À 17 h, le public est invité à venir entendre sa conférence à la salle Francis-Pelletier de la Maison de la culture de Sainte-Anne-des-Monts.
Points de services
Le CPS a ouvert, le 9 janvier, un premier point de services dans un local de l’école L’Escabelle de Cap-Chat. Les administrateurs prévoient la mise en service de deux autres points de services à Sainte-Anne-des-Monts et à Saint-Maxime-du-Mont-Louis, plus précisément dans le secteur de Gros-Morne.
Lors de la cérémonie inaugurale, les membres du conseil d’administration du CPS donneront le nom de Rita Chrétien au point de services de Cap-Chat, en présence de membres de la famille de la dame décédée en 2007. «Rita Chrétien était bien connue dans la municipalité de Cap-Chat pour son action auprès des jeunes du primaire, du secondaire et des familles», souligne la présidente du CPS Haute-Gaspésie, Claire Fortin.
Dixième centre de pédiatrie sociale au Québec, celui de la Haute-Gaspésie est le premier dans l’Est-du-Québec et le plus éloigné du siège social de la Fondation du Dr Julien, situé à Montréal.
«Le CPS Haute-Gaspésie est au cœur des interventions qui contribuent à identifier les enfants vulnérables et à comprendre les problématiques complexes afin de briser l’isolement et la marginalisation», décrit Mme Fortin.
Campagne de financement
Le CPS Haute-Gaspésie est actuellement en campagne de financement. Parrainée par le Groupe GFI Solutions, la campagne est placée sous le thème «Voir grand pour l’enfance».
Une vingtaine de grimpeurs, dont la plupart provient de la Haute-Gaspésie, se lancent le défi de faire l’ascension du Kilimandjaro, le plus haut sommet d’Afrique. Pour ce faire, ils devront amasser un total de 100 000 $, dont les premiers 75 000 $ seront versés au Centre de pédiatrie sociale Haute-Gaspésie. L’instigatrice du défi est l’une des vice-présidentes du Groupe GFI, Doryne Bourque, native de Caplan.
Trois des cinq maisons de ce type ont fermé ou fermeront leurs portes pour des périodes prolongées au cours des prochaines semaines afin d’abaisser leur déficit accumulé.
L’Accalmie, de Pointe-à-la-Croix, a fermé ses portes le 28 avril pour quatre mois, afin de retrancher 63 000 $ à son déficit accumulé de 150 000 $.
Au cours des prochaines semaines, les maisons Émilie-Gamelin de Chandler et Sentier de l’espoir de Sainte-Anne-des-Monts l’imiteront, parce que leur budget est également insuffisant pour rester ouvert à longueur d’année sans faire de déficit.
Ces décisions, particulièrement celle touchant l’Accalmie, indisposent le député libéral de Bonaventure, Damien Arsenault, et le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, également ministre responsable de la région, qui croient que les maisons d’hébergement devraient rester ouvertes à longueur d’année, quitte à refiler le surplus de travail au réseau de la santé.
Dominique Bouchard, directrice de l’Accalmie, signale que l’établissement a hébergé 216 personnes pendant une période moyenne de 11 jours par homme ou femme en détresse. Ces 2 400 nuitées, à quelques données près, traduisent un taux d’occupation dépassant 80 %. Ces gens y viennent pour divers troubles mentaux, pour régler des problèmes d’alcool ou de toxicomanie. Leur statut social, qu’ils soient itinérants ou professionnels, n’a aucune importance.
Elle conteste la façon qu’ont MM. Arsenault et Bolduc de vouloir fragmenter le travail de l’Accalmie, une portion pour cet organisme communautaire et une autre pour le réseau de la santé. Elle dit du même souffle que l’Accalmie fonctionne avec un budget très serré. Elle redoute enfin l’impact que pourrait avoir une fermeture prolongée sur son personnel.
