataires d’assurance-emploi à se trouver un «emploi convenable». La réforme définit ce terme par un emploi dont le lieu se trouve à moins d’une heure de déplacement et dont la tâche peut être exercée physiquement par le travailleur.
«Ce n’est plus rendu de l’assurance-emploi, c’est rendu une agence de placement de la main-d’œuvre, considère M. Fortin. Est-ce que quelqu’un qui a un bac en administration devra aller travailler comme commis dans un dépanneur? On fait fi des qualifications professionnelles, sauf à quelques exceptions près.»
Le chef du Bloc québécois réitère le souhait de rapatrier la caisse de l’assurance-emploi au Québec. «Le gouvernement canadien n’a pas mis un cent là-dedans, rappelle-t-il. Mais on a des chefs du gouvernement et de l’opposition qui sont très centralisateurs.»
«C’était une offensive préventive, précise le directeur général de l’organisme à l’origine cette mobilisation, Jean-Pierre Couillard. On est allés là-bas pour débattre et dénoncer la démarche du gouvernement Harper qui changerait le modèle actuel de gestion des pêches qui, actuellement, favorise le développement économique communautaire.»
«Si la résolution du gouvernement conservateur est mise de l’avant, cela donnerait la possibilité à des gens, dont à des entreprises de l’extérieur, de pouvoir acheter des quotas et des contingents de pêche, poursuit-il. Ça couperait ainsi le lien de compétitivité de tous les autres secteurs, comme c’est le cas dans l’Ouest canadien.»
Les craintes
Par ce projet, M. Couillard craint notamment l’abolition de deux principes importants, soit celui du propriétaire exploitant et celui de la séparation des flottilles. Ceux-ci accordent actuellement aux pêcheurs propriétaires de bateaux de 65 pieds et moins les permis de capture de la ressource.
Or, par sa démarche de modernisation des pêches entreprise à la fin de 2011, Ottawa préconise que les usines, qu’elles soient de propriété canadienne ou étrangère, puissent obtenir ces permis. Selon le porte-parole des capitaines-propriétaires, il revient plutôt aux collectivités, aux représentants d’organismes de développement régional et aux MRC de prendre en main le développement de l’industrie de la pêche.
Si le gouvernement met en application son projet, cela pourrait signifier la disparition des communautés rurales de pêcheurs, croit le directeur général de l’Association des capitaines-propriétaires de la Gaspésie. «Cela affecterait aussi indirectement plusieurs entreprises régionales, soutient-il. J’ai comme exemple deux propriétaires de bateaux qui, récemment, ont dépensé 500 000 $ chacun en réparation. Ils ont donc fait affaires avec des soudeurs, des mécaniciens, des électriciens et d’autres entrepreneurs de leur région.»
M. Couillard mentionne le cas de l’Ouest canadien où les permis de pêche des villages côtiers et autochtones sont disparus. Ainsi, selon lui, il n’y a plus de retombées économiques de la pêche dans cette région.
Les appuis
Lors de la mobilisation à Ottawa, l’Association des capitaines-propriétaires de la Gaspésie a reçu l’appui d’une coalition de pêcheurs provenant de toutes les provinces maritimes et de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM).
«C’est d’une extrême importance pour la sauvegarde de l’autonomie des pêcheurs et la survie des collectivités, a indiqué le vice-président de la CRÉGÎM et maire des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, qui a également pris part à l’événement. L’industrie des pêches est une des bases de l’économie de la Gaspésie et des Îles et l’on s’attend à ce que les politiques gouvernementales consolident l’industrie plutôt que de l’affaiblir.»
La CRÉGÎM a d’ailleurs adopté, en mars, le Mémoire dans le cadre de consultations sur l’avenir des pêches commerciales canadiennes sur la modernisation des pêches. Par ce document, les élus recommandent à Pêches et Océans Canada de faire en sorte que les politiques de séparation des flottilles et du pêcheur-propriétaire soient enchâssées dans la Loi sur les pêches. Cela aurait pour objectif de protéger l’industrie et la ressource ainsi que d’offrir aux communautés concernées un avenir plus prometteur dans un secteur qui, selon la CRÉGÎM, a été malmené au cours des dernières décennies.
