le Mercredi 23 septembre 2026

Les élus ont gardé la nouvelle secrète jusqu’à ce qu’ils aillent l’annoncer à l’instigatrice du projet, Diana Cindie Tremblay. Celle-ci n’a pu s’empêcher de communiquer la bonne nouvelle à toutes ses connaissances et sur la page Facebook créée pour l’occasion. «Je suis très heureuse, s’est exclamée Mme Tremblay. C’est vraiment une belle surprise!»

Le maire n’en était pas moins enthousiaste. «On est bien contents, a indiqué Jean-Sébastien Barriault. On travaille fort pour développer notre coin de pays. Là, on aura une heure de visibilité sur le réseau de télé national!»

Dossier de candidature

L’idée est partie d’un petit sondage envoyé auprès de la population des Méchins par le conseil municipal afin de connaître l’intérêt des citoyens à participer à l’élaboration du dossier de candidature pour cette émission.

«J’ai fait part de mon intérêt auprès du maire et il n’en fallait pas plus pour qu’il me demande de monter le dossier, raconte Diana Cindie Tremblay. Avant les Fêtes, j’ai monté un «scrapbook» avec des photos et des descriptions relatives à mon village. J’y ai également joint le documentaire de la cinéaste Geneviève Tardif, originaire des Méchins. Le documentaire Comment devenir Méchinois en cinq leçons? met en scène des jeunes qui racontent pourquoi ils n’ont jamais voulu quitter leur village. Ensuite, j’ai créé une page Facebook, sur laquelle beaucoup de gens ont rajouté des photos, des vidéos et des commentaires.»

Sophie Faucher, la vedette à séduire?

Même si ce n’est pas officiellement confirmé, tout semble indiquer que les Méchinois auront à séduire la comédienne Sophie Faucher. Celle-ci, qui est également coanimatrice de l’émission Les Lionnes, diffusée sur les ondes de Radio-Canada, participe à la Traversée de la Gaspésie en ski de fond depuis plusieurs années. «On souhaite que ce soit Sophie Faucher, espère Diana Cindie Tremblay. C’est une belle comédienne qui aime beaucoup la Gaspésie. Elle a aussi une belle autodérision.»

Pour le tournage, l’équipe de La petite séduction a fait part de quatre dates où elle serait disponible. Selon Mme Tremblay, l’équipe devrait débarquer aux Méchins en juin ou en juillet, pour une diffusion de l’émission à l’automne. Le réalisateur et l’assistante à la réalisation devraient venir faire du repérage deux mois avant. Une rencontre est alors prévue avec les villageois.

Bénévoles recherchés

Pour l’instant, le comité d’accueil est composé de quatre personnes. «La prochaine étape est de monter, dans les prochaines semaines, un comité organisateur avec la collaboration de la Corporation de développement des Méchins et du Comité des loisirs, prévoit l’instigatrice. Il faut recruter des gens.»

Parmi ses tâches, le comité organisateur aura comme tâches principales de proposer cinq blocs d’activités. «On veut parler des attraits des Méchins, comme notre église et le monument érigé en l’honneur de la soldate Karine Blais, planifie Diana Cindie Tremblay. Mais ce ne sera pas juste la facette reliée à la mer. On veut aussi présenter l’arrière-pays, tel que les anciens villages de Saint-Thomas-de-Cherbourg et de Saint-Paulin-d’Alibert.»

On veut aussi faire quelque chose autour de la légende d’Outikou, cette espèce de cyclope qui faisait peur aux gens de la place, continue-t-elle. Les Amérindiens l’appelaient Matsi, ce qui signifie «méchant». Le mot déformé aurait donné naissance au nom Les Méchins. On voudrait refaire faire une mascotte pour présenter quelque chose de théâtral.»

Pour une troisième année consécutive, la Gaspésie et les Îles enregistrent, pour 2010-2011, un solde migratoire positif. Avec 116 personnes de plus, âgées de 25 à 34 ans, il s’agit du meilleur résultat des dernières années. En 2009-2010, ils étaient 95 de plus et, en 2008-2009, on en dénombrait 47.