«Ça prend de l’expertise. Ces compétences, on les reconnaît en versant un salaire, qui n’est pas le plus haut du monde. Le salaire amène la stabilité. Des gens travaillent ici depuis 15 ans (…) Ça rassure les clients», précise-t-elle. L’Accalmie emploie 11 personnes, sept à temps complet et quatre à temps partiel.
Dominique Bouchard et les directions des autres maisons d’hébergement en santé mentale essaient depuis des mois de convaincre le député Arsenault et le ministre Bolduc d’accorder 1,5 million$ par an de plus aux cinq établissements de la Gaspésie et des Îles. En gros, ça prendrait 300 000 $ de plus par maison.
L’Accalmie fonctionne avec un budget annuel de 371 000 $. Il faudrait au moins 170 000 $ de plus pour maintenir des services sur une base annuelle. Même en fermant du 28 avril jusqu’à la fin de septembre, l’Accalmie restera avec une dette de 87 000$ à résorber.
«Il va falloir prévoir une autre période de fermeture», prévient Mme Bouchard en pensant à 2013.
Lors d’une visite à Carleton le 9 mars, le ministre Bolduc disait que l’Accalmie disposait de «bons montants» et qu’il faisait confiance à l’Agence régionale de la santé pour trouver une solution, à laquelle il entendait participer en rencontrant la direction de l’établissement de Pointe-à-la-Croix. Cette rencontre a tourné à l’impasse.
Le 30 avril, le député Arsenault a dit trouver «dur à comprendre» que le manque de financement justifie une fermeture prolongée de l’Accalmie, ou une fermeture tout court.
«Si vous avez 300 000 $, offrez des services toute l’année avec cette somme. Pour la balance, le ministère va trouver des alternatives», a-t-il indiqué.
Le député de Bonaventure concède que «le même service, des études ont été faites là-dessus, coûte plus cher dans le réseau [de la santé]». Il affirme toutefois qu’un service hospitalier, comme l’urgence, peut accueillir le double de clientèle sans que ça coûte nécessairement plus cher.
«J’aimerais mieux une solution travaillée avec l’Agence de santé», a-t-il conclu.
Mme Bouchard met en doute la possibilité pour le ministère de la Santé d’absorber la clientèle de l’Accalmie sans coup férir monétairement. Elle souligne qu’il y a quelques années, «une étude révélait qu’un service comme le nôtre coûtait 150$ pour 24 heures [par personne], alors qu’il coûtait 700$ à l’hôpital. Où est l’économie?».
C’est ce qu’a décidé lundi le juge Jules Berthelot au palais de justice de Matane à l’issue de la requête de l’accusé pour remise en liberté. Après une évaluation psychiatrique où il a été considéré apte et responsable, l’homme de 29 ans a plaidé coupable aux trois chefs d’accusation. Arrivé par fourgon cellulaire et escorté par deux agents de sécurité, l’Annemontois s’est présenté menotté au box des accusés.
Même si ses parents ont fait part au juge de leur intention de prendre leur fils sous leur responsabilité et d’offrir une caution dans le cas d’un bris de probation, l’avocat de l’accusé, Me Serge Houde, n’a pas réussi à convaincre le tribunal de lui accorder une remise en liberté dans l’attente de sa comparution pour sentence, dont la date sera fixée mercredi.
Verdict
«Si rien ne peut expliquer ces gestes, que ce soit par vengeance ou autres, une accusation d’incendies criminels est un crime passible de quatorze ans d’emprisonnement, a rappelé le juge Berthelot. Si l’accusé n’a pas de but précis, le fait d’avoir allumé un feu le 20 mars aurait dû lui laisser le temps de réfléchir pour ne pas en allumer un autre plus tard. L’accusé ne représente pas un certain danger, mais un danger certain. Comme il n’a aucune relation avec les victimes d’incendies, c’est dans un but purement criminel qu’il a commis ses actes.»
