Après ses romans «Cap-au-Renard» et «La promeneuse du Cap», Louise Portal s’affaire actuellement à l’écriture du livre «Les soeurs du Cap». «L’histoire se passe encore une fois dans le contexte de Cap-au-Renard, mais aussi tout le long de la côte gaspésienne, précise-t-elle. Elle raconte les aventures de deux sœurs en cavale.»
En mentionnant qu’il s’agit d’une fiction, l’auteure souligne que la vie lui fait parfois des clins d’œil. «Alors que je marchais sur la Promenade de la mer à Rimouski, deux jeunes sœurs sont arrivées tout à coup vers moi, se rappelle-t-elle. C’était mes deux personnages qui se révélaient à moi. Notre imaginaire, c’est notre réalité.»
L’œuvre en gestation représentera le sixième roman de Louise Portal, mais son douzième livre, puisqu’elle a aussi écrit des livres pour enfants, des recueils de chansons et des pièces de théâtre. La parution de ce roman est prévue au printemps 2013 et sera publié par les Éditions Hurtubise. «Mes livres font partie de l’héritage que je laisserai, dit-elle. Ils sont mes enfants mauves, ceux que j’ai eu le bonheur d’imaginer.»
L’artiste écrit autant à Montréal que de sa maison située en bord de falaise à Cap-au-Renard. «L’inspiration est la même, peu importe que je sois à Montréal ou à Cap-au-Renard», indique-t-elle.
Une saga
Son premier roman s’inscrivant dans la saga de Cap-au-Renard et intitulé du nom de cet ancien petit village de la Haute-Gaspésie redonne vie à une maison abandonnée qui suscite récits et légendes. Le conte met en lumière différents personnages, dont Jocelyn, Mélodie et Murielle. «Cap-au-Renard» est, en quelque sorte, une chronique villageoise où le vent et la mer sont omniprésents, pendant que rôde le renard.
La suite de «Cap-au-Renard» poursuit l’histoire de Murielle. Le tableau prend forme tant à Sainte-Anne-des-Monts que sur toute la côte allant jusqu’à Percé. On y retrouve encore une fois la mystérieuse Murielle qui, après les tragédies qu’elle a traversées, réussira à faire la paix au Château Lamontagne de Sainte-Anne-des-Monts, où a séjourné la célèbre poétesse Blanche Lamontagne. Dans ce livre, Louise Portal ne manque pas de décrire, avec magnificence, le paysage de la Haute-Gaspésie.
Son attachement à la Gaspésie
Louise Portal séjourne dans sa maison de Cap-au-Renard au moins quatre fois par année. «J’aime la nature forte et vibrante de la Gaspésie, souligne-t-elle. J’aime les Gaspésiens. Ce sont des gens vrais. À Cap-au-Renard, je me sens en famille. J’aime la vie communautaire de ce village. La Gaspésie, c’est mon pays d’adoption. En ayant une maison ici, mon mari et moi avons pris racine.»
L’Alliance de la fonction publique du Canada, région du Québec (AFPC-Québec) fait connaître son opposition aux 50 coupures de postes prévues au Québec. Pour sa part, la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) se dit très inquiète des conséquences que ces pertes d’emplois auront sur la Gaspésie. Le député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin, unit sa voix à ces organismes.
Syndicat mécontent
Parmi ces 50 emplois, des chercheurs, techniciens et commis de bureau seront touchés à l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli ainsi que des agents des pêches, dont le nombre demeure indéterminé, aux bureaux de Gaspé, de Grande-Rivière, des Îles-de-la-Madeleine et de Sept-Îles. Parmi eux, on retrouve des employés qui partent à la retraite et qui ne seront pas remplacés. D’autres seront affectés ailleurs au Québec. «Des commis à Gaspé auraient été informés qu’ils seraient remplacés par un site Internet», précise le président du Conseil régional du Bas-Saint-Laurent/Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine/Côte-Nord, Benoît Thibault.
M. Thibault ne considère pas seulement les emplois perdus, mais aussi la réduction des services à la population. «La réduction de ces services, majoritairement dans l’Est-du-Québec, pourrait mettre en péril les objectifs et missions de Pêches et Océans Canada, notamment dans la recherche fondamentale des sciences de la mer, la surveillance et le contrôle des permis de pêche ainsi que la gestion durable des ressources halieutiques», mentionne-t-il.
«On dirait que les mauvaises nouvelles sont toujours en région, allègue le vice-président exécutif régional de l’AFPC-Québec, Jérôme Turcq, en rappelant les coupures annoncées par Postes Canada en région. Le gouvernement est actuellement axé sur la réduction de la dette. Non pas que nous soyons contre, mais pas au détriment des régions!»