«Ces résultats confirment que les efforts communs des différents organismes de la région pour promouvoir la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine comme un milieu de vie rapportent, soutient le président de la Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Jean-François Tapp. Même si elle est encourageante, cette tendance qui se maintient depuis près de dix ans n’est pas acquise. C’est pourquoi le travail pour favoriser l’établissement et la rétention des jeunes dans la région doit se poursuivre.»

D’autres régions rejoignent la Gaspésie et les Îles

Contrairement à l’an dernier, la Gaspésie et les Îles ne sont plus les seules régions de la zone éloignée des centres urbains à ne pas avoir enregistré de pertes dans ses échanges migratoires. C’est également le cas de l’Abitibi-Témiscamingue et de la Côte-Nord.

«L’engouement vers les régions semble se confirmer puisque la Côte-Nord, l’Abitibi-Témiscamingue et le Saguenay-Lac-Saint-Jean viennent rejoindre la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine en affichant, à leur tour, des bilans positifs», se réjouit l’agente de communication et de participation citoyenne de la Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Sandra McNeil.

Avec un nombre de personnes entrantes correspondant presque exactement au nombre de personnes sortantes, le Saguenay-Lac-Saint-Jean enregistre un taux nul. Le solde du Bas-Saint-Laurent est légèrement négatif, tandis que le Nord-du-Québec présente un taux fortement négatif.

Toutes ces régions accusent des pertes chez les 15 à 24 ans. Par contre, à l’exception du Nord-du-Québec, elles font des gains chez les 0 à 14 ans. Selon Mme McNeil, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine attirent de jeunes familles. La Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine se distingue aussi par un fort gain chez la clientèle des 45 à 64 ans.

Depuis le 16 janvier, la Maison des jeunes de Cap-Chat, dont la mission s’adresse aux jeunes de 11 à 17 ans, est maintenant ouverte à une clientèle plus âgée qui, jusqu’à maintenant, ne disposait d’aucun lieu de rassemblement. Cette clientèle peut maintenant avoir accès aux équipements de la Maison des jeunes les lundis et mardis de 19 h à 23 h et les samedis de 13 h à 16 h. Le lieu n’est pas ouvert aux deux clientèles simultanément.

Combler un besoin

Selon la représentante de la Table consultative jeunesse de la Haute-Gaspésie, Thérèse Lepage, le projet LOFT-JA découle d’une étude des besoins des jeunes de 16 à 24 ans qui a été menée par l’organisme. «L’objectif visé par LOFT-JA est d’offrir aux jeunes de la MRC de la Haute-Gaspésie un lieu de rencontres, de divertissements et d’échanges, explique-t-elle. Il fallait tester si un tel service allait être utilisé par les jeunes adultes avant d’envisager de développer un service permanent. C’est un peu comme une étude de faisabilité.»

«Je suis membre de la Table depuis 2005 et déjà, on avait identifié ce besoin, ajoute la coordonnatrice de la Maison des jeunes L’Entre-Temps, Diane Cyr. Il y a trois ans, j’avais rencontré le conseil municipal de Cap-Chat et le maire s’était montré ouvert à trouver un moyen de pouvoir offrir un lieu de rassemblement aux jeunes de 18 à 24 ans.»

«Souvent, les jeunes issus de milieux défavorisés sont laissés à eux-mêmes lorsqu’ils ont 18 ans, déplore la présidente du conseil d’administration de la Maison des jeunes L’Entre-Temps de Cap-Chat, Annick Beaulieu-Bouchard. Ils n’ont aucun lieu pour se rassembler. Ce projet répondra à un besoin et consolidera les emplois des animatrices-intervenantes.»

Services

En plus de pouvoir utiliser les équipements de la Maison des jeunes, tels que les tables de hockey air, de babyfoot et de billard ainsi que les ordinateurs et les jeux de société, la clientèle des 18 à 24 ans pourra participer à des ateliers de cuisine, d’information et à caractère éducatif ou encore à des sorties.

Le nouveau service est ouvert à tous les jeunes de 18 à 24 ans de la Haute-Gaspésie. Devant les inquiétudes exprimées par Thérèse Lepage de la Table consultative jeunesse concernant le problème de transport, la coordonnatrice de la Maison des jeunes se fait rassurante. «On a un budget pour le transport et pour le gardiennage, notamment pour les jeunes mamans qui voudraient fréquenter le lieu», précise Diane Cyr. Selon elle, le conseil d’administration de la Maison des jeunes de Sainte-Anne-des-Monts a refusé de se joindre au projet LOFT-JA.

