Ceux-ci ont préféré participer à une marche initiée par des parents et des élèves afin de dénoncer le phénomène de l’intimidation et qui consistait aussi à honorer la mémoire de Marjorie Raymond, qui s’est suicidée après s’être plainte de ce problème.
«C’est con, c’est ridicule, fustige l’une des élèves suspendues. On fait ça pour que l’intimidation arrête! «C’est une forme d’intimidation», ajoute une autre élève suspendue.
Pour une mère, Annie Daraîche, dont le fils Brian est victime d’intimidation, cette suspension est un non-sens. «Mardi, au lendemain du suicide de Marjorie, les élèves étaient libres de ne pas aller en classe, raconte-t-elle. Ils pouvaient aller où ils voulaient. On les retrouvait chez Hart ou chez Tim Hortons à flâner. Mais là, ils se font suspendre pour avoir participé à une marche pour une bonne cause.»
Un phénomène d’une ampleur considérable
La marche, qui a pris naissance devant l’Aréna J. Robert-Lévesque, pour se diriger vers le centre-ville et prendre fin à son point d’origine, a réuni une centaine de parents et de jeunes qui, selon les deux organisatrices, Jessy Fournier et Joannie Therrien, ont, pour la plupart, vécu de l’intimidation.
Plusieurs parents qui, comme leurs enfants, ont poursuivi leurs études secondaires à l’école Gabriel-Le Courtois, rappellent que le problème de l’intimidation ne date pas d’hier. «Ça fait vingt ans que je me bats pour vivre ce que je vis maintenant, soit de dénoncer l’intimidation, lance Martine Roy avec beaucoup d’émotion. J’ai été victime d’intimidation et mon fils l’a été aussi. Moi, j’ai fini par décrocher, mais mon fils a été plus fort que moi. Il a passé au travers et a fini ses études. Dès ma première année de secondaire, j’ai commencé à vivre de l’intimidation. Cette bâtisse-là, elle est damnée!»
«On est ici pour que la planète se rende compte qu’on est des humains et que si personne ne fait rien, que tout le monde se regarde le nombril et que personne ne bouge, il va y avoir d’autres suicides, continue la mère de famille. Il y a des jeunes dans la polyvalente qui vivent la même chose que Marjorie et qui sont obligés d’endurer ça.»
Une autre maman, qui désire conserver l’anonymat, ajoute que son fils a pensé au suicide. «Cette marche, je la fais pour lui et pour ma nièce, souligne-t-elle. La direction va les suspendre pour avoir participé à la marche, alors qu’ils veulent que le message se rende plus haut. Mais ça n’ira jamais plus loin que ça parce que nous, en Gaspésie, on s’est toujours battus tous seuls.»
Beaucoup de compassion pour Marjorie Raymond
Une amie de Marjorie Raymond, Julie Daraîche, en avait gros sur le cœur. «Ça faisait longtemps que Marjorie me parlait qu’elle était tannée de l’école, qu’elle n’était plus capable de se faire tout le temps tabasser, relate-t-elle. Mais nous, on la ramenait à la raison. Sinon, ce serait arrivé plus tôt. Il faudrait que ça bouge quelque part, que le monde se réveille, qu’ils voient que ce n’est pas rien! C’est gros, l’intimidation. Ça l’a amenée à se suicider! Nous autres, on a perdu une grande amie…»
L’activité a débuté vers 10 h par un dernier hommage à la jeune victime, qui s’est tenu à l’auditorium de l’école. Par la suite, pour ceux qui le désiraient, une cérémonie de recueillement a eu lieu en présence d’un célébrant.
Vers 11 h, les élèves et membres du personnel, qui avaient été invités à se vêtir tout de blanc pour symboliser la paix et l’espoir, se sont réunis en silence à l’extérieur, derrière l’école, afin de déployer 600 ballons blancs, sur lesquels chacun avait inscrit un message de paix et de tolérance.
Une centaine de personnes, dont plusieurs parents, s’étaient approchées du lieu afin d’assister à cet hommage, mais ils ont dû demeurer en retrait, tout comme les représentants des médias. La direction de l’école avait demandé que l’événement se déroule sous surveillance policière.
