Julien Harrisson, qui demeurait à proximité des lieux qui ont été incendiés, a été appréhendé vendredi dernier par les enquêteurs de la division des enquêtes régionales de l’Est de la Sûreté du Québec. L’homme de 29 ans, qui a comparu lundi au palais de justice de Sainte-Anne-des-Monts, est formellement accusé d’être l’auteur d’au moins trois incendies.
Le fil des événements
Le premier incendie criminel a été perpétré dans la nuit du 19 au 20 mars à l’édifice de la MRC de la Haute-Gaspésie, endommageant sérieusement les locaux du Centre local de développement (CLD) de la Haute-Gaspésie. Ensuite, dans la nuit du 2 au 3 avril, trois autres feux ont été allumés entre 2h et 3h du matin dans un périmètre d’à peine un demi-kilomètre. Le premier d’entre eux s’est déclaré pour une deuxième fois à l’édifice de la MRC, alors que les deux autres sont respectivement survenus au Motel Manoir-sur-mer et à l’entreprise Armoires des Monts. Ces sinistres totalisent pour plus de 350 000 $ de dégâts.
Selon nos informations, des magazines étaient utilisés comme matériau d’allumage. Si les policiers n’ont pas voulu préciser les motifs qui auraient poussé l’homme à commettre ces actes, certains témoins ont rapporté qu’il acceptait difficilement sa rupture amoureuse.
Le prix de l’excellence lui a été décerné par les membres du conseil d’administration de Tourisme Gaspésie pour son engagement constant, depuis plusieurs années, dans le développement touristique hivernal, principalement depuis dix ans par la tenue de la Traversée de la Gaspésie.
Huit lauréats gaspésiens
Parmi les huit prix offerts, les entreprises et organismes de Gaspé et de Matane en ont, à eux seuls, raflé cinq. Outre Mme Roy de Gaspé, les lauréats sont le Festival Musique du Bout du Monde dans la catégorie Festivals et événements touristiques, budget d’exploitation entre 300 000 $ et 1 million $ ainsi que la Maison Carter, Auberge sous les arbres dans la catégorie Hébergement – moins de 40 unités.
Du côté de Matane, les entreprises à s’être démarquées sont le Riôtel dans la catégorie Hébergement – 40 à 199 unités et la Boulangerie Toujours Dimanche, qui a reçu le Prix spécial du jury.
Les autres gagnants sont la Ferme BOS G Farm de Saint-Elzéar qui a reçu le prix Agrotourisme et produits régionaux, La Vieille Usine de L’Anse-à-Beaufils qui a remporté le prix Attractions touristiques, moins de 25 000 visiteurs et Gaspésie Gourmande qui s’est vu remettre le prix Services touristiques.
Chaque entreprise primée a reçu une sérigraphie signée par l’artiste-peintre de Percé, Gilles Côté. L’oeuvre illustre le port de pêche de Petite-Vallée en 1954. Les gagnants sont également repartis avec un laissez-passer pour le gala national qui aura lieu au Centre de foires de Sherbrooke le lundi 28 mai.
Une atmosphère typiquement gaspésienne
Les invités ont dégusté un souper gastronomique concocté par le chef de l’Hôtel-Motel Grande-Vallée des Monts, Bernard Beaudoin et son équipe, où les produits régionaux, dominés par les saveurs maritimes, étaient à l’honneur.
Une vingtaine d’enfants, sur les quelque 350 que compte le chœur de La Petite École du 30e Festival en chanson de Petite-Vallée, ont donné un avant-goût de leur spectacle qui sera présenté le 26 juin à l’église de Cloridorme. Ils ont été chaleureusement applaudis après avoir interprété les chansons «Bravo, Monsieur le monde» et «C’est la fête», du passeur de la prochaine édition de l’événement, Michel Fugain.
La soirée a également été agrémentée par l’animation du directeur du Festival en chanson, Alan Côté ainsi que des musiciens et chanteurs Martin Hogan et Simon Poirier, copropriétaires du Studio de la Vieille Usine de L’Anse-à-Beaufils. Après le souper, les convives se sont transportés du côté du bistrot où les musiciens ont clos la soirée.
