«Avec le redécoupage, ce n’est pas clair pour les gens», admet le parlementaire. La Haute-Gaspésie se retrouvera, lors des prochaines élections, dans le comté élargi de Gaspé. «Je suis triste de perdre cette partie-là de mon comté, laisse tomber Pascal Bérubé, dont la mère est originaire de Sainte-Anne-des-Monts, plus précisément du secteur de Tourelle. Mais jusqu’aux prochaines élections, je suis toujours le député de la Haute-Gaspésie.»
D’ailleurs, M. Bérubé annonce que l’assemblée générale annuelle du conseil exécutif du Parti québécois (PQ) de la nouvelle circonscription de Gaspé, le dimanche 25 mars à 14h, au centre communautaire de Murdochville. Il agira à titre d’orateur invité.
«Dans la nouvelle circonscription de Gaspé, il n’y a aucune candidature annoncée au Parti québécois, rappelle-t-il. C’est le temps, pour ceux qui seraient intéressés, de se manifester, surtout avec les résultats du dernier sondage, qui placent le Parti en première position dans ce comté-là. Les perspectives sont bonnes. Qui affrontera Georges Mamelonet?» Le Parti québécois compte 800 membres dans ce territoire.
Dossiers en Haute-Gaspésie
Alors qu’il est en relâche parlementaire, Pascal Bérubé a tenu un point de presse à son bureau de Sainte-Anne-des-Monts mardi. Il a profité de sa visite pour rencontrer le préfet de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier et la mairesse de l’endroit, Micheline Pelletier. Ils ont fait le point sur des dossiers prioritaires.
Parmi eux, il a été question de l’instauration du service d’aqueduc dans les municipalités de La Martre et de Cap-Chat. «Il faut que ces dossiers-là puissent avancer, tout en respectant la capacité de payer des citoyens, soutient le politicien. Dans le cas de Cap-Chat, c’est tout récemment que j’ai été saisi de ce dossier. Je vais faire les représentations auprès du gouvernement pour obtenir le maximum d’aide.»
Il recommande aussi que la MRC puisse conduire une étude visant le regroupement de services pour assurer le développement démographique de ce territoire. L’élu rappelle qu’outre Sainte-Anne-des-Monts, toutes les autres municipalités de la Haute-Gaspésie enregistrent un déclin de leur population.
Un autre dossier qui a été à l’ordre du jour de la rencontre de mardi est celui de la formation professionnelle à Sainte-Anne-des-Monts. «C’est un dossier qui chemine bien», commente M. Bérubé.
Visite de Pauline Marois
Pascal Bérubé mentionne que sa chef, Pauline Marois, confirme qu’elle viendra à Sainte-Anne-des-Monts à une date qui n’est pas encore connue. La visite de la chef de l’opposition officielle, qui devait avoir lieu le 25 février, avait dû être annulée en raison des mauvaises conditions climatiques. Le député de Matane rappelle que Mme Marois s’est engagée à présider le plan de relance de la Gaspésie dans l’éventualité où elle deviendrait première ministre du Québec.
L’histoire ne date pas d’hier. En 2009, M. Boucher a fait circuler une pétition demandant au conseil municipal de tenir compte, dans son mode de calcul, des volumes réels pour chacun des contribuables plutôt que d’une estimation qu’il qualifie d’arbitraire. Une vingtaine de commerçants, sur la trentaine que compte la municipalité, l’ont signée.
La municipalité impose cinq unités de matières résiduelles à Alain Boucher, ce qui représente un total de cinq bacs pour les ordures et de cinq autres pour le recyclage. Il y a quatre ans, le contribuable a décidé de ne payer que pour les deux unités ou les quatre bacs qu’il utilise. Par contre, il doit maintenant des arrérages de taxes de plus de 3 182c$ à la municipalité. «Je suis prêt à payer, mais pas à me faire voler, lance-t-il. On devrait payer en fonction de notre utilisation. Ça n’a pas de bons sens!»
Quant à M. Poulin, à qui la municipalité facture des taxes pour cinq unités, il affirme n’en utiliser qu’à peine deux. Même s’il considère être surfacturé par l’administration municipale, il paie quand même son compte de taxes en totalité. «Je paie 900 $ de trop par année, estime-t-il. C’est du vol! Mais je ne suis pas prêt à payer des milliers $ en frais d’avocat pour sauver quelques centaines de dollars par année! On ferme nos gueules et on finit par s’en aller.» Le propriétaire du Resto-Motel Mont-Louis a d’ailleurs mis son établissement à vendre.