La région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine compte environ 800 pêcheurs, près de 1 000 entreprises de capture et une soixantaine d’entreprises de transformation qui procurent de l’emploi annuellement à plus de 3 600 travailleurs.
Ayant retenu l’attention du jury pour la créativité de leurs idées et leur aplomb, les récipiendaires ont remporté des bourses de 250 $ à 1 200 $ en plus d’avoir une chance de se faire valoir aux prix pan-québécois, qui seront remis le 20 juin à Québec.
Dix des bourses, pour un total de 5 550 $, ont été remises à des initiatives scolaires, des niveaux primaire, secondaire et collégial. Les entreprises ont de leur côté reçu des bourses de 10 900 $. Plusieurs firmes émergentes ont impressionné l’auditoire par l’originalité de leurs initiatives.
Ainsi, les RackModeuses, de Saint-Alexis-de-Matapédia, ont brièvement présenté le potentiel de leur entreprise.
«Notre centre de tri de vêtements évite l’enfouissement. On évite des voyages au dépotoir. On produit d’autres choses avec ces vêtements. Ça valorise de la matière qui serait jetée autrement. Nous avons des idées de développement», précise Jasmine Martin, l’une des instigatrices du projet.
Jean-Guy Leblanc, Élaine Poirier et Jean Guénette ont quant à eux reçu une bourse de 1 200 $ pour la nouvelle entreprise qu’ils ont fondée, Studio Tracadièche, qui ouvrira en juin à Carleton.
«C’est un studio d’enregistrement, avec une sonorisation professionnelle, le seul studio à l’est de Québec qui offrira un service de matriçage. Notre marché sera national, et même international, avec le net. Nous comptons sur l’environnement que procure Carleton en matière de ressourcement pour attirer des musiciens de l’extérieur intéressés à enregistrer un CD, une musique de film, de la musique de promotion», précise Jean Guénette, qui dirige déjà, avec sa conjointe Élaine Poirier, Gaspa PV, une entreprise de production de films, notamment de documentaires. M. Leblanc est à la tête d’Infocom, une firme d’installation de systèmes électroniques.
Studio Tracadièche entend aussi offrir un service de banque de musique en ligne. Les travaux d’aménagement des équipements sont sur le point de finir. D’ici trois ans, ses promoteurs entendent donner du travail à temps complet à deux techniciens.
De 24 heures qu’elle était l’an dernier, la prochaine édition s’étalera sur une semaine, du 17 au 22 juillet. L’événement comportera trois volets: le Festigrimp, le concours Petites Vues sur Grande Nature et Les 24 heures électroniques.
«Lors du premier événement de l’an dernier, malgré certaines imperfections, on a pris conscience que Révolutions Cap-Chat était là pour rester, a déclaré le cofondateur, Jean-Louis Chaumel, lors d’un point de presse plus tôt cette semaine au pied de la plus haute éolienne à axe vertical au monde, dont le sommet atteint 120 m. C’est pour ça qu’on a fondé un organisme sans but lucratif, dont Jinny St-Pierre, de Cap-Chat, s’occupe de la gestion administrative.»
Festigrimp
Révolutions Cap-Chat s’ouvrira le 17 juillet par le rendez-vous des alpinistes, amateurs d’escalade ou sportifs. «Le Festigrimp donnera l’opportunité à des grimpeurs de pouvoir escalader Éole et, plus globalement, de faire connaître Éole comme site d’escalade, espère l’un des organisateurs, Gauthier Bart. Aussi, on envisage qu’Éole devienne un site permanent pour découvrir la pratique de l’escalade d’éolienne.»
Les participants termineront leur journée au Village Grande Nature de Saint-Octave-de-l’Avenir. Ils partageront un repas, un feu de camp, des histoires et leurs exploits lors d’une soirée intitulée Musique et montagnes.