Par conséquent, selon le magistrat, rien ne laisse entrevoir que si l’individu est remis en liberté, il ne représentera pas un danger pour le public, d’autant plus qu’aucune preuve de la part du psychiatre n’a pu établir le contraire. «Sa détention est nécessaire, a prononcé le juge. Le tribunal est convaincu que si l’accusé est remis en liberté, il nuira à la sécurité du public. De plus, sa remise en liberté minerait la confiance du public envers la justice. En conséquence, l’accusé demeurera détenu jusqu’à sa comparution pour sentence.»
Rappel des faits
À la barre des témoins, l’enquêteur Martin Landry de la division des enquêtes régionales de la Sûreté du Québec à Rimouski a relaté les faits. Dans la nuit du 20 mars, un incendie s’est déclaré dans l’édifice de la MRC de la Haute-Gaspésie, sur la route 132, dans le secteur ouest de Sainte-Anne-des-Monts, occasionnant des dommages de près de 100 000$. Le 3 avril, un voisin du côté ouest de l’édifice aperçoit un début d’incendie au même endroit, causé par du papier inséré dans une fenêtre, mais qui s’est éteint par lui-même.
Ainsi, dans la nuit du 3 au 4 avril, un policier s’installe près de l’édifice en question. Vers minuit 30, il voit un individu qui marche devant le bâtiment et qui emprunte la 28e rue. Il le perd de vue. Vers 1h, le policier aperçoit le même homme qui circule dans le stationnement avant du Garage Auto Pro et qui se dirige vers la maison voisine, d’où il s’arrête sur la galerie pour fumer une cigarette.
Vers 2h, un incendie se déclare au Motel Manoir-sur-Mer. Deux unités de motels sont détruites et une partie du toit est démolie pour éviter la propagation du feu dans le reste du bâtiment. Les dommages sont importants, soit de l’ordre de quelques centaines de milliers$.
Le lendemain, un début d’incendie, qui aurait pris naissance vers minuit la veille, est rapporté à l’entreprise Armoires des Monts. «Un employé s’est aperçu que le feu avait été mis dans des palettes de bois placées à l’arrière de l’édifice, mais qui s’était éteint par lui-même», raconte le policier.
Arrestation
Quelques jours plus tard, deux policiers se rendent à la résidence où s’est dirigé l’individu que leur collègue avait aperçu lors de la nuit où trois incendies avaient été rapportés. Ils rencontrent alors la copropriétaire, Mélanie Tapp, qui leur apprend qu’elle vit depuis quelques années dans cette maison avec Julien Harrisson, mais qu’ils sont en instance de séparation.
Plus tard, les policiers reviennent pour rencontrer celui-ci. Il leur présente alors un calepin de notes décrivant son occupation du temps la nuit où les crimes ont été commis, visant à les convaincre qu’il n’avait pas quitté la maison. Le 13 avril, l’individu est arrêté chez ses parents. Lors d’un interrogatoire vidéo, il admet les gestes. «Il nous a dit n’avoir rien consommé, ni être dans un état quelconque, rapporte l’enquêteur Landry. Il a dit n’en avoir retiré aucun plaisir et ne savait pas pourquoi il avait fait ça. Il disait regretter, mais ses regrets n’étaient pas clairs.»
Julien Harrisson n’a aucun antécédent judiciaire. Selon son père, Carol Harrisson, il était en proie à une dépression depuis un certain temps.
Cette décision a été prise à l’issue de l’assemblée de l’organisme qui s’est récemment tenue à Sainte-Anne-des-Monts. Afin d’assurer la continuité des services de l’ÉPAQ, qui sont sérieusement compromis par manque d’inscriptions, la formation d’un comité de travail est envisagée pour veiller à la mise en application du plan de restructuration de l’établissement. L’adaptation de la formation aux besoins de l’industrie fait notamment partie des recommandations.