La mairesse de La Martre, Claudette Robinson, confirme que le vice-président de la CMQ a communiqué avec elle et qu’une rencontre est imminente. Dans quelques jours, le vice-président de la CMQ, Robert Pagé, devrait se rendre à La Martre afin de rencontrer les seules personnes qui n’ont pas remis leur démission: la mairesse Robinson, la conseillère Guylaine Marin et la directrice générale, Marie Hudon.
L’attachée de presse du ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, Julie Boivin, qui a spécifié que Laurent Lessard ne ferait aucun commentaire sur le dossier de La Martre, confirme elle aussi que la Commission municipale est saisie du dossier pour des raisons purement administratives.
Selon la porte-parole du ministère des Affaires municipales, la mise sous tutelle de la municipalité n’est pas envisagée. «La tutelle, c’est l’assujettissement d’une municipalité au contrôle de la Commission, précise Émilie Lord. Ça se fait à partir d’un décret du gouvernement du Québec. Dans le cas de La Martre, on parle d’administration provisoire, qui est une mesure qualifiée de transitoire quand il n’y a plus quorum.»
Comme cinq conseillers municipaux sur six ont remis leur démission la semaine dernière, la municipalité ne peut plus tenir d’assemblées. La CMQ viendra, par conséquent, donner un coup de main d’ici la tenue d’élections partielles qui permettra de pourvoir les postes laissés vacants. La date de l’élection doit être fixée par la municipalité dans les quatre mois suivant la constatation des vacances des membres du conseil.
«Si les gens qui sont élus réussissent à bien travailler ensemble et qu’un climat normal revient, l’administration provisoire devrait être levée», soutient Mme Lord.
Le préfet appelle au calme
À peine revenu de vacances du Mexique, le préfet de la Haute-Gaspésie s’est empressé de prendre connaissance du dossier à travers la multitude de courriels reçus pendant son absence. «C’est désolant», se résout-il à admettre.
Mardi, M. Cormier a profité de la visite du ministre responsable de la région, Yves Bolduc, pour lui présenter la mairesse de La Martre, qui était présente lors de l’annonce confirmant le retour du service d’obstétrique du Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Gaspésie.
«J’ai dit au ministre que ce serait très apprécié qu’il intervienne personnellement dans le dossier auprès du ministre des Affaires municipales parce que je veux que le calme, la sérénité et la paix reviennent à La Martre, indique-t-il. Je ne veux pas que ça continue dans un climat comme ça. C’est épouvantable, c’est inadmissible.»
Au dire du préfet, le Dr Bolduc l’aurait assuré de son appui afin de trouver, avec le ministère, les avenues possibles pour que la municipalité de 268 habitants puisse retrouver un fonctionnement normal dans les meilleurs délais.
Dans ce litige, le préfet Cormier déplore la recommandation qui aurait été faite de congédier l’employé responsable du phare. «Yves Foucreault a, comme tout le monde, des qualités et des défauts, soutient-il. Mais je trouve ça dommage qu’on le tasse. Il avait même été reconnu par l’Association touristique de la Gaspésie et il a donné 35 ans de sa vie au phare de La Martre. Il ne mérite pas d’être tassé.»
La mairesse n’est pas prête à parler
Pour une troisième fois, GRAFFICI.CA a réitéré sa demande d’entrevue auprès de la mairesse Robinson, qui était présente lors de l’annonce du ministre Bolduc à l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts. Celle-ci a décliné la demande, prétextant qu’elle n’était pas prête à parler. Elle s’est contentée de dire qu’elle ne trouvait pas la situation facile et qu’elle ne voulait pas entrer dans le jeu des conseillers qui la dénigrent. «Je ne parlerai pas en mal des autres», a-t-elle laissé tomber.