Petites Vues sur Grande Nature
«Comme Éole est l’un des endroits les plus photographiés en Gaspésie, on a pensé créer un concours de films et de vidéos amateurs au milieu des éoliennes», raconte M. Chaumel. Pour ce faire, une jeune cinéaste de 19 ans de Sainte-Anne-des-Monts s’associe à l’événement. «Le concours prendra la forme d’un Kino, où les équipes auront un laps de temps limité pour faire un film à partir d’un thème pigé au hasard, explique Sarah L’Italien. Les cinéastes amateurs disposeront de deux jours et demi pour écrire et réaliser leur film. C’est la première fois qu’un tel concours se tient en Haute-Gaspésie.»
Révolutions Cap-Chat a également pensé aux enfants, en créant une catégorie créée spécialement pour eux, soit Les Petits Kinos.
Les films et vidéos seront projetés contre la structure de la «grande dame blanche». Un jury, présidé par la comédienne Viviane Audet de Maria, déclarera les productions gagnantes. Ce concours se tiendra du 18 au 20 juillet.
L’activité «Les 24 heures électroniques» revient encore cette année. Ce concert de musique techno en plein air sera présenté en continu, sous la grande éolienne, du 20 au 22 juillet. En plus de réunir des DJ qui feront entendre leur choix musical, Révolutions Cap-Chat innove avec l’ajout de grandes images qui seront projetées sur Éole et sur des écrans géants. Sous la direction artistique de Dominic Lorange, «Les 24 heures électroniques» réuniront une vingtaine de DJ et VJ provenant de divers endroits, dont New York, Hambourg et Berlin.
Un jeune danseur professionnel originaire de Marsoui fera de l’animation sur les lieux. Danny Gasse offrira du body painting et des formations de danse.
Disposant d’un budget d’environ 95 000 $, les dirigeants de Révolutions Cap-Chat visent un objectif d’achalandage de 1 000 à 1 500 visiteurs. L’an dernier, l’événement avait attiré environ 500 personnes. Des billets, donnant accès au site pendant toute la durée de l’événement, seront en prévente pour les habitants de la région au coût de 20$. Pour les autres, des laissez-passer seront en vente à la porte au tarif de 50$.
Originaire de Tourelle, Gérald Dupuis a quitté sa Gaspésie natale pendant trente ans pour l’Estrie. Il y a six ans, pour la retraite, il décide, avec sa conjointe, de venir s’établir dans son village natal. Gérald Dupuis et Ginette Hétu achètent 50 acres de terres dans un secteur éloigné de la route 132. À leurs frais, ils font tracer une route, font construire une maison juchée bien haut sur la montagne et y font monter l’électricité, au cœur d’un panorama exceptionnel, au pied des monts Chic-Chocs, à 1 250 pieds au-dessus du niveau de la mer.
Mais leur coin de paradis n’est pas parfait: ce vaste territoire au relief fort accentué n’est pas desservi par la Ville en matière de déneigement. «La première tempête nous a coûté 800$, se rappelle M. Dupuis. Ensuite, on a fait ouvrir la route pendant deux ans par un entrepreneur privé. Ça nous coûtait 12 500 $ par hiver, en plus des taxes.» Donc, chaque résident s’est acheté l’équipement de déneigement nécessaire, c’est-à-dire un camion muni d’une pelle.
Requêtes auprès de la Ville
«Quand on a fait construire notre maison, on est allés voir la mairesse et elle nous a dit qu’on n’avait pas à s’inquiéter, qu’elle nous aiderait», relate Gérald Dupuis. «Elle nous encourageait à construire des yourtes pour monter un écovillage, continue Ginette Hétu. De cette façon, elle disait qu’on pourrait avoir des subventions pour faire déneiger la route.» «L’inspecteur de la Ville nous a dit que le chemin n’était pas ouvert pour l’instant, mais que ça ne voulait pas dire qu’il ne le serait pas plus tard», ajoute son conjoint.
«On nous disait que ce ne serait pas équitable pour les rues Sasseville, Vallée et des Hauts Bois qui n’étaient pas déneigées non plus, précise un autre contribuable du secteur, Robert Ducharme. Maintenant, ces rues sont déneigées, mais pas la nôtre.»