La CRÉGÎM souhaite faire partie de ce comité et espère que des représentants de l’industrie des pêches puissent également être inclus dans la démarche. La CRÉGÎM entend aussi signifier ses préoccupations au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.
Nombre d’inscriptions insuffisant
«La difficulté de recrutement pour l’automne dans les différents programmes liés aux pêches à l’ÉPAQ soulève des préoccupations chez les membres de la Conférence, indique la responsable des relations avec les médias. Ils considèrent l’avenir de l’École comme un lien direct avec l’industrie des pêches et d’une grande importance pour l’économie régionale.»
Selon Sonia Landry, 65% des 800 pêcheurs québécois proviennent de la région. De plus, près de 1 000 entreprises de capture et une soixantaine d’usines de transformation engagent plus de 3 600 travailleurs par année.
De l’avis de la responsable des communications de l’établissement, les admissions sont en dents de scie depuis plusieurs années. «Présentement, on est dans un creux», admet Isabelle Vilchenon. Au 1er mars, 57 demandes avaient été déposées à l’ÉPAQ, comparativement à 71 pour l’année précédente.
Parmi celles-ci, on y retrouve des inscriptions aux programmes d’accueil et d’intégration ainsi qu’en soins infirmiers. La formation générale du programme en soins infirmiers sera donnée dans les locaux de l’École des pêches pour la première fois, alors que la formation technique sera offerte au Centre de santé et de services sociaux du Rocher-Percé à Chandler. Pour l’instant, des quatre programmes liés au domaine des pêches qui devaient normalement être offerts par l’ÉPAQ, un seul pourra assurément être dispensé. Il s’agit du programme de mécanique marine, conduisant à l’obtention d’un diplôme d’études professionnelles.
Apport économique pour la région
L’institution, qui existe depuis une soixantaine d’années et qui est intégrée au Cégep de la Gaspésie et des Îles depuis 1968, procure de l’emploi à 55 personnes, que ce soit à temps plein ou à temps partiel.
L’ÉPAQ abrite des installations de haute technologie, telles que des ateliers de navigation, d’engins de pêche, de mécanique marine, des laboratoires de biochimie, une usine de transformation de poisson et de crustacés, l’équipe de production du journal Pêche Impact, le bureau d’accréditation des pêcheurs et des aides-pêcheurs du Québec ainsi que le Centre d’étude et de valorisation des algues marines.
Avec flegme, Line Miville a dressé, jeudi en point de presse, un bilan de la crise provoquée par le suicide de l’une de ses élèves qui se disait victime d’intimidation à l’école. Marjorie Raymond s’est enlevé la vie le 28 novembre.
Période difficile
La directrice a rappelé que le drame n’a pas seulement touché la clientèle de l’école, mais aussi toute la communauté annemontoise, créant également une véritable onde de choc dans tout le Québec. «Le décès d’une adolescente est un drame qui nous choque et qui nous interpelle tous, a-t-elle laissé tomber. Et plus encore lorsqu’il s’agit de notre enfant, d’un membre de notre famille, d’une amie, d’une collègue ou d’une élève.»
Si Mme Miville a gardé le silence depuis ce temps, c’était, selon elle, pour protéger ses élèves et leur assurer un climat sécuritaire. «Ce fut une période extrêmement difficile, a-t-elle admis. Nous avions le devoir, malgré tout, d’accompagner nos élèves à traverser cette épreuve, tout en poursuivant notre mission d’enseignement.»
La principale de l’institution d’enseignement s’est faite rassurante: «Grâce à nos efforts conjugués, nous constatons, à ce jour, que le taux de réussite dans l’ensemble de l’école est égal ou supérieur aux années antérieures, a-t-elle souligné. Nous croyons que ces résultats ne sont pas étrangers à la rapidité avec laquelle nous sommes intervenus auprès de nos élèves.»