Même si Pêches et Océans Canada offrira à certains travailleurs d’être relocalisés ailleurs, M. Turcq se demande bien comment certains chercheurs ou techniciens du domaine des pêches arriveront à se replacer ailleurs. «Ça a aussi un impact sur la famille parce que le conjoint ou la conjointe travaille souvent ici, en région», souligne-t-il.
Le député se joint à la contestation
Selon le député Fortin, cette annonce fait partie de l’un des scénarios de coupes du gouvernement fédéral. Selon lui, il y en aura d’autres. «On a l’information au compte-goutte, déplore, pour sa part, le directeur régional pour le Québec de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada, Yvon Brodeur. Les gens sont inconfortables et inquiets. Il y a une petite panique chez les employés.»
Pour Jean-François Fortin, ce sont des emplois importants qui seront supprimés. «Ce sont des emplois spécialisés de qualité, commente-t-il, en ajoutant qu’il n’est pas plaisant, pour ces travailleurs, d’apprendre que leur emploi sera aboli avant Noël. Ce sont des gens qui investissent dans la région. C’est la vitalité de la région qui est directement affectée.»
Des élus inquiets
Du côté de la CRÉGÎM, les élus craignent que ces coupures aient pour conséquence de priver la région d’une capacité de recherche qui, selon eux, est essentielle pour l’avenir du secteur des pêcheries et de l’aquaculture. Ils se demandent également comment, advenant de pareilles coupures, le ministère des Pêches et des Océans pourra assurer son mandat de conservation de la ressource halieutique.
«En s’attaquant aux régions dans son exercice de rationalisation, le gouvernement prive son personnel d’une connaissance terrain qui se bâtit en collaboration avec les pêcheurs et les intervenants situés dans les milieux maritimes», estime le président de la CRÉGÎM, Bertrand Berger.
Il rappelle que ces coupures budgétaires viendront s’ajouter aux abolitions de postes régionaux de Services Canada et à la fermeture du Centre de coordination des opérations de recherche et sauvetage de la Garde côtière à Québec. Il appréhende aussi qu’Ottawa coupe dans d’autres ministères.
«Il est inquiétant de constater à quel point le gouvernement conservateur a bousculé le parlement pour faire avancer son agenda idéologique», mentionne Jean-François Fortin.
«Le système de justice, le registre des armes à feu, la langue, la culture, l’environnement: tout a été cuisiné à la sauce conservatrice et un goût amer nous reste en bouche», continue-t-il.
Selon le député du Bloc québécois, le Québec n’est pas la priorité de Stephen Harper. M. Fortin critique aussi sévèrement le Nouveau Parti démocratique (NPD), dont la majorité des élus sont québécois. «Le NPD a été malheureusement incapable de défendre les intérêts du Québec et ce, dans de nombreux dossiers», dénonce-t-il. Il appréhende que le pire soit à venir pour les prochaines années.
Diminution du poids politique du Québec
Le parlementaire se désole des nominations d’un juge à la Cour suprême, d’un vérificateur général et du nouveau directeur des communications du premier ministre qui sont unilingues anglophones. De plus, Jean-François Fortin allègue que Stephen Harper n’a jamais accordé une véritable importance à la reconnaissance de la nation québécoise, notamment par son projet de loi C-20 sur la réforme démocratique.
Le politicien s’attaque également au projet de loi omnibus en justice du gouvernement canadien. Il est tout aussi outré de l’abolition du registre des armes à feu et du fait que les conservateurs refusent de transférer leurs données pour que le gouvernement du Québec puisse créer son propre outil de référence.
Une autre décision qui, selon lui, défavorise le Québec est le rejet des chantiers maritimes québécois dans l’octroi de deux importants contrats maritimes.
Enfin, il fustige Stephen Harper d’avoir saboté la Conférence sur les changements climatiques de Durban lorsqu’il a annoncé qu’il se retirait du protocole de Kyoto.
Quatre projets de loi
Le jeune député, qui vient de sortir de la course à la direction de son parti et à l’issue de laquelle il est arrivé en troisième position sur les trois candidats en lice, déclare que le Bloc est le défenseur des intérêts du Québec et que les quatre députés de sa formation sont intervenus en Chambre régulièrement.