Taxes vs services
Gérald Dupuis paie 2 700 $ de taxes municipales pour sa maison qui est évaluée à 160 000 $. En plus de ne pas disposer des services de déneigement, il ne bénéficie pas non plus des services d’aqueduc, d’égout et de cueillette des matières résiduelles à sa porte. Il doit charger les bacs dans son camion et les déposer à plus de 2 km de chez lui, en bas de la côte. «Nous, on doit aller mener nos enfants à 1 km de la maison pour qu’ils puissent prendre l’autobus scolaire», ajoute un couple qui habite ce secteur.
«On paie les mêmes taxes qu’en ville, mais sans services», déplore M. Dupuis, en arborant la fiche technique d’une maison de la région de Lanaudière située en milieu urbain et dont les taxes, pour une maison évaluée à 300 000 $, sont fixées à 2 800 $.
Bras de fer entre ces contribuables et la mairesse
«À tous les ans, j’envoie une lettre pour réitérer ma demande de déneigement, mais je me suis aperçu que les conseillers n’étaient pas au courant, dénonce Mme Hétu. La mairesse avait décidé que ma lettre ne serait pas lue. Alors, à la période de questions, en séance du conseil, j’ai exprimé ma déception».
«Elle dit que sa municipalité est pauvre et pourtant, l’an passé, elle s’est voté une augmentation de 7 000 $ sur un salaire de 29 000 $», s’indigne son conjoint.
«La mairesse nous a dit que la municipalité manquait de machinerie», rapporte M. Dupuis. «Elle nous a aussi dit que sa machinerie ne pouvait pas déneiger à cause du degré de la pente», ajoute M. Ducharme. «Pourtant, en pleine séance du conseil, elle a dit qu’avec sa nouvelle machinerie, il n’y aurait pas une côte qu’elle ne pourrait pas monter, poursuit M. Dupuis. Puis, quand la mairesse achète de la machinerie, les taxes augmentent.»
«Elle nous a aussi dit que le plan de déneigement de la Ville était à la discrétion du contremaître, renchérit Mme Hétu. Les privés viennent ouvrir ici sans problème. Mais la Ville, elle, nous dit que la machinerie ne peut pas monter ici.»
«Les pompiers et les employés de Telus, qui a une tour à côté de chez moi, utilisent, sans payer, les routes qu’on déneige nous-mêmes, fait remarquer M. Ducharme. Si on ne déneigeait pas, ils monteraient en motoneige.» «La Ville nous dit que ça prendrait une heure à déneiger, ajoute Gérald Dupuis. Nous, on dit vingt minutes dans le plus.»
Développement résidentiel
«La mairesse a déjà dit que le développement résidentiel se faisait seulement à Sainte-Anne-des-Monts, affirme M. Dupuis. Elle est contre Tourelle. Pour elle, c’est juste Sainte-Anne.» «Elle prétexte qu’elle n’encourage pas l’étalement urbain, soutient une résidente du secteur qui tient à conserver son anonymat. Pourtant, elle prône l’occupation du territoire!» «On n’est pas partis de Montréal ou de l’Estrie pour venir s’installer en zone urbaine», ajoute un autre citoyen qui ne désire pas être identifié lui non plus.
«On continue à marteler, indique M. Ducharme. Mais tant et aussi longtemps que ce sera Micheline Pelletier et ses conseillers qui seront là, on ne sera pas déneigés.» Gérald Dupuis précise qu’il a voulu créer un comité de citoyens, mais que, selon lui, plusieurs des membres potentiels avaient peur de perdre leur emploi.
Son de cloche de la Ville
À toutes ces allégations, la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, visiblement agacée par le sujet, a préféré s’abstenir de commentaires. Elle nie avoir tenu plusieurs de ces propos et refuse de répondre à la plupart des questions. «La décision a été prise en toute connaissance de cause et unanimement par le conseil municipal que cette ancienne route de colonie ne serait pas ouverte pour des considérations techniques et monétaires, se contente de dire Micheline Pelletier. Cette décision avait été prise bien avant nous.»