Érigé au coût de 4,4 millions de dollars à proximité de l’hôpital, le Centre occupe une superficie de plus de 1 300 mètres carrés sur deux étages et est doté de deux salles de thérapie de groupe. Il peut accueillir jusqu’à 14 clients à la fois pour des séjours de 21 jours chacun. L’Escale assure les services de deuxième ligne en dépendances des drogues et de l’alcool pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine.
L’an dernier, plus de 600 personnes ont reçu les services du Centre pour de la réadaptation ou de la désintoxication. «Cela fait partie de nos efforts pour améliorer les services spécialisés et s’inscrit dans les orientations de notre programme «Dépendances», a déclaré le ministre de la Santé. Notre principal objectif est de prévenir, réduire et traiter les problèmes de dépendance par le déploiement et la consolidation d’une gamme de services en toxicomanie et jeu pathologique et ce, sur l’ensemble du territoire québécois. Pour moi, L’Escale de Sainte-Anne-des-Monts est un modèle que je cite partout au Québec!»
«Cet accès à des services spécialisés de proximité, notamment des services de désintoxication, est d’une grande importance pour les gens d’ici, a renchéri le député Mamelonet. Cela témoigne d’une convergence des efforts entre le Centre de santé et de services sociaux et les partenaires du milieu pour maintenir et améliorer la santé et le mieux-être de la population de la région.»
L’établissement procure de l’emploi à 24 personnes. Certains postes d’infirmières et d’intervenants sont encore à pourvoir.
Imbroglio lié au protocole
Comme il l’avait fait un peu plus tôt lors de l’annonce du rétablissement du service d’obstétrique de l’hôpital, le député de Matane a pris part aux deux événements en retrait. Visiblement agacé de ne pas avoir été invité personnellement, l’élu, qui a rappelé qu’il était toujours le député de la Haute-Gaspésie, a dénoncé le protocole de ces deux annonces gouvernementales. «J’ai appris ces annonces en même temps que les journalistes sur le fil de presse», déplore Pascal Bérubé.
Un accroc est survenu au moment du discours officiel du député de Gaspé lorsqu’il a invité publiquement le député de Matane à venir le joindre en avant. Le principal intéressé a vertement refusé. Au sortir de l’inauguration officielle, celui-ci ne cachait pas son mécontentement.
«Si je reconnais la légitimité du ministre de la Santé, qui est aussi le ministre responsable de la région, je ne reconnais aucune légitimité comme élu au député de Gaspé sur le territoire de ma circonscription, fulminait M. Bérubé. Il est évident que la raison de sa présence est de lui assurer une visibilité en Haute-Gaspésie dans un contexte pré-électoral, là où il sera candidat libéral à la prochaine élection.»
Cette situation découle, faut-il le rappeler, du redécoupage électoral qui fait passer la Haute-Gaspésie dans la circonscription de Gaspé aux prochaines élections.
«Je trouve ça dommage, réplique Georges Mamelonet, qui confirme qu’il se représentera comme député lors des prochaines élections provinciales. Quand je suis dans le comté de quelqu’un, je l’invite toujours à côté de moi. Prenons le cas de Damien Arsenault. Bon, c’est vrai que c’est un député du gouvernement, mais je l’amène partout avec moi à Chandler. J’imagine que Pascal va faire la même chose avec Mme Doyer.»
«Je trouve ça inadmissible que le ministre profite de ses annonces pour faire, de façon détournée, la promotion d’une candidature libérale avec les ressources de l’État», dénonce le député Bérubé.
À ces attaques, M. Mamelonet a répondu. «Je ne m’occupe pas de ma visibilité dans le comté. J’accompagne le Dr Bolduc. La carte électorale a changé. C’est fait. Ça disparaît, ici. Ce n’est pas moi qui ai fermé mon bureau ici il y a un an et demi!» Il faisait ici référence au fait que le député de Matane ait fermé son bureau de la Haute-Gaspésie.
«Qu’un ministre procède lui-même à des annonces dans un comté de l’opposition, c’est habituel et je suis toujours invité, nuance Pascal Bérubé. La courtoisie est habituellement de mise ainsi que le respect des élus locaux.»