Cellule de crise
La cellule de crise mise sur pied au lendemain du suicide de l’adolescente de 15 ans est toujours opérationnelle et le demeurera jusqu’à la fin de l’année scolaire. La brigade est composée de deux membres de la direction, deux enseignants, un psychologue, une psychoéducatrice, un technicien en travail social et un conseiller en orientation. Le Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Gaspésie a dépêché deux de ses ressources pour s’intégrer à la stratégie d’intervention. Un protocole en situation de crise a guidé leur démarche.
«Dès l’instant que nous avons appris le décès de notre élève, le comité de postvention a débuté son travail, a raconté Mme Miville. Nous avons organisé des rencontres avec les enseignants et le personnel, de même qu’avec les élèves touchés et leurs parents pour les informer et leur permettre de bénéficier de l’aide nécessaire s’ils en ressentaient le besoin. Nous avons fait le point périodiquement avec les parents pour les informer des services disponibles pour leurs enfants et pour les conseiller en matière de prévention du suicide.»
À ce sujet, la directrice de l’école a refusé de confirmer une information communiquée par le père d’une élève qui alléguait que de trois à quatre tentatives de suicide avaient été commises après le suicide de Marjorie Raymond. Elle a invoqué le principe de confidentialité.
Objectifs poursuivis par la sortie publique
Line Miville a profité de l’événement pour remercier les nombreux intervenants qui ont apporté leur soutien. Parmi eux, des policiers de la Sûreté du Québec ont rencontré les élèves de façon régulière. La directrice de l’école a également mentionné que les élèves ont été invités à participer à plusieurs activités de sensibilisation à la violence et à l’intimidation.
Si la Commission scolaire des Chic-Chocs a organisé cette sortie publique, plusieurs mois après les tristes événements, ce n’était pas uniquement pour remercier les partenaires, les élèves, les enseignants et les parents, mais aussi pour livrer un message d’espoir.
«Nous voulons transmettre à nos enfants l’espoir que nous pouvons traverser des périodes difficiles en allant chercher de l’aide», a déclaré le directeur général de l’organisme, Jean Letarte. Selon lui, la vie a repris son cours normal. C’est également l’avis du responsable de la vie étudiante, Dominic Leblanc.
La direction de l’école Gabriel-Le Courtois et de la Commission scolaire des Chic-Chocs sont encadrés dans leurs stratégies de communication par un spécialiste en gestion de crise. Il s’agit du consultant privé Steve Flanagan, qui s’est fait connaître lors de la crise du verglas de 1998 comme porte-parole d’Hydro-Québec.
La compagnie minière possède maintenant 952 nouvelles concessions couvrant 543,2 km carrés, sur une distance totale de 170 km, qui sont situées de l’est de Québec jusqu’à Cap-Chat, où elle exploite une usine de production d’alumine de haute pureté. Cette nouvelle acquisition couvre une importante portion de ce qui est appelé «la formation de l’Orignal», qui contient du schiste alumineux.
Ce nouvel achat de terres élargit la propriété d’Orbite, qui s’étend jusque dans le secteur de Grande-Vallée. Ce site est composé de 110 concessions d’argile alumineuse, totalisant 66,7 km carrés de terres.
Orbite prévoit débuter les travaux sur ces nouvelles concessions dès le début de l’été. Ceux-ci consisteront à faire de l’exploration en vue de favoriser l’établissement de nouvelles ressources de schiste alumineux.
«En ce printemps de carrés rouges, on reçoit de la grande visite», annonce la responsable des communications du Village en chanson, Élise Dubé. Le musicien et poète livrera les nouvelles compositions de son dernier album intitulé «Sur ce côté de la terre». Son nouveau spectacle inclura également ses grands classiques. L’auteur-compositeur-interprète sera accompagné de musiciens, dont Rick Haworth, Mario Légaré et Jean-Sébastien «Tibasse» Fournier.
