De passage le même jour à Matane pour une activité de financement de l’Association libérale de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia à laquelle ont pris part quelque 150 personnes, le parlementaire a comparé le gouvernement conservateur au Tea Party des États-Unis. «C’est de la tisane par rapport à ce qu’on voit à Ottawa, a-t-il illustré lors de sa conférence. Stephen Harper n’est vraiment pas le premier ministre de tout le monde!»
Compressions
Denis Coderre se montre inquiet du budget du ministre des Finances, James Flaherty. «Débrouillez-vous avec vos troubles, voilà ce que nous dit le gouvernement», estime-t-il.
Le parlementaire dénonce les compressions budgétaires de 115 millions de dollars à Radio-Canada. Selon lui, ces coupures auront des répercussions sur la région. «Radio-Canada est un phare pour les régions et pour les francophones, a-t-il soutenu. Tout le monde sait que le gouvernement conservateur n’aime pas Radio-Canada. Allez donc, maintenant, vous battre pour la station Gaspésie-Les Îles!»
De l’avis du politicien, les coupures de 79 millions de dollars dans les pêcheries, en abolissant notamment le centre de sécurité nautique, seront néfastes pour la Gaspésie, au même titre que les 28 millions de dollars en moins versés à Développement économique Canada. «Il y aura moins d’argent d’investi dans la région», croit-il.
Autres coupures
Selon le député de Bourassa, la suppression de 19 000 emplois dans la fonction publique est tout aussi déplorable. «Ce sont des emplois de qualité importants pour les régions, a-t-il indiqué. Les fonctionnaires sont là pour vous aider et pour vous donner des services.»
Il dénonce également l’abandon des crédits d’impôt accordés à la recherche et au développement, au même titre que les coupures exercées au chapitre de l’évaluation environnementale.
Il se dit tout autant préoccupé par les compressions de 688 millions de dollars dans les services correctionnels. «Pourtant, ce gouvernement veut envoyer tout le monde en prison», s’est-il empressé d’ajouter.
Denis Coderre n’apprécie pas non plus la décision du gouvernement Harper de repousser l’âge de la retraite de 65 à 67 ans et de faire disparaître le sou noir. «Le gouvernement en est un de laisser-faire, alors qu’il devrait être là pour améliorer la qualité de vie des gens», croit-il.
Aucun candidat en vue
Le politicien faisait une première visite dans la circonscription depuis la défaite de la candidate de son parti, Nancy Charest, lors des élections fédérales du 2 mai. Pour le moment, l’organisation n’a aucun candidat à annoncer. «Le comté est orphelin, même si je n’aime pas dire ça, a-t-il déclaré. On a besoin de votre aide. On va revenir!»
Nancy Charest, qui prenait part à l’activité, a réitéré qu’elle renonçait à se présenter pour une troisième fois comme candidate. «Plusieurs me le demandent, a-t-elle admis. Mais non, je ne serai pas candidate. Je laisse ma place à quelqu’un d’autre. Il faut du renouveau.»
Abordée par GRAFFICI.CA sur son retour au sein de l’organisation libérale, faisant ici référence à l’intérêt qu’elle avait démontré pour la Coalition Avenir Québec, elle a répondu: «Je n’ai jamais vraiment quitté le Parti libéral. J’y demeure pour apporter mon aide.»
C’est ce qu’a affirmé la responsable des communications de l’établissement, Marjorie Pigeon, tout en précisant que le comité de relance et l’équipe qui travaillent sur le terrain ont reçu l’appui de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.
Lors de sa dernière visite à Matane, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, a confirmé que le retour du service, inopérant depuis plus de trois ans, était imminent. Mme Pigeon garde espoir que l’annonce officielle puisse être faite d’ici la fin du printemps.
Une situation qui demeure précaire
Même si la responsable des communications affirme que la mise en place des ressources et équipements qui permettra le retour du service va bon train, il n’en demeure pas moins que le CSSS ne peut compter, jusqu’à maintenant, que sur un seul médecin qui a accepté de se consacrer à l’obstétrique. Originaire de Sainte-Anne-des-Monts, la Dre Émilie Gagnon a suivi sa formation en obstétrique au Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ).
«On a des prospects qui sont prêts à venir pratiquer l’obstétrique», s’empresse d’ajouter Mme Pigeon. En attendant l’ajout de ces nouveaux médecins, des obstétriciens du CHUQ seront prêts à intervenir pour assurer le maintien du service du CSSS de Sainte-Anne-des-Monts.