À cela, Georges Mamelonet rétorque. «Lors des annonces que les ministres font, ils n’invitent pas nécessairement les députés de l’opposition! Mais j’aurais aimé ça que Pascal accepte mon invitation de venir à côté de moi. L’opposition, je m’en fous! C’est le député du coin. Il a travaillé vraisemblablement là-dessus et je dis vraisemblablement. Il doit être fier de cette annonce!»
Un citoyen a fait remarquer qu’il était étrange que Georges Mamelonet n’avait pas eu le temps de se présenter en cour le 2 avril au palais de justice de Percé pour répondre à une accusation de pêche illégale à l’oursin, mais qu’il avait le temps de venir à Sainte-Anne-des-Monts pour accompagner son collègue. «C’était prévu que je n’avais pas à me présenter en cour, réplique-t-il. J’étais représenté par mon avocat.»
Cette semaine, Pascal Bérubé informera le commissaire à l’éthique de l’Assemblée nationale de cette situation. «Je veux qu’il se penche sur cette autre dérive éthique du député de Gaspé», indique-t-il.
Depuis une semaine, les bébés peuvent à nouveau venir au monde à Sainte-Anne-des-Monts. C’est devant une salle de conférence pleine à craquer que le ministre, qui était accompagné du député de Gaspé, Georges Mamelonet, a largement souligné la contribution du Dr Émilie Gagnon, un jeune médecin originaire de l’endroit, qui a accepté de prendre en charge le service. «C’est grâce à des gens comme vous, qui croyez en votre région, qu’on peut développer», lui a lancé Georges Mamelonet.
En plus du Dr Gagnon, six infirmières et certains professionnels ont suivi une formation en obstétrique du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), sous la supervision du Dr Céline Leclerc. D’ailleurs, le CHUQ viendra en soutien à l’équipe de Sainte-Anne-des-Monts, qui demeure aux prises avec un manque criant de personnel. Le département d’obstétrique ne peut compter que sur les services d’un seul médecin et d’une seule chirurgienne.
Quoiqu’il en soit, le ministre de la Santé s’est fait rassurant. «Le service d’obstétrique de l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts est sécuritaire.» La directrice générale de l’établissement, Hélène Laprise, a abondé dans le même sens. «Je peux vous assurer de la qualité et de la sécurité de notre service d’obstétrique.»
Selon elle, la remise sur pied du service d’obstétrique a coûté près de 150 000 $. Tout le matériel nécessaire était déjà en place. «Il n’y a pas de chiffres associés à ça», a exprimé, en boutade, le Dr Bolduc.
Afin d’attirer de nouveaux médecins à venir pratiquer au CSSS de la Haute-Gaspésie, la construction d’une aile adjacente à l’hôpital, qui abritera une dizaine de bureaux, est actuellement en cours.
Volonté de la population
À chaque année depuis 2008, de 65 à 85 femmes enceintes de la Haute-Gaspésie devaient se rendre accoucher à Gaspé ou principalement à Matane. Une levée de boucliers s’était organisée pour revendiquer le retour de ce service que plusieurs considéraient comme essentiel.
«Vous savez qu’au début, j’étais réticent, rappelle le Dr Bolduc. J’avais dit que ce serait compliqué, qu’il fallait que ça se fasse dans un contexte sécuritaire. C’est grâce à la mobilisation populaire que je peux, aujourd’hui, annoncer officiellement le retour du service d’obstétrique et je suis bien content d’y avoir contribué.»
«Plusieurs ont douté de la reprise du service d’obstétrique, ajoute, de son côté, le directeur régional des affaires médicales de santé physique de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Dr Claude Mercier. Maintenant, on a le plaisir d’annoncer son retour. Ce sera un apport important pour la population.»
Même son de cloche du côté du préfet de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier, qui a tenu à exprimer sa fierté. «C’était le thème majeur de ma campagne électorale en 2009, a-t-il rappelé. Je veux aussi souligner le travail extraordinaire de Nathalie Normandeau et de Germain Chevarie dans ce dossier. Mais ça a été le combat de toute une communauté. Ça n’a pas été facile. Je suis allé rencontrer le ministre Bolduc six fois.»