Fidèle à lui-même, le libre penseur et chanteur engagé interprétera ses compositions gravitant tout autant autour de l’amour que de thèmes sociaux qui lui tiennent à cœur.
La fête débutera par une soirée mettant en lumière la parole et la danse du terroir. Pour ce faire, l’auteur Philippe Garon présentera «Ton dictionnaire du bout de la Terre» avec les musiciens Frédéric DeRoy et l’auteur-compositeur Guillaume Arsenault. Cette prestation sera suivie par une veillée de danse traditionnelle «câllée» par Normand Legault, accompagné du violoneux Édouard Richard et du groupe Les Mononcles, composé des musiciens Michel Bordeleau, Normand Miron, André Marchand et Raynald Dupras.
Comme cadeau du 30e anniversaire, les artistes Michel Rivard, Daniel Lavoie, Richard Séguin, Pierre Flynn, Yves Lambert, Michel Faubert, Vincent Vallières, Louis-Jean Cormier, Yann Perreault, Martin Léon, Gilles Bélanger et Luc DeLarochellière se réuniront sur une même scène, le dimanche 1er juillet à l’église de Cloridorme, pour célébrer l’œuvre de Gaston Miron et Gilles Bélanger, «Les douze hommes rapaillés».
Michel Fugain et Catherine Major à l’honneur
Le passeur et la muse du 30e Festival, soit respectivement Michel Fugain et Catherine Major, seront à l’honneur dans trois spectacles. Ils seront d’abord du spectacle de La Petite École de la chanson, qui réunira plus de 350 enfants venus des quatre coins de la Gaspésie et de Rimouski, le mardi 26 juin à l’église de Cloridorme. Douze enfants de Valence, en France, se joindront au chœur pour interpréter plusieurs chansons de Michel Fugain et deux de Catherine Major.
Le jeudi 28 juin au Théâtre de la Vieille Forge, la muse du Festival présentera son spectacle «Le désert des solitudes». Elle aura comme invités Michel Fugain, Daniel Lavoie, Marie-Pierre Arthur, Émile Proulx-Cloutier et Moran. Ensuite, le lundi 2 juillet, le Centre socioculturel de Grande-Vallée vibrera au rythme du spectacle «Hommage à Michel Fugain».
Les chansonneurs
Quatre spectacles permettront au public de découvrir les artistes de la sélection officielle de ce 30e Festival. Les chansonneurs de cette édition 2012 se produiront à la Salle Hydro-Québec du Théâtre de la Vieille Forge les mercredi 27, vendredi 29 et samedi 30 juin.
Ils seront précédés par les chansonneurs de la cuvée 2011, qui se réuniront sur scène au même endroit le lundi 25 juin.
Autres activités
Le Brunch omelettes western sera de retour le dimanche 1er juillet. Cette année, il sera animé par la formation Isabeau et les chercheurs d’or ainsi que par Éric Goulet et les Chevals de feux.
Les après-midi du Festival débuteront par une émission quotidienne de Radio-Canada, diffusée en direct du Café de la Vieille Forge, où défileront des artistes à découvrir ou à redécouvrir. Le mercredi 27 juin, il s’agira d’Alexis HK en double plateau avec Moran, suivis des Voix ferrées et de Xavier Lacouture le jeudi 28 juin.
Les vendredi 29 et samedi 30 juin, ce sera respectivement au tour de Daniel Boucher et de Lisa LeBlanc de se produire dans le cadre de l’émission. Jorane complètera la série le lundi 2 juillet.
L’organisation du Festival en chanson a également prévu de folles fins de soirées à la Salle Hydro-Québec du Théâtre de la Vieille Forge. Elles mettront en vedette Marie-Pierre Arthur et ses musiciens, le samedi 30 juin, dans le cadre de leur spectacle «Aux alentours» ainsi que le groupe rock Galaxie, avec sa prestation intitulée «Tigre et diesel», le dimanche 1er juillet. Ces spectacles se termineront sur les rythmes de Random Recipe.