D’ailleurs, pour l’ensemble des services qu’il offre, le CSSS ne fonctionne qu’avec la moitié de l’effectif dont il aurait besoin. Deux nouveaux médecins étrangers sont récemment venus s’ajouter à l’équipe qui compte maintenant onze médecins, sur les vingt-deux requis. «On est très actifs sur le recrutement», mentionne la porte-parole.
La couverture des services de chirurgie demeure tout aussi fragile puisque le CSSS ne dispose des services que d’un seul chirurgien. Celui-ci est indispensable en cas de complications lors d’un accouchement, notamment pour pratiquer des césariennes. L’autre chirurgien qui exerçait à l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts est parti à la retraite. Un poste est à pourvoir. «En attendant, on fait affaires avec des chirurgiens remplaçants», explique Marjorie Pigeon.
Par ailleurs, six infirmières ont suivi une formation spécifique en obstétrique du CHUQ, au même titre que d’autres spécialistes qui peuvent intervenir lors d’un accouchement, tels que le radiologiste et l’inhalothérapeute.
Même si le service d’obstétrique est fermé depuis bientôt quatre ans, quatre bébés sont tout de même nés pendant cette période, à l’issue d’accouchements d’urgence.
Ces dernières ont reçu ce prix, délivré par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, pour souligner l’audace dont elles ont fait preuve en choisissant d’exercer un métier traditionnellement masculin.
Ces lauréates sont Ariane Grenier-Castilloux de Saint-Siméon, Éloïse Arsenault de Caplan, Émilie Roy de New Richmond, Nathalie Lavergne et Élyse St-Onge de Maria ainsi qu’Amanda Trudel et Maude Leroux de Gaspé.
Elles sont inscrites dans des programmes tels qu’électricité, mécanique d’engins de chantier, charpenterie-menuiserie, peinture en bâtiment, technologie forestière et de guide d’aventure. Certaines d’entre elles seront recommandées au volet national du concours. Elles courent alors la chance de recevoir l’un des prix variant de 2 000 à 5 000$.
«Vous êtes des modèles, non seulement pour les jeunes femmes, mais aussi pour les jeunes hommes puisque, sans aucun doute, vous avez persévéré et obtenu ce que vous recherchiez, leur a lancé la porte-parole du concours, Marie-Lise Pilote, qui a tout de même ajouté qu’être lauréate était excellent pour l’estime de soi. Même si vous ne remportez pas de prix, vous méritez des félicitations car vous avez entrepris une démarche constructive pour vous, d’abord et avant tout. Que vous soyez lauréates ou participantes, vous êtes des gagnantes!»
Les prix nationaux seront décernés lors du gala Chapeau, les filles! Excelle Science, qui se déroulera le lundi 7 mai au Monument national à Montréal. L’événement regroupera les lauréates nationales du concours Chapeau, les filles! et du concours Excelle Science. Celui-ci s’adresse aux femmes inscrites à un baccalauréat en sciences pures ou dans les domaines du génie, où elles sont en minorité.
Agathe Arsenault, qui entrera en poste lundi, sera responsable de la station de Matane et des bureaux de Gaspé, de Carleton et des Îles-de-la-Madeleine, de même que des activités de radio, télé et Internet de Radio-Canada dans la région.
Une carrière de plus de 30 ans à Radio-Canada
Mme Arsenault est originaire de Saint-Siméon. Elle est à l’emploi de Radio-Canada depuis le début des années 1980, alors qu’elle a commencé sa carrière à la station de l’Acadie. Pendant 25 ans, elle y a occupé différentes fonctions, principalement celle de réalisatrice radiophonique. Elle a réalisé des émissions d’affaires publiques et d’information ainsi que des séries documentaires et plusieurs projets spéciaux.
De 2005 à 2010, elle a été chef des émissions et des services français de Radio-Canada en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve. Depuis 2010, la dame était revenue en Gaspésie, où elle s’est engagée dans divers projets, dont le Festival d’été international de Québec à New Richmond. Elle a également agi comme consultante et formatrice auprès de quelques stations régionales de Radio-Canada du Québec et de l’Ontario.
«Grâce à son leadership et, de pair avec son équipe, elle participera au déploiement de l’offre intégrée radio, télé et Internet dans l’Est du Québec, estime le directeur des régions du Québec à Radio-Canada, Robert Nadeau. Sa solide expertise lui permettra d’affirmer encore davantage le rôle de leader du diffuseur public en matière d’information et de contenu régional auprès de la population de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.»
Serge Dunn, qui occupait cette fonction depuis bientôt quatre ans, s’est refusé à tout commentaire sur les motifs de son départ.
Selon le préfet Allen Cormier, cette subvention consolidera, pour une période de deux ans, l’emploi du coordonnateur des projets agroforestiers déjà en poste à la MRC.