Le 22 novembre, dans une lettre adressée aux résidents du secteur, la Ville a fait connaître sa décision. Parmi les six conseillers signataires de la lettre, Charles Soucy a ajouté une note personnelle. «D’accord pour l’ouverture par principe d’équité et de développement résidentiel, a-t-il écrit. Mais je dois me rallier à la décision du conseil.»
En entrevue à GRAFFICI.CA, le conseiller Soucy, qui habite au bas de cette côte, dans la partie déneigée, indique qu’il aurait pu enregistrer sa dissidence, mais qu’il ne l’a pas fait. «Il y a peu d’espace pour le développement résidentiel à Tourelle, estime-t-il. Ce serait un superbe potentiel de développement. Je suis d’accord qu’on déneige ce secteur, surtout qu’on a la machinerie qu’il faut. S’il y avait plus de maisons, on déneigerait. Mais si on ne déneige pas, il n’y aura pas plus de maisons. C’est le principe de la poule ou de l’œuf.»
Accordées en vertu du Programme pour les arts et les lettres de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, ces sommes proviennent du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM), de la Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CJGÎM) par l’entremise du Fonds régional d’investissement jeunesse ainsi que des villes de Carleton-sur-Mer, des Îles-de-la-Madeleine et de Gaspé.
Soutien aux artistes et écrivains
Huit personnes reçoivent, pour l’année en cours, un soutien total de 100 000 $ pour la réalisation de sept projets. Il s’agit de Maxime Tremblay de La Martre, Nadia Aït-Saïd de Chandler, Louis Couturier de Carleton-sur-Mer, Philippe Patenaude de New Carlisle ainsi que de Marie-Line Leblanc, Yoanis Menge et du collectif formé de Katia Grenier et Carole Piédalue des Îles-de-la-Madeleine. Les boursiers œuvrent dans les domaines professionnels des arts médiatiques, des arts visuels et de la musique. Ils profitent d’une enveloppe variant de 10 000$ à 17 500 $.
Ce volet, qui regroupe les contributions financières du CALQ, de la CRÉGÎM et de la CJGÎM, vise à encourager l’émergence et le développement de la pratique artistique professionnelle dans la région. Les projets s’inscrivent au sein d’initiatives de partenariat en lien avec la collectivité.
Soutien aux organismes artistiques et littéraires
Cinq organismes artistiques et littéraires se partagent une contribution totale de 255 000 $. Il s’agit d’Admare, Regroupement des artistes professionnels en arts visuels des Îles-de-la-Madeleine, du Centre d’artistes Vaste et Vague de Carleton-sur-Mer, du Parcours du point de vue de New Richmond, du Festival Musique du bout du monde de Gaspé et du Théâtre de la Petite Marée de Bonaventure.
Ce volet, financé par le CALQ, la CRÉGÎM ainsi que les villes de Carleton-sur-Mer, des Îles-de-la-Madeleine et de Gaspé, consiste à appuyer des projets d’organismes artistiques et littéraires professionnels de la région. Les projets déposés s’inscrivent dans une démarche qui s’étale sur une période d’un à trois ans. Les disciplines sont dans les secteurs des arts visuels, de la musique et du théâtre.
Toutes les demandes ont été analysées par un comité composé de quatre membres issus du domaine des arts et des lettres de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. Les individus et organismes récipiendaires ont été sélectionnés en fonction de leurs compétences et expérience professionnelle.
Le programme
Le Programme pour les arts et les lettres de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine est issu d’une entente triennale entre la CRÉGÎM, la Commission jeunesse, le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, du Conseil de la culture de la Gaspésie, d’Arrimage – Corporation culturelle des Îles-de-la-Madeleine et du CALQ.
Il vise à accroître et à diversifier les sources de revenus des artistes et des collectifs d’artistes, à appuyer des projets artistiques en partenariat avec la collectivité, à promouvoir l’émergence de la relève et à soutenir des activités de sensibilisation des publics de la région.
La pièce, qui est le fruit de l’atelier de théâtre de la Maison de la culture, sera présentée jeudi, vendredi et samedi à 20h ainsi que dimanche à 14h. La production met en scène les huit acteurs ayant pris part à l’atelier. Il s’agit de Martin Létourneau, Vincent Lemieux, Vicky Asselin, Michèle Doran, Véronique Landry, Annick B. Beaulieu, Yves Briand et Julie De L’Étoile. La mise en scène est signée par Jean-Sébastien Tardif, assisté de Chantal Parent.