De multiples requêtes
Alain Boucher raconte avoir fait valoir son point de vue pendant un an lors des assemblées du conseil municipal, mais en vain. «Le député Pascal Bérubé est au courant, signale-t-il. J’ai aussi écrit à la Commission municipale du Québec et au ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, mais ils n’ont jamais donné suite, raconte-t-il. En 2010, j’ai écrit à la ministre responsable de la région, Nathalie Normandeau. Elle m’avait dit qu’elle me répondrait, mais elle ne l’a jamais fait. Ils se relancent tous la balle. Quand je veux prendre rendez-vous avec tout ce monde-là, ils ne sont jamais disponibles.»
«J’ai envoyé plusieurs lettres, dont à l’émission La Facture de Radio-Canada, continue-t-il. Je ne sais plus quoi faire!» L’homme s’est même adressé au protecteur du citoyen. Mais, selon lui, cela n’a rien changé non plus.
Le propriétaire du Dépanneur Mont-Louis a également communiqué avec le préfet de la MRC de La Haute-Gaspésie. «Il m’a dit que les municipalités adoptent les lois et règlements qu’elles veulent», relate M. Boucher. «Comme préfet, je ne peux pas intervenir dans un champ de juridiction municipale, se défend Allen Cormier. Je comprends la situation, mais je ne peux aller dire aux municipalités quoi faire!»
Pourtant, le maire de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, visiblement agacé par la demande d’entrevue de GRAFFICI.CA, soutient qu’il s’agit d’une réglementation de la MRC, qui est la même pour toutes les municipalités. De l’avis de Paul-Hébert Bernatchez, c’est équitable. «Je ne dis pas s’il y avait de l’abus de la part de la municipalité, mais ce n’est pas le cas, rétorque-t-il. On est conformes.»
Point de vue du maire
Questionné sur le cas du citoyen qui est à l’origine de la dénonciation, le maire a d’abord laissé entendre qu’il n’avait rien à dire sur le sujet, pour finalement accepter de répondre. «C’est depuis qu’on a instauré la cueillette des matières résiduelles que ce même citoyen chiale, allègue Paul-Hébert Bernatchez. Mais je ne lui en tiens pas rigueur. J’aime mieux m’occuper des 95% de la population qui sont satisfaits.»
Il faut dire que le même citoyen, Alain Boucher, avait déposé sa candidature à la mairie contre M. Bernatchez lors des dernières élections municipales. «Il a eu environ 2% des votes, estime M. Bernatchez. Il y a environ cinq citoyens qui ont voté pour lui!»
Le maire n’accorde aucune crédibilité à la pétition signée par une vingtaine de commerçants de son territoire. «Des pétitions, il y en a des milliers qui sont déposées à l’Assemblée nationale et ça ne donne rien», croit-il.
Maintenant que son commerce est à vendre, Alain Boucher craint que l’arrérage de taxes qu’il doit à la municipalité ne lui nuise. «Moi, je n’achèterais pas un commerce à 483 000 $ d’un gars qui n’a pas payé ses taxes de vidanges», a laissé tomber le maire Bernatchez.
Autre pétition
En décembre 2010, Alain Boucher avait fait circuler une autre pétition pour laquelle il avait obtenu une soixantaine de signatures de citoyens qui dénonçaient, en quatorze points, certaines situations considérées inadmissibles sur le plan de la gestion de la municipalité. Parmi eux, la pétition faisait état d’un conflit d’intérêts auquel le maire aurait été lié, après avoir engagé son frère comme opérateur pour la municipalité.
«Je ne vois pas de conflit d’intérêts, se défend Paul-Hébert Bernatchez. Tous les conseillers étaient d’accord pour l’engager et je ne m’en suis pas mêlé. De tous les candidats qui ont appliqué, c’était le meilleur. De toute façon, il n’y avait pas un candidat qui n’avait pas un lien de parenté avec un conseiller.»
L’événement, qui se tiendra au début juin 2013, réunira une vingtaine de disciplines en compétition et des ateliers. «Chaque année, l’événement prend de l’ampleur et attire de plus en plus de personnes de 50 ans et plus qui sont actives, s’enthousiasme le coordonnateur des Jeux des 50 ans et plus – Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine, Jean-François Beaudin. Les personnes de 50 ans et plus représentent une force vive et, par leur expérience, peuvent contribuer au développement de leur communauté.»