L’une des animatrices du projet, Candy Bezeau, indique que le projet se poursuivra jusqu’en juin. Lorsque la Maison des jeunes rouvrira ses portes en septembre, une évaluation du projet pilote sera faite. Les conclusions détermineront alors la poursuite ou non du projet. «On estime le nombre de jeunes qui fréquenteront le service à une moyenne de dix par jour, mentionne-t-elle. Si on n’atteint pas cet objectif, on se posera les questions nécessaires.»

Partenaires financiers

Le projet LOFT-JA est rendu possible grâce à la contribution financière de la Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, du Secrétariat à la jeunesse, de la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, de la MRC, du Centre local de développement et du Carrefour jeunesse-emploi de la Haute-Gaspésie ainsi que d’Unis-Vers Jeunes.

«Grâce à ces partenaires, les jeunes de la MRC de la Haute-Gaspésie pourront maintenant se rassembler dans un endroit qui offre des services adaptés à leurs besoins», s’enthousiasme Annick Beaulieu-Bouchard. Selon Thérèse Lepage, le seul autre projet du genre est aux Îles-de-la-Madeleine.

Les différents intervenants engagés dans le projet de long-métrage, dont le tournage est prévu à Percé, prenaient part à la rencontre. Parmi eux, on y retrouvait, outre M. Pelletier, le réalisateur Alain Chartrand, Christian Larouche des Films Christal et le producteur délégué, Jean-Roch Marcotte.

«La conférence téléphonique était surtout pour faire le point avec le distributeur pour le plan de marketing, la distribution et autres», précise l’adjointe du producteur, Nancy Côté. Téléfilm Canada a refusé de financer le projet à deux reprises.

Budget jugé trop élevé

Le budget initial du projet s’élevait à 4,2 millions $. La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) a déjà accordé son appui, qui serait de l’ordre d’environ 1 million $. L’aide financière attendue de Téléfilm Canada était de 1,3 million $. «Si on descendait ce montant à 800 000 $, les gens de Téléfilm seraient très heureux, a laissé tomber Vic Pelletier. On tente de diminuer le budget total à 3,4 millions $. Mais il faut voir si on peut produire un film de qualité avec un tel budget.»

Le producteur a accepté, pour diminuer les coûts, d’apporter des modifications à la distribution. «On diminuera le nombre de comédiens secondaires, mais pas principaux», précise-t-il. Plus de 80 acteurs et 200 figurants étaient prévus. Les comédiens Luc Picard, Raymond Bouchard, Jocelyn Bérubé et l’auteur-compositeur-interprète gaspésien Kevin Parent ont déjà confirmé leur intérêt.

Comme autre solution visant à réduire les dépenses, il a été envisagé de tourner les scènes intérieures à Montréal, plutôt qu’à Percé. «Cela réduira les per diem versés aux comédiens», souligne le président de Groupe PVP.

Les explications de Téléfilm Canada

Selon le gestionnaire des communications externes de Téléfilm Canada, Douglas Chow, il est plutôt rare que la SODEC accepte de financer un projet qui soit refusé par son organisme et vice-versa.

Le porte-parole soutient aussi que le refus de Téléfilm n’est pas lié au contenu, qui raconte une page d’histoire qui a précédé la Crise d’octobre. «Nous avons financé des films portant sur le même sujet, comme Octobre de Pierre Falardeau et Les ordres de Michel Brault, réplique M. Chow. Peu importe la nature du contenu, nous finançons les projets qui ont les meilleures chances de réussir.»

Groupe PVP  a déposé jeudi une dernière demande de financement à Téléfilm Canada. L’organisme aura jusqu’en mai pour faire connaître sa décision. Si le producteur essuie un troisième refus, il renoncera définitivement au projet et devra assumer des pertes de plusieurs milliers $ qui ont été investis jusqu’à maintenant dans la préparation du projet. Si le financement est accordé, la maison de production a prévu les trente jours de tournage en août.

L’histoire

D’une durée prévue d’une heure trente, le film raconte les événements qui se sont déroulés à l’été 1969 à Percé, soit environ une quinzaine de mois avant les événements d’octobre 1970. «Ce n’est pas un documentaire, mais bien un film de fiction tournant autour d’événements réels», précise Vic Pelletier.