La pièce
«La carie d’Alexandrie» se déroule dans les ruelles d’une ville où une ombre abandonne le corps sans vie d’un richissime dentiste. «Mais qui a tué le volage manieur de fraises?», questionne la pièce. Parmi les femmes qui ont traversé la vie de Nathan Panfleuri, l’une d’entre elles se retrouve au banc des accusés. Elle raconte alors les nuits de son amant à jamais disparu.
La production entremêle flashbacks, humour noir et alexandrins. Pendant que les suspects s’esquissent, les apparences tombent. «C’est une pièce en quatre actes qui saura, à coup sûr, vous détendre et vous faire rire», promet la directrice de la culture de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts, Monique Campion.
En 2011, quatre travailleurs de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine ont perdu la vie, soit un lors d’un accident du travail et trois autres des suites d’une maladie professionnelle, contre trois l’année précédente. Au cours de la dernière année, 1 083 travailleurs ont été blessés lors d’un accident du travail ou souffraient d’une maladie professionnelle, comparativement à 1 075 en 2010.
Dans l’ordre, les accidents et maladies répertoriés dans la région surviennent, selon la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), dans le secteur de la santé et des services sociaux, les commerces et la construction.
«Les deux décès par accident en 2010 et 2011 sont survenus dans les mêmes circonstances: un aide-pêcheur fait une chute par-dessus bord et se noie alors qu’il prenait place sur un homardier, rappelle le responsable des communications de la direction régionale Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine de la CSST, Maxime Boucher. Suite à ces deux accidents mortels, la direction régionale a déployé cette année un plan d’action pour la sécurité à bord des homardiers qui exige, entre autres, le port obligatoire du gilet de sauvetage en tout temps sur le pont.»
Dans tout le Québec l’an dernier, 204 travailleurs sont décédés, soit 68 lors d’un accident du travail et 136 des suites d’une maladie professionnelle, par rapport à 213 en 2010. Aussi, 91 030 travailleurs ont été victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle l’an dernier. L’année précédente, ils étaient 92 112.
Améliorations, mais…
La CSST constate que, grâce à ses efforts et à ceux de ses partenaires, la prévention des accidents a progressé de façon considérable dans tous les milieux de travail au Québec. Selon l’organisme gouvernemental, une baisse des lésions de l’ordre de 37% a été enregistrée depuis 2000, malgré l’augmentation de 442 000 du nombre de travailleurs couverts. Quoi qu’il en soit, la CSST estime qu’il reste encore du travail à faire.
Par conséquent, afin de sensibiliser les Québécois à l’importance de travailler en sécurité, la CSST a lancé, le 23 avril et pour une deuxième année consécutive, une vaste campagne de sensibilisation, dont le porte-parole est le comédien Claude Legault.
204 accidents par jour
«Pour une forte proportion de Québécois, la sécurité du travail est l’affaire de certains secteurs seulement, déplore la ministre du Travail, Lise Thériault. Encore trop de travailleurs et d’employeurs croient à tort que leur environnement présente peu de risques ou qu’il est déjà sécuritaire. Pourtant, 204 accidents surviennent chaque jour, principalement dans des milieux qui ne sont pas jugés à risque. On doit tout faire pour améliorer la situation, dans tous les milieux de travail, les petits comme les grands!»
«Notre responsabilité comme société est de s’assurer que tous les travailleurs puissent gagner leur vie de façon sécuritaire, ajoute le président du conseil d’administration et chef de la direction de la CSST, Michel Després. Cela passe notamment par la formation et la supervision, tout spécialement auprès des jeunes de 24 ans et moins qui en sont à leurs premières expériences sur le marché du travail et qui représentent une clientèle particulièrement à risque. Tous les accidents peuvent et doivent être évités. Quand on voit un danger, il faut le signaler et apporter les correctifs qui s’imposent.»
Respect de la vie privée