Dans un premier volet, Patrick Goliot a pour tâches d’accompagner les entrepreneurs du domaine agroforestier en leur fournissant des conseils en matière de valorisation, de transformation et de mise en marché de leurs ressources et en favorisant le réseautage. Dans un deuxième volet, ce soutien vise la création d’un fonds destiné à aider les PME à obtenir des avis techniques.
Fort potentiel
Deux filières en émergence et présentant un fort potentiel de diversification sont ciblées: les petits fruits et les farines biologiques à consommation humaine. «Le projet vise à remettre en valeur 4 000 hectares de terres à très fort potentiel de culture sur le territoire de la MRC, précise M. Cormier. On travaille aussi dans le secteur de Mont-Saint-Pierre, où on retrouve des terres cultivables qui présentent d’excellentes possibilités.»
«En valorisant l’agriculture, c’est un bel exemple d’occupation du territoire, aborde M. Cormier, d’autant plus que la Haute-Gaspésie n’a plus beaucoup d’agriculture sur son territoire».
Le coordonnateur des projets agroforestiers travaille également sur la commercialisation des produits, notamment par la création d’un Espace PME, qui consistera à offrir un point de vente aux producteurs.
Farine de chanvre et petits fruits
Parmi les productions qui profiteront de ce soutien, notons le projet de fabrication de farine de chanvre sans gluten que veut développer la femme d’affaires Denise Verreault, qui possède des terres à Cap-Chat, plus précisément dans le secteur des Capucins. La productrice de chanvre projette la construction d’une minoterie estimée à 1,8 million $. «La construction devrait débuter avant la fin de 2012», espère le préfet.
Parmi les autres entreprises qui profiteront de cette aide, notons Les Framboisiers Constant Lepage de Sainte-Anne-des-Monts, qui cultive une variété de petits fruits. De l’avis du préfet Cormier, la culture de champignons, de sureaux et d’amélanches présente également un potentiel intéressant.
Programme gouvernemental
La contribution financière annoncée par le ministre responsable de l’Agence de développement économique, Denis Lebel, est consentie en vertu de l’Initiative ponctuelle de renforcement des économies forestières du Québec (IPREFQ).
En vigueur depuis juin 2010, l’IPREFQ vise à aider les collectivités touchées par la crise forestière à diversifier leur économie afin de préserver leur croissance, tout en créant et en maintenant des emplois. La mesure a aussi comme objectif d’épauler les PME établies au sein de leur communauté pour assurer leur développement durable.
«La tournée ne sera pas reportée, sauf peut-être pour les années ultérieures», précise l’ambassadrice de la Commission, Maryève Charland-Lallier. Ces journées-carrières devaient se tenir dans des universités, cégeps et centres de formation professionnelle de Trois-Rivières, Sherbrooke, Montréal et Gatineau.
La promotion des emplois en région
L’organisme gaspésien et madelinot devait prendre part à ces événements aux côtés de ses homologues du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord, du Nord-du-Québec et du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ces régions avaient, ensemble, plus d’un millier d’emplois à offrir aux jeunes.
L’initiative, qui en était à sa première édition l’an dernier, était placée sous le thème «Vise plus loin». La tournée avait comme objectif de promouvoir les régions ressources éloignées. Misant sur un contact personnalisé, elle interpelait à la fois les chercheurs d’emplois et les futurs diplômés intéressés à s’établir en région.
Si la venue hâtive du printemps a réjoui plusieurs personnes cette semaine, ce n’est pas le cas pour les organisateurs de l’événement initié par le Village Grande Nature Chic-Chocs de Saint-Octave-de-l’Avenir.
«Avec toute cette chaleur qu’on a eue cette semaine, on était pas mal découragés, reconnaît l’agente de marketing, Marie-Ève Lacasse. Mais comme on n’a pas de pouvoir là-dessus, la Fête de la neige aura quand même lieu. Comme on annonce beau, contrairement à l’an dernier où il faisait tempête, le plaisir sera sans doute au rendez-vous quand même!»
L’activité d’exploration en raquettes, le rallye de motoneiges avec Extrême Chic-Chocs et les randonnées en traîneau à chiens avec l’entreprise Pattes blanches de Saint-Ulric ont été annulées.
Nouveauté et autres activités maintenues
Une nouveauté à cette deuxième édition est l’offre de tours d’hélicoptère, d’une durée de 15 minutes, avec la compagnie Héli-Express. L’activité aura lieu le samedi et dimanche à compter de 10h. «C’est une façon bien spéciale de voir les montagnes des Chic-Chocs sous un autre angle», considère l’agente de marketing.