Les billets seront en vente sur le réseau Admission ou en appelant au 418 393-2222 à compter du lundi 30 avril à 14h. Comme nouveauté cette année, les festivaliers qui achèteront leurs billets pour les Rendez-vous des chansonneurs des vendredi 29 et samedi 30 juin pour l’Hommage à Michel Fugain, auront accès gratuitement aux spectacles de fins de soirées.
C’est ce qui ressort du dernier inventaire réalisé l’automne dernier et dont il a été question lors d’une rencontre d’information initiée par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), vendredi à Sainte-Anne-des-Monts.
«La précarité actuelle de la harde de caribous en Gaspésie est principalement attribuable au faible effectif de la population, au faible taux de survie des faons dû à la prédation et à l’habitat préférentiel restreint, fournit comme explication la porte-parole du Ministère, Mélinda Lalonde. La fragilité de cette population est exacerbée par un habitat qui est favorable aux prédateurs et à leurs proies.»
Ceci fait donc dire à la biologiste que le cervidé de la Gaspésie est si vulnérable face aux menaces potentielles que des mortalités supplémentaires pourraient même précipiter le déclin vers des niveaux si faibles que la disparition complète pourrait devenir inévitable.
Solutions
Parmi les solutions envisagées, le MRNF prévoit réviser son plan d’aménagement mis en place en 1999 visant à réduire l’impact de la coupe forestière sur l’habitat du caribou. Un projet, en collaboration avec l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), devrait démarrer bientôt afin d’identifier les éléments les plus significatifs du déclin de ce grand cervidé, ce qui permettra de mettre des mesures en place.
Outre l’UQAR, l’équipe de rétablissement du caribou de la Gaspésie, coordonnées par le MRNF, est composée de personnes-ressources du Service canadien de la faune et du milieu régional, soit de la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine ainsi que de la MRC de la Haute-Gaspésie.
Les causes
«Sur l’échelle de vie d’un peuplement forestier, peu d’effets seront notés avant encore plusieurs années, prévient la coordonnatrice de l’équipe de rétablissement du caribou. Ainsi, il y a encore, à l’intérieur et autour de l’aire fréquentée par le caribou, la présence de jeunes peuplements forestiers qui favorisent la présence de nourriture et des densités importantes d’autres cervidés comme l’orignal et, conséquemment, de leurs prédateurs, tels que le coyote et l’ours noir.»
Ce sont ces mêmes prédateurs qui s’attaqueraient aux faons et qui limiteraient leur nombre. «À court terme, la poursuite d’un programme de contrôle des prédateurs du caribou est nécessaire», soutient l’experte.
La croissance des activités humaines, surtout à caractère récréotouristique, qui sont pratiquées dans l’habitat du quadrupède, dérangent le troupeau vivant principalement dans le parc de la Gaspésie et contribuent à sa précarité. Le MRNF a intensifié, depuis l’an dernier, ses activités de communication afin de sensibiliser la population régionale à la conservation de cette espèce.
Un déclin qui se poursuit depuis plus de 60 ans
Lors des premiers inventaires de la population de caribous de la Gaspésie dans les années 1950, le nombre d’individus était estimé entre 700 et 1 500. Au cours des années 1980, la harde a subi une chute vertigineuse, passant de 250 à 300 têtes. En 1984, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a désigné le cheptel gaspésien comme étant menacé.
Selon le MRNF, le nombre de jeunes caribous devrait être d’au moins 17% pour assurer une croissance de la population. Mais dans les années 1980, il n’était plus que de 2%. Ce constat a ainsi donné lieu à l’élaboration du premier plan de rétablissement de la horde jugée précaire.
La mise en œuvre de ce plan a permis un meilleur contrôle de la prédation dans les années 1990 à 1996, favorisant alors une légère augmentation du pourcentage de veaux. La situation du caribou lors de cette période n’avait jamais présenté un bilan si positif depuis les dix années précédentes.