Le long-métrage raconte la création du restaurant-auberge pour jeunes peu fortunés que Francis Simard ainsi que les frères Paul et Jacques Rose avaient ouvert à Percé. «La création de ce lieu visait également à protester, en quelque sorte, contre l’américanisation de Percé», souligne le producteur. Les instigateurs de La Maison du pêcheur estimaient que, devant les groupes révolutionnaires de Montréal, il y avait aussi une prise de conscience à faire en région.

Ils imaginent donc, comme moyen, d’instaurer des lieux de rassemblement où il serait possible de manger, d’être hébergé et de discuter de politique. «Dans la foulée de La Maison du pêcheur en Gaspésie, ils voulaient aussi ouvrir La Maison du mineur en Abitibi et La Maison du bûcheron au Lac-Saint-Jean», relate M. Pelletier.

Mais la réalisation de leur rêve a pris une tournure inattendue lorsque des résidents de Percé trouvent ces protagonistes plutôt dérangeants. Des pompiers débarquent alors à La Maison du pêcheur afin d’expulser leurs tenanciers en inondant les lieux avec leurs boyaux d’arrosage. Ce n’était que le début de quelques semaines de confrontations avant que les porteurs du projet s’en retournent à Montréal. Onze mois plus tard, ils kidnappaient le ministre du Travail, Pierre Laporte, qui sera finalement assassiné.

Ce salon sera au cœur de la première Semaine des régions, organisée conjointement par Place aux jeunes en région et l’Université Laval.

Près de 400 emplois à offrir

La délégation a, jusqu’à maintenant, 395 emplois à offrir dans différents domaines, dont certains nécessitent des qualifications particulières. «Ces emplois sont ceux affichés cette semaine pour la région de la Gaspésie et des Îles par Emploi-Québec, précise Maryève Charland-Lallier. Pour la période, près de 400 emplois, c’est excellent! Il ne faut pas oublier que c’est seulement 20 % des postes qui sont affichés!»

Du même souffle, elle lance une invitation auprès des employeurs de la région afin de faire connaître leurs offres d’emplois ou de stages auprès de leur agent de migration de Place aux jeunes, dont les coordonnées sont disponibles à l’adresse électronique www.boiteaoutilsemployeurs.ca.

L’objectif du Salon de l’emploi et des stages en région consiste à promouvoir les régions et à présenter les possibilités d’emplois. Plusieurs activités seront au programme de la Semaine des régions, dont un 5 à 7 au pub universitaire. À cette occasion, les régions miseront sur des éléments qui les caractérisent. «La Gaspésie et les Îles réservent, en plus des chocolats aux algues, bien des surprises aux visiteurs», annonce l’ambassadrice régionale. La Gaspésie et les Îles font partie des quinze régions qui seront représentées.

Le dernier bilan disponible auprès de la Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine faisait état, pour la première fois en 2009-2010, d’un solde migratoire positif de 95 nouveaux arrivants âgés de 25 à 34 ans, comparativement à 47 l’année précédente. «Pour une région de moins de 95 000 habitants, 95 personnes de plus est une proportion intéressante», estime Mme Charland-Lallier.

La compagnie de transport a adressé une demande, le 16 novembre, à la Commission des transports du Québec (CTQ) afin de l’autoriser à supprimer les départs de 22h15 en partance de Rimouski vers Sainte-Anne-des-Monts et celui de 5h dans le sens inverse.

«Depuis plus de deux ans, Orléans Express connaît des baisses d’achalandage historiques, peut-on lire dans le document déposé par la compagnie à la CTQ. Face à cette situation et suite à une analyse de l’achalandage sur certains corridors, nous avons choisi de réduire la fréquence en annulant certains départs peu achalandés.» Selon l’entreprise, ces trajets ne comptent qu’une moyenne de sept passagers. Le transporteur souhaite que ces changements soient en vigueur à compter du 4 mars.

Avant d’en arriver à vouloir supprimer ces trajets, Orléans Express a tenté diverses expériences pour diminuer les frais de service, comme l’utilisation de minibus. Mais cette tentative ne se serait pas avérée concluante.