De 18h à 20h vendredi soir, le souper de moules et frites revient à la salle à manger de l’auberge du Village Grande Nature Chic-Chocs. «L’an dernier, cette activité a connu un grand succès, rappelle Mme Lacasse. Aussi, ce soir, s’il n’y a pas trop de vent, il y aura un feu extérieur et des feux d’artifice.»
Samedi, dès 9h, Junior Mécanique Plus de Rimouski fera une démonstration de motoneiges Arctic Cat. «Normalement, les gens auraient pu essayer les motoneiges, mais la neige a trop fondu, déplore la porte-parole. Par contre, ils pourront essayer des véhicules tout-terrain.»
Des activités seront offertes aux enfants à compter de 10h: glissade, maquillage et sculpture de ballons. Les visiteurs pourront également se sucrer le bec en dégustant de la tire d’érable sur la neige. La journée prendra fin par un souper de spaghetti à 18h à l’auberge.
Aux dernières nouvelles, le Centre de plein air de Cap-Chat maintenait, pour samedi à 19h, la compétition Hilldrag du circuit Mountain Cross, qui est une activité d’accélération de motoneiges. Le traditionnel brunch du dimanche, offert de 8h30 à midi à la salle à manger de l’auberge, mettra un terme à l’événement.
À sa première édition l’an dernier, l’événement avait connu un tel succès, selon Marie-Ève Lacasse, que tous les chalets, les chambres et le loft affichaient complet. Cette année, sans doute à cause du caractère hasardeux de la température, il reste encore des chambres de libres. Par contre, tous les chalets ont été réservés.
Cette planification a été présentée en six grands thèmes, avec le développement économique en tête. Alain Bernier et Danick Boulay, respectivement directeur du développement économique et directeur général de l’administration municipale, ont précisé d’entrée de jeu que la question de la sauvegarde du quai était loin d’être réglée.
Ce quai est une propriété majoritaire de Transport Canada, alors que le quai éperon appartient à Pêches et Océans Canada. Transport Canada veut s’en départir. Le quai est caractérisé par quatre vocations, la navigation commerciale, la pêche, la mariculture et le loisir nautique.
Alain Bernier précise que la vocation commerciale et industrielle du quai est loin d’être assurée. «Nous sommes très loin de leurs exigences, aborde Alain Bernier en parlant des critères de Transport Canada pour assurer la pérennité d’un quai commercial. Ils veulent s’en départir sans payer pour le réparer. Au niveau des critères de tonnage, c’est là que le bât blesse.»
«Pour eux, nous ne sommes qu’une goutte d’eau dans l’océan», a indiqué Danick Boulay.
Fait à souligner, un cargo hollandais, le Frisian Spring, déchargeait au même moment à Carleton une cargaison de 3 300 tonnes d’acier en provenance du Danemark pour la firme Fabrication Delta, de New Richmond, qui transforme ce métal en tours éoliennes pour le compte du turbinier allemand Enercon.
Depuis deux ans, Fabrication Delta a importé près de 11 000 tonnes d’acier pour produire des tours éoliennes valant des dizaines de millions de dollars et faisant maintenant travailler 110 personnes dans la Baie-des-Chaleurs.
Claude Bernard, de la firme comptable Alphonse Bernard, a suggéré à l’administration municipale de passer à d’autres modes de pression que la simple négociation avec des fonctionnaires. Le tonnage ne peut faire foi de tout, note-t-il.
«Je comprends que le volet fonctionnaire est très difficile. Il va falloir faire valoir d’autres arguments. Si on le ferme, on ne l’ouvrira plus. On aura alors perdu un instrument de développement économique. Il faut passer à un autre niveau. Ça peut être d’autres cartes à jouer, comme le niveau politique. Par la voie standard, ils vont nous mettre sur la voie d’évitement, c’est certain», a indiqué M. Bernard.
Piscine
Alain Bernier et Danick Boulay ont par ailleurs parlé de l’évaluation réalisée par la Ville de Carleton-sur-Mer au sujet de l’implantation d’un «complexe récréatif aquatique», une piscine en d’autres mots.
Alain Bernier a indiqué qu’il fallait voir dans ce complexe un lieu qui servirait aussi à l’éducation et aux soins de santé. «Nous sommes la seule MRC de la Gaspésie et des Îles qui n’a pas de piscine!».
Il faudra toutefois qu’il y ait «du monde [pour la fréquenter] et il ne faut pas que ça coûte cher à faire fonctionner», a-t-il rappelé.