Cependant, dès 1998, le pourcentage de faons est retombé en chute libre. Devant un décompte d’environ 140 bêtes, le gouvernement du Québec a désigné le caribou de la Gaspésie comme étant vulnérable, marquant ainsi le début de la réalisation du deuxième plan de rétablissement 2002-2012.
Au milieu des années 2000, le nombre de rennes a légèrement augmenté jusqu’à 200. Le quart d’entre eux était des faons. «Vraisemblablement, le contrôle des prédateurs en 2001 avait permis de hausser le taux de survie des jeunes», fait remarquer Mélinda Lalonde. Mais cette amélioration fut bien éphémère puisque, dès 2008, le cheptel a enregistré une nouvelle diminution, forçant par le fait même le gouvernement à désigner l’animal comme étant menacé.
Les porte-parole de l’événement sont les comédiens Édith Cochrane et Emmanuel Bilodeau, qui enfourcheront leur bicyclette pour prendre part au périple. La TDLG à vélo propose un tour complet de la péninsule. Le parcours prévoit tout autant de longer la mer que de traverser les montagnes.
Le trajet
L’activité débutera le 7 juillet par un repas festif où les participants auront l’occasion de faire connaissance. Le lendemain matin, les cyclistes s’élanceront en partant de Gaspé, en direction de Percé, pour y passer la nuit. Par la suite, ils seront invités à rouler vers Bonaventure, le parc de la Gaspésie, Sainte-Anne-des-Monts et Petite-Vallée. Ils finaliseront leur boucle à Gaspé le 13 juillet.
«Nous offrons aux participants un parcours routier qui borde la mer en grande majorité et qui traverse les montagnes du parc national de la Gaspésie: un paysage de vagues et d’embruns, d’oiseaux marins et de villages pittoresques, décrit la présidente de l’organisation, Claudine Roy. Nous avons choisi ce parcours parce qu’il est simplement magnifique, typique de la Gaspésie!»
Les sportifs parcourront de 90 à 100 km par jour, à l’exception d’une journée où ils auront une randonnée de 40 km. Un tronçon pouvant aller jusqu’à 40 km additionnels sera offert aux plus rapides.
Encadrement sécuritaire
Encadrés par une équipe faisant partie de l’organisation, les cyclistes pédaleront à leur rythme, sans qu’il ne leur soit nécessaire de suivre un peloton. Par sécurité et pour indiquer la présence des cyclistes aux utilisateurs de la route, un véhicule balisé fermera le convoi. Des motocyclistes encercleront le groupe. Des cyclistes formés seront également en mesure d’intervenir au besoin.
«Plusieurs travaux routiers ont été réalisés au fil des ans, permettant d’agrandir les accotements et, bien souvent, de les asphalter, précise Mme Roy. Pour un cycliste, pédaler la Gaspésie dans le cadre d’un événement tel que la TDLG à vélo, c’est s’offrir un plaisir immense dans un cadre tout à fait sécuritaire.»
Outre l’encadrement, les organisateurs prévoiront des raccompagnements motorisés et un atelier mécanique mobile en cas de problèmes techniques. Aussi, il sera possible, pour un participant, de terminer son périple avant le fil d’arrivée quotidien. «La TDLG, c’est un événement sportif, une occasion de se dépasser, mais ce sont aussi des vacances où chacun trace ses propres limites», indique la chargée de projet de la TDLG, Hélène Francoeur.
Cet événement estival est la version à bicyclette de la grande Traversée de la Gaspésie en ski de fond, qui a célébré cet hiver son dixième anniversaire. Comme pour son pendant hivernal, la version à vélo mettra à l’avant-scène les produits du terroir gaspésien, une animation aux couleurs locales et des rencontres avec les habitants des lieux, tout cela dans une ambiance que l’on promet festive.
Respect de la vie privée