Le préfet, qui avait toujours promis de faire une fête entourant la naissance du premier bébé à naître en Haute-Gaspésie depuis la fermeture du service d’obstétrique, songe à dégager un petit budget de la MRC et à approcher quelques commerçants afin de célébrer cet événement en grand.
Deux incendies sont survenus au même endroit à l’édifice de la MRC de la Haute-Gaspésie, situé sur le boulevard Sainte-Anne. Le premier, qui a causé des dommages de l’ordre d’environ 60 000 $, s’est déclaré vers 3h dans la nuit du 19 au 20 mars. Le deuxième a pris naissance au même endroit, soit dans la façade sud du bâtiment, vers 2h dans la nuit de lundi à mardi.
«L’opération de nettoyage du premier incendie n’était même pas terminée», rapporte le directeur du service de prévention des incendies de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts, Carol Dugas. Cette fois-ci, les dommages sont minimes. L’intervention des sapeurs n’a pas été requise.
Deux autres incendies la même nuit
Presque au même moment que l’incendie de l’édifice de la MRC, le feu faisait rage au Motel Manoir-sur-mer, situé à moins de 500 mètres de là, sur la 1re Avenue Ouest. Quelque vingt pompiers des casernes de Sainte-Anne-des-Monts et Cap-Chat ont été appelés pour combattre le brasier.
Une unité du motel a complètement été détruite, tandis qu’une autre a subi de lourds dommages. Celle-ci venait tout juste d’être rénovée, n’ayant même pas été louée une seule fois depuis sa réfection. Le feu s’est également propagé à la buanderie de l’établissement. Les flammes ont détérioré une partie de la structure. Les dégâts sont évalués, dans l’ensemble, à près de 200 000 $.
Pendant que le feu embrasait une partie du Motel, un début d’incendie s’est déclaré à l’entreprise Armoires des Monts, située à environ 200 pieds de l’édifice de la MRC. «On se demande si le même individu n’était pas en train de mettre le feu à cet endroit pendant qu’on combattait celui du Manoir», se questionne M. Dugas. Le feu a été allumé dans des palettes de bois placés à l’arrière de l’édifice. Celui-ci n’a causé aucun dommage puisque l’incendie s’est éteint par lui-même.
Une enquête est ouverte
La Sûreté du Québec, qui a ouvert une enquête, recherche activement un ou des individus qui seraient à l’origine de ces méfaits. Dans tous les cas, le même modus operandi est utilisé. Le présumé pyromane frappe dans un rayon d’environ un demi-kilomètre, dans le secteur de l’Anse de Sainte-Anne-des-Monts. Il s’attaque uniquement à des commerces ou édifices publics, par derrière les bâtiments, évitant ainsi d’être aperçu par des passants.
«Dans le cas de l’édifice de la MRC, il a profité de l’absence du voisin le plus proche, fait remarquer Carol Dugas. Il savait qu’il était parti en vacances. C’est quelqu’un qui connaît les habitudes des gens du secteur.»
«Des citoyens de ce secteur ne dorment pas, poursuit le chef-pompier. Ils sont inquiets et surveillent constamment les environs par leur fenêtre. D’autres règlent leur cadran afin de se réveiller pour faire des rondes de nuit.» Il admet aussi que ses hommes sont nerveux et sur le qui-vive. «D’une nuit à l’autre, on ne sait jamais si on va être appelés, indique-t-il. On commence à être fatigués. Combattre un incendie, c’est très épuisant physiquement!»
Incendie majeur aux Capucins
La vingtaine de pompiers de Sainte-Anne-des-Monts et de Cap-Chat n’ont pas eu la chance de se reposer bien longtemps avant d’intervenir hier, vers 16 h, sur l’incendie d’une résidence unifamiliale. Celui-ci, qui n’a aucun lien avec les autres survenus à Sainte-Anne-des-Monts, a eu lieu à Cap-Chat, dans le secteur des Capucins. «À notre arrivée, c’était l’embrasement généralisé», relate le directeur du service de prévention des incendies.