Plusieurs partenaires et bénévoles
Les Jeux contribuent à promouvoir l’activité physique et à améliorer la qualité de vie des personnes de 50 ans et plus. Les partenaires sont le Carrefour 50 ans + du Québec, la municipalité hôtesse, l’Unité régionale de loisir et de sport de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Kino-Québec, les clubs des 50 ans et plus, l’Association des retraitées et retraités de l’enseignement du Québec et la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.
«L’organisation de l’événement nécessite la participation d’environ 250 bénévoles, souligne M. Beaudin. Les organismes, les jeunes, tout le monde doivent mettre la main à la pâte pour la réussite des Jeux. C’est ce qui est intéressant, car les Jeux contribuent à créer des liens intergénérationnels. Sans cette mobilisation, l’organisation de cet événement serait impossible.»
Le budget de l’événement est d’environ 200 000$ et, selon l’organisation, il représente des retombées économiques de plus de 250 000 $ pour la ville hôtesse.
Les Jeux de 2012
Les prochains Jeux de 2012 se tiendront du 1er au 4 juin aux Îles-de-la-Madeleine. La présidence d’honneur est assumée par Marc-Édouard Nadeau. «M. Nadeau est un grand sportif et un exemple pour bien des gens des Îles-de-la-Madeleine, décrit le coordonnateur. Il s’implique énormément sur le plan du développement socio-économique de la région. C’est une personne qui a organisé plusieurs activités culturelles et sportives.» En tout, vingt-deux disciplines et deux ateliers sont au programme.
«Chose certaine, il va rester un chemin de fer en Gaspésie», s’est contenté de dire Yves Bolduc lors d’un point de presse organisé jeudi, à l’issue d’une rencontre qu’il avait avec le comité de relance de l’usine RockTenn de Matane.
Le parlementaire est toutefois demeuré vague sur le financement de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, qui attend un soutien de l’État avant la fin du mois. «C’est un dossier pour lequel on travaille très fort, a-t-il pris soin d’ajouter. On va regarder pour le financement, même si c’est au-delà du 31 mars.»
Cette date butoir avait été fixée par la Société du chemin de fer de la Gaspésie, à la suite d’un cri d’alarme dirigé récemment envers le gouvernement par 75 personnes issues de la classe politique et du monde des affaires de la région. Afin de pouvoir maintenir le transport ferroviaire en Gaspésie, l’organisme réclame 19 millions $ annuellement pendant cinq ans.
Cette vaste mobilisation avait trouvé une oreille attentive auprès du ministère des Transports. Au cours des deux rencontres entre la Société du chemin de fer et le ministre Norman MacMillan, celui-ci s’était montré sensible aux problèmes de transport par train en Gaspésie.
Détresse dans la MRC du Rocher-Percé
Lors de son passage d’hier à Matane, le ministre Bolduc s’est par ailleurs dit préoccupé par la situation de morosité financière et psychologique qui sévit depuis plusieurs années dans la MRC du Rocher-Percé. «On est conscient que c’est la MRC la plus pauvre du Québec, a-t-il affirmé. Les gens peuvent être assurés du soutien du gouvernement.» Il dit prendre très au sérieux la situation de détresse psychologique qui prévaut depuis la fermeture de la papetière Gaspésia à Chandler.
Depuis treize ans, les problèmes à caractère socio-économique se multiplient dans cette population vivant dans la pointe de la Gaspésie. Pendant cette période, 45 personnes se sont suicidées. Ces suicides sont majoritairement provoqués par des hommes ayant perdu leur emploi.
Les cas de maltraitance d’enfants ont également bondi, tant et si bien que le Centre jeunesse de la MRC du Rocher-Percé a constaté une augmentation de 47% des signalements portés à la Direction de la protection de la jeunesse au cours de la dernière année.
On y relève des cas d’enfants victimes de violence, menacés de mort par arme à feu ou jetés dans les escaliers ainsi que des poupons secoués ou brûlés dans la baignoire. Selon le Centre jeunesse, les causes sont généralement associées à la pauvreté, qui engendre des problèmes de violence ainsi que de consommation d’alcool et de drogue.