Rencontre avec la CRÉGÎM

Cinq représentants de la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM), dont le préfet de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier et la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Micheline Pelletier, ont obtenu une rencontre, à la mi-décembre à Gaspé, avec deux dirigeants d’Orléans Express.

M. Cormier est ressorti fort confiant de cette rencontre qu’il qualifie de constructive. «D’entrée de jeu, je me suis fait un devoir de rappeler à tous les intervenants présents qu’il n’y a pas de service aérien dans le secteur de la Haute-Gaspésie, ni de liaison ferroviaire, raconte-t-il. Le transport par autocar est vraiment un service ultra-essentiel. Il est clair que tout le monde cherche un scénario gagnant-gagnant.»

D’ailleurs, la Chambre de commerce de La Haute-Gaspésie a mené une enquête afin de connaître la perception de ses membres concernant le service d’Orléans Express. Celle-ci a révélé que le service était essentiel, notamment sur le plan de la livraison de colis.

Lors de la rencontre entre les représentants de la CRÉGÎM et deux dirigeants de l’entreprise d’autocars, Sylvain Langis et Marc-André Varin, différents scénarios ont été envisagés, dont un partenariat entre le service de transport collectif de la Gaspésie et le transporteur privé. Pourtant, dans sa demande déposée à la CTQ, Orléans dénonce «la croissance de l’offre de service des systèmes de transport collectif régionaux subventionnés».

Député moins optimiste

Le député de Matane, Pascal Bérubé, se montre moins confiant que le préfet. «Si Orléans était vraiment ouverte à trouver une solution, elle aurait retiré sa demande auprès de la Commission des transports, croit-il. J’ai appelé à la Commission, qui est l’instance habilitée à accueillir la demande. On m’a indiqué que l’entreprise avait réitéré sa demande le 20 décembre, donc après la rencontre avec les gens de la Conférence régionale des élus.»

«Le train du côté sud de la Gaspésie est un enjeu important, compare-t-il. Mais ça ne touche pas le côté nord de la Gaspésie. Ici, c’est l’autobus qui est important. Si le ministre Yves Bolduc se montre ouvert à financer le transport ferroviaire en Gaspésie, il devra, par question d’équité, accepter de subventionner Orléans pour ce tronçon.»

Le commissaire de la CTQ chargé d’entendre la demande de suppression pourrait convoquer une audience publique à Québec d’ici quelques semaines. Le député compte bien y être afin de faire connaître son opposition à cette volonté de suppression de service.

Il s’agit de la troisième tentative, pour la compagnie de transport, d’abolir ce trajet aller-retour. Mais, en 2004 et 2006, devant la grogne de certaines instances locales, elle avait reculé.

Cette aide financière contribuera, pour trois ans, à la réalisation du projet Le Relais de Rose-Emma.

Le projet

Le Relais de Rose-Emma est un vaste jardin communautaire situé derrière la résidence pour personnes âgées de Grande-Vallée. «Avant 2005, c’était un champ rempli de chardons, se souvient la directrice générale de la Maison des aînés, Diane Bélanger. Un de nos résidents, qui avait toujours cultivé ses pommes de terre, a décidé d’en semer sur cette terre où personne ne croyait qu’il pousserait quelque chose. On a amendé la terre et, par la suite, c’est devenu un jardin potager.»

Une dizaine de variétés de légumes, que les résidents aiment manger, poussent maintenant dans Le Relais de Rose-Emma, nommé ainsi à la mémoire de sa créatrice, Sr Rose-Emma Lavoie, qui était une résidente de la Maison des aînés. À l’été 2010, avant de quitter ce monde, elle s’est assurée de léguer son savoir horticole.

En juillet, une fête a été organisée au jardin. À cette occasion, chaque rang a été nommé du nom d’un résident de la Maison. Même ceux qui ne participent pas à la réalisation du Relais de Rose-Emma ont été invités à faire une visite du jardin.

Pour la première fois, l’événement aura un président d’honneur. Il s’agit de l’animateur de l’émission «Bon pied, bonne heure», diffusée sur les ondes de Radio-Canada Gaspésie-Les Îles, Yves Larouche.

Une programmation variée

L’organisation a concocté une programmation destinée aux familles et à tous les groupes d’âges, dont la majorité des activités sont gratuites. «L’objectif consiste à convaincre la population de profiter des joies de l’hiver», souligne le directeur des loisirs de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts, Michel Gosselin.