Le sinistre a été causé par un chaudron d’huile oublié sur la cuisinière, pendant que le propriétaire des lieux s’était endormi. Personne n’a été blessé. La résidence, qui était évaluée à 25 000 $, est une perte totale. L’événement a jeté une personne à la rue.
Pour une deuxième fois en une dizaine de jours, un début d’incendie s’est déclaré dans l’édifice de la MRC de la Haute-Gaspésie, dans la section logeant les bureaux du Centre local de développement (CLD) de la Haute-Gaspésie. «Deux incendies en si peu de temps, c’est vraiment suspect», commente le sergent Bruno Beaulieu de la Sûreté du Québec. Un technicien en scène d’incendie a été dépêché sur les lieux. Une enquête est ouverte.
Ce deuxième sinistre provient alors que les travaux de réparation du premier incendie survenu le 19 mars contre la façade sud n’étaient pas complètement terminés. À ce moment-là, les dommages étaient évalués à environ 60 000$.
Presque simultanément, le feu a pris naissance au Motel Manoir sur mer. Deux unités de motel ont été fortement endommagées.
Selon le sergent Beaulieu, les policiers enquêtent afin de savoir s’il y a un lien entre les deux incendies suspects. «Serait-ce l’œuvre d’un pyromane?, se demande-t-il. C’est ce que l’enquête va tenter de déterminer.»
Lundi, cinq conseillers sur les six que comptait le conseil municipal ont décidé de boycotter l’assemblée régulière qui devait normalement avoir lieu, comme à tous les premiers lundis du mois. «C’était pour protester contre la façon de gérer de la mairesse», explique l’un d’eux qui préfère ne pas être identifié.
La veille, quatre conseillers s’étaient réunis dans la résidence de l’un d’entre eux, sans en avoir avisé la mairesse, Claudette Robinson et la seule conseillère lui ayant démontré son appui, Guylaine Marin. «Le maire est censé approuver les recommandations de ses conseillers, mais avec Mme Robinson, ça ne se passait pas comme ça, témoigne le conseiller démissionnaire Roger Fournier. Il fallait toujours que les idées viennent d’elle.»
Les conseillers dissidents ont aussi décidé, mardi, de faire changer la serrure du bureau de la directrice générale de la municipalité, considérant que la mairesse y entrait de façon intempestive et fouillait parfois dans des dossiers à caractère confidentiel.
Le même jour, le conflit a dégénéré lorsqu’une quinzaine de sympathisants de la mairesse ont bloqué l’accès à l’édifice municipal de la directrice générale, Marie Hudon, qui est la conjointe de l’un des conseillers démissionnaires, Jean-Jacques Élie. Selon Roger Fournier, l’harmonie ne régnait vraiment pas entre M. Élie et la mairesse. L’engagement de sa conjointe au poste de directrice générale, il y a environ un an, serait venu gonfler la mésentente entre les deux élus.
Mercredi, des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) sont intervenus sur les lieux. «Puisqu’il n’y a pas eu de plainte de déposée, nos agents étaient en mode service d’ordre, précise le sergent Bruno Beaulieu. Mais certains individus ont été amenés au poste de Sainte-Anne-des-Monts pour être questionnés.» Selon le porte-parole de la SQ, il n’ya eu aucune arrestation.
Beaucoup de reproches dirigés envers la mairesse
«Je n’aime pas la chicane, allègue M. Fournier. J’ai démissionné parce que c’était devenu intenable, surtout quand j’ai vu les manifestants qui bloquaient l’accès à l’édifice municipal. C’est de l’intimidation. Rendu à 70 ans, j’ai d’autres choses à faire que de me faire engueuler pour 150$ par mois!»
À l’instar des quatre autres démissionnaires, l’ex-conseiller municipal reproche à Claudette Robinson son manque de leadership et de compréhension des enjeux municipaux.