Service d’obstétrique
Toujours lors du même point de presse donné à Matane, Yves Bolduc, qui est aussi ministre de la Santé et des Services sociaux, était aussi ravi d’annoncer la réouverture imminente du service d’obstétrique du Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Gaspésie, fermé depuis bientôt quatre ans. «On devrait pouvoir assurer la remise sur pied du service dans quelques semaines ou quelques mois, a-t-il lancé sur un ton optimiste. Chose certaine, on ne parle plus d’années.»
Les mesures d’urgence ont été levées hier. À ce moment-là, le décompte se chiffrait à 179 résidences qui n’avaient pas encore retrouvé l’électricité.
La veille, Hydro-Québec avait dépassé son objectif de 1 100 clients qu’elle s’était fixé. Au final, elle en aura rebranché 1 358.
Charest apporte son soutien
Mercredi, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a fait escale dans l’archipel. Il a annoncé qu’un programme pourrait couvrir les biens essentiels non couverts par les assureurs privés. Demeurant vague sur la nature et le montant admissible du soutien, il a cependant invité les sinistrés à s’adresser d’abord à leur compagnie d’assurance.
Rentré ce jour-là d’un séjour écourté au Burkina Faso en Afrique, où il aura passé 48 heures plutôt qu’une semaine, le maire des Îles, Joël Arseneau, a pu accueillir le premier ministre. Il était accompagné du député de l’endroit, Germain Chevarie et du président-directeur général d’Hydro-Québec, Thierry Vandal. Le maire en a profité pour faire valoir une revendication de longue date, soit l’allongement de la piste de l’aéroport de Havre-aux-Maisons, au coût de 5 millionsc$. Jean Charest a accueilli les doléances du maire, en précisant que c’était de juridiction fédérale.
Conséquences désastreuses de la panne d’électricité
Alain Poirier, de Havre-aux-Maisons, fait partie de ces abonnés qui ont été privés d’électricité pendant cinq jours. Même s’il trouvait l’attente plutôt longue, il affichait une certaine bonhomie devant la situation, tout en se considérant chanceux de disposer d’un poêle à bois pour se réchauffer et cuisiner.
L’homme, qui possède une bonne quantité de poissons et de viande congelés, avait placé ses vivres dans des bacs de plastique hermétiques qu’il avait enfouis dans la neige. Mais comme le climat s’est adouci et compte tenu des variations de température, le Madelinot appréhende maintenant que ses aliments soient devenus impropres à la consommation. « On ne prendra pas de chance, signale-t-il. On va tout jeter pour ne pas s’intoxiquer. » Il évalue cette perte à environ 1 000 $.
Par ailleurs, une génératrice défectueuse est à l’origine d’un incendie qui a complètement détruit, mercredi, une résidence de Havre-aux-Maisons. La propriétaire et une voisine qu’elle hébergeait ont souffert de brûlures mineures aux bras. De plus, l’une d’elles a subi un choc nerveux. Les deux dames, respectivement âgées de 67 et de 77 ans, ont été transportées au Centre hospitalier de l’Archipel. La maison, évaluée à 150 000 $, est une perte totale.
Au total, le nombre de prises a été de 2 916 saumons. C’est le bilan que vient de dresser le ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Conséquemment, la fréquentation des pêcheurs sur les rivières gaspésiennes a atteint un nombre record au cours de la même saison, se chiffrant à 26 201 jours de pêche. «Les conditions de pêche dans les rivières de la région étaient exceptionnelles ,car les débits enregistrés dans les rivières se sont généralement maintenus au-dessus des moyennes historiques», note le responsable des relations avec les médias, Éric Santerre.
Croissance remarquable
La montaison totale de saumons dans les rivières de la région est évaluée, au cours de la dernière année, à 17 705, ce qui représente une augmentation de 21% par rapport à 2010 et de 49% comparativement à la moyenne des cinq dernières années. Cette augmentation s’explique principalement par les madeleineaux qui représentaient 42% de la population, contre 14% de grands saumons.
Les déclarations volontaires de remise à l’eau se sont aussi accrues de 49%. «En somme, on constate une amélioration du succès de pêche en Gaspésie puisque celui-ci est passé de 0,25 saumon par jour de pêche en 2010 à 0,34 saumon par jour de pêche en 2011», commente le porte-parole du Ministère.
Sous un froid de moins 30 avec le facteur éolien, quelque 2 250 clients d’Hydro-Québec ont passé une deuxième nuit sans électricité, après les pluies verglaçantes et les forts vents qui ont sévi sur l’archipel dans la nuit de samedi à dimanche. Mais les Madelinots peuvent maintenant compter sur des renforts provenant de l’extérieur.