Le calvaire de la jeune fille a commencé il y a trois ans lorsqu’elle est déménagée à Sainte-Anne-des-Monts. «Avant, elle allait à l’école de Saint-Pie, en Montérégie, relate sa mère. Même si elle n’avait pas des grosses notes, elle se tenait dans la moyenne. Elle était une élève modèle.»
Les problèmes sont donc apparus après son entrée à l’école secondaire Gabriel-Le Courtois. «Les problèmes ont pris des proportions telles qu’elle a redoublé sa deuxième secondaire», souligne Mme Larose. Mais Marjorie a persévéré à tel point qu’elle s’est classée au deuxième rang pour l’obtention de la Bourse Accroche-Cœur décernée par la Fondation Jean-Michel Anctil, pour la persévérance scolaire.
Une situation qui s’est aggravée
Depuis le début de sa troisième secondaire, la situation s’est amplifiée.
Selon Chantal Larose, elle et sa fille ont demandé de l’aide, mais celle-ci n’est jamais arrivée. C’est pour cette raison que la mère, malgré le deuil qui l’afflige, a décidé de dénoncer, à qui veut l’entendre, le phénomène de l’intimidation. «Je ne peux plus rien faire pour Marjorie, elle n’est plus là, est-elle forcée d’admettre. Mais je peux faire quelque chose pour les victimes d’intimidation.»
Les actions de la Commission scolaire
«Contrairement à ce qui s’est dit dans certains médias, plusieurs actions ont été posées, se défend le directeur général de la Commission scolaire des Chic-Chocs, Jean Letarte. Des comités ont été mis sur pied et on a élaboré un protocole d’intervention face à l’intimidation.»
Hier, la direction a remis à chaque élève de l’école Gabriel-Le Courtois une lettre afin de les informer des ressources qui sont à leur disposition, au cas où ils auraient besoin de soutien.
«Chez les jeunes, l’intimidation prend différentes formes, fait remarquer la mère de Marjorie Raymond. Ce n’est plus seulement verbal ou physique, mais c’est sur Facebook, par texto ou par téléphone cellulaire. Ça prend des proportions énormes!»
La situation de Marjorie a dégénéré ces dernières semaines lorsque, selon sa mère, une fille de sa classe est arrivée par en arrière et lui a frappé la tête contre la porte de son casier. Pour la première fois, Marjorie a répliqué et s’est battue avec sa présumée assaillante. Cette dernière a écopé de cinq jours de suspension. «Elle s’en est vantée sur sa page Facebook, déplore Chantal Larose. Elle en riait. Pour elle, ce n’était pas une punition, elle était en congé.»
L’ampleur des médias sociaux
Depuis le décès de Marjorie, la jeune fille incriminée a reçu une centaine de messages à caractère haineux. Certains l’accusent même d’être responsable de la mort de Marjorie Raymond.
Au moins 24 pages Facebook ont été mises en ligne à la suite du décès tragique de la jeune victime d’intimidation. Un abonné de ce réseau social proposait aux internautes, par solidarité pour Marjorie, de participer à un suicide collectif. «Des intervenants ont été mis au courant et essayaient de rencontrer ceux qui étaient à l’origine de cette invitation», a fait savoir la responsable des communications de la Commission scolaire, Marie-Noëlle Dion.
Un adieu poignant
Lorsque Chantal Larose a fait la macabre découverte, alors qu’elle était en compagnie de sa jeune fille de cinq ans, Destiny, Marjorie avait laissé une lettre d’adieu de trois pages. Sur la page couverture, elle y avait dessiné un cœur et écrit le mot «pardon».
«Chère maman, je suis énormément désolée de ce que j’ai fait et sache que c’est loin d’être de ta faute, peut-on lire. C’est juste que la vie, je n’en peux plus. Dis-toi que j’ai eu du mal à quitter ce monde. Mais au moins, je pars pour un monde meilleur. C’est la faute de la vie et des gens jaloux qui veulent seulement gâcher le bonheur des autres.»
Marjorie Raymond s’est pendue dans le garage situé à proximité de la résidence familiale du secteur de Tourelle, à Sainte-Anne-des-Monts.