Ils ont déposé, rappelle-t-il, quatre projets de loi au cours de la dernière session parlementaire. Ceux-ci portent sur la reconnaissance du français dans les entreprises québécoises qui sont sous juridiction fédérale, le soutien financier des familles des victimes d’actes criminels, l’encouragement des jeunes à s’installer en région et l’autorisation pour le Bureau de la concurrence d’enquêter sur les prix de l’essence.
C’est la centrale de Gaspé, avec ses deux détachements, dont l’un est situé à Gaspé même et l’autre dans le secteur de Rivière-au-Renard, qui détient la palme avec 229 raccompagnements.
Les centrales de Bonaventure, Gaspé, Paspébiac et Chandler sont en opération depuis le 2 décembre, tandis que celle de Carleton, qui offre le service pour la première fois, n’a pu débuter ses activités à cette date, en raison d’un manque de bénévoles. Par contre, le 10 décembre, les bénévoles de la région de Carleton étaient au rendez-vous.
Dans tous les cas, les organisations ont besoin de bénévoles, surtout pour les soirées du 24 et 31 décembre. D’ailleurs, l’organisation de Chandler, qui souhaiterait offrir le service la veille du Jour de l’An, n’a pas réussi à former, jusqu’à maintenant, une seule équipe de trois personnes.
Statistiques
À Bonaventure (418 534-4244), 122 raccompagnements ont été comptabilisés en date de jeudi. À Gaspé (418 368-4011ù) pour le secteur de Gaspé ou 418 269-5959 pour le secteur de Rivière-au-Renard), il y en a eu 229, à Paspébiac (418 752-6661), on parle de 164, à Carleton (418 364-6144), 74 conducteurs ont fait appel au service et à Chandler (418 689-2233), les bénévoles ont répondu à 124 requêtes.
Tant à Carleton, Bonaventure, Paspébiac que Gaspé, les profits de la campagne reviendront aux maisons des jeunes locales. À Chandler, où l’Opération Nez rouge reprend du service après une absence de six ans, l’argent amassé sera versé au Club sportif Les Couguars de la Polyvalente Mgr-Sévigny.
Couverture absente en Haute-Gaspésie
Jusqu’au 23 décembre pour Gaspé et jusqu’au 31 décembre pour les autres, des centaines de bénévoles, répartis en équipe de trois, sillonneront les routes de la péninsule afin d’assurer un retour sécuritaire aux conducteurs ayant consommé de l’alcool ou qui sont trop fatigués. Ils sont reconduits avec leur propre véhicule.
Si la population de la Baie-des-Chaleurs peut compter, à elle seule, sur quatre centrales de l’Opération Nez rouge, le service manque cruellement en Haute-Gaspésie, où aucun organisme n’a pris en charge le service. Une distance de plus de 280 kilomètres sépare la centrale de Matane à celle de Gaspé.
La campagne 2011 de l’Opération Nez rouge, qui en est à sa 28e édition, est placée sous le thème «Partir en champion». Le porte-parole est le fondeur Alex Harvey.
«On s’en tire très honorablement, commente Micheline Pelletier. On a réussi à équilibrer notre budget pour ne pas mettre de pression sur nos concitoyens.»
Légère augmentation du compte de taxes
Pour les contribuables, le taux de taxes foncières d’une résidence unifamiliale passera de 1,29 $ à 1,32 $ par 100 $ d’évaluation, soit une hausse de 3 cents. À cela s’ajouteront les taxes pour les services municipaux.
La tarification varie selon le secteur. Ainsi, le propriétaire d’une maison située dans le secteur de Sainte-Anne-des-Monts, dont la valeur moyenne est évaluée à 89 000 $, verra sa facture de taxes grimper de 18,90 $, soit une augmentation de 1,05%.
Le contribuable qui possède une résidence située dans le secteur de Tourelle, dont l’évaluation moyenne se situe à 65 497 $, se verra imposer une majoration de 3,90 % à son compte de taxes, soit 54,63$.
Budget augmenté
Le budget de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts augmentera de 515 640 $ en 2012, soit une majoration de près de 6%. Il s’élèvera ainsi à 9,2 millions $.
Ce montant inclut un nouveau budget consacré à la stratégie de diversification économique financée par des subventions provenant de Développement économique Canada et du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire et pour laquelle l’ancienne députée provinciale Nancy Charest a été engagée.
Par conséquent, en soustrayant cette somme totalisant près de 350 000 $, l’augmentation du budget se situe à 171 231 $, ce qui représente près de 2%.
Cette somme supplémentaire s’explique par la hausse de la taxe de vente du Québec, une baisse des revenus de transfert, la révision du rôle d’évaluation, la hausse de la cotisation à la Sûreté du Québec et l’ajout de ressources pour les travaux publics.
