«On est à établir les bases, explique la nouvelle agente. Chose certaine, mes tâches viseront à accroître le recrutement et le démarrage d’entreprises afin de favoriser une économie endogène. J’aurai également à faire de la promotion et à cibler des entreprises dans une optique de diversification de l’économie.»
Partenariat
Sans faire l’objet d’un affichage public, l’engagement de Mme Charest a été entériné par une résolution de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts, lors d’une assemblée extraordinaire tenue le 27 octobre. Son salaire annuel, qui s’élève à 56 000 $, basé sur un horaire hebdomadaire de quatre jours, provient d’une contribution financière versée à la Ville de Sainte-Anne-des-Monts et découle d’un programme visant à diversifier son économie.
L’enveloppe totale de 370 000 $ a été accordée par Développement économique Canada et le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire du Québec.
Parmi les avantages de son contrat d’un an, l’avocate fiscaliste aura droit à quatre semaines de vacances par année, aux cotisations au régime enregistré d’épargne retraite (REÉR) telles que consenties aux cadres de la municipalité et à cinq jours de congé maladie payés par année.
La résidente de Matane, qui travaille à Sainte-Anne-des-Monts, s’était récemment montrée intéressée par la Coalition pour l’avenir du Québec. À savoir ce qu’il adviendra de son emploi dans l’éventualité où elle joindrait les rangs de François Legault lors des prochaines élections provinciales, Mme Charest répond: «Ma décision concernant la Coalition pour l’avenir du Québec n’a pas encore été prise.»
Le député de Matane, Pascal Bérubé, s’oppose farouchement à cette décision de l’entreprise d’autobus en annonçant qu’il participerait à l’audience de la Commission des transports afin de préserver le service.
«Comme je n’étais pas député en 2004, j’ai été le premier à mobiliser les citoyens et groupes de la région pour s’opposer à cette volonté de l’entreprise, rappelle Pascal Bérubé. Suite à la mobilisation, Orléans Express avait dû reculer. En 2007, je suis revenu à la charge comme député et l’entreprise avait encore reculé. C’est donc une troisième tentative.»
Les arguments du député en faveur du maintien du service demeurent les mêmes. Selon lui, il s’agit d’un service essentiel pour les malades ayant besoin de soins spécialisés, les personnes à faible revenu et sans permis de conduire ainsi que les étudiants et les aînés. «Nous n’avons pas de ligne ferroviaire dans la Gaspésie du Nord et le prix de l’essence ne rend pas l’automobile accessible à tous», soutient le parlementaire.
À la suite d’une information reçue et après vérification, les agents se sont pointés ce matin avec un mandat de perquisition dans une résidence servant uniquement à la culture de la drogue.
Selon le relationniste de la Sureté du Québec, le sergent Claude Ross, environ mille plants d’une taille de huit à dix pieds de hauteur ont été saisis. «Chaque plant est évalué entre 1 500$ et 2 000$, estime le sergent. La valeur totale peut atteindre deux millions $.»
À l’arrivée des policiers, le propriétaire des lieux n’y était pas. Les agents le recherchent activement afin de pouvoir le rencontrer. Mais le sergent Claude Ross était confiant que l’individu pourrait être rencontré dans les prochaines heures. Pour l’instant, il serait le seul individu en cause.
Selon M. Ross, il est trop tôt pour savoir si des accusations seront déposées contre lui.
Les appréhensions de la présidente et chef de la direction de Verreault Navigation, Denise Verreault, se sont donc confirmées. La Société des traversiers du Québec (STQ) a retenu la soumission du chantier Irving Shipbuilding de Halifax, en Nouvelle-Écosse.
Tant chez les employés du chantier maritime des Méchins, dont la moitié provient de la Haute-Gaspésie, que chez le député de Matane, Pascal Bérubé, la nouvelle provoque une certaine commotion.
Quatre mécaniciens de Cap-Chat, rencontrés par GRAFFICI.CA, ne cachent pas leur déception et leur inquiétude, sans compter que certains d’entre eux sont en arrêt de travail depuis juin, par manque de contrat de leur employeur. «Ça fait longtemps que le chantier maritime avait le contrat d’entretien du Camille-Marcoux, rappelle le président du syndicat local affilié à la CSN, Alain Isabelle. On le connaît tellement! Ce n’est pas drôle de savoir qu’on ne travaillera pas sur ce contrat.»