Ces ports sont ceux de Sainte-Anne-des-Monts, Gaspé (Sandy Beach), Chandler, Paspébiac et Carleton-sur-Mer.
«Chaque municipalité travaille pour sauver son port ou son quai, souligne le président de la CRÉGÎM, Bertrand Berger, en précisant que certaines de ses infrastructures relèvent de Transports Canada, tandis que d’autres sont sous la juridiction de Pêches et Océans Canada. Il serait temps de rencontrer le ministre Lebel sur ce point.»
M. Berger trouve cette rencontre d’autant plus nécessaire qu’il sent que la CRÉGÎM n’est pas écoutée par les instances fédérales, d’où l’importance, pour lui, d’obtenir une rencontre avec le ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, Denis Lebel.
Cependant, selon la CRÉGÎM, il est nécessaire, avant de procéder à la réfection des quais, dont prioritairement celui de Carleton-sur-Mer qui est dans un piteux état, de réaliser un portrait des besoins en rénovations. Selon l’organisme, le Ministère doit s’engager à participer à la recherche de solutions visant le maintien de ces acquis.
Outils de développement économique
«Par l’activité économique générée par ces ports depuis des décennies, ces infrastructures sont des éléments importants du développement de la région, insiste le président de la CRÉGÎM. Bien que le transport de marchandises par voie maritime ait diminué au cours des dernières années, il contribue à l’émergence de nouvelles opportunités de développement. La possibilité pour les industriels de la région de transborder des matières premières ou des marchandises via les ports régionaux représente un avantage stratégique important.»
Selon l’organisme, la région a assisté, depuis 1990, au retrait graduel du gouvernement fédéral. De l’avis des élus siégeant au sein de la CRÉGÎM, ce retrait a pris différentes formes: diminution des budgets pour l’exploitation et l’entretien des infrastructures, transfert de quais à des intervenants locaux et régionaux, fermetures de quais et autres.
«Récemment, Transports Canada a déclaré qu’il ne donnait pas suite aux demandes de la Ville de Chandler pour assurer la rénovation de son havre, s’indigne Bertrand Berger. Il s’agit d’un scénario inacceptable pour les intervenants impliqués, d’autant plus qu’un projet de développement industriel nécessite un port fonctionnel pour exporter les matières qui seraient produites.»
«Le FIER Gaspésie n’a toujours pas fait d’investissements en Gaspésie depuis deux ans», déplore Pascal Bérubé.
«Sur une enveloppe globale de 5 millions $, le plus gros investissement a été fait à une entreprise de transport de l’Outaouais, il y a deux ans, pour un montant de 750 000 $, explique-t-il. L’autre investissement l’a été chez Marinard de Rivière-au-Renard pour 500 000$. Mais depuis deux ans, rien ne s’est passé. Pourquoi? Ce n’est certainement pas parce que la Gaspésie manque de projets et d’investissements.»
Selon le parlementaire, les administrateurs du FIER Gaspésie pourraient aller voir les cinq centres locaux de développement (CLD) de la Gaspésie afin d’investir dans des projets régionaux. «Le FIER pourrait financer 1 million $ par MRC de la Gaspésie», suggère-t-il.
Lors du 9e Gala de la reconnaissance Desjardins de la Chambre de commerce de La Haute-Gaspésie qui avait lieu samedi soir à Sainte-Anne-des-Monts, le député a présenté la directrice générale du CLD de La Haute-Gaspésie, Maryse Létourneau, au président du FIER Gaspésie, Alphonse Bernard, qui était au nombre des convives. «Mme Létourneau n’a jamais été mise au courant de l’argent disponible au sein du FIER, s’indigne M. Bérubé. Ai-je besoin de dire que la Haute-Gaspésie en aurait bien besoin?»
L’adresse et le numéro de téléphone du FIER Gaspésie sont ceux du cabinet de comptables agréés Alphonse Bernard de Carleton. M. Bernard assure la présidence du FIER. Celui-ci n’a pas retourné nos appels.
Outre l’entreprise de pêcheries Marinard, située près de Gaspé, le FIER Gaspésie a accordé trois quart de million $ à Autobus Campeau de Gatineau, dans l’Outaouais, qui possède une flotte d’autobus au Québec et en Ontario. Cette entreprise avait d’ailleurs défrayé la manchette en 2008, alors qu’elle avait dû congédier l’un de ses chauffeurs pris en flagrant délit de boire de l’alcool au volant d’un autobus scolaire.