Parmi les irritants, la dame aurait toujours refusé d’apprendre à se servir d’un ordinateur, ce qui obligeait notamment la directrice générale de la municipalité à lui imprimer tous les courriels qui lui étaient destinés. «Je ne connais pas son niveau de scolarité, mais de la manière dont elle lit les procès verbaux et qu’elle parle, elle n’a sûrement pas beaucoup d’instruction», déplore M. Fournier.
Selon lui, la femme manque de profondeur. Il raconte l’avoir déjà vu, du temps où elle était conseillère municipale, il y a environ deux ans, administrer une claque à un employé municipal.
Autre pomme de discorde
La gestion du phare, situé en plein cœur du village, est aussi à l’origine du conflit. Récemment, quatre membres sur les sept que comptait le conseil d’administration ont démissionné du Comité socioculturel du phare de La Martre, l’organisme chargé de gérer l’infrastructure municipale.
Certains administrateurs ont recommandé le congédiement de l’employé responsable du phare depuis une trentaine d’années, Yves Foucreault. «L’administration était déficiente, relate Roger Fournier. Les comptes n’étaient pas payés à temps. Il ne restait plus d’argent dans le compte du Comité parce qu’il se payait un bon salaire. De plus, combien d’autobus ont reviré de bord parce que les gens se rivaient sur la porte du phare qui était barrée parce que ça ne lui tentait pas de travailler?»
Climat moribond
Selon Roger Fournier, il règne, à La Martre, un climat d’intimidation, voire de harcèlement. «J’ai été témoin que l’ex-conseiller Grégory Jean-Baptiste a empêché le mari de la mairesse, Gaston Vallée, de sauter sur Jean-Jacques Élie», raconte-t-il.
De l’avis de Roger Fournier, il s’agit d’un différend entre les néo-Martriens et les natifs, considérant que les cinq conseillers démissionnaires ne sont pas originaires de l’endroit. «Ça fait 35 ans que je vis ici et je suis toujours considéré comme un néo», déplore-t-il.
Outre M. Fournier, les quatre autres conseillers démissionnaires, soit Grégory Jean-Baptiste, Jean-Jacques Élie, Marc-André Delisle et Marie-Ève St-Laurent ont demandé au ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, d’envoyer un commissaire afin de gérer les affaires de la municipalité.
Pour l’instant, la mairesse, Claudette Robinson, n’a pas retourné nos appels.
Ces deux nouvelles mesures de prévention font partie du nouveau plan d’action de la CSST. Elles devront être respectées par les propriétaires de homardiers dès la prochaine saison de pêche au homard. «Tous les détenteurs de permis de pêche au homard ont reçu les détails relativement aux exigences de la CSST pour la saison 2012 et peuvent, dès maintenant, apporter les modifications à leur embarcation», précise le porte-parole de l’organisme, Maxime Boucher.
Résultat de deux enquêtes
Ces nouvelles exigences sont le résultat des recommandations d’enquêtes réalisées par l’organisme gouvernemental à la suite de deux accidents survenus lors des deux dernières saisons de pêche en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Ceux-ci avaient entraîné la mort de deux aides-pêcheurs qui travaillaient à bord de homardiers.
«Les enquêtes de la CSST ont permis de démontrer que le pavois sur les homardiers n’était pas assez haut pour retenir le travailleur, rapporte Maxime Boucher. De plus, la zone de travail était encombrée de cordages pouvant entraîner un travailleur par-dessus bord. La CSST a aussi constaté l’absence du port du gilet de sauvetage par les aides-pêcheurs et le manque de moyen permettant de remonter le travailleur à bord du bateau.»
Le plan d’action de la CSST offrira son soutien et son accompagnement visant à aider les capitaines-propriétaires à mettre en place les correctifs recommandés.
Au Québec, 640 homardiers engagent environ 1 300 employés. Une large majorité d’entre eux exercent leurs activités en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.