Un autre travailleur, Sylvain Isabelle, émet des doutes sur la qualité du travail qui sera exécuté par le chantier de la Nouvelle-Écosse. Il se demande aussi si la compagnie Irving pourra, avec le même empressement que le faisait le chantier Verreault, réparer le navire d’urgence lorsque celui-ci se brise, comme c’est déjà arrivé à l’accostage.
Le mécanicien Francis Collin se dit inquiet. «J’ai trois enfants et une femme à faire vivre. C’est stressant!» Son collègue, Jean-Marie St-Pierre, déplore les heures perdues. «Si on ne fait pas assez d’heures, on risque de ne pas pouvoir se qualifier à l’assurance-emploi», s’inquiète-t-il. Ça brise notre salaire annuel!»
Intervention du député de Matane
Le député de Matane interpelle le ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, afin de faire fi de cette décision de la STQ et de faire adopter un décret lui permettant de pouvoir accorder un contrat discrétionnaire au Groupe maritime Verreault.
La soumission retenue, soit celle d’Irving, est de l’ordre de 1,9 million $, excluant les frais de déplacement en carburant, évalué à 82 218 $. Celle de Verreault Navigation était de 2,3 millions $, à laquelle il fallait ajouter 4 326 $ en frais de déplacement.
Après avoir franchi les trois étapes de lecture en 2009 et 2010, le projet de loi n’a jamais été approuvé par le Sénat. Jean-François Fortin espère que cette fois sera la bonne. «L’an dernier, le Bloc québécois avait réussi à faire adopter son projet de loi à la Chambre des Communes, rappelle le député. Malheureusement, Stephen Harper avait profité de sa majorité au Sénat non élu pour le bloquer. J’espère que, cette fois-ci, le gouvernement Harper laissera de côté son entêtement idéologique pour venir en aide aux jeunes des régions du Québec.»
Une aide de 8 000 $
Le projet de loi du Bloc québécois propose d’offrir aux nouveaux diplômés qui s’installent dans les régions désignées un crédit d’impôt pouvant atteindre 8 000 $ sur une période de trois ans.
«Il s’agit d’une aide significative pour ces jeunes à un moment de leur vie où ils font face à des pressions financières importantes, notamment le remboursement de leurs dettes d’études ou encore l’acquisition d’une première maison, soutient le porte-parole du Bloc québécois en matière de développement régional. Au Bloc québécois, nous ne voulons pas que nos régions se vident.»
Selon le candidat à la direction du Bloc, plusieurs entrepreneurs en région font face à un problème de main-d’œuvre en ayant de la difficulté à trouver des travailleurs qualifiés. «Parce qu’il leur manque un ingénieur, un technicien, un informaticien ou un comptable, leur entreprise ne peut pas grandir et offrir des emplois supplémentaires aux gens de la région, estime-t-il. Ça amplifie l’exode. C’est un cercle vicieux qu’il faut casser.»
Un programme semblable a été mis en place par le gouvernement du Québec. Depuis 2007, plus de 15 000 jeunes en ont bénéficié. Donc, si le projet de loi fédéral était adopté, les diplômés qui décident de venir travailler en région verraient leur aide financière doublée. «Pour seulement 230 millions $ à l’échelle canadienne, ce serait un incitatif intéressant, martèle M. Fortin. On pourrait faire disparaître et même inverser le déficit migratoire de 1 000 personnes par année.»
Pour une cinquième année consécutive, 700 élèves de cinquième secondaire de douze écoles de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine sont invités à se faire «injecter une dose d’appartenance à leur région». Depuis le début de cette initiative, 3 800 jeunes Gaspésiens et Madelinots ont été sensibilisés à l’importance de leur établissement en région après leurs études.
Sensibilisation à l’importance de s’établir dans la région
Menée sous le thème «J’ai ma région tatouée dans l’front», la tournée propose un concept alliant le théâtre, la musique et la vidéo qui portent tous un message commun, soit celui que les finissants ont un avenir en région. «Les témoignages d’intervenants, de jeunes engagés dans leur milieu et de jeunes travailleurs sont des exemples concrets qu’il est possible de faire sa vie ici», ajoute la chargée de projet de la Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Caroline Bujold.