Les secours arrivent
En fin de journée hier, le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, est débarqué sur l’archipel. Accompagné du député de l’endroit, Germain Chevarie, ils ont rassuré la population locale en leur offrant l’aide de l’État. Le député fédéral, Philip Toone, s’est également dirigé vers les Îles, faisant ainsi faux bond au candidat à la direction du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, qu’il devait accompagner dans le cadre de sa tournée gaspésienne.
Hydro-Québec a dépêché 150 monteurs, planteurs et contremaîtres, transportés par le CTMA Vacancier, qui avait été nolisé par la société d’État. Ils sont débarqués hier après-midi, avec leurs véhicules chargés d’équipements et des camions remplis de poteaux. Plus de 200 poteaux sont à remplacer.
Hydro-Québec refuse de faire part du délai nécessaire au raccordement de l’ensemble des abonnés privés de courant. «On ne fournit pas de délai, affirme la porte-parole, Geneviève Cloutier. Mais, pour l’instant, nos employés priorisent les secteurs de Havre-aux-Maisons et de Havre-Aubert, où il y a la plus grande concentration d’abonnés touchés, soit environ 1 500.» Mais le maire suppléant, Jonathan Lapierre, ne se fait pas d’illusion. «Je m’attends à ce que ça puisse prendre de quatre à six jours», laisse-t-il tomber.
Cinq autos-patrouilles de la Sûreté du Québec, avec douze policiers à leur bord, sont arrivés aux Îles hier.
Le Centre hospitalier de l’Archipel n’a pas eu de panne électrique et ne rapporte aucun incident, ni blessé. La Commission scolaire des Îles et le Cégep de la Gaspésie et des Îles ont suspendu les cours.
Solidarité insulaire
Deux centres d’hébergement ont ouvert leur porte. À peine une dizaine de personnes s’y sont rendues. «Les gens qui ont dû quitter leur résidence sont, pour la plupart, localisés chez de la parenté, des amis ou des gens qu’ils connaissent», explique Jonathan Lapierre. Lui-même sans électricité depuis la nuit de samedi à dimanche, il est hébergé, lui et sa famille, par son père qui possède une génératrice.
Denis Chiasson et sa conjointe, qui résident dans le secteur de Havre-aux-Maisons, n’ont pas d’électricité et doivent réduire leur consommation d’eau. Par contre, leur poêle à bois leur permet de se réchauffer et de cuisiner. Ainsi, ils accueillent, sous leur toit, de trois à quatre personnes. Selon l’homme, c’est normal d’aider les autres. «L’entraide est là, confirme-t-il. Tout le monde se connaît.»
Même s’il admet que son collègue Bernard Drainville saurait mieux défendre cette idée, c’est tout de même ce que croit le député de Matane à l’issue du conseil national de son parti, qui s’est tenu à la fin janvier. «On pourrait bloquer un projet d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures en Gaspésie dans la mesure où il y aurait un poids moral pour le gouvernement, explique Pascal Bérubé. Je verrais mal, pour le gouvernement, d’aller à l’encontre de la population.»
Redonner du pouvoir aux citoyens
«Évidemment, ça doit être balisé dans les sujets possibles et dans le nombre de personnes nécessaires, nuance M. Bérubé. Par conséquent, s’il y a suffisamment d’électeurs qui s’inscrivent à un registre, ils pourraient forcer le gouvernement à se plier à leur volonté.» Selon l’élu, un concept semblable existe déjà en Colombie-Britannique et en Californie.
«On veut envoyer l’idée qu’il est possible de donner le pouvoir aux citoyens pour se mobiliser quand un gouvernement ne veut rien entendre, poursuit-il. Si on avait eu un référendum d’initiatives populaires en faveur d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction, on aurait pu forcer le gouvernement à la tenir.»
Paré pour les élections
Plusieurs autres propositions ont été adoptées lors du conseil national, dont une chambre des régions, l’interdiction pour un député de changer de parti en cours de mandat et la création d’un comité permanent des réformes parlementaires. Le programme du Parti québécois propose aussi l’instauration d’élections à date fixe, la limitation des dons à un parti politique établie à 100 $ et l’élargissement du mandat du vérificateur général à toutes les sociétés d’État.