Au programme de la première journée figurent le Jardin de bonhommes de neige, en collaboration avec les écoles et la Maison de la culture, ainsi qu’une sortie ornithologique dans le sentier de la Rivière, dont le départ s’effectuera du parc du Petit-Bois, où du chocolat chaud sera servi. En soirée, les festivaliers sont invités à participer à une randonnée dans le même sentier. Une navette partira du Centre de plein air pour se rendre au parc du Petit-Bois. À mi-chemin, du chocolat chaud sera servi aux randonneurs, autour d’un brasero.

La journée du samedi débutera par un déjeuner au Centre de plein air, où du maquillage sera offert aux enfants. Sur les lieux, le Carrefour Jeunesse-Emploi de la Haute-Gaspésie tiendra un bar à café et chocolat chaud. Le dîner de hot-dogs sera servi par le Club Optimiste de Sainte-Anne-des-Monts, suivi d’une démonstration de chevaux miniatures, de randonnées à cheval, d’une activité de cabane à sucre, d’un spectacle de patinage artistique du Club des Chic-Chocs et d’une présentation de vidéos par la Maison des jeunes.

Un souper sera servi dès 17 h, suivi de feux d’artifice, avec une navette partant du restaurant Tim Hortons. La soirée se terminera par de la danse sur de la musique traditionnelle et un feu de joie.

La dernière journée proposera un kiosque d’animation et de démonstration du Centre d’avalanche de la Haute-Gaspésie et une randonnée en motoneige, dont le départ sera lancé du Relais des motoneigistes. Il y aura aussi de la danse en ligne à l’extérieur, une causerie sur le caribou en Gaspésie à la Maison de la culture et une joute d’improvisation.

D’autres activités composent les journées du samedi et du dimanche: ski de fond avec départ de la piste des Lynx, ski alpin, glissade, patinage et raquette, concours de sculptures sur neige, yoga en raquette, randonnées à cheval et activité de cabane à sucre.

«Le but est de divertir la communauté annemontoise et de l’Est-du-Québec, mentionne Michel Gosselin. Le passé nous a démontré que La Grande Bordée est une belle fête familiale et un rassemblement autour de l’hiver, tout en revitalisant le Centre de plein air.»

Plusieurs collaborateurs

Disposant d’un budget d’une dizaine de milliers $, l’événement peut être rendu possible grâce à la collaboration de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts ainsi que de divers organismes et commanditaires locaux, dont principalement Les Entreprises Mont-Sterling, le Centre local de développement de la Haute-Gaspésie et le Club Optimiste de Sainte-Anne-des-Monts.

Ce dernier a d’ailleurs profité du dévoilement de la programmation pour remettre une aide financière aux organisateurs. L’administrateur de l’organisme, Jean-Marc Marin, n’a pas voulu divulguer le montant. «Le Club Optimiste vient de nous donner un méchant coup de main», s’est contenté de dire le conseiller municipal responsable des loisirs à la Ville de Sainte-Anne-des-Monts, André St-Amand, en recevant le chèque.

L’annonce a été faite par le ministre responsable de la région, Yves Bolduc, dans le cadre de la mesure de soutien à l’information et à l’éducation forestière du ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Cette mesure consiste à aider financièrement les organismes qui poursuivent une mission axée sur la promotion de la culture forestière, notamment en matière d’aménagement durable des forêts.

«L’Association forestière de la Gaspésie possède une expertise reconnue en information et en éducation forestières, en plus d’être bien enracinée dans son milieu», a soutenu le parlementaire. «Nos forêts ont contribué à bâtir notre identité et elles doivent continuer d’être une source de fierté, a tenu à souligner le Dr Bolduc. La mesure de soutien à l’information et à l’éducation forestière permettra d’atteindre plus efficacement les jeunes et de les sensibiliser à l’importance de conserver notre patrimoine naturel.»

Poursuite des activités

L’Association forestière de la Gaspésie, dont les bureaux sont situés à New Richmond, se réjouit de cette annonce. Selon son porte-parole, Jacques Rivière, l’argent sera utilisé au fonctionnement de l’organisme et contribuera au maintien des trois emplois. Ainsi, l’Association pourra être en mesure de poursuivre ses activités d’éducation forestière qui prennent différentes formes, notamment dans les écoles francophones et anglophones de la Gaspésie.