Un geste symbolique
L’activité présentée dans chaque école se termine par un processus fictif de vaccination. «C’est un geste symbolique, explique Caroline Bujold. Les élèves reçoivent un genre de porte-cartes faisant la promotion du portail jeunesse qui contient la carte d’affaires de leur agent de migration. Ensuite, ils sont estampés d’une étoile.»
L’animation de la tournée a été confiée à l’artiste originaire de Saint-Alphonse et résidant à Bonaventure, Johanne Lebrun, qui joue cinq personnages. Chaque activité est supervisée par l’agente de migration de Place aux jeunes de la MRC visitée. Le projet s’inscrit dans le volet «prévention» de Cap sur l’avenir 2009-2012, qui est une stratégie visant le retour, l’établissement et la rétention d’une jeune main-d’œuvre qualifiée.
Après la tournée, un lien est conservé avec tous les élèves rencontrés. Ils recevront, de façon ponctuelle, des nouvelles de la région et de l’information sur les programmes d’aide qui leur sont destinés. «La tournée 2011 se terminera par une évaluation auprès des jeunes et des intervenants concernés, dans le but de bonifier cette démarche préventive», précise la chargée de projet.
La Tournée régionale du vaccin étudiant est financée par la Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et le Secrétariat à la jeunesse, par le biais du Fonds régional d’investissement jeunesse. Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, le Cégep de la Gaspésie et des Îles ainsi que Telus complètent la liste des partenaires financiers.
Celui-ci comporte notamment le plus grand studio de capture de mouvements du Québec et l’un des plus grands en Amérique du Nord.
Le CDRIN permettra à une centaine d’étudiants en animation 3 D, dont certains proviennent de la Gaspésie, et à une dizaine de chercheurs, de parfaire leurs connaissances et compétences dans les domaines de l’imagerie numérique, de la numérisation et de l’analyse du mouvement ainsi que de la réalité virtuelle.
Partenaires majeurs
Plusieurs partenaires majeurs de l’industrie de l’imagerie numérique se sont associés au projet, dont Autodesk, le Cirque du Soleil et Quattriuum. «Le CDRIN est quelque chose de tellement intéressant pour nous, lance le vice-président d’Autodesk, Stig Gruman. On adore! Ça permettra le développement de certains jeux et la création de films. On n’a qu’à penser à «Avatar» ou «Tintin» qui ont été réalisés grâce à cette technologie. Ce sera infini comme possibilités!»
«Grâce au CDRIN, on pourra prévisualiser certains mouvements acrobatiques et en créer de nouveaux, poursuit le vice-président casting et performance du Cirque du Soleil, Bernard Petiot. Son utilité sera sur les plans kinésiologiques et biomécaniques. C’est le début d’une grande aventure!»
Le CDRIN a nécessité des investissements totalisant près de 6 millions $. Ultra moderne, l’édifice est situé sur les terrains du Cégep de Matane. En plus du studio de capture de mouvements comportant une structure autoportante, un pont des cascadeurs et divers autres équipements de cascades, le CDRIN propose des bureaux équipés pour les chercheurs, une salle de présentation et une suite locative de 258 mètres carrés.
À ces annonces, Yves Bolduc confirme l’octroi d’une enveloppe de près de 2,2 millions $, qui sera principalement consacrée à la construction d’une aile disposant de quinze nouveaux bureaux d’une superficie totale de 665 mètres carrés qui devrait être livrée à l’automne 2013.
Le ministre responsable de la Gaspésie précise que cette annexe communiquera de l’intérieur avec l’établissement. À cette nouvelle entité, il ajoute un budget annuel de fonctionnement de l’ordre de 374 000 $.
«Ça va faciliter le recrutement de médecins et une meilleure rétention de ceux-ci, croit le ministre Bolduc. C’est plus attrayant pour la conciliation travail-famille et pour une meilleure qualité de vie.» L’hôpital compte 10 médecins sur les 22 dont il aurait besoin.
Spécifiant qu’il ne s’agit pas d’une annonce officielle, le parlementaire estime que le service d’obstétrique sera rétabli au printemps. «Avec au moins un médecin pratiquant l’obstétrique et des médecins dépanneurs, une équipe du Centre hospitalier universitaire de Québec mettra du personnel à la disposition du Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Gaspésie afin d’éviter que le département d’obstétrique ne soit pas en rupture de services», confirme le Dr Bolduc. De 60 à 80 bébés pourront naître annuellement à Sainte-Anne-des-Monts.