Réunissant quelque 320 convives, l’événement annuel s’est tenu samedi soir au gymnase de l’école Gabriel-Le Courtois de Sainte-Anne-des-Monts.
L’entreprise lauréate était au nombre des nominées avec Armand Automobiles, la Coopérative de travailleurs forestiers Eaubois et le Supermarché Metro GP de Sainte-Anne-des-Monts.
Située au centre-ville de Sainte-Anne-des-Monts, la chocolaterie artisanale a été sélectionnée par le jury pour ses performances inhérentes à la création d’emplois et à l’augmentation de son chiffre d’affaires. La qualité de son service à la clientèle et son positionnement avantageux sur le plan touristique ont également retenu l’attention du jury. L’entreprise propose une cinquantaine de produits distinctifs et novateurs qui sont distribués dans les centres urbains du Québec.
Autres récompenses
Le prix «Coup de cœur du jury» est revenu à l’Atelier du Vieux Rabot de Sainte-Anne-des-Monts. Les titres d’employé et de gestionnaire de l’année ont respectivement été décernés à Dann Normand de Cusimer de Saint-Maxime-du-Mont-Louis et à Dominic Larrivée de la Coopérative de travailleurs forestiers Eaubois de Sainte-Anne-des-Monts.
Cette dernière entreprise, de même que la Pharmacie Dany Bergeron de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, ont mérité deux prix chacun. Les autres gagnants sont Les Armoires des Monts, l’École de conduite Le Virage, Dessau Sainte-Anne-des-Monts, Orbite Aluminae, Eskamer Aventure, Cusimer, le Supermarché Metro GP et l’organisme Partagence.
Des dirigeants d’Orléans Express ont accepté de rencontrer la CRÉGÎM. La rencontre est prévue le vendredi 16 décembre à Gaspé.
Il s’agit de la troisième tentative du transporteur de réduire deux de ses six liaisons, invoquant un manque de rentabilité. Dès 2004, Autocars Orléans Express avait déposé une demande à la Commission des transports du Québec, mais la requête avait été refusée. En 2007, la compagnie était revenue à la charge, mais cette deuxième tentative avait également échoué. Une mobilisation citoyenne et politique s’en était suivie, à laquelle la CRÉGÎM avait participé.
Service jugé essentiel
«C’est un service essentiel pour les malades ayant besoin de soins spécialisés, les personnes à faible revenu et sans permis de conduire, les étudiants et les aînés, mais c’est d’abord et avant tout une question d’occupation du territoire», fait savoir le préfet de La Haute-Gaspésie, Allen Cormier.
La CRÉGÎM abonde dans le même sens, en tenant compte de l’ensemble de l’offre de transport en Haute-Gaspésie. Cette MRC n’est pas desservie par le train, ni l’avion. De plus, le Réseau de transport collectif de la Gaspésie et des Îles n’étend pas son service jusqu’à Rimouski. Autocars Orléans Express est le seul transporteur qui relie ces deux villes.
Ce montant, étalé sur quatre ans, supportera les actions de lutte contre la pauvreté de la région. Récemment, si le ministre Bolduc n’était pas le bienvenu de la part de certains groupes après sa nomination au titre de ministre responsable de la région, succédant à l’ex-ministre Nathalie Normandeau, les représentants d’organismes communautaires présents à l’annonce et les élus ont réservé au parlementaire un accueil chaleureux.
Le président de la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM), Bertrand Berger, dont l’organisme aura à administrer cette subvention, n’a pas caché son enthousiasme. «Ce sont des moyens supplémentaires à ce qu’on avait avant et c’est accueilli avec grand bonheur», a-t-il lancé.
Selon le directeur général de la CRÉGÎM, Gilbert Scantland, le montant accordé à la Gaspésie et aux Îles est l’un des plus généreux de toutes les régions du Québec.
«Je suis excessivement satisfait de cette annonce et très content», a, pour sa part, renchéri le député de Gaspé, Georges Mamelonet.