Parmi les activités scolaires, une animatrice de l’Association amène les écoliers du primaire en forêt. «On les éduque sur les animaux, les oiseaux et les essences d’arbres», mentionne M. Rivière.

Au niveau secondaire, l’animation se déroule à l’intérieur des classes, sous forme de questions à répondre en travail d’équipe, en collaboration avec les enseignants.

«Quand on parle de forêt, les jeunes pensent à la pollution, à la déforestation et au manque de travail dans ce secteur, déplore le porte-parole. Il faut détruire ces mythes. Alors, l’animatrice leur parle des emplois reliés à la forêt, de l’utilisation du bois dans la fabrication de divers outils et structures, comme des guitares, des freins de métro, des ponts et des poutrelles. Le bois est beaucoup moins polluant que l’acier.»

Jacques Rivière souligne que d’ici 2013, il y aura une pénurie d’ingénieurs et de techniciens forestiers au Québec, notamment dans les ministères, les coopératives forestières et les scieries.

L’Association forestière fait également de la sensibilisation auprès du grand public, comme pendant le Mois de l’arbre, où l’organisme distribue gratuitement des arbustes aux citoyens et à certaines organisations qui désirent faire de la plantation d’arbres.

Les directrices générales des deux organismes de développement ont participé à un lac-à-l’épaule avec leur député, Pascal Bérubé, à la bibliothèque de l’Assemblée nationale. Celui-ci leur a rappelé qu’avant d’être élu, il avait œuvré au cabinet du ministre des Régions, qui est à l’origine de la création des CLD. Il les a fortement encouragées à intensifier leurs liens, malgré le fait que les deux CLD soient dans deux régions administratives différentes.

«Les deux territoires ont des relations historiques et sont des partenaires économiques importants, rappelle-t-il. On a tout intérêt à se connaître mutuellement.»

Hélène Gagné et Maryse Létourneau se sont connues à cette occasion et, si l’on en croit leur enthousiasme, la chimie a passé.

«Notre tendance à regarder vers l’ouest s’atténue pour regarder de plus en plus vers l’est, constate Mme Gagné. Matane a intérêt à se rapprocher de la Gaspésie. De plus, on a deux préfets très ouverts à l’idée.»

Début des échanges

«Depuis notre rencontre, on a une très bonne collaboration, confirme la directrice générale du CLD de la MRC de Matane. Déjà, Maryse m’a appelée pour avoir des informations sur le plan administratif. C’est nouveau, mais ce n’est qu’un début! On veut développer plus de liens dans le secteur économique entre Matane et la Haute-Gaspésie, voire même toute la Gaspésie. On travaille là-dessus.»

Déjà, le CLD de la MRC de Matane avait été interpelé par la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) Gaspé-Nord pour développer la pratique de la motoneige dans les Chic-Chocs. «On nous a aussi approchés pour le développement d’un circuit de golf en Gaspésie, poursuit Mme Gagné. Matane deviendrait la porte d’entrée de ce circuit.»

Concertation sur le plan touristique

En matière de tourisme, la directrice du CLD de la Haute-Gaspésie croit que les deux organismes ont intérêt à se concerter. «Comme Destination Chic-Chocs ne gèrera plus le bureau d’accueil touristique de la Haute-Gaspésie, on est allés voir celui de Matane pour en apprendre un peu plus sur son fonctionnement, indique Maryse Létourneau. Aussi, il faudra s’asseoir ensemble pour peaufiner une relation gagnant-gagnant. On élabore un projet pour 2013. C’était déjà dans les plans de créer des liens avec le bureau d’accueil touristique de Matane afin d’informer les touristes de nos infrastructures respectives.»

Plan Nord

Avec le développement du Plan Nord, Hélène Gagné croit également que les Gaspésiens seront davantage tentés de venir travailler au sein de certaines entreprises de Matane qui sont aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre. «Matane est beaucoup plus proche et accessible pour eux», estime-t-elle.

«Avec la Chambre de commerce de La Haute-Gaspésie, on pense, concernant le Plan Nord, à mettre en place un projet de mission commerciale avec les gens d’affaires de Matane», renchérit Maryse Létourneau.

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