Recrutement nécessaire, mas pas facile
La semaine dernière, une délégation de la Haute-Gaspésie a participé à la Journée Carrière Québec, un genre de sommet de l’emploi médical organisé par la Fédération des médecins résidents du Québec, au Palais des congrès de Montréal. La délégation était composée du député de Matane, du préfet de la Haute-Gaspésie et des membres du comité de recrutement médical. «C’est un marché très compétitif», constate Pascal Bérubé, qui était l’un des trois députés à participer à l’événement.
Pour sa part, le préfet Allen Cormier est revenu très enthousiaste de son séjour dans la métropole, surtout à cause des infirmières qu’il a rencontrées lors d’un autre événement. «Au moins 25 infirmières ont démontré de l’intérêt à venir pratiquer en Haute-Gaspésie, contre seulement 4 à 5 médecins», estime-t-il.
La remise officielle de la sculpture intitulée «Confiance et force» et illustrant une fourmi a été faite par la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Micheline Pelletier, devant les 200 élèves de la maternelle à la troisième année, leurs enseignants et la directrice de l’école, Denise Dumont. «Ça faisait trois ans que l’école de l’Anse nous demandait une sculpture», indique la directrice de la culture de la Ville, Monique Campion.
En dix ans d’existence de la Fête du bois flotté, l’école de l’Anse était le deuxième établissement à recevoir une sculpture. En 2009, l’école Bois et Marées de Tourelle avait été la première à recevoir une œuvre.
Pour réaliser sa sculpture, l’artiste Firmin Gallant de Saint-Maxime-du-Mont-Louis s’est inspiré du conte «Fleur de mai» de Léon Collin de Tourelle. Ce conte de seize pages a été remis aux enseignantes de l’école qui, ensuite, l’ont fait connaître à leurs élèves.
En lien avec la mission de l’école
«La Ville a choisi de donner cette sculpture à l’école de l’Anse parce qu’on trouvait qu’une fourmi allait bien avec la mission de l’établissement, précise Mme Campion. Elle représente la persévérance, le travail et la vaillance.»
L’œuvre intitulée «Confiance et persévérance» a été conçue lors de la dernière Fête du bois flotté, qui marquait le dixième anniversaire de l’événement, qui s’est tenu les 11, 12, 13 et 14 août à Sainte-Anne-des-Monts.
Les travailleurs sont de retour au travail à la suite du débrayage de deux jours déclenché par les syndicats pour dénoncer le projet provincial visant à éliminer le placement syndical dans le domaine de la construction.
C’est du moins ce qu’ont affirmé les porte-parole des promoteurs éoliens concernés. S’il n’y a aucun incident à déplorer du côté d’Invenergy sur les Plateaux de Matapédia et de TransAlta à New Richmond, il en est autrement pour Cartier Énergie, qui voit à la construction des parcs de Gros-Morne et de Montagne sèche.
Intimidation
Le directeur des affaires publiques de Cartier Énergie confirme que des employés ont été victimes d’intimidation de la part de certains délégués syndicaux de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et du syndicat international. «Il n’y a pas eu d’incidents sur le plan physique, affirme Luc Leblanc. Mais des travailleurs ont reçu des menaces verbales. Par exemple, certains se sont fait dire: «Tu ne passes pas là. Sinon, tu vivras avec les conséquences.» Des plaintes ont été déposées à la Commission de la construction du Québec.
Dans le cas des quatre chantiers éoliens, il est impossible, pour le moment, de quantifier les conséquences financières. Le directeur du développement des affaires d’Invenergy, Frits de Kiewit, est confiant que son entreprise, qui œuvre actuellement à la construction du parc des Plateaux, situé dans la Matapédia, réussira à livrer son contrat à temps, soit le 1er décembre.
Pour TransAlta, comme la construction du parc de New Richmond débute et que la mise en service est prévue pour septembre 2012, il ne devrait pas y avoir de retard. «Ce n’est pas dramatique, indique la coordonnatrice de projets, Julie Turgeon. On va réajuster l’échéancier.»
Le son de cloche est différent du côté de Cartier Énergie, qui doit composer avec un échéancier très serré puisque le promoteur s’est engagé à remettre le parc à Hydro-Québec pour le 1er décembre. «Les employés devront faire du temps supplémentaire et travailler les fins de semaine pour reprendre les deux journées perdues», souligne Luc Leblanc.
Respect de la vie privée