Investissements à prévoir
Au cours des trois prochaines années, la Ville prévoit réaliser des travaux d’immobilisation estimés à plus de 4 millions $. «La piscine et l’aréna sont deux lourdes infrastructures qui demandent de grandes dépenses», spécifie Mme Pelletier.
Des dépenses de 48 000 $ ont déjà été engagées pour la réfection du système de filtration de la piscine, qui devrait rouvrir ses portes dans quelques jours. Une deuxième phase de réparations est prévue au cours de la prochaine année.
Des investissements d’environ un million $ seront à prévoir en 2013, notamment pour le changement du système de refroidissement de l’Aréna J. Robert-Lévesque, qui ne répond plus aux normes.
Pour commémorer ce 30e anniversaire, l’événement sera placé sous le thème «C’est la fête!», inspiré de la chanson-phare de Fugain et le Big Bazar.
L’annonce des célébrations et le dévoilement du passeur ont été faits mardi soir au Centre socioculturel de Grande-Vallée, dans le cadre du spectacle de Noël présenté par les élèves de l’école du P’tit Bonheur de l’endroit.
Par la même occasion, les invités ont pu danser et chanter aux rythmes des danses typiques de la région, interprétées par le groupe Réveillons et son câlleur, Jean-François Berthiaume. Les musiciens ont accompagné les 80 enfants de l’école primaire.
Bien que les chansons aient été sélectionnées par le groupe, ce sont les aînés de la région qui ont adapté les danses pour chacun des groupes. Les élèves ont répété sous la direction d’Annie et de Réjean Lebreux.
Le passeur
Après avoir abandonné ses études de médecine et grâce à une étroite amitié avec Michel Sardou, Michel Fugain entre aux nouvelles éditions Barclay en 1964 en tant que compositeur d’édition et écrit ses premières chansons. En 1966, il est interprété par Hugues Aufray, Hervé Vilard, Dalida, Marie Laforêt et d’autres artistes connus.
L’auteur-compositeur-interprète français enregistre son premier album en 1967. En 1970, il arrive avec la comédie musicale Un enfant dans la ville. En 1972, c’est la naissance du Big Bazar, un groupe formé d’une vingtaine de personnes. En tournée, le groupe, qui comptera jusqu’à 35 membres, interprétera des chansons qui connaîtront un succès instantané.
Parmi celles-ci, notons Fais comme l’oiseau, Une belle histoire et La fête. En 1976, Michel Fugain quitte le Big Bazar, qui cessera d’exister quelques années plus tard. En 1977, naît la Compagnie Michel Fugain.
La muse
Catherine Major est plongée dans la musique dès l’âge de quatre ans. Après avoir obtenu un baccalauréat en piano classique, elle devient lauréate dans la catégorie «Auteur-compositeur-interprète» du Festival en chanson de Petite-Vallée en 2002, ce qui l’incite immédiatement à se lancer dans la composition de son premier album, Par-dessus bord, qui paraît en 2004. Grâce à celui-ci, elle récolte plusieurs prix, dont le «Coup de cœur» de l’Académie Charles-Cros en France et le prix des diffuseurs européens, RIDEAU, en 2005.
En 2008 et 2009, après avoir remporté le Jutra pour la meilleure musique de film et le prix pour la meilleure musique originale d’Aubagne pour le long-métrage Le Ring d’Anaïs Barbeau-Lavalette, l’artiste remporte le prix Félix-Leclerc, décerné dans le cadre des FrancoFolies de Montréal. Puis, peu de temps après, on lui remet le Prix André Dédé Fortin.
Ces œuvres figuratives, fabriquées de tissu et de pâte de polymère, sont entièrement conçues et réalisées à la main. «Ces poupées d’art sont uniques, amusantes et souvent inspirantes, commente la directrice de la culture, Monique Campion. Les thèmes sont variés et les poupées affichent une certaine attitude qui fait parfois sourire ou réfléchir!»
Nouveautés
Des poupées-animaux viennent, cette année, s’ajouter à cette exposition. Selon Mme Campion, bien que les thèmes fantaisistes et féeriques soient privilégiés, certaines pièces présentent une facette traditionnelle, tout en conservant un caractère enchanteur.
L’artiste multidisciplinaire de Cap-Chat, Jacynthe-Mona Fournier, est maintenant membre de la Canadian Doll Artists Association.