Quand un citoyen a demandé à Danick Boulay quand la population peut-elle s’attendre à en bénéficier, il a répondu : «On veut le faire de la bonne façon. Donnez-nous une année, une année et demie.»
Le feu a pris naissance à 3 h dans la façade sud de l’édifice, qui donne sur l’arrière du bâtiment. Une trentaine de pompiers des casernes de Sainte-Anne-des-Monts et de Cap-Chat qui ont été appelés sur les lieux ont pu rapidement circonscrire le brasier. Personne ne se trouvait dans l’édifice qui abrite les bureaux de la MRC et du Centre local de développement de la Haute-Gaspésie.
Selon l’agent d’information de la Sûreté du Québec (SQ), Claude Doiron, l’accès aux lieux a été interdit pour la journée, le temps de nettoyer, de ventiler et de rétablir l’électricité. Selon le service des incendies de Sainte-Anne-des-Monts, les dommages, qui ont été principalement causés par la fumée et l’eau ainsi que par le feu qui a complètement ravagé le mur extérieur de la bâtisse, sont évalués à environ 60 000 $.
L’enquête se poursuit
Ce matin, deux enquêteurs en incendie de la SQ à Rimouski, assistés d’un collègue du poste de Sainte-Anne-des-Monts, se sont rendus sur les lieux du sinistre afin de procéder à une enquête. «Puisqu’on ne connaît pas la cause pour l’instant, l’incendie est considéré suspect, précise le sergent Doiron. Le temps de faire les analyses nécessaires, ça pourrait prendre quelques semaines avant de connaître la cause. Le dossier demeure sous enquête.»
Ce sont les patrouilleurs de la SQ de la Haute-Gaspésie qui ont lancé l’alerte. «Alors qu’ils faisaient leur ronde de patrouille régulière, ils ont aperçu, à une bonne distance des lieux, une fumée qui leur semblait provenir d’une cheminée dont ils trouvaient qu’elle boucanait pas mal, raconte le relationniste de la SQ. C’est en se rendant au 464 du boulevard Sainte-Anne qu’ils ont fait la découverte de l’incendie. Avant l’arrivée des pompiers, ils ont tenté d’éteindre le feu avec des extincteurs, mais en vain.»
Le vernissage aura lieu le vendredi 23 mars dans le cadre d’une activité de type «5 à 7». Pour le photographe, il s’agit de la première exposition à être présentée dans sa ville d’adoption.
Selon la directrice de la culture de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts, Monique Campion, l’artiste est heureux, par cette exposition, de célébrer la nature, les saisons, la terre et ses fruits. «Mon art me permet de capter, révéler et partager la beauté du monde qui nous entoure», décrit M. Maffettone.
Parcours
«Ralph M Maffettone a un parcours artistique hors du commun», estime Mme Campion. Né dans l’arrondissement de Brooklyn à New York, Ralph M Maffettone s’intéresse très vite à l’art de la photographie et à ses diverses formes d’expression. Il débute son éducation professionnelle en 1959 lorsqu’il s’enrôle dans les forces aériennes des États-Unis. Par la suite, il ne cesse de renouveler ses connaissances et son art.
Il étudie la photographie commerciale et industrielle au Germain School of Photography de New York, où il fait la rencontre de John Sexton, l’ancien bras droit d’Ansel Adams. Cela lui permet alors de participer à l’atelier sur le Fine Silver B & W Printing & Expressive B & W. Il bénéficiera également de l’expérience de Bill Haywood qui enseignait le Location & Studio Lighting. Pendant ce temps, Maffettone perfectionnera l’utilisation des caméras de grands formats.
Coup de cœur pour la Gaspésie
En 1974, Ralph M Maffettone visite un ami à Marsoui. C’est là qu’il tombe en amour avec la Gaspésie. Ne connaissant pas un mot de français, il déménage à Québec pour s’inscrire au Centre d’orientation et de formation des immigrants de l’endroit. Pendant les sept années où il demeure dans la capitale, il collabore avec le photographe d’origine autrichienne Eugen Kedl, un amoureux de la ville de Québec. Ensemble, ils préparent une exposition pour les Archives nationales du Québec.
En 1984, il déménage à Toronto, où il exercera sa profession pendant 25 ans. En 2004, il visite la vallée de Napa et c’est un autre coup de cœur qui l’y retient. Il devient alors éducateur en vin, après avoir été formé par les spécialistes du vignoble Robert Mondavi. Il y travaillera sur une base saisonnière pendant quatre ans, en combinant ses deux passions: la photographie et la fabrication du vin. En 2009, il choisit de venir vivre à Sainte-Anne-des-Monts.
Respect de la vie privée