Par ailleurs, la CSST met à la disposition des travailleurs et employeurs du secteur des pêches commerciales un guide intitulé Santé et sécurité à bord des bateaux de pêche. Élaboré en collaboration avec des représentants du milieu, le guide est spécialement conçu pour renforcer les pratiques sécuritaires à bord des embarcations. «Il propose, de manière pratique et détaillée, différents moyens de prévenir les accidents», résume M. Boucher.
L’événement se tiendra encore une fois au pied de la grande éolienne de Cap-Chat, Éole. Pour cette deuxième édition, le public est convié les 20, 21 et 22 juillet, au lieu de la mi-août comme l’an dernier. Les 24 heures de musique électro en continu reviendront, mais les deux autres journées seront consacrées au Festigrimp et à un festival de films. Celui-ci s’ouvrira dès le 18 juillet, mais sera réservé aux participants du concours.
Trois volets
«Les 24 heures de musique électro réuniront des DJ et des VJ, explique la directrice administrative du conseil d’administration du nouvel organisme, Jinny St-Pierre. Il y aura non seulement de la musique, mais aussi des projections vidéo en continu.» Selon elle, le volet de l’événement devrait regrouper une dizaine de DJ et de VJ.
Comme l’an dernier, les organisateurs annoncent la participation d’artistes du cirque et de spécialistes en effets spéciaux. Selon la porte-parole, la programmation officielle devrait être annoncée lors d’une conférence de presse d’ici deux semaines.
Comme l’an dernier, les concepteurs de l’événement promettent d’illuminer la grande éolienne sur toute sa hauteur. Mais lors de la première édition, elle n’avait été que faiblement éclairée à la base, tout comme l’ensemble du site. «C’est tout un tour de force d’illuminer une structure aussi haute, se défend Mme St-Pierre. Chose certaine, on travaille pour avoir un rideau LED afin de mieux éclairer le site.»
À l’issue de la première édition, l’un des responsables, Jean-Louis Chaumel, avait affirmé que l’organisation projetait d’inviter des groupes de musique connus, tels Bran Van 3 000 ou Radio Radio. «On est actuellement en pourparlers avec des artistes, précise Mme St-Pierre. On l’annoncera ultérieurement.»
Le volet comportant un festival de films présentera les courts-métrages réalisés en marge des concours Kino Cabaret «Petites vues et grande nature» ainsi que «Petits Kinos». Le premier s’adresse aux vidéastes amateurs, tandis que le deuxième est destiné aux jeunes vidéastes en herbe, âgés de 6 à 18 ans et aux familles.
Le Festigrimp s’adressera à tous les grimpeurs expérimentés qui désirent escalader la structure de 120 mètres. Les hommes-araignées du Groupe de recherche et d’intervention en milieux périlleux (GRIMP) feront également des démonstrations d’escalade et de rappel dans le mât de la plus haute éolienne à axe vertical au monde.
Festival vert
Les organisateurs qualifient l’événement d’éco-responsable. «Révolutions Cap-Chat est le festival le plus vert du Canada», peut-on lire sur le site Internet.
Le camping de type sauvage sera encore offert gratuitement. «En étant tout près des installations, pas besoin d’utiliser sa voiture: économie d’essence et réduction de gaz à effet de serre garanties», stipule le site Web.
Comme autre moyen visant à réduire l’empreinte écologique, le comité organisateur fait la promotion d’un éco-transport. Il s’agira d’un autobus nolisé qui partira de Montréal, à destination de Cap-Chat. Les réservations sont nécessaires. De plus, un minibus fera la navette chaque heure, pendant la durée des 24 heures de musique électro, entre le site et Sainte-Anne-des-Monts, en passant par Cap-Chat.
Outre l’inscription au concours de films qui est de 10 $ par équipe, il y aura deux catégories de tarifs pour pouvoir prendre part aux activités. Selon la responsable des communications, Caroline Allen, le tarif sera possiblement de 25 $ pour les gens de la région et de 35 ou 40 $ pour les autres. L’an dernier, il en coûtait 35 $ pour accéder au site d’Éole pendant les 24 heures que durait l’événement, un tarif qui avait été considéré exagérément élevé par certains visiteurs.
Respect de la vie privée