Le député Bérubé affirme que son parti est en mode électoral et fin prêt pour le déclenchement, à tout moment, des élections. «Le Parti québécois se met, dès maintenant, en mode électoral», lance-t-il en précisant que sa formation politique est la plus importante du Québec, avec quelque 90 000 membres. Le Parti québécois a lancé les préparatifs électoraux lors de son discours de clôture du conseil national.»
C’est du moins le bilan qu’en dresse le directeur des loisirs de la Ville, Michel Gosselin, même si l’affluence est difficile à évaluer, compte tenu de la gratuité des activités. Si les gens étaient moins nombreux lors de la dernière journée, celle de samedi a, par contre, été fort populaire. «Dans l’ensemble, on est très satisfaits, indique M. Gosselin, tout en ne pouvant cacher une fatigue tout à fait justifiée. On a atteint nos objectifs.»
Les activités marquantes
Le retour sur scène de Kevin Haché, cet ancien participant de Star Académie originaire de l’endroit, a marqué, vendredi, l’ouverture de l’événement. Il était entouré, pour l’occasion, de ses acolytes Mathieu Ross et Alex Pelletier. «Les gens étaient fiers du retour de Kevin Haché sur scène», soutient le directeur des loisirs.
Un peu plus tôt dans l’après-midi, quelque 300 élèves du primaire s’y sont donnés à cœur joie afin de donner vie au Jardin de bonhommes de neige.
Au cours de la même journée, une cinquantaine de personnes ont pris part à la sortie ornithologique de jour, alors qu’une soixantaine de participants ont, lampe au front, fait la randonnée de soirée dans le sentier de la Rivière.
Le lendemain, le spectacle donné par le Club de patinage artistique des Chic-Chocs a créé, toujours selon Michel Gosselin, un attroupement autour de la patinoire extérieure aménagée au Centre de plein air, au même titre que la joute d’improvisation qui a été présentée dimanche sur une patinoire miniature extérieure construite pour l’occasion.
Le feu d’artifice propulsé du premier plateau de la montagne de ski samedi soir a encore une fois ébloui les visiteurs. Ce spectacle a été suivi d’une soirée de danse sur de la musique traditionnelle, assurée par la violoniste Stéphanie Lépine et le «calleur» Jean-François Berthiaume.
Le porte-parole de La Grande Bordée souligne que la présence, pendant la fin de semaine, d’une dizaine de mascottes qui se promenaient sur le site grâce à la participation d’une nouvelle entreprise locale, Animation en folie, a été très populaire auprès des enfants.
Gagnants du concours de sculptures sur neige
En clôture d’événement, les organisateurs ont dévoilé, parmi les cinq participants, les gagnants du concours de sculptures sur neige. La première position est revenue à Mike Doyle et Kim-Karine Archambault. Archambault pour leur réplique de la Tour Eiffel. Le jury a décerné le deuxième prix à Carol St-Onge et Sylvie Parent pour leur Hurleur de Bonaventure. Enfin, le troisième prix a été accordé à Jade Servant et Stéphane Lajoie pour leur Chaise à pépère.
Certaines rumeurs circulent à l’effet qu’il s’agissait de la dernière édition de La Grande Bordée à Sainte-Anne-des-Monts. Mais le directeur des loisirs de la Ville n’a pas voulu confirmer le ragot. «On devrait revenir l’an prochain», s’est contenté de répliquer Michel Gosselin.
Des billets sont en prévente dans divers commerces de la MRC au coût de 20 $, au lieu de 25 $ au guichet. Des sièges réservés sont aussi disponibles en prévente pour 30 $, plutôt que 35 $ le soir même. Par ailleurs, des billets VIP sont en vente au prix de 50 $, incluant une consommation, un siège réservé et un buffet qui sera servi après la partie, dans la loge des joueurs des Anciens Canadiens.
La CCHG a recruté, il y a quelques mois, les joueurs qui feront partie de son équipe. La composition de celle-ci a été dévoilée lors du 9e Gala de la Reconnaissance Desjardins, qui s’est tenu en novembre à Sainte-Anne-des-Monts.
L’Association des Anciens Canadiens de Montréal regroupe plus de 200 joueurs qui ont contribué à l’histoire de l’équipe de hockey des Canadiens. Ensemble, ils maintiennent cette tradition en offrant annuellement plus de 1 700 heures de bénévolat, ce qui totalise environ 300 présences au sein des communautés à travers le Québec. L’Association est présidée par Réjean Houle, qui est appuyé par les membres des relations communautaires du club de hockey.
Respect de la vie privée