Qualifiant ce plan de coquille vide et d’échec, il invite la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp, à mettre en place le plus rapidement possible de nouvelles mesures concrètes visant à faire cesser la violence et les actes d’intimidation à l’école.
Premièrement, le député Bérubé recommande qu’un plan personnalisé soit développé pour chaque signalement, de façon à ce qu’une victime d’intimidation, mais également son ou ses agresseurs, soient rapidement pris en charge par l’équipe-école, les services sociaux et les policiers. Deuxièmement, prenant exemple sur la France, il suggère à la ministre qu’un partenariat soit mis en place avec les responsables des médias sociaux pour mieux contrôler les propos qui y circulent.
«Ces mesures permettront d’envoyer un signal clair à l’effet que c’est tolérance zéro en matière de violence et d’intimidation sous toutes leurs formes, soutient Pascal Bérubé. Le but est de faire en sorte qu’aucun jeune ne passe à travers les mailles du filet. Il y a urgence d’agir.»
Le cas de Marjorie en Chambre
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a questionné, mercredi, le premier ministre du Québec, Jean Charest, en lien avec le phénomène de l’intimidation, en rappelant le cas de Marjorie Raymond, cette adolescente de 15 ans, de Sainte-Anne-des-Monts, qui s’est enlevé la vie la semaine dernière, après avoir dénoncé l’intimidation dont elle était victime.
M. Charest a répondu qu’il était préoccupé par cette question et que des actions seraient entreprises par son gouvernement prochainement.
Le comité Affichage, qui a été mis sur pied, est formé de gens d’affaires, d’élus et de représentants du ministère des Transports du Québec (MTQ). La consultation a réuni des commerçants qui possèdent de ces panneaux publicitaires.
La rencontre était dirigée par la Fondation Rues principales et animée par le chargé de projet de l’organisme, Jean-Yves Bernard. Cette consultation avait pour objectif de connaître les attentes des participants et d’évaluer les problématiques existantes relativement à cette question, tout en cherchant à trouver des solutions.
«Plusieurs entrepreneurs qui ont participé à la consultation tiennent à leurs pancartes, raconte le directeur général de la Chambre de commerce, Danny Pelletier. Ils disent que leur clientèle va baisser s’ils enlèvent leurs panneaux. C’est dans la culture des gens d’ici.»
Selon lui, la Haute-Gaspésie et, plus particulièrement Sainte-Anne-des-Monts, bat un record quant au nombre de panneaux publicitaires qui jonchent son territoire. «Le MTQ confirme qu’il y a 56 pancartes jugées illégales dans la MRC, indique Danny Pelletier. Pour la Gaspésie, c’est un record. Mais ce n’est pas un record plaisant à avoir!»
Budget et plan d’action
Aux prises depuis de nombreuses années avec ce problème de foisonnement de panneaux disparates qui sont disposés ici et là sur son territoire, plus particulièrement au pied de la côte du cimetière, la Ville de Sainte-Anne-des-Monts a voté un budget de 4 000 $ qui sera affecté à trouver des pistes de solutions pour contrer ce phénomène.
À la suite de la consultation publique, la Fondation Rues principales a reçu comme mandat de travailler sur ce dossier. Cet hiver, l’organisme devrait rencontrer les membres du comité Affichage et leur déposer un plan d’action.
L’adolescente, qui fréquentait cette école et qui se disait victime d’intimidation, s’est enlevée la vie il y a une semaine.
«Aucun élève n’a été suspendu vendredi, confirme le secrétaire général de la Commission scolaire, Michel Morin. Si des élèves ont rapporté cette information, c’est totalement faux. Ça tient de la rumeur.»
«Les directions d’établissement ont une responsabilité parentale envers leurs élèves, a répondu, par courriel, l’agente de communication de la Commission scolaire, Marie-Noëlle Dion. L’élève qui voulait participer à la marche devait avoir l’autorisation de ses parents afin que son absence soit motivée. Vendredi, en aucun moment, la direction n’a affirmé qu’il y aurait suspension pour les jeunes ayant participé à la marche. Après vérification auprès la direction de l’établissement ce matin, les élèves sont présents à l’école.»
Mutisme de la direction
Aux parents qui souhaitent que la directrice de l’école Gabriel-Le Courtois, Line Miville, sorte de son silence, le porte-parole de l’organisme répond qu’il est plutôt prioritaire, pour la direction, d’être sur le terrain à offrir de l’aide. «La chose la plus importante actuellement est l’accompagnement de notre personnel et de nos élèves, soutient M. Morin. C’est à ça qu’on s’attaque en ce moment.»
Respect de la vie privée