Soutien pour la solidarité et l’inclusion sociale
L’aide financière provient du Fonds québécois d’initiatives sociales, puisée à même une enveloppe de 115 millions $, basée sur des mesures déterminées par le gouvernement du Québec, en fonction du Plan d’action du gouvernement pour la solidarité et l’inclusion sociale 2010-2015. Le plan accordera des investissements de 7 milliards$ dans le but d’améliorer les conditions de vie des personnes défavorisées économiquement.
Les actions qui découleront de cette aide financière s’inscriront dans le cadre de l’Alliance pour la solidarité, qui encourage le partenariat local et régional. Ces partenaires travaillent présentement à la réalisation d’un plan d’action reflétant la connaissance des besoins du milieu.
La CRÉGÎM soutiendra les MRC afin d’élaborer une approche territoriale intégrée (ATI), qui vise une plus grande autonomie du milieu. «On va se partager un montant d’argent pour mieux développer la Gaspésie, a indiqué le ministre Bolduc. En créant de l’emploi, c’est la meilleure façon de se sortir de la pauvreté. La Gaspésie a déjà eu 20 % de taux de chômage. Actuellement, il est à 10,1 %. Donc, il y a eu une bonne amélioration sur ce plan.»
L’annonce d’une subvention non remboursable de 173 750 $ a été faite par le ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, Denis Lebel. «Ce montant permettra au Festival en chanson d’accroître sa visibilité et son succès», indique le parlementaire. L’aide financière provenant de Développement économique Canada, en vertu du programme «Diversification des collectivités», cible particulièrement la commercialisation sur les marchés francophones du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario, mais aussi ceux de la francophonie mondiale.
Grâce à ce soutien financier, l’organisation entreprendra des activités de démarchage et de réseautage. Elle pourra également développer des outils promotionnels pour le Web, dont l’objectif est d’augmenter le nombre de visiteurs.
30e anniversaire
Le Festival, qui prépare son trentième anniversaire, est un rendez-vous estival à caractère musical et festif. Au fil du temps, l’événement est devenu un attrait touristique majeur en Gaspésie et reconnu à l’échelle internationale.
Le Village en chanson administre également le Théâtre de la Vieille Forge et le Camp en chanson. «Avec ses quelque 17 000 visiteurs par année, il représente un moteur économique de poids pour la collectivité de Petite-Vallée et de ses environs», souligne le représentant du gouvernement du Canada.
Ils ont fait connaître leur mécontentement par rapport à la décision de la Société des traversiers du Québec (STQ), qui a choisi Irving Shipbuilding de Halifax pour l’entretien et la réparation du traversier Camille-Marcoux, qui relie Matane à la Côte-Nord. Le chantier des Méchins avait l’habitude, depuis plus de 25 ans, d’effectuer ces travaux.
Par ce geste, les syndiqués cherchaient à convaincre le ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, de faire adopter un décret visant à renverser cette décision et d’accorder, de façon discrétionnaire, le contrat au chantier des Méchins.
Une différence minime entre les deux soumissions
Selon la présidente du Conseil central (CSN) du Bas-Saint-Laurent, la différence entre les soumissions de Verreault et d’Irving n’est que de 0,5%. «Si on calcule les impôts québécois perdus et le réajustement des frais de transfert du navire, la vraie différence n’est que de 11 303 $, estime Nancy Legendre. Le Québec donne un contrat à la Nouvelle-Écosse pour une différence de 0,5% du coût des réparations, plutôt que de l’accorder au Québec et de faire circuler l’argent dans l’économie locale. Ça n’a aucun sens!»
Pour elle, la STQ aurait eu avantage à faire affaire avec Verreault Navigation parce que les travailleurs connaissent le navire-amiral sous toutes ses soudures. De plus, lorsque la situation le requérait, les employés pouvaient se rendre rapidement au port de Matane pour des réparations d’urgence.
Le syndicat demande une rencontre avec le ministre MacMillan depuis la semaine dernière. Lors du rassemblement sur la colline parlementaire, aucun élu n’est allé à la rencontre des manifestants. «On espère que notre message a été entendu», indique la porte-parole de la CSN.
Respect de la vie privée